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15 février 2009
Beuh
Trop bourré pour raconter... ça veçndra;;;
ENFIN VIENDRA
03:06 Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : aie, ouilla;, aille
13 février 2009
Prem's
Il y aurait plein de choses à raconter (et il va y avoir plein de choses racontées) sur la journée d'audience d'Elle, confrontée à son pervers.
Mais comme étaient présents 7h48 et Gajal d'une part, et que Elle-même n'arrête pas de me piquer les scoops pour son blog, je pré-empte la phrase-culte de la comparution.
"Non mais je respecte toutes les femmes, hein, même les salopes, j'te l'jure m'sieur l'juge".
...
Ca, c'est fait.
01:12 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : dans ton cul
10 février 2009
Ring - Freddie - Saw - GPS
On ne dirait pas comme ça, mais les objets les plus innocents du quotidien peuvent se révéler empreints d'une malveillance tenace (et je ne parle pas uniquement des cintres).
Prenez un GPS, par exemple. Ca ne paie pas de mine, comme ça. On pourrait même croire que c'est plutôt bon enfant, avec cette voix pseudo-sensuelle qui vous indique où tourner et vous permet d'éviter à votre copilote de regarder une carte de la région au lieu de chanter à tue-tête du Michel Polnareff (c'est un exemple).
Oui, à l'oeil non exercé, le GPS semble être un allié indéfectible dans la lutte contre les embouteillages, les raccourcis foireux et les rues à sens unique.
Seulement ce n'est que de la comédie. Observez-le de plus près. Regardez la manière chafouine qu'il a de vous jauger, avec sa petite lumière qui pulse, bip, bip, bip. Qu'est-ce qui vous dit qu'il ne vous épie pas ? Qu'il ne guette pas le premier moment de faiblesse pour vous sauter à la gorge ?
Ecoutez mon histoire, jeunes gens de tous horizons, écoutez et frémissez, car plus jamais vous ne regarderez un GPS de la même manière...
Tout avait commencé à la fin d'un film de vampires, qu'on pourrait vaguement qualifier de film d'horreur (à deux moments, il y a des yeux qui s'ouvrent alors qu'on croit qu'ils sont morts, et ça fait PEUR). Elle bavouillait sur mon épaule, à moitié endormie, et je réalisai soudain qu'il était minuit, que nous étions en vacances, et que nous nous encroutions comme deux bourgeois qui sont comme les cochons.
Du coup, saisi d'une soudaine envie de romantisme échevelé et de JamesBonderie à portée de portefeuille, j'ai titillé Elle du bout de l'orteil.
- Hey, j'ai une super idée ! j'ai fait
- Ronfllloumf... elle m'a répondu
- Et si on allait au casino, et ce serait trop la classe, et on gagnerait du fric et je serai James Bond et tu serais pas mal non plus ?
- Ronflzzzzz... a-t-elle acquiescé.
Afin de l'aider à se décider, je l'ai poussée du haut du lit et elle s'est lamentablement croutée par terre.
...
Puis ce fut l'affrontement des regards.
- Attends, t'es en train de me dire que tu veux qu'on se réveille, qu'on sorte du lit (bien chaud), qu'on se rhabille, qu'on aille dehors (bien froid), tout ça pour assouvir ta passion débile du jeu ?
- Euh, oui, j'ai répondu
- Ah, alors d'accord elle a fait.
Franchement, vous en connaissez beaucoup qui accepteraient ce genre de caprice de femme enceinte ? Je lui aurais demandé une levrette à double piston, c'aurait encore été compréhensible, mais quitter la chaleur du sommeil pour la neige de la nuit grenobloise... Faut croire qu'elle était de bonne humeur, ou que c'est la fille la plus formidable du monde. Parce qu'au final elle m'a suivi et on s'est engouffrés dans la voiture.
Et c'est là qu'intervient le GPS, que je parie que vous avez complètement oublié.
- Bon, oukilé le casino ? demande-t-elle en se préparant à le programmer.
Comme tout mâle gonflé à bloc, j'avais bien entendu prévu le coup et j'avais imprimé les pagesjaunes pour le casino d'Uriage (38).
