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18 mars 2009
Sans commentaire
Hier, lors d'une intense discussion sur les prénoms masculins et féminins, on a évoqué le nom "Sofiane".
- Ca, c'est typiquement le nom d'un délinquant, me suis-je permis de remarquer
Il y a eu un grand silence.
- Tu dis ça parce que t'es un sale raciste ?
- Non, je dis ça parce que c'est bien connu, Sofiane Anti-Police.
Le silence a perduré. Je crois que mon humour est incompris.
22:05 Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : drame, désespoir, remise en question, suicide au kamoulox
15 mars 2009
Equation
Banana + tafioles amoureuses + t-shirt rose + non-tafioles amoureuses + alcool + départ précipité + lapdance = bordel.
05:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : banana split
12 mars 2009
I'll be there for you (when the rain starts to pour)
"Un vrai ami, c'est quelqu'un qui donnerait son rein pour toi si tu en avais besoin, et pour qui tu ferais la pareille".
Cette phrase m'a fait l'effet d'une baffe avec double-salto intégré. Je ne connais personne qui me donnerait de rein, et je tiens pas mal aux miens, en fait.
En réalité, je n'ai pas d'amis. Cette réalisation me consterne.
21:53 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
11 mars 2009
Le plombier et son gros tuyau
Pour ceux qui suivent un peu les péripéties de la Grenouille's family malgré le manque de posts sur ce blog, j'ai commencé depuis deux semaines des travaux de rénovation dans mon appartement, pour transformer l'antre du stupre et de la luxure en une antre du stupre et de la luxure, mais en mieux.
Ca veut dire tout casser, salle de bains et cuisine. Et vu mes deux mains gauches, ça veut dire faire appel à une société de rénovation (cf le devis un peu plus bas, caramba).
On m'a toujours dit que les ouvriers dans le bâtiment étaient de vieilles flemmasses et/ou arnaqueurs qui faisaient traîner tous les chantiers, partaient tôt et arrivaient tard, glandouillaient vaguement entre midi et deux, et au final étaient incapables de finir dans les temps les humbles tâches que leurs maîtres bourgeois leur délèguent (salauds de pauvres). Du coup, comme tout parano qui se respecte, je m'attendais à les voir débouler vers 10h du mat, ce qui me permettrait de profiter de mes habituelles grasses mats avant d'arriver au boulot.
Mais que nenni dans ton postérieur.
A 7h45, les voilà-t-y pas qui arrivent, heureux de vivre et sans parler un seul mot de français, à débarquer dans l'appart alors que voilà, quoi, on est encore en train de dormir béatement avec un petit filet de bave qui coule sur l'oreiller. Ouais, parce qu'ils ont les clefs de l'appart, et je peux vous dire que ça fait étrange d'entendre la porte s'ouvrir alors qu'on est encore en boxer.
Respect total, hein, niveau horaire ils assurent (d'autant plus que je suis repassé un jour vers 17h et ils étaient toujours là, respect bis). Mais s'ils pouvaient apprendre à sonner avant d'entrer, ça serait encore mieux.
Parce que parfois, ils en font un peu trop. Comme ce samedi après-midi où, après une grasse matinée bien méritée pour purger la soirée de la veille (que nous appellerons désormais la "mais-elles-sont-moches"-party), j'étais fort occupé à honorer ma compagne en missionnaire et dans le noir (il paraît que ça se fait de temps en temps pour maintenir sa position de mâle dominant).
Quand tout à coup, bruit de clef dans la serrure, porte qui tourne sur ses gonds, et deux ouvriers qui débarquent pour récupérer les sacs de gravats qu'ils n'avaient pas encore évacué et les emmener à la décharge.
Ca surprend.
13:10 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08 mars 2009
Les mûrs de la honte
Je crois qu'on n'est pas sortables, parfois. Enfin, surtout Elle.Surtout avec un coup dans le nez provoqué par l'ingestion à jeun des apéritifs de Mister Bitch ("mais t'as pas encore testé la vodka Litchi ? Mais tu sais pas ce qui est bon pour le teint, chérie !") et du champagne de Gauthier ("j'ai pas une thune mais je vous emmerde, une soirée sans champagne c'est comme une capote sans date de péremption: on s'en méfie").
