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27 septembre 2009

Mary et Max en miramax

Même du temps de ma splendeur, lorsque je déployais mes ailes comme l'aigle noir qui se demandait s'il s'agissait d'un beau jour ou d'une nuit, lorsque les hommes m'enviaient et me demandaient des conseils pour réussir leurs oeufs au plat sans en mettre en dehors de l'assiette, lorsque les filles prépubères me lançaient leur culotte XXS au visage avant de me proposer une copulation sauvage d'au moins une minute à l'arrière d'une Simca 1000, même à cette époque, je n'étais pas un blogueur influent.

C'est donc avec un bonheur mélangé d'incrédulité que j'ai reçu voici quelques jours une invitation pour l'avant-première de Mary & Max, avec cocktail, champagne, petits fours et intervention du réalisateur. Enfin, les gens reconnaissaient mes qualités influençatoires ! Enfin, les agences de com avaient réalisé à quel point j'étais indispensable pour le lancement d'un nouveau blockbuster. Enfin, mon nom apparaissait dans les listings les plus hype.

(Bon, en réalité c'est pas vraiment ça, c'est Alexiane qui avait des places et qui a pensé à moi et ça c'est quand même plutôt youhou).

Bref, j'ai rendez-vous le jeudi soir à 19h30 précises pour me mêler au monde merveilleux de la blogosphère, prendre du champagne et des petits fours, puis profiter de la séance à 20h00.

Evidemment, j'ai trouvé le moyen d'oublier l'heure et de partir de chez moi vers 19h55. Heureusement que le cinéma est à deux pas, ça me permet de piquer un sprint pour tenter de sauver les meubles. J'arrive devant le cinéma à 20h01, les portes sont fermées et il n'y a plus personne.

Oops.

Je fais le tour du ciné, je trouve l'entrée de service, je tombe sur un gardien à qui j'explique la situation ("coucou, je suis un influent et en fait j'ai raté l'heure de l'influence"). Ouf, je rentre. Tant pis pour les petits fours, au moins la Grenouille is dans la place. C'est parti pour la projection.

 

 

 

Alors que dire ? Mary & Max, c'est un film d'animation qui raconte l'histoire d'une petite fille moche et bouboule qui correspond par hasard, ennui et courrier avec un autiste moche et bouboule.

Dit comme ça, on pourrait hésiter à aller le voir, mais en fait c'est pas mal du tout. On saluera la prouesse technique et le talent mis dans l'animation de ces petites figurines en pâte à modeler, à des années lumière d'un Wallace & Gromit (qui reste culte, hein, je vous rassure). Une histoire touchante, des partis pris osés au niveau du scenario, un soupçon de gore, un peu de romantisme et globalement un bon moment passé. Il semblerait d'ailleurs qu'il soit bien parti pour la course aux oscars.

Est-ce qu'il faut aller le voir ? Bah c'est agréable, assez profond, avec plusieurs niveaux de lecture (Niveau 1: ils sont moches, niveau 2, ils sont sensibles, niveau 3, ils sont complémentaires, niveau 4, il y a des allusions aux schtroumpfs). Et la musique est excellente.

Quant au réalisateur, il est adorable et passionné par son film. Il a passé plus d'une heure à répondre aux questions des spectateurs déchaînés, avec gentillesse et exhaustivité.

Conclusion: vive les australiens, ils savent faire des films sans kangourous.

20 septembre 2009

Aussi bleu qu'une grenouille

Aujourd'hui, j'ai pu avoir la confirmation de l'incroyable mauvaise foi de l'espèce féminine, en l'occurence incarnée par Elle.

Nous avions eu hier une discussion passionnante, et un pari tout aussi passionnant, sur la couleur du T-shirt que j'utilisais pour les travaux dans le nouvel appart. Oui, nos soirées sont intensément sexuelles et exotiques. Elle disait vert, je disais bleu.

Evidemment, puisqu'il s'agissait de mon T-shirt, j'avais raison, mais la perverse d'en face soutenait mordicus que non, que c'était vert, que j'allais voir ce que j'allais voir.

On a vu.

On est arrivés dans l'appart où trônait le t-shirt bleu, je lui ai montré avec un gloussement de hyène en semi-rut... et elle a croisé les bras en disant "ben quoi, il est vert".

...

Bon, je veux bien qu'il y ait parfois des doutes entre le vert et le bleu, mais là c'est quand même assez tranché, hein. Je me regarde dans la glace, des fois que la couleur ait mué au moment où je l'ai mis, mais non.

"Euh, c'est exactement la même couleur que mes yeux... c'est bleu, quoi".

Elle a un temps de pause devant cet argument, mais il en faudrait plus pour l'arrêter.

"Ouais, ça prouve qu'en fait t'as pas les yeux bleus mais verts".