- A Uriage (38), je lui réponds.
Elle programme le bidule, il ronronne doucement comme pour nous amadouer, et nous indique une direction;
Au début tout allait bien. Il y avait de la nationale, il y avait même un tronçon d'autoroute, des réverbères sur le chemin, de la lumière pour guider notre voie vers la Terre Promise, de la bonne musique dans la voiture (Polnareff, si tu nous entends...). Nous suivions aveuglément notre fidèle guide avec amour et tendresse.
Lorsqu'il nous a fait quitter les chemins balisés pour une petite route de montagne, les premiers doutes ont surgi. Mais bon, Uriage, de mémoire, c'est plus en hauteur que Grenoble, donc pourquoi pas.
Lorsque le chemin balisé est devenu trop étroit pour que deux voitures se croisent, nous avons commencé à nous poser quelques questions.
Lorsque la seule source de visibilité à cent mètres à la ronde est devenue la lumière de la lune (cachée derrière les nuages, suivez un peu), nous avons commencé à nous demander ce que c'était que ce bordel.
Lorsque le chemin a commencé à tourner abruptement à flanc de falaise, avec un précipice directement sur la droite de la route détrempée, nous avons commencé à baliser (enfin Elle, moi j'étais brave et courageux et j'avais super peur).
Lorsque le GPS nous a indiqué avec un bonheur indicible qu'il fallait continuer 16 km (seize) sur cette route, l'inquiétude a commencé à monter.
Lorsque les épingles à cheveux se sont succédées, le genre d'épingle qu'on ne peut prendre qu'en première et encore, sans trop de bagages dans le coffre, on s'est dit que ce n'était pas le genre de route qu'on imaginait pour se rendre dans un casino ultra-power-chic, pour se la péter avec des fringues fashion que même à Paris on est en avance de deux saisons.
- Tu crois qu'on est perdus ? Elle demande
Moi, j'étais en train de fredonner qu'il n'y avait qu'un cheveu sur la tête à Mathieu, mais en réalité je me posais la même question.
- Ben regarde, le GPS nous dit que c'est par là.
- Ouais mais tu crois qu'on peut lui faire confiance ?
- Chais pas...
On a commencé à regarder notre fidèle compagnon en plastique avec méfiance. Il faut dire qu'une fois que la confiance est brisée, c'est difficile de la rétablir. On commence tout de suite à imaginer le pire, qu'il essaie de nous perdre, ou de nous livrer en pâture à d'infâmes monstres des montagnes, des dahus morts-vivants aux pattes agiles.
Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn...
Lorsque l'obscurité devient complète, que la pluie continue à fouetter notre voiture, que les pleins phares suffisent à peine à nous éviter de plonger dans le ravin, lorsque nous croyons notre dernière heure arrivée (j'en rajoute ? d'accord j'en rajoute), nous débouchons enfin à Uriage. Un paisible village de montagne, toujours sans éclairage, une myriade de petites maisons sans âmes.
Pas de casino en vue.
Nulle part.
Nos regards se croisent. Je sens confusément que, quelque part, il est possible qu'Elle m'en veuille pour l'avoir tirée du lit et emmenée dans ce fiasco. Mais comme Elle est géniale et formidable et plein d'autres qualités qu'on ne saurait énumérer sans faire le faux-cul, elle ne dit rien. Elle se contente de regarder dans les points d'intérêt du GPS où se trouve le casino le plus proche.
Pas de casino en vue.
Nulle part (enfin si, à 40 bornes).
- Bordel ! Je fais.
- Bordel ! Elle fait.
Finalement, dans une illumination, je m'empare de mon fragment des pages jaunes et je compose le numéro.
- Allo, le casino d'Uriage, j'écoute ?
- Euh oui ! Coucou, on est à Uriage, on a trop la classe, on va faire sauter la banque, mais en fait, euh, on n'arrive pas à trouver le casino.
- Vous êtes où ?
On lui indique notre position, il nous explique le chemin, et nous voilà à prendre une nouvelle route pour descendre de la montagne (sans cheval). Cinq minutes plus tard, nous sommes devant le casino.
