16 août 2008

Next to you I'm always in the shade

Le vodka club ne fait pas que boire, il lui arrive également de manger (cf le post de Gauthier sur le repas jouissif chez 7h48 jeudi soir).

C'est vrai que j'ai des goûts culinaires peu élaborés, et que je reste bloqué à l'étape néanderthalienne décrite par Florence Foresti: une vache, une patate. Mais lorsqu'on a décidé de manger, on ne fait pas les choses à moitié. A peine remis de la bouffe de la veille (j'en connais au moins un qui ne s'en est pas relevé), nous emmenons les survivants au Black Dog pour tester leur viande argentine massive.

J'ai regardé ma viande de 400g avec amour. Elle était débordante d'énergie et de vie, les jus qui la couvraient me faisaient saliver. Le repas a été fantastique, la cuisson parfaite, les morceaux tendres, avec la promesse d'une digestion facile.

A côté, il y avait des convives qui tentaient de s'enfiler le plat d'un kilo (aptement baptisé "même si t'en crèves"). De leur côté, ce n'était que grimaces, pauses entre chaque bouchée, regards hésitants et - j'imagine - nuit difficile derrière.

Oui, le poids semblait avoir un impact non négligeable sur le plaisir du consommateur.

Hum.

Je pense qu'il y a une métaphore derrière tout cela.