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30 janvier 2012
Tous les chemins mènent aux Roms
Ouais, le jeu de mots est nul. En même temps, essayez d'en faire un avec Erechteion.
Donc voilà, ce week-end, nous étions en route vers Athènes, sacs au dos, plein d'entrain. Le départ se faisait à six heures du matin (moins d'entrain), le retour le lendemain à 22h. Autant dire qu'on n'a pas chômé, et qu'on a joué les touristes à roulettes pour réussir à voir le maximum de trucs tout en passant un week-end sympa.
Après une escale à Francfort (c'est grand, comme aéroport), nous avons posé le pied sur la terre promise et avons cherché notre hôtel. Qui était le plus beau de l'univers d'Athènes, parce qu'on ne se refuse rien et que comme c'était que pour une nuit, on pouvait.
Du coup on a beaucoup joué avec la baignoire, jusqu'au moment où on s'est dit "haha, tout ceci est fort sympathique, m'enfin si on voulait profiter de chambres sympa, on aurait pu réserver à Paris, ça aurait pris moins de temps en avion"?
Certes.
Devant cette logique fulgurante, nous avons donc bravé le vent et le froid pour aller visiter la colline de Philopappou (haha, tout d'un coup le titre prend tout son sens, n'est-ce pas, jeunes néophytes béotiens dont l'inculture n'a d'égard que l'admiration que vous pouvez avoir pour un tel talent artistique).
Philopappou, ce n'est pas qu'un nom ridicule. C'est aussi un concept.
Philopappou, sur la carte, c'était un truc vert avec des chemins marrons, qui nous promettait une vue plongeante sur Athènes et l'Acropole. Comme on aimait bien plonger, on s'y est rendus.
Les problèmes ont commencé lorsque Denver a souhaité prendre un raccourci (je dis ça mais à la base, j'étais d'accord, ce n'est que plus tard que j'ai rejeté toute la faute sur ses frêles épaules). Il y avait un chemin pavé qui sinuait en pente douce, un autre chemin pavé en pente moins douce, et un chemin boueux qui montait directement en haut.
Comme on avait peu de temps et qu'il faisait froid, on a choisi le chemin boueux.
Ce n'est qu'une fois tombés sur un camp de bohémiens, alors que les chiens se sont mis à aboyer et que deux d'entre eux se battaient à trois mètres de nous, qu'on s'est dit que ce n'était pas une super idée.
27 janvier 2012
Grèce animale
Demain, on sera là.
Ca envoie quand même méchamment du pâté William Saurin.

Et sinon, la réponse pour le prix sera décalée au 3 février. Je n'en peux plus d'attendre. Le stresse me mine, me contamine, m'albumine.
17:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : il y a le ciel, le soleil et la crise de la dette
25 janvier 2012
Non mais j'ai l'excuse de l'alcool
Nous étions début juillet, et le soleil mirait ses rayons ardents sur l'intensité de ma déception.
Quoi, alors que j'avais trouvé une fille belle et sensuelle, qui me faisait dresser l'oreille et le sexe, il fallait qu'elle disparût dans un nuage de fumée, telle une cendrillon des temps modernes, abandonnant sa louboutin sur les pavés inégaux des Champs-Elysées ?
Que nenni, mes amis, que nenni !
Nous avions prévu de nous revoir la semaine suivante, mais l'attente aurait été longue. Heureusement, le salut me vint sous forme d'une boisson alcoolisée incolore qui a l'avantage de ne pas donner mauvaise haleine.
Le samedi soir, j'avais ainsi une soirée chez Gajal et 7h48, soirée dans laquelle flottait encore l'esprit de l'ancien vodka-club (à savoir beaucoup d'alcool et d'amour). Autant dire qu'à 23h, la grenouille était cuite. 3 grammes sous chaque paupière, le regard torve d'un danseur des Pussycat Dolls, l'intellect d'un consultant sous perfusion
J'ai donc allumé mon portable et laissé un brame copulatoire par texto interposé. De mémoire, ça devait vouloir dire "tu mme manques jesuire bourré ensoirées chezdesssamsiiiis ! vieneneensssssss !" Car oui, même déchiré, je n'écris pas en langage SMS, il en va de la survie de l'espèce humaine. Si un jour l'élite baisse les bras, alors le bas-peuple se prendra une main sur le nez.
Jusque là, tout va bien, et on pourrait même trouver que ça avait la classe. Malgré le nombre de lettres un peu abusé, mon message était tout à fait compréhensif et comportait un appel touchant d'amour et de tendresse. Qui ne se serait pas laissé émouvoir par une telle preuve d'attachement ?
