11 décembre 2008
Fetasala Kiss
Quand on commence une relation, il y a des moments qui ont plus d'importance que d'autres, quand on a le romantisme chevillé à fleur de peau comme moi. La première levrette, le premier...
Je recommence.
Quand on commence une relation, il y a des moments qui ont plus d'importance que d'autres, quand on a le romantisme chevillé à fleur de peau comme moi. Les premiers regards, les premiers mots, les premières attitudes, le premier baiser, la première fois...
Bon.
Normalement, dans une histoire parfaite, tout cela devrait être incroyablement sensuel et bucolique. On se serait rencontrés au bord d'un lagon aussi bleu que le beau Danube, sous un ciel sans nuages, et notre premier baiser aurait été quelque chose à raconter plus tard, un instant d'éternité fugace. Les yeux qui pétillent, la pression soudain, l'inquiétude, le stress, l'impression que le moment est le bon - mais si on se trompe ? mais si elle en a rien à battre de nous ? mais si c'était nul ? mais si elle avait un appareil dentaire ?
Nos regards se seraient croisés, et tout serait devenu simple. Le coeur battant la chamade, nous nous serions rapprochés doucement, sans nous quitter des yeux. Nous aurions posé notre coupe de champagne (Dom Pérignon 64, what else) sur la nappe de soie rouge de la gondole qui nous emmenait, nos doigts se seraient frôlés, nos lèvres se seraient rapprochées.
Au loin, un ou deux guitaristes embauchés spécialement pour l'occasion auraient entamé le prélude de Bach et les notes emportées par un petit vent léger nous auraient caressé l'âme et la peau. Nos bouches se seraient enfin trouvées, et notre amour aurait explosé dans un sentiment de plénitude si intense que Saturne y aurait perdu quelques anneaux (my precious !).
Bon.
En vrai, ça s'est passé un peu autrement.
On était chez moi, au milieu de mon bordel habituel. On avait un peu (beaucoup (énormément)) bu. Elle a penché sur moi un oeil critique et m'a dit que j'avais trois poils disgracieux sur le cou. Elle m'a demandé si elle pouvait en enlever au moins un , s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait.
J'ai répondu ok, mais on se roule une pelle. Elle a répondu ok, mais j'enlève les trois. J'ai répondu ok, mais dépêche-toi, je fatigue.
On s'est embrassés.
13:07 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : ca sent le fromage