Ah.

Dans un dernier élan de préservation de son orgueil vacillant, elle prend une photo à contre-jour et l'envoie à son répertoire pour avoir leur avis. Je me penche par-dessus son épaule et lui fais effacer le "réponds vert !" qu'elle tentait de rajouter discrètement.

Trente messages envoyés, les réponses se mettent à pleuvoir: "bleu", "bleu", "ben il est bleu", "ben c'est bleu", "c'est bleu, pourquoi ?", "euh, bleu ?", "moi je le vois gris" (sa soeur), "il est vert pourquoi ?" (sa cousine), "bleu","je dirais bleu", "bleu, ya un piège ?", "bleu".

Devant autant de preuves de sa défaite humiliante (et des gènes daltoniens qui caractérisent sa famille en général), je pensais qu'Elle baisserait honteusement la tête et m'accorderait la fellation-de-la-victoire (tm).

Mais non.

A la place, elle a changé son statut facebook en "dites vert, bordel de merde".

 

...

 

Je la hais.

 

 

17 septembre 2009

Je progresse, je progresse...

- Pute !

...

- Euh... salope !

...

- Euh....euh...

...

- Chienne ?

15 septembre 2009

Harry s'y pèle

"Chérie, c'est quoi encore un impetigo ?"

"C'est le contraire d'un grand maigre"

...

...

Le pire, c'est qu'elle a trouvé le moyen de cacher son visage dans ses mains en gémissant "mon dieu, je deviens comme toi".

 

Merde.

08 septembre 2009

Aéro-porc

Pour ceux qui m'accusent toujours d'exagérer dans mes notes, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie. Aucune personne ne pourrait accumuler autant de loseries à la suite et y survivre. Et pourtant, et pourtant...

Ce lundi matin, j'avais donc un avion. A 7h et des brouette du matin. A l'autre bout de Paris. Etant d'une nature foncièrement ponctuelle et prévoyante comme tout le monde ici le sait, j'avais réglé mon réveil très tôt et réservé un taxi pour 5h30. Ca me laissait amplement le temps de faire enregistrer mes bagages et prendre un croissant dans la zenitude la plus totale.

Seulement à 5h30, pas de taxi. A 5h35, pas de taxi. A 5h40, que nenni dans mon postérieur - et mon portable sonne. C'est l'agence de taxi, qui m'explique que ma voiture a eu un accident et qu'on en envoie donc un autre.

...

5h50, avec seulement vingt minutes de retard sur le programme, un taxi s'arrête devant moi. Nous appellerons cela la première lose.

Je monte, le chauffeur s'excuse pour l'accident de son compère, on est partis, je lui explique que je suis à la bourre, il appuie sur le champignon et grâce à une circulation convenable j'arrive à l'aéroport presque à l'heure. Ouf. Mais dans l'urgence du moment, j'oublie de lui demander une fiche jusqu'à ce qu'il commence à démarrer. J'hésite à le rattraper mais l'heure tourne et je ne veux pas rater mon avion - le taxi, ce sera pour ma gueule. Et nous appellerons cela la deuxième lose.

Je m'engouffre dans l'aéroport en faisant rebondir ma valise à roulettes, fidèle compagnon de mes instants de puçalité tranquille et adolescente, sur les escaliers rugueux et menaçants. Bong, fait la roulette gauche en se brisant en deux. Tloctloctloctloc fait déormais ma valise en râpant le sol, réveillant tous les clodos du coin et faisant se tourner les yeux des passagers en instance de départ. Ce n'est pas grave, la honte n'a plus de prise sur moi et ce sera ma troisième lose.

J'arrive devant une hôtesse, je demande où s'enregistrer avec un billet pré-réservé, elle m'indique une borne pour m'éviter la queue. Je tape le code: "votre billet est arrivé à expiration, désolé". Quatrième lose.

Je retourne vers l'hôtesse, paniqué, convaincu d'avoir loupé mon avion. Elle m'accompagne, tape le code, et mon billet sort. "Vous avez dû vous tromper", qu'elle me fait avec un regard plein de commisération qui vient éteindre tout le désir qu'elle éprouvait certainement jusque là pour la prestance de mon corps dégoulinant de sensualité. Je la regarde avec un air bête. Cinquième lose.

Je passe les portillons avec mes bagages et ce n'est que dans le lobby que je réalise qu'on m'a laissé rentrer avec tous mes bagages sans les enregistrer. Eh oui, j'ai toujours (en plus de l'ordinateur et du porte-documents du boulot) ma valise qui fait scrouic scrouic. Je fais demi-tour mais on m'explique qu'il est trop tard et qu'il faudra que je me démerde avec les hôtesses de l'avion. Sixième lose.