Et juste devant nous, il y a une bretelle d'autoroute.
...
Je crois que ce GPS va aller à la poubelle.
23:21 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : gps, psg, même combat: on atteint pas le but
08 février 2009
Ignorance is glisse
Passer deux jours dans un châlet énorme au milieu du plus grand domaine skiable d'Europe, c'est quand même plutôt sympa.
Jouer aux Z'amours (parce que dans le monceau de bordel qu'Elle a ramené et qui serait indispensable pour le ski, on y trouve cette boîte de jeu) avec tous les amis de sa soeur dans une ambiance feutrée avec un bon feu dans la cheminée et une raclette qui se prépare, c'est quand même plutôt sympa.
Apprendre au passage les détails de la vie sexuelle de sa petite soeur - sans même parler d'autres éléments scabreux - ça fait saigner les yeux et les oreilles.
03 février 2009
Master de la lose (tm)
Ouais, je sais, l'appelation est copyrightée, mais au bout d'un moment on commence à se poser des questions. Comme si ça ne suffisait pas de confondre deux semaines de ski, il faut encore que ça se termine de manière encore plus ridicule.
Si si, c'est possible.
Parce que figurez-vous que j'ai une soeur (celle à laquelle j'achète toujours des trucs à côté de la plaque) et que son mec a un châlet dans les trois Vallées, côté Meribel. Oui, dans la famille on est souvent en couple par intérêt.
Du coup, avec seulement un jour de délai, elle a fait jouer son entregent (pas de mauvais jeu de mots, c'est ma soeur merde) et hop, elle nous a dit qu'on pouvait s'incruster avec elle et ses potes pour le week-end. Soleil idéal, neige parfaite, rien à dire.
Nous étions donc attendus à 18h00 à Grenoble avec un peu d'alcool, et ma soeur avait renoncé à une place dans la bagnole de son mec pour monter avec nous et nous indiquer le chemin. C'est quand même mignon, non ?
Sauf qu'en fait, on est partis un peu tard de Paris et que nous sommes arrivés à Grenoble vers 21h30. Et encore, grâce à la conduite expérimentale d'Elle sur autoroute.
Oui, parce que pour info, Elle au volant, ça donne ça:
En ville
- Putain, tu es à 30, tu veux pas accélérer ?
- Ca va pas, et si jamais un gamin se jette sous mes pneus ? J'suis pas folle !
Sur autoroute
- Putain, tu es à 180, tu veux pas ralentir ?
- Ya pas d'gamin, m'emmerde pas !
(Fin de la parenthèse)
On arrive donc avec pas mal de retard et pas de boisson (forcément, vendent pas d'alcool sur les aires d'autoroute). Comment avoir l'air plus con, je vous demande ?
C'est parti pour les routes de montagne en pleine nuit pour rejoindre le châlet. 23h, nous sommes à pied d'oeuvre. Le châlet est en haut d'un looong escalier. De mon côté, j'étais plutôt content d'avoir pris mes chaussures de ski, mes skis, et une valise de taille raisonnable.
De son côté, elle était plutôt contente d'avoir une énorme malle et un gigantesque sac à dos, sans compter le sac à main, les affaires de ski et le petit sac à dos rose, parce que le rose c'est mignon.
Qui s'est tapé la montée avec tout ce barda, à votre avis ? C'est quoi ces filles qui emportent leur maison avec elle ?
...
Bon, je ne lui jette pas la pierre. Ca m'a bien servi d'avoir ses affaires en double quand je me suis rendu compte qu'il me manquait, pêle-mêle:
* des gants
* un bonnet
* de la crème solaire
* des lunettes de soleil
* du dentifrice
Alors qu'elle avait, elle, un bonnet (avec des bites dessus). Et des gants (à frou-frous noirs). Et des lunettes de soleil (un masque rose-orange qui perd ses poils).
On avait la classe.
Bon, et sinon vous vous demandez pourquoi je poste un article alors que je suis censé être sur les pistes ?
Bah au bout de deux jours on en a eu un peu marre de skier. Tout ça pour ça.