08 février 2009

Ignorance is glisse

Passer deux jours dans un châlet énorme au milieu du plus grand domaine skiable d'Europe, c'est quand même plutôt sympa.

Jouer aux Z'amours (parce que dans le monceau de bordel qu'Elle a ramené et qui serait indispensable pour le ski, on y trouve cette boîte de jeu) avec tous les amis de sa soeur dans une ambiance feutrée avec un bon feu dans la cheminée et une raclette qui se prépare, c'est quand même plutôt sympa.

Apprendre au passage les détails de la vie sexuelle de sa petite soeur - sans même parler d'autres éléments scabreux - ça fait saigner les yeux et les oreilles.

 

03 février 2009

Master de la lose (tm)

Ouais, je sais, l'appelation est copyrightée, mais au bout d'un moment on commence à se poser des questions. Comme si ça ne suffisait pas de confondre deux semaines de ski, il faut encore que ça se termine de manière encore plus ridicule.

Si si, c'est possible.

Parce que figurez-vous que j'ai une soeur (celle à laquelle j'achète toujours des trucs à côté de la plaque) et que son mec a un châlet dans les trois Vallées, côté Meribel. Oui, dans la famille on est souvent en couple par intérêt.

Du coup, avec seulement un jour de délai, elle a fait jouer son entregent (pas de mauvais jeu de mots, c'est ma soeur merde) et hop, elle nous a dit qu'on pouvait s'incruster avec elle et ses potes pour le week-end. Soleil idéal, neige parfaite, rien à dire.

Nous étions donc attendus à 18h00 à Grenoble avec un peu d'alcool, et ma soeur avait renoncé à une place dans la bagnole de son mec pour monter avec nous et nous indiquer le chemin. C'est quand même mignon, non ?

Sauf qu'en fait, on est partis un peu tard de Paris et que nous sommes arrivés à Grenoble vers 21h30. Et encore, grâce à la conduite expérimentale d'Elle sur autoroute.

Oui, parce que pour info, Elle au volant, ça donne ça:

En ville

- Putain, tu es à 30, tu veux pas accélérer ?
- Ca va pas, et si jamais un gamin se jette sous mes pneus ? J'suis pas folle !

Sur autoroute

- Putain, tu es à 180, tu veux pas ralentir ?
- Ya pas d'gamin, m'emmerde pas !

(Fin de la parenthèse)

On arrive donc avec pas mal de retard et pas de boisson (forcément, vendent pas d'alcool sur les aires d'autoroute). Comment avoir l'air plus con, je vous demande ?

C'est parti pour les routes de montagne en pleine nuit pour rejoindre le châlet. 23h, nous sommes à pied d'oeuvre. Le châlet est en haut d'un looong escalier. De mon côté, j'étais plutôt content d'avoir pris mes chaussures de ski, mes skis, et une valise de taille raisonnable.

De son côté, elle était plutôt contente d'avoir une énorme malle et un gigantesque sac à dos, sans compter le sac à main, les affaires de ski et le petit sac à dos rose, parce que le rose c'est mignon.

Qui s'est tapé la montée avec tout ce barda, à votre avis ? C'est quoi ces filles qui emportent leur maison avec elle ?

...

Bon, je ne lui jette pas la pierre. Ca m'a bien servi d'avoir ses affaires en double quand je me suis rendu compte qu'il me manquait, pêle-mêle:

* des gants

* un bonnet

* de la crème solaire

* des lunettes de soleil

* du dentifrice

Alors qu'elle avait, elle, un bonnet (avec des bites dessus). Et des gants (à frou-frous noirs). Et des lunettes de soleil (un masque rose-orange qui perd ses poils).

On avait la classe.

Bon, et sinon vous vous demandez pourquoi je poste un article alors que je suis censé être sur les pistes ?

Bah au bout de deux jours on en a eu un peu marre de skier. Tout ça pour ça.

29 janvier 2009

Putain de bordel de testicouille

On avait une semaine de vacances au ski en famille, avec Elle dans le porte-bagages. On s'est démerdés pour poser nos congés malgré les difficultés que ça pouvait poser, on a épuré nos agendas, on a préparé les affaires de ski, on part demain à 5h du matin.

Sauf qu'en fait j'ai confondu "première semaine de février" avec "première semaine des vacances de février".

Oops, I did it again (et cette fois bien comme il faut...).

28 janvier 2009

Trois fois par jour, une fois parents

Je vous parlais donc de présentation désastreuse aux parents, j'espère que vous commencez enfin à comprendre le concept. Pour ma part, après avoir passé une petite heure en boîte sur les conseils de Papy, j'ai commencé à me détendre et c'est l'esprit léger que je me suis couché à 5h du matin dans la chambre d'amis des beaux-parents.

