05 mars 2010
Deux ici, Impala
Aujourd'hui, mes biens chers frères, nous allons célébrer un enterrement. Bon, la mise à mort a eu lieu il y a six mois, mais je n'ai pensé à prendre une photo que cet après-midi.
Aujourd'hui, nous sommes en grand deuil (moi personnellement et puis vous, aussi, un peu, par procuration).
Car l'Impala Lounge a été racheté et transformé en immeuble de bureaux.
L'Impala, MON repaire, MON restaurant, MON bar.
L'Impala avec ses lumières tamisées, ses fauteuils épais en cuir de buffle, ses masques africains au mur, ses petites bougies tremblotantes, ses tentures ondulant au vent.
L'Impala avec son sauté de kangourou et sa purée de patates douces à se damner.
L'Impala et ses brunches jusqu'à 18h le dimanche, ses pancakes à volonté, son vrai sirop d'érable qui réveillerait un gnou par consanguinité appliquée.
L'Impala et ses cocktails (très) bien chargés, dont celui avec une incantation sur la virilité car "Ngouna, ngouna, que ta Turgescence se dresse comme la corne d'un Rhinocéros"
L'Impala et sa musique d'ambiance, parfois son DJ, parfois ses musiciens.
Ca a été le lieu de passage obligé de toute ma vie amoureuse sur ces trois dernières années. Si vous lisez ces lignes et que vous avez été emmenée à l'Impala, sachez que je voulais probablement coucher avec vous. Si vous lisez ces lignes et que vous avez été emmenée ailleurs, c'est... c'est probablement que j'avais oublié de réserver ce soir précis.
Merde, quoi.
Merde.
Comment je fais, maintenant ?