D'ailleurs, ça a marché. Quelques instants après, je reçois sa réponse: "ok, j'arrive, tu es où".
Une telle victoire m'a laissé sans voix. Pour bien le montrer, j'ai beuglé "ouaaaais" dans tout l'appart et montré le texto à Gajal en espérant qu'il partage ma liesse.
- Super, qu'il a fait. Et tu réalises qu'en attendant sa réponse tu as envoyé le même message à six autres filles et qu'il y en a une qui est en chemin ?
Ah merde.
09:43 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : oui, je suis belzebuth (horreur), je suis un bouc, je suis en rut
23 janvier 2012
Grenouille Bleue, couilles azurées
- Wat ? que j'ai dit, croyant quelques instants que le brouhaha des voitures m'avait fait mal entendre.
- Ben faut que je rentre, il se fait tard.
Ah non, je n'avais pas mal compris. Alors voilà, alors voilà. On accepte les invitations des mâles dominants, on les embrasse sauvagement jusqu'à leur ravager la glotte, on les caresse, on les excite, et quand il s'agit de consommer tout ça dans une orgie de préservatifs-qui-brillent-dans-le-noir, il n'y a plus personne.
Non mais déception, quoi.
J'ai donc pris la chose de la meilleure manière possible: en insistant tous les trois mètres.
Il faut dire que j'avais de nombreux arguments. Il faisait FROID, il était DEUX HEURES DU MAT, on était BOURRES et il n'y avait PAS UN SEUL PUTAIN DE TAXI disponible dans cette plus belle avenue du monde. Alors qu'à deux pas, on aurait eu CHAUD, il aurait TOUJOURS ETE DEUX HEURES DU MAT, on aurait été BOURRES et on n'aurait PAS EU A SE SOUCIER DU TAXI.
On a attendu vingt minutes. Puis trente. Dans un moment de désespoir pathétique, j'ai montré la lumière à ma fenêtre, à dix mètres d'ici.
- Mais viens au moins à l'intérieur, quoi, le temps de jeter un coup d'oeil sur internet pour trouver une compagnie genre G7 ou Taxis Bleus, et je ne te violerai qu'un petit peu !
- Attends, c'est pas un Iphone que tu as dans les mains ? Tu peux pas aller sur internet avec ?
Maudit sois-tu, Steve Jobs, je ne verserai pas de larmes à ton enterrement (on me glisse dans mon oreillette que celui-ci a déjà eu lieu, mais ce n'était pas le cas à l'époque, c'est ce qu'on appelle une licence poétique, ça rajoute de l'intensité dramatique et c'est puissant) ! Maudit sois-tu pour avoir inventé cet objet qui m'a privé d'une occasion de remplir Denver de bonheur (c'est comme ça que j'appelle ma Sainte Semence) !
On a donc appelé d'en bas de chez moi. De temps en temps, on s'embrassait pour se remonter le moral, mais je commençais à ressentir une certaine gêne au niveau du bas-ventre, syndrôme de la couille aussi bleue que la grenouille. Il était trois heures du matin, et on n'avait toujours pas trouvé de taxi. Je commençais à être explosé, j'avoue, et je me préparais à négocier un "bon, ben tu montes mais tu dors dans la chambre d'amis, tant pis, au moins on ne cherchera pas comme des cons".
Et là, paf un taxi.
Alors, paf, elle est partie.
Et moi, paf, je me suis couché.
Avec les yeux plein de rêve, l'esprit plein de souvenirs, et les couilles pleines de bonheur.
21:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : couilles, c'est un mot moche et fripé
22 janvier 2012
Encore une victoire de Smirnoff
Hop, je reprends le récit là où je vous avais laissé la dernière fois.
On racontait des conneries, on buvait, on se lançait des signaux très positifs (elle se caressait les cheveux, je me tripotais le nez), on sentait que tonight's gonna be a good night.
Et puis il y a toujours un moment délicat, dans les premières rencontres, c'est le premier baiser. Le premier mouvement de l'un vers l'autre. Il faut avoir le courage de se lancer, et ce n'est pas forcément le plus facile. On oscille dans des limbes éternelles où le "allez, j'y vais" fraternise avec le "non mais c'est pas le bon moment" pour perturber nos quelques neurones encore en vie.
Heureusement, l'alcool est là pour éviter ce genre de doutes et de flottements. A trois grammes, on ne se pose plus ces questions. La relation nous paraît complètement évidente, et la conclusion tout aussi logique.
