21 février 2010

Va te faire miraculer

Il y a une semaine, alors que je rentrais du sport (car oui, mesdames et messieurs, j'en fais, et j'en fais même beaucoup, dans l'espoir de redevenir un jour cet Apollon Creed sur lequel les filles se retourneraient dans la rue et se prendraient du coup le panneau de signalisation en pleine frange), j'ai reçu un appel d'une amie.

Ce sont des choses qui arrivent.

Nous discutons de choses et d'autres, et j'explique que je rentre chez moi me prendre comme d'habitude une tranche de dinde* et une barre protéinée pour avoir plein de muscles et ne pas trahir la confiance que les coachs ont mis à l'intérieur de moi.

C'est alors que a conscience militante de l'amie se réveille. "Tu ne peux pas manger cette merde, en plus si tu bouffes trop de protéines c'est mauvais pour la santé, attends, bouge pas, j'arrive et je te cuisine un truc plus équilibré".

Ah.

Je ne bouge donc pas, et je vois la cuisinière arriver avec des pommes de terre et du persil, parce qu'il paraît que c'est vachement bon, les pommes de terre et le persil.

Et vous en êtes arrivés là de l'article, à vous demander l'intérêt de cette note à part rappeler qu'il existe quelque part sur cette terre des filles dévouées qui pensent encore à l'estomac de leurs amis (je dis ça, je dis rien). Et je vous répondrai qu'effectivement, tout ceci n'est pas passionnant.

Sauf que. Sauf que !

Sauf que la fille a oublié son persil chez moi. Et que, sur ses conseils téléphoniques, j'ai plongé ladite botte dans un vase pour essayer de la conserver le temps qu'elle repasse.

Et c'est là que le miracle est arrivé. En une semaine, le persil a poussé, s'est boursouflé, a créé de nouvelles feuilles et a verdi dans des proportions impressionnantes. Au point que, ramenant des gens chez moi, certains étaient convaincus que j'avais acheté une plante verte.

C'est incroyable, non ?

....

Un jour, je trouverai des choses à raconter.