Je vois l'embarquement de mon vol qui se termine. Hors d'haleine (j'aurai beaucoup couru, dans cette histoire), je me précipite vers elles (scrouic scrouic scrouic) et j'explique mon cas. Elles sont compréhensives, ouf. Elles prennent mon billet et le scannent.

"Ah mais attendez, vous n'êtes pas sur ce vol, c'était le dernier appel pour celui de 6h40, vous c'est 7h10"

...

Septième lose.

...

Je fais demi-tour (scrouic, scrouic, scrouic) et vais m'asseoir en attendant patiemment le bon embarquement. Le temps passe, le temps passe, le temps passe.

Ca y est, c'est reparti. J'explique de nouveau l'histoire de la valise, elles opinent du bonnet (C) et je tends donc ma carte d'identité avec mon billet. Aussitôt, leur regard se charge de suspicion. C'est fou ce qu'une hôtesse peut suspicer quand elle le veut. Je me recroqueville sous les yeux inquisiteurs. Ca y est, qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis sur la liste des criminels d'Interpol ?

"C'est vraiment vous, sur la photo ?"

Je reprends ma carte d'identité, je regarde... évidemment je ne leur ai pas tendu la mienne, mais celle d'Elle, que j'avais embarqué la veille pour lui récupérer un recommandé à la Poste.

...

Huitième lose.

...

Je tends la bonne carte, on me valide, je m'engouffre dans l'avion (scrouic, scrouic, scrouic) dont les compartiments bagages sont bondés. Evidemment, aucun endroit pour mettre une valise de 15kg. J'ai vaguement la larme à l'oeil. De nouveau, les hôtesses viennent à la rescousse et se chargent de trouver un emplacement potable sous le regard furieux des autres passagers qui attendent le décollage.

"Euh, désolé" je fais.

Neuvième lose.

 

 

Si l'avion s'était écrasé, ça aurait pu faire un compte rond. Mais non, on se sera arrêté à neuf. Il faut croire que le destin finit par se lasser de toujours taper sur la même personne. Maintenant, je ne crains plus qu'une coupure de courant qui me fasse perdre mon article, ou que le lustre au-dessus de ma tête se décroche et me foudroie au milieu d'une phrase mais rassurez-vous, les probabilités sont assez f

 

 

 

03 septembre 2009

Hair conditionné

Il y a des jours où je me rends compte que j'ai vraiment un problème de superficialité. Alors oui, je sais, je vous emmerde depuis des années avec mes fantasmes de filles accroupies, anorexiques ou aux longs cheveux qui cascadent sur leurs épaules d'albâtre, mais là on commence à atteindre des sommets.

Prenez le dernier clip de Shakira, cette fille que j'ai toujours trouvé absolument sublime - et pas seulement en raison de ses habiles mouvements pelviens. Pendant toute la durée de la chanson, elle est effectivement magnifique. L'hypothèse d'un fourbe montage et photoshoppage ne m'a pas échappé, mais franchement le résultat est admirable.

Seulement voilà.

Dans la fin du clip, elle s'attache les cheveux. Et aussitôt, je la trouve quelconque. Mais vraiment quelconque, au point de se demander si je lui adresserais la parole dans un bar. Tout le charme a disparu, le côté félin, la chevelure ondulante.

Soignez-moi. Je crois que j'en ai besoin.

 

 

 

 

 

 

(Ceci dit, je ne dois pas être le seul car ça fait une heure que je cherche une photo pour illustrer cet article et il semble que personne n'ait mis en ligne de photo d'elle avec ce type de coiffure).

02 septembre 2009

Back to life, back to reality

Début du nouveau taff lundi qui vient.

Ca veut dire la fin des grasses matinées, de la glande, de la piscine, des jeux videos, des copulations, des chaînes musicales, des T-shirts informes.

Ca veut dire remettre un costard et cette fois, cette fois, s'ingénier à être d'une ponctualité et d'une élégance à toute épreuve (si j'ai bien appris quelque chose de mon précédent boulot, c'est que l'image et les rumeurs ont plus de poids que les résultats).

Ca veut surtout dire prendre l'avion à 6h30 du matin.

Fuck.

01 septembre 2009

Rencontre du troisième âge

Je ne sais pas si vous connaissez cet excellent dessinateur appelé Monsieur Le Chien (j'en profite, je lui fais un peu de pub). Il a notamment fait une planche critiquant les moeurs de certaines personnes âgées, qui considèrent que tout leur est dû en raison de leur vieillesse, et que la politesse ne s'applique pas à eux.

Eh bien je viens d'en avoir une illustration frappante (et surréaliste) dans la queue de l'agence Orange du coin

(Petite parenthèse: ça fait un an que je me fais prélever 50€ par mois pour téléphone et internet pour mon ANCIEN appart sans que j'aie jamais eu le temps et l'énergie de résilier. Je pensais que ça serait un véritable parcours du combattant et en fait la vendeuse a cliqué sur deux pauvres boutons et me voilà désabonné, bordel de couille en boîte, si j'aurais su j'aurais venu plus tôt, fin de la parenthèse).

