26 janvier 2009
Gendre idéal au rapport
La première rencontre avec les beaux-parents est quand même essentielle, on n'a qu'une chance de faire une première impression.
Du coup, samedi matin, après quatre heures de sommeil, j'ai fait leur connaissance dans un jean maculé de vomi.
23 janvier 2009
Meet the Parents
Hmpf.
Ca y est, c'est parti. Ce week-end c'est un grand moment dans la vie d'un couple (enfin je crois, mon expérience du couple reste vaguement limitée). Ce week-end, c'est la rencontre avec les parents d'Elle.
Ouais, dont la mère à qui j'ai demandé des nouvelles de sa vie sexuelle au téléphone le jour de l'an - ce qui est bien avec mes hontes, c'est qu'elles sont no limit.
"Normalement je m'entends bien avec les parents" j'ai dit.
"Ouais mais là faut peut-être que je te briefe d'abord et que je te donne quelques conseils pertinents" Elle m'a répondu.
"Et si je me contentais d'être naturel ?" j'ai suggéré.
"Surtout pas !" elle a hurlé.
...Je ne me fais pas apprécier à ma juste valeur.
13:31 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : j'ai peur, j'ai très peur, j'ai vraiment peur
22 janvier 2009
Good morning Vietnam
Ya du shrapnel et du napalm encore grésillant dans tous les coins, c'est sensuel à souhait.
A ma gauche, une fille que j'aime beaucoup. A ma droite, une fille que j'aime tout court.
Des excuses ont été publiées, des mots ont été échangés. Vous allez vous aimer les uns les autres, bordel de merde (si possible dans un grand lit parsemé de pétales de rose, avec le doux ronronnement de la caméra en arrière-plan) ?
20 janvier 2009
Alcool & mie
C'est nul d'avoir une voiture dans Paris. Ca pollue, c'est moche, ça se prend des PVs de stationnement à la pelle (une cinquantaine d'impayés à ce jour), ça coûte de l'essence et SURTOUT ça oblige à rester presque sobre.
Ce qui est ennuyeux. Quand même. Parce que rester à l'eau au milieu d'une tribu de tafioles en rut imbibées de vodka transalpine, c'est un peu dangereux.
Du coup j'ai laissé la voiture en bas de chez Gauthier, promettant à Elle qu'on prendrait le taxi ou le métro ou le bus de nuit, mais dans tous les cas que mes yeux injectés de sang et d'un bleu aussi pur que le curaçao de fin de soirée ne se poseraient pas sur la route.
Et ça, ça voulait dire vodka no limit.
On se pointe chez Gauthier, Elle et moi, avec le pédé de poche en bandoulière. On s'habitue à sa présence au bout d'un moment, c'est comme un tamagochi, suffit de pas oublier de le nourrir.
(Parenthèse intensément flashbackesque:
- Salut pédé de poche, donc comme prévu tu manges avec nous ce soir avant d'aller en présoirée chez Gauthier.
- Sympa ! C'est Elle qui fait la bouffe ?
- Ouais, il y a un reste de salade d'endives à l'huile d'olive et si t'as faim je peux te cuire un croissant au fromage
Refermons pudiquement la parenthèse).
On pénètre donc l'antre du Gauthier - métaphoriquement et méphitiquement parlant - pour y retrouver une assemblée de tafioles de la plus belle composition. Ainsi, en dehors du suce-mentionné, nous pouvons trouver pêle-mêle un Mister Bitch et un Bradshaw.
(Parenthèse intensément perplexe:
Attendez, je recompte.
Gauthier, Bradshaw, Bitch, Pédé-de-Poche, Elle et moi. Merde, on n'était que six ? C'est vrai que l'alcool a tendance à dédoubler, j'avais l'impression qu'on était bien plus nombreux. C'est l'alcool, ça).
Pendant deux heures, étant les deux seuls hétéros du coin, nous subissons les derniers outrages par la bande d'allumés. Concrètement, ça veut dire qu'Elle se fait vaguement tripoter le sein droit ("Pouic. Ah tiens ça fait Pouic, c'est rigolo) pendant que je me fais vaguement recoiffer par un Bitch en pleine extase créatrice ("bon t'as trop de cheveux pour faire un truc potable donc t'auras un look tafiole, tant pis pour toi").
Bon.
(Parenthèse ô combien créatrice:
- Tadaaa ! Alors, vous aimez sa nouvelle coiffure ?
