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29 janvier 2009
Putain de bordel de testicouille
On avait une semaine de vacances au ski en famille, avec Elle dans le porte-bagages. On s'est démerdés pour poser nos congés malgré les difficultés que ça pouvait poser, on a épuré nos agendas, on a préparé les affaires de ski, on part demain à 5h du matin.
Sauf qu'en fait j'ai confondu "première semaine de février" avec "première semaine des vacances de février".
Oops, I did it again (et cette fois bien comme il faut...).
28 janvier 2009
Trois fois par jour, une fois parents
Je vous parlais donc de présentation désastreuse aux parents, j'espère que vous commencez enfin à comprendre le concept. Pour ma part, après avoir passé une petite heure en boîte sur les conseils de Papy, j'ai commencé à me détendre et c'est l'esprit léger que je me suis couché à 5h du matin dans la chambre d'amis des beaux-parents.
- Je peux pas prendre une douche, là, vu l'odeur de vomi ?
- A cinq heures du mat ? T'es fou !
- Ben je fais quoi alors ?
- Tu dors.
Ok...
Seulement ça ne facilite pas le réveil, tout ça. Lorsque j'entrouvre un oeil vers les midi-midi et demie, ma première pensée reste que je vais pouvoir prouver à la belle-famille que je suis énergique, enjoué et sérieux.
Je regarde d'un oeil morne le manteau souillé qu'on a soigneusement replié dans un coin de la pièce, et le jean vaguement moucheté qui gît (avec un talent dans le gésir qui force le respect). La chemise, ça va, j'en ai une autre. Mais le pantalon ?
Elle se réveille, se passe la main dans les cheveux, grimace, analyse la situation.
"Boah on s'en fout, va déjà te laver, on avisera après"
"Je file sous la douche sans même dire bonjour à tes parents ?"
"Fais ce que tu veux mais bon..."
Alors j'ai fait ce que j'ai voulu, mais bon (en effet). J'ai débarqué dans le salon avec le jean sale et une mine contrite, en expliquant que voilà, ça me faisait super plaisir de les croiser, mais qu'en fait je filais sous la douche et qu'on allait attendre que je sois un peu présentable pour les introductions officielles.
Enfin, ça c'est ce que j'aurais aimé transmettre comme message. Ce qu'ils ont dû entendre, ça a plutôt été un truc du genre "ah ben... hum... héhé... beau temps pour la saison hein... ah ben Marseille c'est Marseille hein... allez l'OM tout ça... mistral forever... les calanques... hum... et si j'allais me doucher ?"
Un désastre.
Suivi d'un autre puisqu'évidemment, en sortant de la douche enfin propre, une serviette autour de mes reins sensuels, mes tablettes de chocolat à l'air et mes biceps ruisselants d'humidité, je n'avais toujours pas de pantalon à enfiler.
(Vous avez cru à cette description du corps ? Vous êtes naïfs).
J'envisage toutes les possibilités:
- garder la serviette pour les présentations
- demander subrepticement à Elle si son père aurait pas un truc à ma taille
- rester cloîtré toute la journée dans la salle de bains en pleurant approximativement un Kerviel de larmes (= 4 milliards).
- me pointer en boxer avec l'érection du matin (chagrin)
Au final, et ma dignité dusse-t-elle en souffrir, je me résigne à remettre le jean dégueulasse, au moins temporairement. Et je sors de la salle de bains pour le second round.
"Encore désolé pour le souci, je pense qu'Elle vous a raconté ce qu'il s'est passé" je fais de ma voix la plus gendre modèle.
"Putain, chéri, t'as pas besoin de faire le lèche-cul non plus !" qu'Elle me sort, l'autre connasse.
Han.
La mère cuisine, le père raconte des blagues, l'ambiance se détend, je me sens presque à l'aise malgré les traces indéfinissables (enfin, trop bien définissables) sur mon jean. Après toutes les histoires qu'elle avait raconté sur sa famille (et les pets caverneux de sa petite soeur), je m'attendais à voir des ogres, mais en fait ils sont presque normaux (sisi)
Je retiens notamment une blague parmi d'autres: "si Dieu est partout, quand tu pointes ton doigt en avant, tu risques de le lui mettre dans le cul".
