14 décembre 2011
Meet her at the love parade
Il est temps de vous parler de Denver.
Parce que je sais ce que vous vous dites (les dix lecteurs qui suivent depuis la réouverture): Oh my god, mais qui est cette personne incroyable avec qui il vit, et dont il parle de manière si dithyrambique ? Quel bouleversement climatique a donc pu faire sortir de sa gangue un être aussi (presque) parfait ?
C'est une bonne question. Je vous remercie de me la poser.
Et tout a commencé sur un forum bien connu des geeks, sur lesquels nous discutions tous les deux. Je lui ai envoyé un message, elle a gloussé en replaçant une mèche folle derrière son oreille (en fait je n'en sais rien, mais j'extrapole) et nous avons convenu de nous voir.
En fait, c'est un peu comme se croiser sur un site de rencontres: on échange quelques mots, on ricane, on se montre sous notre meilleur jour, on fait des blagues nulles, et on essaie désespérément de progresser dans l'estime de la belle.
"Allez, fais pas ta tepu, lâche ton 06, vazy quoi".
Elle a pas fait sa tepu, mais elle n'a pas lâché son 06. A la place, elle m'a donné son mail et nous avons convenu d'un rendez-vous devant le Vuitton des Champs.
Et là vous vous dites: pourquoi le Vuitton ?
Et là je vous réponds: pourquoi pas le Vuitton ?
C'est surtout que, pour ceux qui suivaient mes aventures sur ce blog, j'habitais encore dans un appartement sur les Champs Elysées, et que c'était donc une manière habile de faciliter le rapprochement copulatoire si jamais nous nous plaisions.
Bien sûr, j'avais pris mes précautions: je lui avais demandé une photo. Pas parce que je suis quelqu'un de superficiel, mais parce que je me base uniquement sur le physique.
La première qu'elle m'a envoyée m'a coupé le souffle. Pendant un moment, j'ai presque envisagé l'opportunité de ne pas être à la hauteur. Des cheveux sensuels, un regard perdu dans le vague, des yeux d'un bleu profond, une silhouette fine et sportive, rien que de l'écrire, je bande.
Ce qui est ennuyeux, car ça fait pencher l'ordinateur portable sur la droite.
Bien entendu, j'ai pensé au coup fourré, à la fille qui envoyait une photo qui ne lui appartenait pas. Genre "trololol, c'était la photo de Nicole Kidman, tu pensais vraiment que... mais t'es un peu con, en fait".
Du coup, je lui ai redemandé une photo. Et elle s'est exécutée. Ca m'a coupé le souffle dans l'autre sens. Rien que de l'écrire, je débande.
Ce qui est ennuyeux, car ça fait pencher l'ordinateur portable sur la gauche.
Bien entendu, je me suis demandé ce qu'il s'était passé entre les deux photos. Il y avait un vague air de ressemblance qui excluait le traquenard Nicolekidmanesque, mais en dehors de ça...
Je me suis donc rendu au rendez-vous avec la peur au fond des yeux (et les préservatifs au fond de la poche, parce que bon).
Nous avions rendez-vous à 20h30. Il était 20h30. J'ai regardé autour du Vuitton. Mon coeur a manqué un battement en repérant une silhouette gracile qui me contemplait avec un air bovinement compatible.
Elle avait les cheveux filasses, le regard vitreux, le nez patatoïdal, la bouche flatulente.
J'ai prié pour que ce ne fût pas elle.
12 décembre 2011
Peur sur l'Advil
Bon, histoire de prouver que je ne dis pas (que) des conneries, voilà le recueil de nouvelles qui est sorti samedi.
Vous me trouverez dedans, beau, sensuel, raffiné, délicat, sexy comme un Justin Timberlake mâtiné de Ryan Gosling. Malgré le manque de talent flagrant du susdit.
En vrai, paraît que c'est pas mal du tout.

La couverture déchire tellement sa mère dans une boîte de préservatifs fourbement percés par une jeune fille obsédée par la maternité précoce que je ne peux qu'applaudir le talent de l'illustrateur.
18:04 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ca, c'était le petit youhou
09 décembre 2011
Ecrivaillon d'écrits vaillants
Bon.