- Euh, t'as changé quelque chose ?
- Mais ouais, putain j'y ai passé une demi-heure !
- Ah ouais, ouais... c'est très réussi...
- Hein ? Hein que ça déchire !
- Non mais sérieusement... t'as changé quelque chose ?)
En même temps Bitch a dit qu'il avait coiffé Miss France 2006 et trouvait Elle plus sexy. Je suis plutôt du même avis. Ca compense le gel qui m'a poissé les cheveux tout le dimanche avant que je me décide à ramper jusqu'à la douche.
Bref.
On boit, on boit, on siffle du champagne et du vin rouge et du vin rosé et des cocktails bizarres et du saké (ah non ça c'était la veille) et évidemment de la vodka. Rapidement, les choses se brouillent un peu et on se sert à tour de bras sur fond de conversations hautement intellectuelles (politique & cul, travail & cul, boîtes & cul).
1h du mat, ce n'est que le début, on s'installe confortablement sur le sofa, mais déjà la police appelle le Gaugau pour sonner la fin de la fête. C'est con, pour une fois on ne faisait pas de bruit. Ya des voisins qui abusent, je trouve. C'est pas comme si j'avais violé Elle dans les toilettes, merde (enfin je ne crois pas).
Du coup, dans un brouillard de plus en plus dense, nous titubons hors de chez Gauthier pour terminer la soirée au Banana.
Ouais. Le Banana.
...
...
...
Un jour, faudra que je me trouve des potes hétéros.
16:33 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : comment je suis fier de mon jeu de mots
19 janvier 2009
Lente agonie du samedi soir - épisode 1 (l'attaque du clone)
es derniers temps, nos soirées étaient plutôt calmes. Entre la passion pour la coinche que nous entretenions avec Gajal et 7h (bon, on leur défonce l'anus à chaque fois mais ils en redemandent), le boulot envahissant, les engueulades sur les ex/mais non pas les ex/et les mecs de ton travail alors/oui mais c'est pas pareil/connasse/connard, on n'avait pas vraiment le temps de se bourrer chastement la gueule.
Bon. Sauf mon anniversaire la semaine dernière.
Et le nouvel an la semaine d'avant.
Et le pré-noël encore avant.
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Ok, ces derniers temps, nos soirées étaient plutôt éthyliques. Mais on peut toujours faire pire et repousser les limites de l'indécence, du ridicule, de l'alcoolémie et de la samedisoiritude sur la terre (si possible pas chez moi, pas dans mon appart, j'ai pas fini de payer les traites).
Si vous voulez un compte-rendu détaillé de l'intégralité de la soirée, vous le trouverez par ici. Moi, j'ai la flemme de tout raconter d'un coup donc voilà, ça sera par petits morceaux cruels.
Et je commencerai donc par le pédé de poche.
Mais vraiment, hein, complet avec tous les accessoires. Le gel dans les cheveux, le veston à paillettes, le jean moulant de marque, les pompes brillantes que tu peux compter tes poils de nez dans leur reflet, le sourire aguicheur et l'homosexualité au vent. Quand Elle avait vu sa photo sur un site de colocation, sa mâchoire s'était décrochée. "Celui-là, il est pour Gauthier !" qu'elle a piaillé.
Sauf que bon, quand je vais le récupérer sur le trottoir de la caserne*, j'ai quand même un choc.
Au début, je ne l'avais pas vu. On lui avait dit de se mettre devant la colonne Morris mais devant ladite colonne, on n'y voyait qu'une vieille dame avec un chien et un gamin un peu paumé avec une chapka sur la gueule.
J'allais commencer à râler sur ces parents qui croient que c'est marrant de déguiser leur progéniture alors que les pauvres souffrent des quolibets de leurs camarades de classe à l'antagonisme aussi chevillé au corps que mes rideaux le sont au mur (c'est à dire de travers, mais ça tient quand même). J'allais commencer à râler, mais ma diatribe s'est étouffée dans ma gorge sensuelle lorsque l'enfant s'est retourné.
C'était PDP (pédé de poche) dans toute sa gloire, sa beauté et ses 1m45.
J'ai hésité, j'ai regardé une fois, deux fois, puis j'ai fait ce que tout être doué d'un tantinet de compassion aurait fait: je l'ai ramené chez la gendarmette avant que la DDASS ne le chope.
21:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : il était un petit homme, pirouette cacahuete