...
J'adore, j'adhère.
Je profite d'une sortie au grand magasin du coin pour filer au rayon vêtements, histoire de m'acheter un jean et un manteau pour le week-en et enfin ne pas avoir l'air ridicule (ou froid... putain ça pèle Marseille quand ya du mistral).
On arrive devant les doudounes et les vestes, je me précipite avec bonheur vers ma future acquisition - et je pile net.

Sur tous les modèles (TOUS !!!! TOUS !!!!), il y a marqué en gros: OM - droit au but.
...
...
...
Ok, donc je veux bien claquer de l'argent dans un blouson pour survivre au week-end, mais si c'est pour me faire étriper à la sortie du train à Paris, c'est pas vraiment la peine, hein. Surtout qu'à côté de moi, Elle est morte de rire au lieu d'essayer de trouver une solution à mon dilemme. Je sais que quand le virage se met à chanter, c'est tout le stade qui va s'enflammer mais quand même, quoi, bordel, un pauvre blouson monoprix cousu par des petits enfants thailandais dans un sweat-shop de Phuket, c'est trop demander ?
Au final, je prends un jean Rika Lewis à 17€ et un pull informe à 15€, me voilà de nouveau avec un visage humain. Lorsqu'on retourne vers la belle-famille, je me sens presque en possession de mes moyens.
Ca, c'est avant qu'on se prenne une raclée mémorable au Trivial Pursuit (tout ça parce qu'on soufflait toutes les réponses à Papi pour qu'il ait une chance avec la fille qui jouait dans son équipe). Parfois, on est trop sympas. L'amour, c'est une question de camemberts.
Et puis le soir s'est doucement installé, et il faisait chaud à l'intérieur, et on était bien, et on digérait encore le repas pantagruélique de midi (fondue chinoise avec poulet/boeuf), et puis il fallait quand même s'habiller de son pull pourri et se lever pour sortir, parce que la nuit de samedi ne faisait que commencer.
Elle se tourne vers moi: "J'ai invité toutes mes copines pour les revoir ce soir, mais comme je fais un détour d'abord, tu peux y aller et les rejoindre au restau ?"
"Comment ça les rejoindre ?"
"Ouais, j'ai un peu merdé, je leur avais dit d'y être pour 20h30 sans faute"
"Et il est 21h..."
"Ouais"
"Et on a 30mn de trajet..."
"Ouais"
"En gros, tu veux que j'y aille d'abord pour me prendre les engueulades à ta place ?"
"T'as tout compris chéri".
Parfois, j'adore Elle.
23:33 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27 janvier 2009
Fous ta cagole !
Saloperie de touche "tab" qui envoie l'article alors qu'on n'a même pas commencé à le taper... bordel. Mais bon en ce moment, l'informatique et moi, c'est pas l'amour fou. La preuve, je n'ai jamais de connexion internet pour mettre à jour le blog, entre les soirs où je suis chez Elle et où je peux me la mettre derrière l'oreille (la souris) et les journées où, au boulot, ils ont bêtement considéré que mon site faisait partie de la catégorie des "pornos" et serait donc bloqué.
Une honte, chers djeunz, une honte. Surtout qu'en ce moment, j'ai quand même pas mal de choses à raconter - et à chaque fois c'est l'autre connasse qui me pique l'exclusivité des scoops et des moments de lose sur son blog rose bonbon que c'est pas juste qu'elle ait une connexion, Elle.
Vexé je suis.
Enfin bon. Voilà donc l'explication de pourquoi je me suis retrouvé couvert de vomi devant ses parents. Et ça commence avec un train en retard.
