20 janvier 2009
Alcool & mie
C'est nul d'avoir une voiture dans Paris. Ca pollue, c'est moche, ça se prend des PVs de stationnement à la pelle (une cinquantaine d'impayés à ce jour), ça coûte de l'essence et SURTOUT ça oblige à rester presque sobre.
Ce qui est ennuyeux. Quand même. Parce que rester à l'eau au milieu d'une tribu de tafioles en rut imbibées de vodka transalpine, c'est un peu dangereux.
Du coup j'ai laissé la voiture en bas de chez Gauthier, promettant à Elle qu'on prendrait le taxi ou le métro ou le bus de nuit, mais dans tous les cas que mes yeux injectés de sang et d'un bleu aussi pur que le curaçao de fin de soirée ne se poseraient pas sur la route.
Et ça, ça voulait dire vodka no limit.
On se pointe chez Gauthier, Elle et moi, avec le pédé de poche en bandoulière. On s'habitue à sa présence au bout d'un moment, c'est comme un tamagochi, suffit de pas oublier de le nourrir.
(Parenthèse intensément flashbackesque:
- Salut pédé de poche, donc comme prévu tu manges avec nous ce soir avant d'aller en présoirée chez Gauthier.
- Sympa ! C'est Elle qui fait la bouffe ?
- Ouais, il y a un reste de salade d'endives à l'huile d'olive et si t'as faim je peux te cuire un croissant au fromage
Refermons pudiquement la parenthèse).
On pénètre donc l'antre du Gauthier - métaphoriquement et méphitiquement parlant - pour y retrouver une assemblée de tafioles de la plus belle composition. Ainsi, en dehors du suce-mentionné, nous pouvons trouver pêle-mêle un Mister Bitch et un Bradshaw.
(Parenthèse intensément perplexe:
Attendez, je recompte.
Gauthier, Bradshaw, Bitch, Pédé-de-Poche, Elle et moi. Merde, on n'était que six ? C'est vrai que l'alcool a tendance à dédoubler, j'avais l'impression qu'on était bien plus nombreux. C'est l'alcool, ça).
Pendant deux heures, étant les deux seuls hétéros du coin, nous subissons les derniers outrages par la bande d'allumés. Concrètement, ça veut dire qu'Elle se fait vaguement tripoter le sein droit ("Pouic. Ah tiens ça fait Pouic, c'est rigolo) pendant que je me fais vaguement recoiffer par un Bitch en pleine extase créatrice ("bon t'as trop de cheveux pour faire un truc potable donc t'auras un look tafiole, tant pis pour toi").
Bon.
(Parenthèse ô combien créatrice:
- Tadaaa ! Alors, vous aimez sa nouvelle coiffure ?
- Euh, t'as changé quelque chose ?
- Mais ouais, putain j'y ai passé une demi-heure !
- Ah ouais, ouais... c'est très réussi...
- Hein ? Hein que ça déchire !
- Non mais sérieusement... t'as changé quelque chose ?)
En même temps Bitch a dit qu'il avait coiffé Miss France 2006 et trouvait Elle plus sexy. Je suis plutôt du même avis. Ca compense le gel qui m'a poissé les cheveux tout le dimanche avant que je me décide à ramper jusqu'à la douche.
Bref.
On boit, on boit, on siffle du champagne et du vin rouge et du vin rosé et des cocktails bizarres et du saké (ah non ça c'était la veille) et évidemment de la vodka. Rapidement, les choses se brouillent un peu et on se sert à tour de bras sur fond de conversations hautement intellectuelles (politique & cul, travail & cul, boîtes & cul).
1h du mat, ce n'est que le début, on s'installe confortablement sur le sofa, mais déjà la police appelle le Gaugau pour sonner la fin de la fête. C'est con, pour une fois on ne faisait pas de bruit. Ya des voisins qui abusent, je trouve. C'est pas comme si j'avais violé Elle dans les toilettes, merde (enfin je ne crois pas).
Du coup, dans un brouillard de plus en plus dense, nous titubons hors de chez Gauthier pour terminer la soirée au Banana.
Ouais. Le Banana.
...
...
...
Un jour, faudra que je me trouve des potes hétéros.
16:33 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : comment je suis fier de mon jeu de mots