03 février 2010

Il était une fois l'amour - reloaded

Bientôt sur vos écrans !

22 novembre 2009

On achève bien les chevaux

Alors pourquoi pas les blogs ?

Toutes les bonnes choses ont une fin, et même les mauvaises finissent par traîner en longueur. Ca fait plus de six mois que les publications sont épisodiques et, soyons honnêtes, beaucoup moins intéressantes que les délicieux traits d'esprit que je pouvais lancer jadis. C'est ce qu'on appelle être victime de son succès, en toute modestie bien sûr.

 

- Mes amis lisent ce blog, je ne peux pas dire du mal d'eux

- Ma compagne lit ce blog, je ne peux pas mentionner mes aventures extra-conjugales

- Mes ex lisent ce blog, je ne peux plus parler d'elles

- Ma famille lit ce blog, je ne peux plus beta-tester les positions du kama-sutra

- Mes anciens collaborateurs lisent ce blog, je ne peux plus parler de mon travail actuel

 

Alors que reste-t-il ? Pas grand chose, vraiment. On peut prolonger l'agonie, ou trancher dans le vif.

Merci de m'avoir suivi sur ces trois années, à travers les soirées du vodka club, les dragues ridicules, les concerts de Mika, les plans à trois, les voyages, les relookings, le chocolat sur les tétons et les jeux de mots foireux.

Merci pour vos commentaires, vos mails, vos trolls, vos messages d'amour et de haine, vos photos accroupies, vos photos nues, vos encouragements, vos soutiens dans les ruptures et les moments de doute, merci pour ceux et celles que j'ai rencontré par cet intermédiaire, voilà, tout ça tout ça.

 

 

 

Et peut-être à plus tard, il paraît qu'on finit toujours par réécrire.

06 novembre 2009

Ah mais non, aminci

Finalement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Elle est allée à son casting, elle a passé deux heures avec la directrice à parler des mecs et de l'utilisation perverse de la pince à épiler, elles sont devenues les meilleures amies du monde, elles sont passées bras dessus bras dessous à l'essayage.

Et là, soudain, sans prévenir, comme un coup de tonnerre dans la vallée endormie, avec un suspense aussi haletant qu'un labrador, c'est le drame.

"Ah ben t'es pas assez grosse !" lance la directrice de casting.

"Ben si, je bloblote là, regarde !" proteste Elle.

"Non, ça marche pas si tu pinces et que tu agites, faut que ça bouge naturellement"

"Ah..."

"Et de la cellulite, t'en as ?"

"Ben ouais, regarde, là ! Alors c'est bon ?"

"Mais c'est pas de la cellulite ça, qu'est-ce que tu as fumé ? T'es beaucoup trop mince pour ce qu'on recherche !"

 

...

...

 

Et voilà comment, depuis vingt-quatre heures, Elle me chantonne dans toutes les pièces de l'appart (ou par téléphone (ou par texto (ou par mail (ou par message vocal)))): "Je suis pas grosse et je t'emmerde-euh".

...

J'hésite entre la tristesse de ne pas pouvoir la prostituer à ce casting et le bonheur de réaliser que je n'ai pas renié mes principes (mais ça ne paie pas le loyer).

02 novembre 2009

Elle venait d'avoir dix-huit ans

Bon, en fait pas vraiment, faudrait rajouter une dizaine d'années pour arriver au compteur. Mais c'est l'intention qui compte et hier, nous fêtions l'anniversaire d'Elle, en même temps qu'Halloween, la pendaison de crémaillère de notre nouvel appartement et le futur over-power contrat de mannequinat de la suce-mentionnée.

Pas mal de raisons de faire une soirée, suffisamment pour aller afficher un papier à l'entrée du bâtiment en disant que nous sommes des djeunz, des ouf-malades, des déjantés de l'anus, et que ça risque de faire un peu de bruit. Invitation pour les neuneus habituels, quelques amis du côté d'Elle aussi, et c'est parti.

A noter que ça fait presque un an que le Vodka Club est très sage, au point de se faire rebaptiser l'Ice Tea Club. Entre les filles qui font des régimes et les mecs qui veulent rester clairs pour copuler plus efficacement, l'alcool se fait plus rare dans les soirées. Sans compter qu'étant désormais en couple, je n'ai plus besoin de boire pour me donner le courage et l'énergie d'aborder une fille (je suis un grand timide).

Cette soirée se plaçait donc sous d'excellents auspices pour retrouver un peu de l'ambiance d'antan, et fêter la poussée de maturité de l'amour de ma vie. Une quinzaine d'invités triés sur le volet*, de l'amour, de la tendresse, des fraises tagada et de la vodka.

Sauf que.

Quelque part, je ne sais pas où, ça a dérapé.

Parce que les déguisements n'étaient pas vraiment ce à quoi l'on pouvait penser pour Halloween. Certes, ils faisaient peur, mais... je vous laisse seuls juges de ce que ça donne quand on demande un peu d'accroupissage pour être heureux (avec l'accord des concernés, of course):

 

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De mon côté, j'avais envie de passer inaperçu. Mais Elle en a décidé autrement, et comme c'était son anniversaire, je ne pouvais qu'obéir (ça, et puis je suppose qu'il faut porter des bas résille au moins une fois dans sa vie pour atteindre la perfection de l'âme):

 

Sans perruque

 

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...et avec perruque.

 

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Je crois que notre dignité est définitivement envolée pour l'année en cours.

 

Et sinon, un grand merci à Elle, qui a su définitivement abandonner ses restes de jalousie et a invité à la pendaison de crémaillère, simplement pour me faire plaisir, Alexiane-so-Glamourous et Krisprolls-Simone-de-Bougeoir.

Chérie, je t'aime.

 

 

 

 

 

* Parce que j'ai des grands volets.

 

30 octobre 2009

Big girls, you are beautiful

Parfois, le destin a une manière étrange de venir vous titiller l'entrejambe après s'être fait oublier pendant quelques temps. Parfois, on se dit qu'il y a des choses complètement ridicules qui nous tombent sur le coin de la gueule, et c'est quand même énorme. Faut croire qu'il y a une justice.

Ca fait plus de trois ans que ce blog existe (putain, trois ans !) et trois ans que je défends ici avec bec, ongles et amour les vertus de la minceur. Trois ans que je vous dis que jamais je ne serais capable d'avoir une relation avec quelque rondeur que ce soit, et que ma superficialité totale m'interdirait d'envisager ne serait-ce que de toucher du bout du prépuce la chair bloblotante d'une femme bien en chair.

On m'a hué, conspué, laminé, on m'a dit que j'étais un gros con pervers, que je faisais un complexe de lolita, que je n'avais pas réglé mon oedipe, qu'un jour la vie se chargerait de me ramener à la raison et que je finirai seul dans mon appart bouffé par des chats.

Mais j'ai tenu bon, persuadé que le destin était de mon côté. J'ai ricané lorsqu'il fallait ricaner, souri avec suffisance lorsqu'il fallait faire sortir quelqu'un de ses gonds, refusé poliment lorsqu'une fille bien en chair me proposait un verre en soirée. Je me suis inscrit au fan-club de Rayne Summers.

 

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Et là...

Elle vient de subir un casting sauvage dans la rue et d'être sélectionnée pour tourner dans une publicité pour des produits amincissants avant-après.

Je suis fier d'Elle.