J'arrive à Marseille vers 1h du mat, l'heure idéale pour admirer la croisette ou le vieux port. Pourtant ils se démenaient, hein, ils agitaient les bras en gueulant "regarde, à la droite, c'est notre-dame-de-la-garde !". J'ai fait "oh" mais en réalité, à cette heure-ci, notre-dame-de-machin ressemble à un vieux projecteur qui vient illuminer de mordoré l'obscurité de la nuit phocéenne.
Du coup, comme il était tard et donc que la présentation aux parents ne pouvait se faire le soir, ils (c'est à dire Elle et son meilleur pote Papi) ont décidé de me faire visiter les bars de la ville. A jeun. Une tournée, deux tournées, cinq tournées, heureusement que ce n'est pas moi qui conduit ce soir. On finit dans un endroit sympa avec une stripteaseuse plutôt bien foutue qui s'agite en string entre les verres.
Comme j'ai été bien éduqué ces derniers temps à ne pas croiser le regard (a fortiori le sexe épilé) de toute autre femme, je prends bien soin de ne pas lâcher Elle des yeux. Seulement, avec cet esprit de contrariété prendre aux femelles du coin, elle a l'air de trouver au contraire que là, c'est fait pour, je peux, au contraire il FAUT que je mate.
Comme je suis obéissant et malgré la difficulté et la souffrance inhérente à la mission, je m'exécute et regarde la stripteaseuse. Qui choisit ce moment pour me prendre en ciseau entre ses jambes et se déhancher avec énergie. Fou rire de Elle et de Papi devant mon regard décomposé.
En vérité mes biens chers frères, je vous le dis, je ne suis qu'un enfant pur et innocent.
...
Mais elle avait un cul formidable.
...
On sort du bar pour se finir en boîte, mais le destin, dont le côté farceur n'a rien à envier aux autochtones qui ont forcé la villa de Christian Clavier, en décida autrement en mettant sur notre chemin deux jolies anorexiques en détresse (IMC = âge moyen = pourcentage de chances de Papi de serrer une fille en soirée = 18).
Elles sont sur l'escalier du parking, et l'une d'entre elles éclate en sanglots au moment où je passe devant elle. Reflexe du gentleman parfait, je me prépare à demander ce qui ne va pas. Réflexe du mari bien éduqué, je me demande si Elle va accepter que les deux cagoles se réfugient dans mes bras sensuels.
"On m'a volé mon portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la première.
"On lui a volé son portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la seconde.
Bon, je sais ce que vous pensez, une combine pour nous tirer du fric pour un taxi, tout ça, haha, je ne suis pas né de la dernière pluie, hein, ho, hé, c'est pas parce que je suis à Marseille et que je n'ai pas d'accent qu'on va me plumer juste avec un décolleté pigeonnant et un tatouage plongeant. Déjà, je suis sûr qu'elles sont même pas bourrées.
La première me dégueule sur les pompes.
...
Bon, ok, yen a au moins une de bourrée. On demande à l'autre ce qu'il s'est passé, visiblement des mecs lui ont offert des shots, d'autres shots, encore des shots, et quand elle a commencé à confondre le pied de la table avec le sexe de son voisin, ils lui ont tiré son portefeuille et se sont barrés.
C'est quand même une ville de merde, Marseille. A Paris, ils auraient au moins eu la décence de violer la fille avant.
...
Elle prend les choses en main, se fait tout expliquer, on essaie de s'occuper de la fille en perdition, on la soulève doucement - et soudain elle s'effondre, endormie. Semi-coma éthylique, même les baffes ne la réveillent pas, un vrai bonheur. C'est incroyable ce qu'un IMC de 18 peut peser lourd quand c'est inconscient. On la trimbale avec Papi en essayant de la tenir debout mais peine perdue, elle glisse à chaque fois. Accessoirement, ça dévoile son ventre, ce qui attire trois gros boulets dragueurs.
Ils n'ont pas tort en même temps, vu leur gueule ya pas tellement d'autres cibles potentielles. Essayant vainement de discuter avec l'autre évanouie, ils se tournent vers sa copine pendant qu'on appelle les pompiers et que j'enroule la comateuse dans mon manteau pour lui tenir chaud.