La dernière fois que je vous avais abandonnés à la semi-léthargie de votre quotidien delavé, je cherchais vaguement à écrire un ou deux trucs. Le problème ne venait ni des idées, ni du talent (qui en doutait ?) mais de la nécessité de se motiver pour rester derrière un clavier pour autre chose que le streaming de la dernière série à la mode.
Heureusement, certaines personnes croyaient en moi et connaissaient les bonnes manières de me motiver (un cocktail si tu finis d'écrire une page, des pancakes pour trois pages, une pipe pour un chapitre terminé).
En-dehors de la conséquence inévitable d'une production de chapitres suspicieusement courts, cette méthode a donné des résultats au-delà des espérances.
J'ai donc le plaisir de vous annoncer que vont être publiés:
- Demain, une nouvelle fantastique intitulée Amrak, dans le recueil Malpertuis III aux éditions éponymes* (petit youhou de bonheur).
- Début avril, un roman d'heroic fantasy intitulé Un père aux éditions Asgard (grand youhou de bonheur)
- Début avril également, un roman noir dont je n'ai pour l'instant pas le droit de révéler le titre, publiée par une des maisons d'éditions les plus prestigieuses de France, si ce n'est la plus prestigieuse dans le domaine du polar. Je n'ai pas le droit de vous dire grand chose là-dessus pour l'instant, mais stay tuned, tout ça (énorme youhou d'incrédulité).
Du coup, 2012 risque d'être une année assez fertile au niveau éditions. J'ai envie de dire que Musso et Grangé n'ont qu'à bien se tenir, vu que je tente la synthèse entre les deux.
Appelez-moi Mussé.
Ou Grand Jo.
* Ca veut dire que la maison d'éditions s'appelle Malpertuis, hein, je précise à ceux qui chercheraient sur google les fameuses éditions Eponymes.
19:03 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : onno govoldo, topodoco
06 décembre 2011
Les stats, le vampire
Il va falloir que j'arrête de pondre des jeux de mots pourris. Ce n'est pas parce qu'on baigne en pleine folie Twilight avec les abdos de loup-garous en option qu'il faut se laisser corrompre.
Bref. Après une absence aussi longue, je fus ravi de réaliser qu'il y avait de nouveau un trafic important sur ce blog. Ce n'est pas l'affluence des heures glorieuses de la vodka par intraveineuse, mais c'est un super début.
Je me préparais à bondir dans tous les coins tel Tigrou sous MDMA lorsque j'ai repéré les sites qui m'envoyaient des visiteurs:
Je ne sais pas où les liens sont allés se caser, mais ça me fait peur, un peu.
Ceci dit, ce n'était que le début. Ce qui m'a achevé, c'est ça.

Déjà, pour taper une telle recherche, faut être motivé.
Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi ça tombe chez moi ?
03 décembre 2011
Love, love mi-doux
C'est quand même marrant, mais la première question qui vous vient aux lèvres alors que je rouvre ce blog, c'est "ben alors, t'es de nouveau célibataire ?"
Pas de "oh putain, comment ça va la santé", pas de "ah ben c'est cool, le boulot, tu t'en sors ?", pas de "et alors, t'es devenu un écrivain célèbre ?", juste une interrogation bassement matérielle sur la nature des copulations à venir sur 2012.
Dans un sens, vous avez raison de vous interroger. Je relance d'habitude le blog au moment des ruptures, histoire de séduire les lectrices consentantes et les attirer dans un univers de stupre, de luxure et de cordons bleus mal cuits sur une poêle à moitié carbonisée.
Sauf que là, non.
Depuis bientôt neuf mois, j'habite avec une fille que nous appellerons Denver car, comme le dernier dinosaure, c'est mon amie et bien plus encore (et puis c'est aussi la capitale du Colorado, ce qui ne peut que rajouter à son charme).
Elle est belle, drôle, intelligente, sensible, fragile, compréhensive, sensuelle, complice, ironique, cultivée, raffinée, gentille, et elle nettoie mon vomi lors des soirées trop arrosées. Bref, c'est la femme parfaite.
Vous en déduirez qu'il ne faut jamais désespérer. Comme l'annonçait voici déjà trente ans la grande philosophe Zézette Epouse X, chaque pot a son couvercle.
J'ai juste mis du temps à trouver le bon opercule.