24 octobre 2009
Balade à travers Champs
Après avoir été atteints par la grippe A, Elle et moi nous devons de sortir couverts. Masque obligatoire dès qu'on quitte le domicile, c'est un peu la classe.
...
Ca l'est encore plus lorsqu'on se motive pour aller faire les courses au Monoprix des Champs, titubants et porteurs de masque. C'est impressionnant à quel point les gens s'écartent de votre chemin. L'allée la plus dense de France n'est plus un problème, on marche au milieu d'un couloir bruissant de gens inquiets. Pareil pour les queues aux caisses, étrangement les clients se sentent un fond d'altruisme rayonnant et décident spontanément de laisser leur place à ces deux jeunes gens si beaux, si sensuels, mais également si malades et si masqués.
Qui a dit que la politesse était une vertu en voie de disparition ?
Vous voulez vivre sans contraintes ? Faites comme nous, ayez la grippe A.
Mais bon, c'est un peu chiant quand même...
02 octobre 2009
Zero tracas, zero blabla
Pub pour une mutuelle quelconque à la télé. Ils parlent d'une complémentaire santé.
Je tente un petit "ouais, c'est une complémen-aire, quoi".
Elle m'a regardé avec commisération.
...
Parfois, je me fatigue tout seul.
01 octobre 2009
Moyen légotechnique
Elle ne cessera jamais de m'étonner par ses impressionnantes capacités. Jamais.
Et là, je ne parle pas du côté sexuel (enfin si, un peu, mais ce blog est devenu sage et rangé et ne parle plus trop de sodomie co-axiale) mais simplement des capacités mnémotechniques de la sus-nommée lorsque sa vie en dépend.
En une vingtaine de secondes, au restaurant, Elle a été capable de retenir par coeur la totalité des chiffres de ma carte bleue, tout comme les trois de derrière. Par coeur. Je ne peux que lui tirer mon chapeau (et vérifier désormais mes relevés).
Mais le pire, c'est lorsque je lui demande sa méthode pour engranger aussi facilement les chiffres. Par exemple, comment fait-elle pour se souvenir d'un code comme 5437 ?
"C'est facile, tu les prends deux par deux et tu retiens de combien ils sont éloignés de 100".
"Gné ?"
"Ben oui, pour me rappeler de 5437 suffit de me souvenir de -46 et -63 et hop, c'est facile à retrouver"
"..."
"Tu fais pas comme ça toi ?"
"..."
Le pire, c'est que c'est exactement comme ça qu'elle procède.
Je renonce.

(Souvenir ému).
27 septembre 2009
Mary et Max en miramax
Même du temps de ma splendeur, lorsque je déployais mes ailes comme l'aigle noir qui se demandait s'il s'agissait d'un beau jour ou d'une nuit, lorsque les hommes m'enviaient et me demandaient des conseils pour réussir leurs oeufs au plat sans en mettre en dehors de l'assiette, lorsque les filles prépubères me lançaient leur culotte XXS au visage avant de me proposer une copulation sauvage d'au moins une minute à l'arrière d'une Simca 1000, même à cette époque, je n'étais pas un blogueur influent.
C'est donc avec un bonheur mélangé d'incrédulité que j'ai reçu voici quelques jours une invitation pour l'avant-première de Mary & Max, avec cocktail, champagne, petits fours et intervention du réalisateur. Enfin, les gens reconnaissaient mes qualités influençatoires ! Enfin, les agences de com avaient réalisé à quel point j'étais indispensable pour le lancement d'un nouveau blockbuster. Enfin, mon nom apparaissait dans les listings les plus hype.
(Bon, en réalité c'est pas vraiment ça, c'est Alexiane qui avait des places et qui a pensé à moi et ça c'est quand même plutôt youhou).
Bref, j'ai rendez-vous le jeudi soir à 19h30 précises pour me mêler au monde merveilleux de la blogosphère, prendre du champagne et des petits fours, puis profiter de la séance à 20h00.
Evidemment, j'ai trouvé le moyen d'oublier l'heure et de partir de chez moi vers 19h55. Heureusement que le cinéma est à deux pas, ça me permet de piquer un sprint pour tenter de sauver les meubles. J'arrive devant le cinéma à 20h01, les portes sont fermées et il n'y a plus personne.
