11 octobre 2008

I tried to do handstands for you

Une de mes plus grandes qualités, reconnues par l'ensemble de mes pairs d'ici et d'ailleurs et d'encore plus loin, c'est d'avoir une culture totale, qui ne me laisse jamais tomber quand je joue au Trivial Poursuit. Et lorsque je perds à ce jeu, c'est toujours à cause des mauvais jets de dés. Je suis sûr. Et puis merde, quoi, ya des questions qui sont dures.

Bon, on me souffle dans mon oreillette qu'en fait je suis plus connu pour mon addiction à la vodka qu'à ma capacité à écrire Krouchtchev sans faute d'orthographe.

Exemple frappant hier soir, quand Elle me montre le dernier Amélie Nothomb qu'elle lit (Peplum).

- Ouais, ya plein de mots chiants dedans, je suis obligée de sortir le dico, c'est quand même honteux

Evidemment, je ricane sous cape. C'est vrai, quoi, comment peut-on buter sur des mots dans un bouquin, surtout écrit par Nothomb ? Dans un moment d'altruisme forcené, je lui demande donc quels mots lui posent problème, histoire de les lui expliquer.

Elle me parle d'oligarchie, de sophisme, d'Eurydice, et je lui donne les définitions ou lui raconte l'histoire d'Orphée. Finalement, ce bouquin n'est pas si compliqué que ça. Une bouffée d'autosatisfaction et de suffisance vient distendre les abdos qui apparaissent petit à petit (si si). Je me sens le maître du monde. Ma libido explose dans un nuage de cravache et de menottes.

Et soudain, c'est le drame.

- C'est quoi la limite d'Eboli ?

- Euh....

- C'est quoi une aporie ?

- Ben...

- C'est qui Strabon ?

- Je...

 

Je suis nul. Je vais me pendre.