"Hey, m'zelle, faut pas pleurer comme ça, ta copine elle dort mais nous on est là, tu veux pas finir la soirée ? Des yeux aussi beaux, faut pas les faire pleurer..."

Incroyable. J'aurai enfin vu de mes yeux la drague de gros relou bourrin. Manquait plus qu'une question du genre "tu t'es fait mal en tombant du ciel, spèce d'ange ?"
On éjecte les boulets de service, les pompiers arrivent, ils foutent quelques baffes à la comateuse, ça ne suffit pas. Du coup ils lui chopent la mâchoire, entre les lèvres et l'oreille, et ils appuient. Ils appuient. Ils appuient jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux en hurlant - ET QU'ELLE VOMISSE SUR MON BEAU MANTEAU TOUT NEUF.
Putain de bordel de merde.
Pendant que je râle, les pompiers expliquent que ça va aller mais qu'il faut la ramener chez elle, qu'ils ont autre chose à foutre donc que c'est à sa copine de s'y coller. Ladite copine panique, je croise le regard d'Elle, je sais déjà ce qu'elle va me dire: "on les aide".
Putain de bordel de merde (bis).
Installation dans les voitures, Papi part devant avec la fille consciente pendant que je récupère l'autre défoncée et qu'Elle joue les taxis. On n'a pas fait dix mètres que la fille se cale sur mes genoux, la tête entre mes jambes, et commence à ronfler.
Je regarde Elle avec angoisse.
"C'est pas moi, hein, j'y suis pour rien, j'ai rien fait, j'veux pas la sauter, enfin je veux dire dans l'absolu si mais là non, je veux dire si j'étais pas avec toi, enfin tu vois ce que je veux dire, quoi".
Ouais, des fois j'ai peur. Mais en l'occurence Elle a plutôt tendance à se foutre ouvertement de ma gueule et de la lose qui nous poursuit.
(Parenthèse: c'est à retenir, ça, pas de jalousie vis à vis des stripteases et des bourrées qui collent leur tête sur le sexe).
On commence à rouler jusqu'à l'appart de la fille, sauf qu'en chemin hop, deux galettes alors qu'elle se réveille en sursaut. Sur les genoux de qui ? De Bibi !!
Je passe le trajet à lui tenir le sac et à lui nettoyer la bouche avec des mouchoirs. Elle a des yeux plein de gratitude. On dirait un peu un labrador, sans les poils mais avec la bave.
Enfin on arrive à bon port, on la fout au lit, tout est réglé, nous sommes des héros.
...
Puis Elle me regarde des pieds à la tête avec inquiétude.
"Tu as des vêtements de rechange ?"
"Euh..."
Il était cinq heures du matin, et je devais voir ses parents le lendemain.
21:42 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : marseille, son vieux port, notre-dame-de-la-garde, ses filles bourrée
26 janvier 2009
Gendre idéal au rapport
La première rencontre avec les beaux-parents est quand même essentielle, on n'a qu'une chance de faire une première impression.
Du coup, samedi matin, après quatre heures de sommeil, j'ai fait leur connaissance dans un jean maculé de vomi.
23 janvier 2009
Meet the Parents
Hmpf.
Ca y est, c'est parti. Ce week-end c'est un grand moment dans la vie d'un couple (enfin je crois, mon expérience du couple reste vaguement limitée). Ce week-end, c'est la rencontre avec les parents d'Elle.
Ouais, dont la mère à qui j'ai demandé des nouvelles de sa vie sexuelle au téléphone le jour de l'an - ce qui est bien avec mes hontes, c'est qu'elles sont no limit.
"Normalement je m'entends bien avec les parents" j'ai dit.
"Ouais mais là faut peut-être que je te briefe d'abord et que je te donne quelques conseils pertinents" Elle m'a répondu.
"Et si je me contentais d'être naturel ?" j'ai suggéré.
"Surtout pas !" elle a hurlé.