Oops.
Je fais le tour du ciné, je trouve l'entrée de service, je tombe sur un gardien à qui j'explique la situation ("coucou, je suis un influent et en fait j'ai raté l'heure de l'influence"). Ouf, je rentre. Tant pis pour les petits fours, au moins la Grenouille is dans la place. C'est parti pour la projection.
Alors que dire ? Mary & Max, c'est un film d'animation qui raconte l'histoire d'une petite fille moche et bouboule qui correspond par hasard, ennui et courrier avec un autiste moche et bouboule.
Dit comme ça, on pourrait hésiter à aller le voir, mais en fait c'est pas mal du tout. On saluera la prouesse technique et le talent mis dans l'animation de ces petites figurines en pâte à modeler, à des années lumière d'un Wallace & Gromit (qui reste culte, hein, je vous rassure). Une histoire touchante, des partis pris osés au niveau du scenario, un soupçon de gore, un peu de romantisme et globalement un bon moment passé. Il semblerait d'ailleurs qu'il soit bien parti pour la course aux oscars.
Est-ce qu'il faut aller le voir ? Bah c'est agréable, assez profond, avec plusieurs niveaux de lecture (Niveau 1: ils sont moches, niveau 2, ils sont sensibles, niveau 3, ils sont complémentaires, niveau 4, il y a des allusions aux schtroumpfs). Et la musique est excellente.
Quant au réalisateur, il est adorable et passionné par son film. Il a passé plus d'une heure à répondre aux questions des spectateurs déchaînés, avec gentillesse et exhaustivité.
Conclusion: vive les australiens, ils savent faire des films sans kangourous.
20 septembre 2009
Aussi bleu qu'une grenouille
Aujourd'hui, j'ai pu avoir la confirmation de l'incroyable mauvaise foi de l'espèce féminine, en l'occurence incarnée par Elle.
Nous avions eu hier une discussion passionnante, et un pari tout aussi passionnant, sur la couleur du T-shirt que j'utilisais pour les travaux dans le nouvel appart. Oui, nos soirées sont intensément sexuelles et exotiques. Elle disait vert, je disais bleu.
Evidemment, puisqu'il s'agissait de mon T-shirt, j'avais raison, mais la perverse d'en face soutenait mordicus que non, que c'était vert, que j'allais voir ce que j'allais voir.
On a vu.
On est arrivés dans l'appart où trônait le t-shirt bleu, je lui ai montré avec un gloussement de hyène en semi-rut... et elle a croisé les bras en disant "ben quoi, il est vert".
...
Bon, je veux bien qu'il y ait parfois des doutes entre le vert et le bleu, mais là c'est quand même assez tranché, hein. Je me regarde dans la glace, des fois que la couleur ait mué au moment où je l'ai mis, mais non.
"Euh, c'est exactement la même couleur que mes yeux... c'est bleu, quoi".
Elle a un temps de pause devant cet argument, mais il en faudrait plus pour l'arrêter.
"Ouais, ça prouve qu'en fait t'as pas les yeux bleus mais verts".
Ah.
Dans un dernier élan de préservation de son orgueil vacillant, elle prend une photo à contre-jour et l'envoie à son répertoire pour avoir leur avis. Je me penche par-dessus son épaule et lui fais effacer le "réponds vert !" qu'elle tentait de rajouter discrètement.
Trente messages envoyés, les réponses se mettent à pleuvoir: "bleu", "bleu", "ben il est bleu", "ben c'est bleu", "c'est bleu, pourquoi ?", "euh, bleu ?", "moi je le vois gris" (sa soeur), "il est vert pourquoi ?" (sa cousine), "bleu","je dirais bleu", "bleu, ya un piège ?", "bleu".
Devant autant de preuves de sa défaite humiliante (et des gènes daltoniens qui caractérisent sa famille en général), je pensais qu'Elle baisserait honteusement la tête et m'accorderait la fellation-de-la-victoire (tm).
Mais non.
A la place, elle a changé son statut facebook en "dites vert, bordel de merde".
...
Je la hais.
18:50 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : décidément, elle sert à rien