- Je peux pas prendre une douche, là, vu l'odeur de vomi ?

- A cinq heures du mat ? T'es fou !

- Ben je fais quoi alors ?

- Tu dors.

Ok...

Seulement ça ne facilite pas le réveil, tout ça. Lorsque j'entrouvre un oeil vers les midi-midi et demie, ma première pensée reste que je vais pouvoir prouver à la belle-famille que je suis énergique, enjoué et sérieux.

Je regarde d'un oeil morne le manteau souillé qu'on a soigneusement replié dans un coin de la pièce, et le jean vaguement moucheté qui gît  (avec un talent dans le gésir qui force le respect). La chemise, ça va, j'en ai une autre. Mais le pantalon ?

Elle se réveille, se passe la main dans les cheveux, grimace, analyse la situation.

"Boah on s'en fout, va déjà te laver, on avisera après"

"Je file sous la douche sans même dire bonjour à tes parents ?"

"Fais ce que tu veux mais bon..."

Alors j'ai fait ce que j'ai voulu, mais bon (en effet). J'ai débarqué dans le salon avec le jean sale et une mine contrite, en expliquant que voilà, ça me faisait super plaisir de les croiser, mais qu'en fait je filais sous la douche et qu'on allait attendre que je sois un peu présentable pour les introductions officielles.

Enfin, ça c'est ce que j'aurais aimé transmettre comme message. Ce qu'ils ont dû entendre, ça a plutôt été un truc du genre "ah ben... hum... héhé... beau temps pour la saison hein... ah ben Marseille c'est Marseille hein... allez l'OM tout ça... mistral forever... les calanques... hum... et si j'allais me doucher ?"

Un désastre.

Suivi d'un autre puisqu'évidemment, en sortant de la douche enfin propre, une serviette autour de mes reins sensuels, mes tablettes de chocolat à l'air et mes biceps ruisselants d'humidité, je n'avais toujours pas de pantalon à enfiler.

(Vous avez cru à cette description du corps ? Vous êtes naïfs).

J'envisage toutes les possibilités:

- garder la serviette pour les présentations

- demander subrepticement à Elle si son père aurait pas un truc à ma taille

- rester cloîtré toute la journée dans la salle de bains en pleurant approximativement un Kerviel de larmes (= 4 milliards).

- me pointer en boxer avec l'érection du matin (chagrin)


Au final, et ma dignité dusse-t-elle en souffrir, je me résigne à remettre le jean dégueulasse, au moins temporairement. Et je sors de la salle de bains pour le second round.

"Encore désolé pour le souci, je pense qu'Elle vous a raconté ce qu'il s'est passé" je fais de ma voix la plus gendre modèle.

"Putain, chéri, t'as pas besoin de faire le lèche-cul non plus !" qu'Elle me sort, l'autre connasse.

Han.

La mère cuisine, le père raconte des blagues, l'ambiance se détend, je me sens presque à l'aise malgré les traces indéfinissables (enfin, trop bien définissables) sur mon jean. Après toutes les histoires qu'elle avait raconté sur sa famille (et les pets caverneux de sa petite soeur), je m'attendais à voir des ogres, mais en fait ils sont presque normaux (sisi)

Je retiens notamment une blague parmi d'autres: "si Dieu est partout, quand tu pointes ton doigt en avant, tu risques de le lui mettre dans le cul".

...

J'adore, j'adhère.

Je profite d'une sortie au grand magasin du coin pour filer au rayon vêtements, histoire de m'acheter un jean et un manteau pour le week-en et enfin ne pas avoir l'air ridicule (ou froid... putain ça pèle Marseille quand ya du mistral).

On arrive devant les doudounes et les vestes, je me précipite avec bonheur vers ma future acquisition - et je pile net.

 

 

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Sur tous les modèles (TOUS !!!! TOUS !!!!), il y a marqué en gros: OM - droit au but.

...

...

...

Ok, donc je veux bien claquer de l'argent dans un blouson pour survivre au week-end, mais si c'est pour me faire étriper à la sortie du train à Paris, c'est pas vraiment la peine, hein. Surtout qu'à côté de moi, Elle est morte de rire au lieu d'essayer de trouver une solution à mon dilemme. Je sais que quand le virage se met à chanter, c'est tout le stade qui va s'enflammer mais quand même, quoi, bordel, un pauvre blouson monoprix cousu par des petits enfants thailandais dans un sweat-shop de Phuket, c'est trop demander ?

Au final, je prends un jean Rika Lewis à 17€ et un pull informe à 15€, me voilà de nouveau avec un visage humain. Lorsqu'on retourne vers la belle-famille, je me sens presque en possession de mes moyens.