...Je ne me fais pas apprécier à ma juste valeur.
13:31 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : j'ai peur, j'ai très peur, j'ai vraiment peur
22 janvier 2009
Good morning Vietnam
Ya du shrapnel et du napalm encore grésillant dans tous les coins, c'est sensuel à souhait.
A ma gauche, une fille que j'aime beaucoup. A ma droite, une fille que j'aime tout court.
Des excuses ont été publiées, des mots ont été échangés. Vous allez vous aimer les uns les autres, bordel de merde (si possible dans un grand lit parsemé de pétales de rose, avec le doux ronronnement de la caméra en arrière-plan) ?
20 janvier 2009
Alcool & mie
C'est nul d'avoir une voiture dans Paris. Ca pollue, c'est moche, ça se prend des PVs de stationnement à la pelle (une cinquantaine d'impayés à ce jour), ça coûte de l'essence et SURTOUT ça oblige à rester presque sobre.
Ce qui est ennuyeux. Quand même. Parce que rester à l'eau au milieu d'une tribu de tafioles en rut imbibées de vodka transalpine, c'est un peu dangereux.
Du coup j'ai laissé la voiture en bas de chez Gauthier, promettant à Elle qu'on prendrait le taxi ou le métro ou le bus de nuit, mais dans tous les cas que mes yeux injectés de sang et d'un bleu aussi pur que le curaçao de fin de soirée ne se poseraient pas sur la route.
Et ça, ça voulait dire vodka no limit.
On se pointe chez Gauthier, Elle et moi, avec le pédé de poche en bandoulière. On s'habitue à sa présence au bout d'un moment, c'est comme un tamagochi, suffit de pas oublier de le nourrir.
(Parenthèse intensément flashbackesque:
- Salut pédé de poche, donc comme prévu tu manges avec nous ce soir avant d'aller en présoirée chez Gauthier.
- Sympa ! C'est Elle qui fait la bouffe ?
- Ouais, il y a un reste de salade d'endives à l'huile d'olive et si t'as faim je peux te cuire un croissant au fromage
Refermons pudiquement la parenthèse).
On pénètre donc l'antre du Gauthier - métaphoriquement et méphitiquement parlant - pour y retrouver une assemblée de tafioles de la plus belle composition. Ainsi, en dehors du suce-mentionné, nous pouvons trouver pêle-mêle un Mister Bitch et un Bradshaw.
(Parenthèse intensément perplexe:
Attendez, je recompte.
Gauthier, Bradshaw, Bitch, Pédé-de-Poche, Elle et moi. Merde, on n'était que six ? C'est vrai que l'alcool a tendance à dédoubler, j'avais l'impression qu'on était bien plus nombreux. C'est l'alcool, ça).
Pendant deux heures, étant les deux seuls hétéros du coin, nous subissons les derniers outrages par la bande d'allumés. Concrètement, ça veut dire qu'Elle se fait vaguement tripoter le sein droit ("Pouic. Ah tiens ça fait Pouic, c'est rigolo) pendant que je me fais vaguement recoiffer par un Bitch en pleine extase créatrice ("bon t'as trop de cheveux pour faire un truc potable donc t'auras un look tafiole, tant pis pour toi").
Bon.
(Parenthèse ô combien créatrice:
- Tadaaa ! Alors, vous aimez sa nouvelle coiffure ?
- Euh, t'as changé quelque chose ?
- Mais ouais, putain j'y ai passé une demi-heure !
- Ah ouais, ouais... c'est très réussi...
- Hein ? Hein que ça déchire !
- Non mais sérieusement... t'as changé quelque chose ?)
En même temps Bitch a dit qu'il avait coiffé Miss France 2006 et trouvait Elle plus sexy. Je suis plutôt du même avis. Ca compense le gel qui m'a poissé les cheveux tout le dimanche avant que je me décide à ramper jusqu'à la douche.
Bref.
