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30 décembre 2011
La manipulation n'attend pas le nombre des années
Noel, c'est l'occasion de se retrouver en famille, et aussi d'échanger des anecdotes - parfois embarrassantes - sur l'enfance.
Mes parents ont ainsi raconté qu'à deux ans et demi, j'avais fait une grosse bêtise (déjà, déjà) et qu'ils m'avaient enfermé dans ma chambre. J'en suis ressorti dix minutes plus tard avec un dessin que j'ai donné à ma mère, des tremolos dans la voix: "c'est pour toi maman, ze t'aime".
Evidemment, elle a fondu et m'a pris dans ses bras.
Et c'est là que j'ai murmuré: "ze savais que ça marcherait".
27 décembre 2011
Manuel et Intellectuel sont dans un bateau
Comme précisé plus bas, j'ai un roman d'heroic fantasy qui va sortir aux éditions Asgard. Durant son écriture, j'ai plus d'une fois levé des yeux rêveurs vers un firmament étoilé, en me disant que j'aimerais bien savoir forger le métal et créer ma propre épée.
Le destin, sous la forme de Denver, a frappé et m'a offert pour Noël un stage de forge de deux jours afin de réaliser une dague (la formule "épée" prenant six mois, ça ne rentrait pas dans le week-end). C'est absolument génial, et elle a complètement fumé, je trouve ça trop fort.
Je vais enfin pouvoir créer quelque chose de mes mains, moi dont les tentatives de montage d'armoires Ikea se terminent par des désastres.
Mes parents ont éclaté de rire en voyant le cadeau. Je les trouve bien mauvais esprit.
13:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23 décembre 2011
De deux mots-clés, choisir le moindre
Dans quelques heures, je pars en vacances. Je poserai des cadeaux au pied du sapin. Je recevrai les miens. Je marmonnerai quelques chants allemands. Je boirai du Gewurstraminer. Je serai en paix avec l'univers.
Mais pour l'instant, je regarde les mots-clés qui vous ont amenés vers mon blog, et je me gratte le menton avec un mélange de perplexité et de perplexité.
Ca se passe de commentaires, je pense.
16:39 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20 décembre 2011
J'aime bien quand elle Queen
Je vous avais laissés il y a quelques jours dans un moment de suspense abusé. Personne ici ne sentait venir le rebondissement, ce qui prouve que j'ai un réel futur dans le roman policier.
En effet, ce n'était pas elle. Ca aurait pu, hein, mais en fait non. Pourtant, ladite moche regardait elle aussi dans toutes les directions avec un sourcil froncé et a plissé les yeux quand j'ai croisé son regard, comme si elle me comparait mentalement à une photo. Si ca se trouve, elle était là pour rencontrer un mâle issu d'un site de rencontres. J'aurais aimé rester pour voir le choc sur le visage du brave garçon.
Mais le temps pressait, et mes restes de bonne conscience m'interdisaient de frapper dans la chair glougloutante d'une personne à terre. J'ai donc continué mon tour d'horizon, jusqu'au moment où je l'ai vue arriver.
Elle portait, euh, des habits (ma mémoire n'est plus ce qu'elle était) et arborait le sourire radieux de la parisienne qui s'extirpe de la pollution et des pots d'échappement avec la grâce d'une danseuse de comédie musicale.
Je me relis et j'ai un doute, donc autant le préciser: la phrase ci-dessus était un compliment.
Elle ressemble à la première photo, donc à une apparition de magazine. Elle a la gracilité d'une liane ondulant dans la savane polonaise et des yeux tellement bleus que les miens en seraient presque moins biens.
Bref, elle était pas mal.
Je lui ai dit salut, elle m'a répondu coucou, la conversation était engagée sous de bons auspices. Si j'étais taquin et porté sur les jeux de mots, je dirais que c'était des auspices de bonne - mais je vais vous épargner ce moment de désespoir.
J'ai dit j'habite pas loin, elle a dit j'ai soif, j'ai dit d'accord on descend l'avenue pour trouver un bar, elle m'a dit c'est mieux que de la monter, j'ai dit tu me fais confiance, parce que je t'emmène dans un endroit particulier, elle m'a dit je sais pas tu as une gueule bizarre, j'ai dit c'est vrai mais j'ai un sexe énorme, elle m'a dit c'est vrai, j'ai dit non, elle m'a dit dommage, j'ai dit je sais.
Tout en apprenant ainsi à nous connaître, nous sommes arrivés dans l'endroit que j'avais arbitrairement choisi pour remplacer l'Impala Lounge: le Queenie.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le Queenie est le bar du Queen, situé au coin de la rue de cette fameuse boîte mi-gay, mi-homosexuelle. Il y a des tapis épais sous les pieds, de la décoration lounge sympa, des cocktails de tafiole et surtout des énormes cheminées avec un vrai feu dedans.
Je me suis dit: rassurons cette fille sur ma virilité, emmenons-la au Queenie.
14 décembre 2011
Meet her at the love parade
Il est temps de vous parler de Denver.