Ca, c'est avant qu'on se prenne une raclée mémorable au Trivial Pursuit (tout ça parce qu'on soufflait toutes les réponses à Papi pour qu'il ait une chance avec la fille qui jouait dans son équipe). Parfois, on est trop sympas. L'amour, c'est une question de camemberts.

Et puis le soir s'est doucement installé, et il faisait chaud à l'intérieur, et on était bien, et on digérait encore le repas pantagruélique de midi (fondue chinoise avec poulet/boeuf), et puis il fallait quand même s'habiller de son pull pourri et se lever pour sortir, parce que la nuit de samedi ne faisait que commencer.

Elle se tourne vers moi: "J'ai invité toutes mes copines pour les revoir ce soir, mais comme je fais un détour d'abord, tu peux y aller et les rejoindre au restau ?"

"Comment ça les rejoindre ?"

"Ouais, j'ai un peu merdé, je leur avais dit d'y être pour 20h30 sans faute"

"Et il est 21h..."

"Ouais"

"Et on a 30mn de trajet..."

"Ouais"

"En gros, tu veux que j'y aille d'abord pour me prendre les engueulades à ta place ?"

"T'as tout compris chéri".

 

 

Parfois, j'adore Elle.

 

 

 

27 janvier 2009

Fous ta cagole !

Saloperie de touche "tab" qui envoie l'article alors qu'on n'a même pas commencé à le taper... bordel. Mais bon en ce moment, l'informatique et moi, c'est pas l'amour fou. La preuve, je n'ai jamais de connexion internet pour mettre à jour le blog, entre les soirs où je suis chez Elle et où je peux me la mettre derrière l'oreille (la souris) et les journées où, au boulot, ils ont bêtement considéré que mon site faisait partie de la catégorie des "pornos" et serait donc bloqué.

Une honte, chers djeunz, une honte. Surtout qu'en ce moment, j'ai quand même pas mal de choses à raconter - et à chaque fois c'est l'autre connasse qui me pique l'exclusivité des scoops et des moments de lose sur son blog rose bonbon que c'est pas juste qu'elle ait une connexion, Elle.

Vexé je suis.

Enfin bon. Voilà donc l'explication de pourquoi je me suis retrouvé couvert de vomi devant ses parents. Et ça commence avec un train en retard.

J'arrive à Marseille vers 1h du mat, l'heure idéale pour admirer la croisette ou le vieux port. Pourtant ils se démenaient, hein, ils agitaient les bras en gueulant "regarde, à la droite, c'est notre-dame-de-la-garde !". J'ai fait "oh" mais en réalité, à cette heure-ci, notre-dame-de-machin ressemble à un vieux projecteur qui vient illuminer de mordoré l'obscurité de la nuit phocéenne.

Du coup, comme il était tard et donc que la présentation aux parents ne pouvait se faire le soir, ils (c'est à dire Elle et son meilleur pote Papi) ont décidé de me faire visiter les bars de la ville. A jeun. Une tournée, deux tournées, cinq tournées, heureusement que ce n'est pas moi qui conduit ce soir. On finit dans un endroit sympa avec une stripteaseuse plutôt bien foutue qui s'agite en string entre les verres.

Comme j'ai été bien éduqué ces derniers temps à ne pas croiser le regard (a fortiori le sexe épilé) de toute autre femme, je prends bien soin de ne pas lâcher Elle des yeux. Seulement, avec cet esprit de contrariété prendre aux femelles du coin, elle a l'air de trouver au contraire que là, c'est fait pour, je peux, au contraire il FAUT que je mate.

Comme je suis obéissant et malgré la difficulté et la souffrance inhérente à la mission, je m'exécute et regarde la stripteaseuse. Qui choisit ce moment pour me prendre en ciseau entre ses jambes et se déhancher avec énergie. Fou rire de Elle et de Papi devant mon regard décomposé.

En vérité mes biens chers frères, je vous le dis, je ne suis qu'un enfant pur et innocent.

...

Mais elle avait un cul formidable.

...

On sort du bar pour se finir en boîte, mais le destin, dont le côté farceur n'a rien à envier aux autochtones qui ont forcé la villa de Christian Clavier, en décida autrement en mettant sur notre chemin deux jolies anorexiques en détresse (IMC = âge moyen = pourcentage de chances de Papi de serrer une fille en soirée = 18).

Elles sont sur l'escalier du parking, et l'une d'entre elles éclate en sanglots au moment où je passe devant elle. Reflexe du gentleman parfait, je me prépare à demander ce qui ne va pas. Réflexe du mari bien éduqué, je me demande si Elle va accepter que les deux cagoles se réfugient dans mes bras sensuels.