On boit, on boit, on siffle du champagne et du vin rouge et du vin rosé et des cocktails bizarres et du saké (ah non ça c'était la veille) et évidemment de la vodka. Rapidement, les choses se brouillent un peu et on se sert à tour de bras sur fond de conversations hautement intellectuelles (politique & cul, travail & cul, boîtes & cul).
1h du mat, ce n'est que le début, on s'installe confortablement sur le sofa, mais déjà la police appelle le Gaugau pour sonner la fin de la fête. C'est con, pour une fois on ne faisait pas de bruit. Ya des voisins qui abusent, je trouve. C'est pas comme si j'avais violé Elle dans les toilettes, merde (enfin je ne crois pas).
Du coup, dans un brouillard de plus en plus dense, nous titubons hors de chez Gauthier pour terminer la soirée au Banana.
Ouais. Le Banana.
...
...
...
Un jour, faudra que je me trouve des potes hétéros.
16:33 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : comment je suis fier de mon jeu de mots
19 janvier 2009
Lente agonie du samedi soir - épisode 1 (l'attaque du clone)
es derniers temps, nos soirées étaient plutôt calmes. Entre la passion pour la coinche que nous entretenions avec Gajal et 7h (bon, on leur défonce l'anus à chaque fois mais ils en redemandent), le boulot envahissant, les engueulades sur les ex/mais non pas les ex/et les mecs de ton travail alors/oui mais c'est pas pareil/connasse/connard, on n'avait pas vraiment le temps de se bourrer chastement la gueule.
Bon. Sauf mon anniversaire la semaine dernière.
Et le nouvel an la semaine d'avant.
Et le pré-noël encore avant.
...
...
...
Ok, ces derniers temps, nos soirées étaient plutôt éthyliques. Mais on peut toujours faire pire et repousser les limites de l'indécence, du ridicule, de l'alcoolémie et de la samedisoiritude sur la terre (si possible pas chez moi, pas dans mon appart, j'ai pas fini de payer les traites).
Si vous voulez un compte-rendu détaillé de l'intégralité de la soirée, vous le trouverez par ici. Moi, j'ai la flemme de tout raconter d'un coup donc voilà, ça sera par petits morceaux cruels.
Et je commencerai donc par le pédé de poche.
Mais vraiment, hein, complet avec tous les accessoires. Le gel dans les cheveux, le veston à paillettes, le jean moulant de marque, les pompes brillantes que tu peux compter tes poils de nez dans leur reflet, le sourire aguicheur et l'homosexualité au vent. Quand Elle avait vu sa photo sur un site de colocation, sa mâchoire s'était décrochée. "Celui-là, il est pour Gauthier !" qu'elle a piaillé.
Sauf que bon, quand je vais le récupérer sur le trottoir de la caserne*, j'ai quand même un choc.
Au début, je ne l'avais pas vu. On lui avait dit de se mettre devant la colonne Morris mais devant ladite colonne, on n'y voyait qu'une vieille dame avec un chien et un gamin un peu paumé avec une chapka sur la gueule.
J'allais commencer à râler sur ces parents qui croient que c'est marrant de déguiser leur progéniture alors que les pauvres souffrent des quolibets de leurs camarades de classe à l'antagonisme aussi chevillé au corps que mes rideaux le sont au mur (c'est à dire de travers, mais ça tient quand même). J'allais commencer à râler, mais ma diatribe s'est étouffée dans ma gorge sensuelle lorsque l'enfant s'est retourné.
C'était PDP (pédé de poche) dans toute sa gloire, sa beauté et ses 1m45.
J'ai hésité, j'ai regardé une fois, deux fois, puis j'ai fait ce que tout être doué d'un tantinet de compassion aurait fait: je l'ai ramené chez la gendarmette avant que la DDASS ne le chope.
21:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : il était un petit homme, pirouette cacahuete
13 janvier 2009
Petit trentenaire...
Eh voilà, j'ai trente ans.
Pour être honnête, ça fait même plus d'une semaine. Le 4 janvier 1979, dans une clinique de province au charme désuet, poussait son premier cri un espèce d'amas de chair de 3,5kg, vers 8h du soir, après avoir ruiné le réveillon pour sa mère et l'avoir laissée plusieurs heures en labeur.