J'aurais dû me douter que ça allait partir en couilles, la dernière fois qu'elle était imbibée, Elle avait tenté (sans succès) de vomir sur la file de gauche du périph' et (avec succès) de retapisser les roues de ma voiture. Je pensais donc que, comme d'habitude, Elle glouglouterait dans un coin et que je la ramènerais sur l'épaule jusqu'à l'appart, histoire de profiter de son état d'ébriété pour baiser avec amour.
Seulement j'avais oublié que l'alcool influait aussi sur certains centres d'inhibition, notamment ceux qui gèrent la honte, les bonnes manières en société, et la capacité à siffler un cappucino le petit doigt en l'air. Ainsi, à la table du bar où on a fini par échouer, nous avions deux filles comme voisines.
"Oh, des filles" ai-je fait remarquer avec cette malice sournoise qui fait le bonheur de vos heures de lecture.
Aussitôt, Elle a planté son regard mauvais dans la direction de cette sourde menace.
"Ah non mais ça va, elles sont moches" a-t-Elle tranché, définitive.
C'est fou ce que la voix porte, quand on est bourrée. Les deux filles ont interrompu une seconde leur conversation.
"Ah ben oui, vous êtes moches, mais enfin en même temps, c'est pas votre faute hein"
Elles tentent de reprendre leur conversation, mais sans succès car hop, nouvelle interruption. Cette fois c'est Gauthier qui s'en mêle, lui aussi vaguement alcoolisé, le sourire niais aux lèvres.
"Euh, salut, vous êtes adorables, c'est juste pour vous dire que je kiffe tes chaussettes, elles sont complètement trop assorties avec ton chemisier, c'est énorme"
Il n'a pas le temps de terminer ses compliments qu'Elle reprend le fil de ses pensées.
"Ouais et en plus elle est moche. Et puis mon mec il est avec MOI, pas avec une moche".
C'est le tour de Mister Bitch de se présenter, la main tendue.
"Coucou, c'est Mister Bitch, comment ça va, vous aimez la soirée ?"
"Ouais mais elles sont mooooches !" hurle l'amour de ma vie.
...
Il y a des moments où on se demande ce qu'on fout là. Désespéré, on cache son visage dans ses mains - et on accroche du coude une flûte à champagne qui vient exploser sur le sol.
...
Regards consternés de l'assistance. Au final, quoi qu'ils disent, quoi qu'Elle dise, je resterai le boulet de service. C'est rassurant.
PS: par l'action magique d'un coiffeur inspiré et de mouvements de ciseaux artistiques, Elle a définitivement basculé dans le camp des Putafranges. Tout don pour la famille et l'aider à supporter le choc serait grandement apprécié.
01:40 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : a ce niveau là c'est plus mûr, c'est blet
05 mars 2009
France d'en-bas, caca
Rappel d'impôts 2007: 9 500€
Premier tiers d'impôts 2008: 3500€
Ravalement de façade de l'immeuble: 1 000€
Réfection totale de l'appartement: 9 000€
Rappel de charges de copropriété un peu oubliées dans un coin: 2 000€
Epée de Damoclès des 80 PV en retard qui vont finir par me rattraper: 1 000€
Investissement (quasi-)obligatoire dans le LBO de l'entreprise: 10 000€
Effondrement des valeurs boursières: 10 000€
Pertes au casino (oui, bon): 200€
Se voir refuser sa carte au restaurant, ça n'a pas de prix.

I am sur la paille (un peu comme Jésus, mais sans l'encens ni la myrrhe ni la zoophilie).
PS: Non, ce n'est pas Gauthier sur la photo mais il paraît que quand on n'a pas grand chose à dire, foutre des gens à poil peut aider à focaliser l'attention.
23:18 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : argent, trop cher, trop grand, la vie n'a pas de prix
03 mars 2009
De retour !
Eh oui, je suis encore en vie. Je ne me suis pas Bretnaché dans les cours d'eau du coin et n'ai fréquenté aucun figuier. Bref, en pleine forme avec plein de choses à raconter (en partant de la Saint-Valentin parce que c'est clair qu'il y a du retard).
En plus, je mène une vie assez palpitante. La preuve, j'ai redécouvert aujourd'hui le plaisir des oeufs à la coque.
21:57 Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : cuisson 3 minutes, douche comprise