03 décembre 2011

Love, love mi-doux

C'est quand même marrant, mais la première question qui vous vient aux lèvres alors que je rouvre ce blog, c'est "ben alors, t'es de nouveau célibataire ?"

Pas de "oh putain, comment ça va la santé", pas de "ah ben c'est cool, le boulot, tu t'en sors ?", pas de "et alors, t'es devenu un écrivain célèbre ?", juste une interrogation bassement matérielle sur la nature des copulations à venir sur 2012.

Dans un sens, vous avez raison de vous interroger. Je relance d'habitude le blog au moment des ruptures, histoire de séduire les lectrices consentantes et les attirer dans un univers de stupre, de luxure et de cordons bleus mal cuits sur une poêle à moitié carbonisée.

Sauf que là, non.

Depuis bientôt neuf mois, j'habite avec une fille que nous appellerons Denver car, comme le dernier dinosaure, c'est mon amie et bien plus encore (et puis c'est aussi la capitale du Colorado, ce qui ne peut que rajouter à son charme).

Elle est belle, drôle, intelligente, sensible, fragile, compréhensive, sensuelle, complice, ironique, cultivée, raffinée, gentille, et elle nettoie mon vomi lors des soirées trop arrosées. Bref, c'est la femme parfaite.

Vous en déduirez qu'il ne faut jamais désespérer. Comme l'annonçait voici déjà trente ans la grande philosophe Zézette Epouse X, chaque pot a son couvercle.

J'ai juste mis du temps à trouver le bon opercule.