Je suis donc en train de patienter avec mes factures à la main en sautillant d'une jambe sur l'autre, quand la porte s'entrouvre sur un courant d'air automnal et une horrible vieille dame genre soixante-dix-ans-mais-mal-conservée avec une canne à la main et les lèvres entrouvertes sur des chicots jaunis. Et la litanie commence.

"Putain de bordel de merde de boutique de merde ! C'est mal indiqué et ya du monde et vous croyez que les gens se pousseraient ? Bordel mais c'est pas vrai, putain, c'est un bordel de bouge ici, et où est-ce que je vais pouvoir m'asseoir, hein ? Ya pas de sièges, vous croyez que les gens y auraient pensé ?"

Il y avait effectivement un siège, occupé par un client qui patientait comme moi, un cadre sup en costume impeccable, Neuilléen jusqu'au bout des ongles, qui se lève sans se départir de son sourire ultrabrite et lui tire la chaise en lui murmurant "gardons le sourire, madame, gardons le sourire".

Mais ce n'est pas suffisant pour notre harpie qui regarde le siège d'un air mauvais.

"Et vous croyez que je vais en faire quoi, vous voyez pas qu'il est trop haut, et comment je m'assois dessus ? Mais vous avez du jus de citron dans la tête, putain de bordel de merde, ou quoi ?"

Le client ne laisse pas glisser sa politesse et entreprend de lui baisser le siège, sous les regards soucieux des employés du magasin. Sans un merci ni un regard, la vieille s'asseoit et commence à laisser fuser toutes les minutes des commentaires acerbes sur la lenteur des gens et le fait que la France part à vau l'eau.

Arrive mon tour, la vieille essaie de me passer devant en me glapissant qu'elle est mal installée de toute façon et que je peux bien attendre plus longtemps qu'elle. Ce sur quoi je lui rétorque en gros que je lui pisse au cul.

En gros, ça voulait dire un truc du genre "madame, je vous aurais donné ma place avec plaisir si vous aviez fait montre d'un minimum de politesse mais là, ça ne me donne absolument pas envie de vous rendre service, donc patientez sur votre siège inconfortable jusqu'au jugement dernier".

(En fait c'était un peu moins lyrique que ça mais j'aime bien me mettre en valeur).

S'ensuit une salve de postillons comme quoi je suis une ordure, un pourri, que les jeunes n'ont plus aucune valeur et qu'elle ferait bien mieux de se retrouver au cimetière après tout où elle ne dérangera plus personne. Je hoche la tête avec sagesse pendant la résiliation de mon abonnement.

Puis l'autre guichet se libère et la voilà enfin en place.

"Ah ben c'est pas trop tôt ! Bon, dépêchons-nous, je voudrais avoir le bottin du Liechtenstein, j'y vais bientôt et je veux savoir si c'est un trou aussi paumé que je le crois ou s'il y a aussi des commerces et des trucs comme ça, alors maintenant que j'ai fait la queue à cause du gros con là (moi), ça serait bien que vous me le donniez rapidement avant que je m'énerve".

Le vendeur bouche-bée: "Euh, ici on est dans une boutique Orange"

"Vous êtes bien France Telecom aussi non ?"

"Ben oui"

"Alors passez-moi le bottin du Liechtenstein. Faut que je vous apprenne votre métier ou quoi ?"

"Mais on n'a pas de bottin ici"

"Ben alors je fais comment ?"

"Ben je sais pas trop en fait"

"Mais vous êtes complètement con ! Alors j'ai fait la queue pour rien ? Mais vous connaissez pas votre boulot ou quoi?"

"Ben en fait je vends des téléphones moi..."

"Ouais vous vendez des téléphones donc vous avez des bottins aussi !"

 

La conversation a tourné en boucle pendant dix minutes sous le regard hilare des autres, pendant que toutes les suggestions du vendeur de plus en plus désespéré se voyaient impitoyablement écartées.

"Essayez La Poste ?"

"Ils ont pas de bottin j'ai déjà demandé !"

"Essayez internet ?"

"C'est quoi internet ?"

"Essayez les renseignements téléphoniques ?"

"J'ai mal aux doigts, j'aime pas composer le numéro, et puis je comprends rien au téléphone, je préfère me déplacer"

"Essayez l'ambassade du Liechtenstein ?"

"Là vous êtes en train de vous foutre de ma gueule ?"

 

...

J'ai raté la fin de la discussion, mon dossier étant finalement résilié. Je n'aurai donc jamais l'épilogue.

Dommage.

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