"On m'a volé mon portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la première.

"On lui a volé son portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la seconde.

Bon, je sais ce que vous pensez, une combine pour nous tirer du fric pour un taxi, tout ça, haha, je ne suis pas né de la dernière pluie, hein, ho, hé, c'est pas parce que je suis à Marseille et que je n'ai pas d'accent qu'on va me plumer juste avec un décolleté pigeonnant et un tatouage plongeant. Déjà, je suis sûr qu'elles sont même pas bourrées.

La première me dégueule sur les pompes.

...

Bon, ok, yen a au moins une de bourrée. On demande à l'autre ce qu'il s'est passé, visiblement des mecs lui ont offert des shots, d'autres shots, encore des shots, et quand elle a commencé à confondre le pied de la table avec le sexe de son voisin, ils lui ont tiré son portefeuille et se sont barrés.

C'est quand même une ville de merde, Marseille. A Paris, ils auraient au moins eu la décence de violer la fille avant.

...

Elle prend les choses en main, se fait tout expliquer, on essaie de s'occuper de la fille en perdition, on la soulève doucement - et soudain elle s'effondre, endormie. Semi-coma éthylique, même les baffes ne la réveillent pas, un vrai bonheur. C'est incroyable ce qu'un IMC de 18 peut peser lourd quand c'est inconscient. On la trimbale avec Papi en essayant de la tenir debout mais peine perdue, elle glisse à chaque fois. Accessoirement, ça dévoile son ventre, ce qui attire trois gros boulets dragueurs.

Ils n'ont pas tort en même temps, vu leur gueule ya pas tellement d'autres cibles potentielles. Essayant vainement de discuter avec l'autre évanouie, ils se tournent vers sa copine pendant qu'on appelle les pompiers et que j'enroule la comateuse dans mon manteau pour lui tenir chaud.

"Hey, m'zelle, faut pas pleurer comme ça, ta copine elle dort mais nous on est là, tu veux pas finir la soirée ? Des yeux aussi beaux, faut pas les faire pleurer..."

 

 

 

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Incroyable. J'aurai enfin vu de mes yeux la drague de gros relou bourrin. Manquait plus qu'une question du genre "tu t'es fait mal en tombant du ciel, spèce d'ange ?"

On éjecte les boulets de service, les pompiers arrivent, ils foutent quelques baffes à la comateuse, ça ne suffit pas. Du coup ils lui chopent la mâchoire, entre les lèvres et l'oreille, et ils appuient. Ils appuient. Ils appuient jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux en hurlant - ET QU'ELLE VOMISSE SUR MON BEAU MANTEAU TOUT NEUF.

Putain de bordel de merde.

Pendant que je râle, les pompiers expliquent que ça va aller mais qu'il faut la ramener chez elle, qu'ils ont autre chose à foutre donc que c'est à sa copine de s'y coller. Ladite copine panique, je croise le regard d'Elle, je sais déjà ce qu'elle va me dire: "on les aide".

Putain de bordel de merde (bis).

Installation dans les voitures, Papi part devant avec la fille consciente pendant que je récupère l'autre défoncée et qu'Elle joue les taxis. On n'a pas fait dix mètres que la fille se cale sur mes genoux, la tête entre mes jambes, et commence à ronfler.

Je regarde Elle avec angoisse.

"C'est pas moi, hein, j'y suis pour rien, j'ai rien fait, j'veux pas la sauter, enfin je veux dire dans l'absolu si mais là non, je veux dire si j'étais pas avec toi, enfin tu vois ce que je veux dire, quoi".

Ouais, des fois j'ai peur. Mais en l'occurence Elle a plutôt tendance à se foutre ouvertement de ma gueule et de la lose qui nous poursuit.

(Parenthèse: c'est à retenir, ça, pas de jalousie vis à vis des stripteases et des bourrées qui collent leur tête sur le sexe).

On commence à rouler jusqu'à l'appart de la fille, sauf qu'en chemin hop, deux galettes alors qu'elle se réveille en sursaut. Sur les genoux de qui ? De Bibi !!

Je passe le trajet à lui tenir le sac et à lui nettoyer la bouche avec des mouchoirs. Elle a des yeux plein de gratitude. On dirait un peu un labrador, sans les poils mais avec la bave.

Enfin on arrive à bon port, on la fout au lit, tout est réglé, nous sommes des héros.

...

Puis Elle me regarde des pieds à la tête avec inquiétude.

"Tu as des vêtements de rechange ?"

"Euh..."

 

Il était cinq heures du matin, et je devais voir ses parents le lendemain.