11 avril 2009

Les dangers de la mûre sauvage

On n'est jamais trop prudent, lorsqu'on reçoit des messages sur le portable du boulot. Surtout quand on est au milieu d'une conférence, à regarder les autres prendre la parole avec un intérêt poli, et qu'on ne prend pas forcément la peine de décortiquer le mail de bout en bout.

En substance, c'était une communication de l'over-big-boss, qui prenait la parole de sa grosse voix de baryton pour nous avertir que de nouvelles assistantes venaient d'être embauchées, et qu'elles aideraient en priorité ceux qui n'étaient pas au point dans leur gestion commerciale et administrative, blablabla, donc les personnes suivantes, blablabla.

Bon.

Sur le principe, je n'ai rien contre le fait qu'on attribue des assistantes aux gens en détresse. Mais quel message est-ce que ça adresse à ceux qui, comme dans mon équipe (ouais, faut pas chercher à comprendre, je suis une tanche totale en organisation alors qu'eux sont irréprochables, faut croire qu'on peut manager sans donner l'exemple...), sont à jour et font consciencieusement des heures en plus pour que tout soit nickel ?

En gros, "tant que vous êtes capables de bosser par vous-même, vous n'aurez pas d"assistante".

Voilà voilà, j'en ai fini avec la partie polémique, j'en viens à la partie lamentable. Car, pris d'une auguste colère devant cette manière de léser mes braves petits gars, je monte sur mes ergots sum, et je réponds au mail.

"Putain, faudrait quand même arrêter de chouchouter tes feignasses et leur faire se sortir les doigts du cul, j'ai des gars qui attendent des assistants depuis un an, ils arrivent quand ?"

Et évidemment, j'ai cliqué sur "répondre à tous".

...

...

...

La semaine fut dure.