Parce que je sais ce que vous vous dites (les dix lecteurs qui suivent depuis la réouverture): Oh my god, mais qui est cette personne incroyable avec qui il vit, et dont il parle de manière si dithyrambique ? Quel bouleversement climatique a donc pu faire sortir de sa gangue un être aussi (presque) parfait ?
C'est une bonne question. Je vous remercie de me la poser.
Et tout a commencé sur un forum bien connu des geeks, sur lesquels nous discutions tous les deux. Je lui ai envoyé un message, elle a gloussé en replaçant une mèche folle derrière son oreille (en fait je n'en sais rien, mais j'extrapole) et nous avons convenu de nous voir.
En fait, c'est un peu comme se croiser sur un site de rencontres: on échange quelques mots, on ricane, on se montre sous notre meilleur jour, on fait des blagues nulles, et on essaie désespérément de progresser dans l'estime de la belle.
"Allez, fais pas ta tepu, lâche ton 06, vazy quoi".
Elle a pas fait sa tepu, mais elle n'a pas lâché son 06. A la place, elle m'a donné son mail et nous avons convenu d'un rendez-vous devant le Vuitton des Champs.
Et là vous vous dites: pourquoi le Vuitton ?
Et là je vous réponds: pourquoi pas le Vuitton ?
C'est surtout que, pour ceux qui suivaient mes aventures sur ce blog, j'habitais encore dans un appartement sur les Champs Elysées, et que c'était donc une manière habile de faciliter le rapprochement copulatoire si jamais nous nous plaisions.
Bien sûr, j'avais pris mes précautions: je lui avais demandé une photo. Pas parce que je suis quelqu'un de superficiel, mais parce que je me base uniquement sur le physique.
La première qu'elle m'a envoyée m'a coupé le souffle. Pendant un moment, j'ai presque envisagé l'opportunité de ne pas être à la hauteur. Des cheveux sensuels, un regard perdu dans le vague, des yeux d'un bleu profond, une silhouette fine et sportive, rien que de l'écrire, je bande.
Ce qui est ennuyeux, car ça fait pencher l'ordinateur portable sur la droite.
Bien entendu, j'ai pensé au coup fourré, à la fille qui envoyait une photo qui ne lui appartenait pas. Genre "trololol, c'était la photo de Nicole Kidman, tu pensais vraiment que... mais t'es un peu con, en fait".
Du coup, je lui ai redemandé une photo. Et elle s'est exécutée. Ca m'a coupé le souffle dans l'autre sens. Rien que de l'écrire, je débande.
Ce qui est ennuyeux, car ça fait pencher l'ordinateur portable sur la gauche.
Bien entendu, je me suis demandé ce qu'il s'était passé entre les deux photos. Il y avait un vague air de ressemblance qui excluait le traquenard Nicolekidmanesque, mais en dehors de ça...
Je me suis donc rendu au rendez-vous avec la peur au fond des yeux (et les préservatifs au fond de la poche, parce que bon).
Nous avions rendez-vous à 20h30. Il était 20h30. J'ai regardé autour du Vuitton. Mon coeur a manqué un battement en repérant une silhouette gracile qui me contemplait avec un air bovinement compatible.
Elle avait les cheveux filasses, le regard vitreux, le nez patatoïdal, la bouche flatulente.
J'ai prié pour que ce ne fût pas elle.
12 décembre 2011
Peur sur l'Advil
Bon, histoire de prouver que je ne dis pas (que) des conneries, voilà le recueil de nouvelles qui est sorti samedi.
Vous me trouverez dedans, beau, sensuel, raffiné, délicat, sexy comme un Justin Timberlake mâtiné de Ryan Gosling. Malgré le manque de talent flagrant du susdit.
En vrai, paraît que c'est pas mal du tout.

La couverture déchire tellement sa mère dans une boîte de préservatifs fourbement percés par une jeune fille obsédée par la maternité précoce que je ne peux qu'applaudir le talent de l'illustrateur.
18:04 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ca, c'était le petit youhou
09 décembre 2011
Ecrivaillon d'écrits vaillants
Bon.
La dernière fois que je vous avais abandonnés à la semi-léthargie de votre quotidien delavé, je cherchais vaguement à écrire un ou deux trucs. Le problème ne venait ni des idées, ni du talent (qui en doutait ?) mais de la nécessité de se motiver pour rester derrière un clavier pour autre chose que le streaming de la dernière série à la mode.
Heureusement, certaines personnes croyaient en moi et connaissaient les bonnes manières de me motiver (un cocktail si tu finis d'écrire une page, des pancakes pour trois pages, une pipe pour un chapitre terminé).
En-dehors de la conséquence inévitable d'une production de chapitres suspicieusement courts, cette méthode a donné des résultats au-delà des espérances.
J'ai donc le plaisir de vous annoncer que vont être publiés:
- Demain, une nouvelle fantastique intitulée Amrak, dans le recueil Malpertuis III aux éditions éponymes* (petit youhou de bonheur).
