15 septembre 2008
Premier cours de sport
Je suis toujours en vie.
Je crois.
23:11 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Les filles sont des princesses
Ce sont elles qui le disent: elles ne font jamais caca. Et de temps en temps, surtout en début de relation, on peut même imaginer qu'elles sentent toujours bon, genre la rosée du matin qui vient perler le long des brins d'herbe qui viennent leur chatouiller le cou alors qu'elles essaient de dormir en chien de fusil avec le cul à l'air.
Oui, les filles sont des princesses. Jamais un mot plus haut que l'autre, une dignité insubmersible devant les alea de la vie, une propreté impeccable, une fraîcheur inattaquable, une haleine raffinée, un humour ravageur. Les filles, niveau mammifères, sont plutôt dans le haut du panier.
Bon. Ca, c'est ce que je pensais jusqu'à ce qu'Elle mélange alcool et poppers samedi soir dans la soirée rentrée de 7h48. Et que le résultat soit quand même vaguement explosif.
Qui n'a pas vu sa dulcinée effondrée dans la salle de bains, la tête sur la cuvette, en train de ronfler béatement avec une bulle au coin de la narine, n'a jamais contemplé le nirvana.
Qui ne s'est pas fait traiter de tous les noms avec un regard proche de la haine en essayant de la réveiller doucement parce que merde, quoi, il est temps de partir, n'a pas découvert l'étendue du bonheur humain.
Qui n'a pas expérimenté un moment de panique lorsque, sur le périph, Elle commence à ouvrir la fenêtre pour vomir dehors alors qu'il y a des voitures partout, ne saurait toucher du doigt la vérité.
Qui ne s'est pas garé en urgence pour voir la princesse se pencher et vider une demi-douzaine de fois son estomac déjà vide en grommelant "ah ben merde alors" ne peut comprendre ce qu'est la plénitude.
On notera tout de même la chance phénoménale qu'Elle peut se trimballer car pour soulager son mal de crâne épouvantable, je lui avais préparé un verre d'Efferalgan Codéiné. Elle l'a pris à la main... mais s'est endormie comme une merde avant de le boire. Ce qui est une bonne chose puisque j'ai appris le lendemain matin qu'elle était fortement allergique à la codeine...
Oops.
Et le réveil, me direz-vous ? Les yeux rieurs, le sourire aux lèvres (celles du haut), la bonne humeur contagieuse, sans la moindre trace de gueule de bois, elle était redevenue la princesse de toujours.
Même si elle puait de la gueule.
13 septembre 2008
Va y avoir du sport (mais moi j'reste tranquille)
Bon, une constatation s'est élevée par rapport à ces fameuses vacances torse nu: il faut que je bosse encore un peu ma musculation. Parce que ce n'est pas pour dire, mais quand on est aussi orgueilleux et prétentieux que moi, on aimerait bien être formidable dans tous les domaines. Ca ne suffit pas d'avoir un esprit aussi brillant qu'un Descartes mâtiné de Cauet, il faut le corpore sano pour accompagner le tout.
Et ça, les virées au Quick et les soirées de débauche ont un peu entamé le capital abdos et pectoraux saillants. Bon, ça a été pire, hein. Mais ça a été mieux.
Tout le monde prend ses grandes résolutions au 1er janvier, pour moi c'est au 1er septembre. Et je me suis décidé à me remettre aux arts martiaux, comme lorsque j'étais jeune et sensible et fragile et doux et tendre et que je cherchais un exutoire pour tant de jeunesse et de sensibilité et de fragilité et de douceur et de tendresse. A l'époque je m'étais mis au ju-jitsu, j'avais passé deux ceintures, puis c'avait été le départ pour les Etats-Unis et la disparition soudaine de la motivation.
Donc voilà. Pendant que nous étions à Bodrum, Monsieur F a abandonné quelques temps ses parties de copulation simili-verticales avec sa brunette pour essayer de m'initier aux secrets de l'art martial qu'il pratique, le Yi Chuan. Il m'a fait me mettre dans une posture à la con (les genoux pliés, le bassin en avant, le dos en arrière, le menton vers le bas, les orteils crispés, les mains en train de serrer un ballon) devant la plage de l'hôtel, histoire de bien me prendre bien la honte. J'ai dû tenir le truc pendant dix minutes, alors qu'il me corrigeait toutes les cinq secondes en poussant ici, tirant là...
Quand j'y repense, je crois que Monsieur F aime bien me tripoter.
Bref, je me suis dit que j'allais tester son sport à la rentrée. Mais finalement, dans un élan de volonté et de bonne résolution, je me suis inscrit à un cercle de sport juste à côté de chez moi, qui propose de nombreuses activités chaque soir et qui a donc l'avantage de s'adapter à mon emploi du temps sur les routes.
Lundi et Jeudi: Ju-jitsu
Mardi et Vendredi: Kung fu
Mercredi: Full Contact
Hum. Je suis à fond.
Je prends donc les paris: Jusqu'à quand pensez-vous que ma motivation va durer ?
Réponse A: Tu n'y mettras jamais les pieds
Réponse B: Une semaine et tu auras des courbatures
Réponse C: Trois mois et puis ce sera Noel
Réponse D: Tu vas devenir un grand champion et on parsèmera ton chemin de pétales de fleur
11:19 | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : motivé, il faut rester motivé, tomber la chemise, le bruit et l'odeur
11 septembre 2008
Genre des phrases choc
Laissez deux ou trois membres du vodka-club en liberté quasi-surveillée dans des vacances ensoleillées, et ils ne peuvent que sortir des conneries encore plus grosses qu'eux (et pourtant, on voit le bide quand on est en maillot de bains).
