25 février 2010
Charlie sans gel
Dans mon ancien job, je prenais beaucoup le train. Vers l'est.
Dans mon nouveau job, je prends beaucoup le train. Vers l'ouest.
En dehors de cette différence fondamentale, je continue à occuper le temps de voyage avec un DVD, car relire ses dossiers, c'est so 2009. Et vu le nombre de voyages et de miles qui s'accumulent, ça laisse le temps de se taper toutes les saisons des séries à la mode, ainsi que quelques films de temps en temps.
Ayant très bon goût, je regardais donc ce matin "Charlie, les filles lui disent merci" (traduction littérale et enjouée de Good Luck Chuck, comme quoi on voit que les traducteurs continuent à fumer les parpaings). Bon, il paraît que les mecs regardent plutôt Die Hard que des chick flicks comme ça mais d'une part j'adore Die Hard, d'autre part je suis déjà grillé avec mes Sex on the Beach et mes Blue Lagoons (sans même parler de la playlist), donc après tout, autant assumer jusqu'au bout.
Et en fait, c'était pas trop mal comme film. Très convenu, mais avec quelques répliques sympas, et puis Jessica Alba est quand même une jolie fille. Donc tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Seulement voilà, à la fin du film et le train n'étant pas arrivé en gare, je me tape le bêtisier histoire de le boire jusqu'à la lie, le calice. Et là c'est le drame; uniquement des blagues de potache entre les différents acteurs, avec des conversations au ras des paquerettes et du comique du niveau d'un Himmler bourré - c'est à dire manquant de concentration.
Et c'est là que j'ai réalisé quelque chose et eu l'illumination: ces acteurs jouent tous un rôle, et les phrases bien trouvées et romantiques qu'ils sortent à longueur de tournage ont été mises dans leur bouche par le scenariste. Jamais ils ne seraient aussi glamour dans la vraie vie, et au lieu de dire "oh, Janet, ton regard me bouleverse comme si l'univers ne dépendait que de toi et que la gravitation était abolie, attire-moi dans ton trou noir sous la lumière absorbée d'un milliard de feux d'artifice", ils vont se la jouer loft avec un "qui c'est qu'a pété ?"
On fantasme sur les Jessica Alba, les Angelina Jolie (ou inversement les Brad Pitt et les Johnny Depp) mais si ça se trouve, ce n'est pas tous les jours Charlie, à la chocolaterie. Ils sont grossiers, ou cons, ou lourds, elles sont neuneus, ou vulgaires, ou lentes. Ca m'a déçu, un peu comme si un beau rêve était souillé.
J'en profite donc pour faire passer un message personne: Jessica Alba, tout est fini entre nous.
11:49 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : j'ai une filmographie redoutable