09 février 2010
Alors on danse
Voilà. Ca fait donc maintenant un mois et demi que je suis célibataire, en état de reconstruction subatomique pour passer de l'être confortable, mou et repu qui larvait devant une rediffusion de Docteur House à l'être confortable, mou et repu qui va sortir tous les soirs pour repartir à la recherche de ce dahu parisien*, la Fille Parfaite.
Il m'a fallu pas mal de temps pour dépasser ce qu'on appelle avec sobriété la période de réflexion (ai-je bien fait ? suis-je un connard ? vais-je me faire insulter par les amis et la famille ? où a-t-elle rangé l'adoucissant lessive ?). Puis pas mal de temps pour dépasser ce qu'on appelle avec sobriété la période de censure digne (faut-il déjà reprendre la plume ? faut-il voir de nouvelles personnes ? faut-il le raconter ? où a-t-elle rangé l'adoucissant lessive ?). Grave et sombre, je me suis donc contenté de reprendre goût à la liberté et de revoir tous ces gens auxquels je tiens et dont la vie m'avait éloigné par un caprice du destin qui m'étonne moi-même.
Mais depuis une semaine, c'est reparti. Speed dating, Afterwork, Soirée en boîte, j'ai repris le long chemin de croix du célibataire échevelé, le sourire aux lèvres, le jean au pressing (parce que où est ce putain d'adoucissant lessive ?).
Et j'ai rencontré du monde. Dont une fille que nous appellerons la Gamine, et qui à mon avis a autant de potentiel que la fille du train, pour les très vieux lecteurs qui se souviennent encore de cet épisode douloureux.
Pour vous parler de cette rencontre, va falloir que je vous explique comment s'est passée la séance de pseudo speed-dating, la soirée qui a suivi, les wing-girl qui draguent pour vous, et la moyenne d'âge des gens qu'on y croise.
Pas ce soir, parce qu'une vingtaine de lignes c'est déjà pas mal pour une reprise et que point trop n'en faut.
Mais je vous promets que le récit déchirera sa mère dans un abattoir à volailles vaccinées sans adjuvant par Bachelot**
* C'est un animal mythique qui parvient à boire son cocktail à flanc d'Abbesses.
** Spéciale décicace.