Pourtant, ça commençait gentiment avec l'Italie. Cham a pris soin de marquer quelques lapsus et tentatives de communiquer avec les autochtones sur son calepin, histoire de montrer que nous aussi on sait parler l'italien. Ca donne ça, en gros
- Do you have jetons ?
- Tiens, ouverte se dit aperto ? Je suis vachement aperto
- Can I have the il compto ?
Bon. Vous me direz, pas de quoi fouetter un chat avec l'une de ses neuf queues. Et vous auriez raison. Mëme si sur le moment, ça nous paraissait très drôle.
Seulement voilà. Après est arrivée la Turquie, et le vocabulaire a perdu un peu de sa distinction au fur et à mesure des soirées, de la bonne humeur, de l'alcool voire de l'utilisation de substances illicites pour lesquelles je ne saurais avoir que la plus grande férocité (kids, don"t do this at home).
Et ça a donné ça:
- Deux trous dans un trou ? Ton nez dans mon cul
- Bof, des russes. Tant que ça slave, ça s'nettoie
- Le vin est bon mais j'ai les poils de nez qui frisent
- (Bien fort, à l'embarquement de l'aéroport): Ouais les statistiques disent que les seuls survivants d'un crash sont toujours les places du fond
- Monsieur F, tu seras l'extension de ma bite pour ces vacances.
- Le poppers ne me fait rien... putain j'ai les oreilles qui chauffent
- What is it named ? Poppers ? Can I take a picture ?
- Chut !
- On ne dit pas chut à une femme
- Ah, c'est une femme ?
- Si tu pues tellement de la gueule, c'est que ton père doit mal se laver la bite
- Non, do you sell shit ça veut dire "est-ce que tu vends de la merde", il va pas savoir te répondre
- Le masseur en avait une petite. Vous n'avez pas envie de savoir comment je le sais
- On va appeler cette étoile Célo en hommage à nos noms
- Ouais ben dépêchez-vous parce que Célo fane, là
- Où est le marteau ?
- Dans ton cul
- Ok mais tu gères l'embranchement
- Trois bouteilles à cinq, ça va, on a été soft
- Mais j'en ai pas pris moi...
- Moi non plus...
- Tain, on est des cancres et on est crevés. On est des cancres las.
Non, nous n'avons pas honte.
Enfin, moi pas.
Je crois...
21:42 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : honte, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout
09 septembre 2008
Tous nus et tous bronzés
Non, ce titre ne fait pas allusion à la prison de Guantanamo.
...
Ca y est, je ne sais plus ce que je disais dans la note qui vient de s'effacer. Ca m'énerve, ça m'énerve, c'est pas très esprit vacances tout ça. Il manque la vodka dans la main, le soleil sur le dos, la mer devant les yeux et tous ces petits bonheurs qui font que j'ai un peu envie de tout plaquer pour retourner parfaire mon bronzage.
Vous allez me dire que tout le monde parle de ses vacances en ce moment. Il y en a qui racontent leurs marques de maillot, d'autres qui se prennent en photo dans le maquis, d'autres encore qui posent nues pour compenser l'absence de soleil parisien. Dans ces conditions, je me demande vraiment si ça vaut la peine de rajouter mes propres conneries à tout ça.
On va donc rester sobre.
* L'Italie en road-trip, c'était énorme (même si Cham est au taquet).
* La Turquie sur la plage, c'était formidable (même si Monsieur F est un baiseur).
Ca me paraît pas mal comme compte-rendu.
Des profondeurs du Chianti aux murailles de Lucca, des musées de Florence aux campings de la côte, du plic de la mer au ploc de la piscine, de la vodka-pomme au poppers-paf, de la lecture de Sieg Larssen à celle de Public et Closer, de la grande brune à la petite blonde, des copulations de Monsieur F aux Yams de Cham, ces deux semaines furent mythiques.
(Ca fait quand même vachement moins spontané comme article au second jet. Bordel).
Bon.
Et c'est là que vous me posez la question fatidique: et niveau filles ? Parce qu'il ne faut quand même pas déconner, les souvenirs de vacances c'est bien beau, mais la sodomie coaxiale dans un hamac à la plage, ça peut aussi avoir son charme et son petit côté équilibriste.
Seulement voilà. Comme certains l'ont déjà supputé avec talent dans les commentaires, il se trouve qu'Elle avait des objections, du fin fond de sa France lointaine. Bizarrement, Elle n'était pas vraiment pour le partage de mon patrimoine génétique avec d'autres filles pendant ces vacances.
Ouais, je sais, il y en a qui n'ont aucune générosité.
Du coup je suis resté sage. Pas de levrette à l'hôpital de Florence, pas de sexe sur la plage de Bodrum, pas de baise sur les podiums, pas de drague dans les rues. Heureusement qu'Elle est bien, parce qu'Elle impose quand même des conditions drastiques.
Je suis donc resté les bras croisés tout le séjour - tout en me consolant en faisant de la pub à Monsieur F lorsqu'il a rencontré sa dulcinée au détour d'une coursive d'aéroport. Deux semaines seul sur la plage avec des filles en maillot et aucun dérapage ? Parfois (souvent), je m'aime.
On notera quand même un moment intense où, dans un bar, on me met au défi de ramener le numéro de la danseuse. Je reviens avec et Monsieur F me saute dessus pour fouiller mes poches, prendre le papier et le déchirer en morceaux.
Il s'est trompé de papier. Il s'agissait de mon visa turc.
20:59 | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note