Pas encore né, déjà chiant. Et ça n'est pas allé en s'améliorant. Pauvres parents, comment ne pas les aimer après tout ce que je leur ai fait subir ? L'idée de mettre du mercurochrome dans les bulles de savon pour avoir une vraie couleur restera dans les annales, comme l'engueulade subséquente devant la moquette et les murs irrécupérables.
Bref.
Normalement, le trentième anniversaire est censé donner un coup de vieux. Le moment de faire un bilan sur ses amitiés, ses amours, son boulot, sa famille, sa santé, de se dire qu'on vieillit, qu'on a des rides, qu'on tient moins bien l'alcool et les soirées, que les périodes réfractaires peuvent s'allonger (surtout dans le froid), que nos amis se marient ou ont des enfants.
Mais pour moi, mon trentième anniversaire, ça a surtout été une soirée formidable chez moi avec le vodka club, ainsi que quelques autres visages de ma vie (Daviso, mon choupi, merci !). Ca a été le moment de réaliser qu'il y a des gens qui se soucient de ma gueule, et qui ont fait un effort pour que je passe un moment énorme. Ca a été le moment de voir qu'Elle est même capable de faire des efforts surhumains pour que des ex soient présentes à l'anniversaire, parce qu'Elle sait que je les apprécie beaucoup.
Dans un anniversaire, on a des cadeaux. Et d'après ce que dit tout le vodka club, Elle a été odieuse avec eux. A chaque fois qu'ils avaient une idée (boutons de manchette, chaussures...), elle les renvoyait dans leur but en disant "non, bordel, il s'en fout d'un vrai cadeau qui coûte du fric, tout ce qu'il souhaite c'est que vous montriez que vous le connaissiez, que ce soit un cadeau qui ait du sens, quelque chose qui le touche".
Elle avait raison.
Et ils s'y sont mis, ces cons. Ils m'ont offert des cadeaux personnels, avec du vrai sens et des anecdotes derrières, et moi comme un con je faisais bonne figure et j'essayais de ne pas avoir les yeux humides (parce que si je pleure, Elle devient excitée et après on est obligés de baiser dans l'escalier - quand est-ce qu'on sera un couple normal, bordel ?).
J'ai notamment eu droit à une BD faite de nos photos de soirées, "le guide du métrosexuel" (sous-titre: "ya du boulot") qui retrace toute ma vie à Paris telle que le vodka club la connaît. Les premières cuites, les premières soirées, l'appart en bordel, les réveils la bouche pâteuse, les orgies sexuelles, et finalement la rencontre d'Elle, avec une photo que l'honneur et la décence m'interdisent de publier, mais qui viendra me hanter jusqu'à la fin de mes jours.
Quand je relis cette BD, quand je pense à la chance que j'ai d'être ainsi entouré, je reste comme un con.
Et l'estocade finale a été donnée par ma marraine allemande, dont je n'avais plus entendu parler depuis vingt ans, et qui a ressurgi tout d'un coup au moyen d'un CD de vieilles photos d'enfance ressurgies du fin fond des enfers, avec ma gueule de gamin de sept ans innocent, et la tête de mes parents baba cools à l'époque. C'est dur à croire, c'est bizarre, ça me fait rire bêtement.

Oui, je suis de très bonne humeur. Ces trente ans partent sous d'excellents auspices. Et à cause de la playlist d'Elle, aussi pourrie que la mienne, je fredonne comme un con:
Here's to you, Nicola and Bart,
Rest forever here in our hearts
The last and final moment is yours
That agony is your triomph !
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15:22 Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, bougies, cadeaux, photos, honte
11 janvier 2009
Philosophie du boudoir
"Tu me dis des mots d'amour, et je te dirai la même chose ?
- Des mots d'amour
- La même chose."
18:45 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : trop mangé, trop bu, flemme de faire un article construit