- Début avril, un roman d'heroic fantasy intitulé Un père aux éditions Asgard (grand youhou de bonheur)
- Début avril également, un roman noir dont je n'ai pour l'instant pas le droit de révéler le titre, publiée par une des maisons d'éditions les plus prestigieuses de France, si ce n'est la plus prestigieuse dans le domaine du polar. Je n'ai pas le droit de vous dire grand chose là-dessus pour l'instant, mais stay tuned, tout ça (énorme youhou d'incrédulité).
Du coup, 2012 risque d'être une année assez fertile au niveau éditions. J'ai envie de dire que Musso et Grangé n'ont qu'à bien se tenir, vu que je tente la synthèse entre les deux.
Appelez-moi Mussé.
Ou Grand Jo.
* Ca veut dire que la maison d'éditions s'appelle Malpertuis, hein, je précise à ceux qui chercheraient sur google les fameuses éditions Eponymes.
19:03 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : onno govoldo, topodoco
06 décembre 2011
Les stats, le vampire
Il va falloir que j'arrête de pondre des jeux de mots pourris. Ce n'est pas parce qu'on baigne en pleine folie Twilight avec les abdos de loup-garous en option qu'il faut se laisser corrompre.
Bref. Après une absence aussi longue, je fus ravi de réaliser qu'il y avait de nouveau un trafic important sur ce blog. Ce n'est pas l'affluence des heures glorieuses de la vodka par intraveineuse, mais c'est un super début.
Je me préparais à bondir dans tous les coins tel Tigrou sous MDMA lorsque j'ai repéré les sites qui m'envoyaient des visiteurs:
Je ne sais pas où les liens sont allés se caser, mais ça me fait peur, un peu.
Ceci dit, ce n'était que le début. Ce qui m'a achevé, c'est ça.

Déjà, pour taper une telle recherche, faut être motivé.
Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi ça tombe chez moi ?
03 décembre 2011
Love, love mi-doux
C'est quand même marrant, mais la première question qui vous vient aux lèvres alors que je rouvre ce blog, c'est "ben alors, t'es de nouveau célibataire ?"
Pas de "oh putain, comment ça va la santé", pas de "ah ben c'est cool, le boulot, tu t'en sors ?", pas de "et alors, t'es devenu un écrivain célèbre ?", juste une interrogation bassement matérielle sur la nature des copulations à venir sur 2012.
Dans un sens, vous avez raison de vous interroger. Je relance d'habitude le blog au moment des ruptures, histoire de séduire les lectrices consentantes et les attirer dans un univers de stupre, de luxure et de cordons bleus mal cuits sur une poêle à moitié carbonisée.
Sauf que là, non.
Depuis bientôt neuf mois, j'habite avec une fille que nous appellerons Denver car, comme le dernier dinosaure, c'est mon amie et bien plus encore (et puis c'est aussi la capitale du Colorado, ce qui ne peut que rajouter à son charme).
Elle est belle, drôle, intelligente, sensible, fragile, compréhensive, sensuelle, complice, ironique, cultivée, raffinée, gentille, et elle nettoie mon vomi lors des soirées trop arrosées. Bref, c'est la femme parfaite.
Vous en déduirez qu'il ne faut jamais désespérer. Comme l'annonçait voici déjà trente ans la grande philosophe Zézette Epouse X, chaque pot a son couvercle.
J'ai juste mis du temps à trouver le bon opercule.
01 décembre 2011
S'il se nettoie, c'est donc ton frère
C'est marrant, l'état dans lequel on récupère un blog après autant d'arrêt. Je ne sais pas si vous vous en êtes rendus compte, vous qui passiez en pélerinage fleurir la tombe du Batracien Inconnu, mais ça avait été méchamment spammé dans le coin.
Il suffit qu'on laisse un site sans surveillance et paf, des pubs pour des sites de viagra, de matériel de ski, de bennes à ordures ou de rachats de crédits.
Seulement depuis le temps, ils sont devenus malins, les fourbes. Ils ont vite constatés que poster un commentaire avec marqué "OMG you want grosse bite ? Deutsche Technologie !" provoquait une modération rapide. Du coup, ils ont clairement amélioré leur coup en bidouillant des programmes capables de tirer des mots-clés d'un article et de composer une réponse vaguement compatible*.
C'est ainsi que je me suis retrouvé avec des commentaires du genre "haha, trop bien, faut absolument que j'essaie" postés avec un lien vers du pénis enlargi, ou encore "mdr, trop fort ce blog, je reviendrai" posté par du matériel agricole, sans même parler du "ouais, c'est pas faux, enfin c'est pas vrai non plus mais c'est pas faux, ya débat quoi" qui renvoyait vers des sites d'achat d'or.
J'ai envie de dire qu'on arrête pas le progrès. Bientôt, je me ferai insulter par des bots de sites de cuisine bio.
Quoi qu'il en soit, le site est propre, "ça" va donc pouvoir commencer.
* Soit ça, soit ils ont engagé des chinois à la pelle et les font poster des "trop mort de lol" sur tous les sites qu'ils dénichent, ce qui donne une assez bonne idée de l'enfer.
19:26 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : take the blue pill, neo