05 février 2012

Vodka ratée

Hop, je reprends mon résumé du second rendez-vous avec Denver. Ouais, faut suivre, le début se trouve ici:

Après avoir annulé en catastrophe les autres filles grâce à Gajal (car déjà à l'époque, je savais que Denver serait mon dinosaure à moi, et qu'un jour on prendrait un appart ensemble, et que ce serait cool), je me retrouve donc à gérer l'arrivée d'une fille dans une soirée où elle ne connaît personne, à minuit, à l'autre bout de Paris, alors que j'ai trois grammes sous chaque paupière.

Comme je n'arrive pas à lui donner des directions claires du haut de l'appart, je vais la chercher au métro de la démarche titubante du boulet conquérant. Il fait beau, il fait chaud, je me sens bien, et je la vois s'approcher de moi dans un nuage éthylique.

Je la regarde, elle me regarde, je la regarde, elle me regarde. C'est l'heure de vérité, le moment où tout va basculer, il faut que mes premiers mots la frappent sur place, qu'elle comprenne qu'on est faits l'un pour l'autre, que je lui exprime toute ma gratitude d'être venue à une heure indûe. Il faut que je trouve un compliment percutant.

Je la détaille des pieds à la tête et je marmonne:  "Ah, mais tu es mignonne, en fait !"