25 janvier 2012
Non mais j'ai l'excuse de l'alcool
Nous étions début juillet, et le soleil mirait ses rayons ardents sur l'intensité de ma déception.
Quoi, alors que j'avais trouvé une fille belle et sensuelle, qui me faisait dresser l'oreille et le sexe, il fallait qu'elle disparût dans un nuage de fumée, telle une cendrillon des temps modernes, abandonnant sa louboutin sur les pavés inégaux des Champs-Elysées ?
Que nenni, mes amis, que nenni !
Nous avions prévu de nous revoir la semaine suivante, mais l'attente aurait été longue. Heureusement, le salut me vint sous forme d'une boisson alcoolisée incolore qui a l'avantage de ne pas donner mauvaise haleine.
Le samedi soir, j'avais ainsi une soirée chez Gajal et 7h48, soirée dans laquelle flottait encore l'esprit de l'ancien vodka-club (à savoir beaucoup d'alcool et d'amour). Autant dire qu'à 23h, la grenouille était cuite. 3 grammes sous chaque paupière, le regard torve d'un danseur des Pussycat Dolls, l'intellect d'un consultant sous perfusion
J'ai donc allumé mon portable et laissé un brame copulatoire par texto interposé. De mémoire, ça devait vouloir dire "tu mme manques jesuire bourré ensoirées chezdesssamsiiiis ! vieneneensssssss !" Car oui, même déchiré, je n'écris pas en langage SMS, il en va de la survie de l'espèce humaine. Si un jour l'élite baisse les bras, alors le bas-peuple se prendra une main sur le nez.
Jusque là, tout va bien, et on pourrait même trouver que ça avait la classe. Malgré le nombre de lettres un peu abusé, mon message était tout à fait compréhensif et comportait un appel touchant d'amour et de tendresse. Qui ne se serait pas laissé émouvoir par une telle preuve d'attachement ?
D'ailleurs, ça a marché. Quelques instants après, je reçois sa réponse: "ok, j'arrive, tu es où".
Une telle victoire m'a laissé sans voix. Pour bien le montrer, j'ai beuglé "ouaaaais" dans tout l'appart et montré le texto à Gajal en espérant qu'il partage ma liesse.
- Super, qu'il a fait. Et tu réalises qu'en attendant sa réponse tu as envoyé le même message à six autres filles et qu'il y en a une qui est en chemin ?
Ah merde.
09:43 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : oui, je suis belzebuth (horreur), je suis un bouc, je suis en rut