Je me suis levé et je me suis assis à côté de Denver. On a discuté encore quelques minutes, histoire de faire croire que l'issue de cette histoire n'était pas encore décidé. Puis elle s'est retournée pour fouiller dans son sac, j'ai vu sa nuque devant moi, et je l'ai embrassée. Sur la nuque.
Elle s'est retournée, m'a dit ouat zeu focque, puis les regards ne se quittent plus, et les visages se penchent, et les lèvres s'effleurent, une fois, deux fois, sans trop oser continuer, et on sent le souffle chaud de l'autre qui se mêle au nôtre, et on n'ose pas ruiner le moment en respirant, et on voit le désir se mêler à la peur dans les yeux de l'autre, et cette fois-ci les lèvres se touchent, et s'entrouvrent, et ça sent la vodka et la fraise et la framboise et le curaçao et la grenadine et le sucre-glace et le plaisir et l'amour, et la musique a disparu en arrière-plan, et on reprendrait bien un Blue Lagoon.
Au final, ce fut donc magique. Et nous avons titubé hors du bar en nous tenant l'un à l'autre. Comme j'avais tout prévu, j'habitais à deux rues d'ici.
- J'habite à deux rues d'ici, je lui ai dit.
- C'est sympa mais je vais prendre un taxi pour réntrer, elle a répondu.
17 janvier 2012
Sarah Connor ?
...Non, c'est à côté.
13 janvier 2012
Quinze jours
Dans quinze jours, je saurai si j'ai le prix littéraire auquel on m'a présenté.
Dans quinze jours, je saurai si j'ai une chance de pouvoir vivre un jour de ma plume.
Quinze jours.
Putain.
11:57 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : 360 heures, 21 600 minutes ou 1 296 000 secondes
06 janvier 2012
Bon, j'en étais où
Ah oui.
Je vous racontais que j'avais emmené Denver au Queenie pour notre première rencontre. C'était d'ailleurs sacrément bien écrit, j'en verserais presque une larme en me relisant.
Nous nous sommes retrouvés dans le bar, avec ses lumières tamisées et ses cheminées, et c'était un peu la classe. Les cocktails de tafiole sont arrivés (Sex on the Beach ou Blue Lagoon, choisis ton poison camarade).
C'est quand même un vrai bonheur de pouvoir boire des trucs comme ça sans se poser de questions. Ya du sucre glace autour, des petits parasols, c'est bon et rafraîchissant à la fois... je n'ai pas dû être connecté comme tous les mâles à la naissance mais franchement, j'ai du mal avec la bière (et avec le bricolage aussi, mais c'est une autre affaire).
Un cocktail en a amené un autre, puis un autre, et nous nous sommes rapidement sentis très complices. Tellement qu'on n'a pas pu finir une seule de nos putains de phrases tellement on s'interrompait mutuellement. Pour ceux qui veulent des cours de drague, je retranscris donc ci-dessus un extrait de notre discussion.
- Ouais, et c'est comme la fois où...
- Non mais attends, je t'ai pas dit que...
- Ah mais si, mais en même temps...
- Cela dit, faut avouer que...
- Mais c'est clair, d'ailleurs...
- Tu racontes de la merde, je crois que...
C'est lorsqu'elle m'a posé sa question sur Denver, justement ("le gamin du dessin animé, quand il dit que Denver est son ami et bien plus encore, tu crois que ça cache quoi comme truc pervers ?"') que j'ai compris que j'allais fondre.
Quelle personne sensée aurait bien pu se poser cette question ?
Et il y en a eu d'autres ("dans Petit Papa Noel, tu trouves pas qu'ils cherchent à nous culpabiliser en disant "dehors, tu dois avoir si froid, c'est un peu à cause de moi" ?").
Je buvais ses paroles, je buvais la vodka, et je hochais la tête aux bons moments pour faire croire que je continuais à suivre la conversation alors que je commençais à me demander si elle accepterait de se faire violer sur la table en acajou.
14:43 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : acajou, jou, pouss'la banane et mouds l'café
01 janvier 2012
Bonne année 2012 les poulets !
Les aleas du boulot nous maintenant à Paris pour le 31 au lieu de dévaler les pistes enneigées avec le vodka club, nous nous sommes incrustés dans une soirée dont le thème de déguisement portait sur la téléréalité.
Sous-thème: "faire rentrer trente personnes dans 30m²".
Ca s'est plutôt bien passé.
Denver était déguisée en pute moldo-slovaque tapineuse est-allemande top-model russe Loana période mince.
J'ai donc tout naturellement endossé le rôle de Jean-Edouard.
Avec une perruque blonde, une chemise en satin et une chaîne en or, on ne peut que commencer 2012 sur de bonnes bases.