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27 janvier 2009
Fous ta cagole !
Saloperie de touche "tab" qui envoie l'article alors qu'on n'a même pas commencé à le taper... bordel. Mais bon en ce moment, l'informatique et moi, c'est pas l'amour fou. La preuve, je n'ai jamais de connexion internet pour mettre à jour le blog, entre les soirs où je suis chez Elle et où je peux me la mettre derrière l'oreille (la souris) et les journées où, au boulot, ils ont bêtement considéré que mon site faisait partie de la catégorie des "pornos" et serait donc bloqué.
Une honte, chers djeunz, une honte. Surtout qu'en ce moment, j'ai quand même pas mal de choses à raconter - et à chaque fois c'est l'autre connasse qui me pique l'exclusivité des scoops et des moments de lose sur son blog rose bonbon que c'est pas juste qu'elle ait une connexion, Elle.
Vexé je suis.
Enfin bon. Voilà donc l'explication de pourquoi je me suis retrouvé couvert de vomi devant ses parents. Et ça commence avec un train en retard.
J'arrive à Marseille vers 1h du mat, l'heure idéale pour admirer la croisette ou le vieux port. Pourtant ils se démenaient, hein, ils agitaient les bras en gueulant "regarde, à la droite, c'est notre-dame-de-la-garde !". J'ai fait "oh" mais en réalité, à cette heure-ci, notre-dame-de-machin ressemble à un vieux projecteur qui vient illuminer de mordoré l'obscurité de la nuit phocéenne.
Du coup, comme il était tard et donc que la présentation aux parents ne pouvait se faire le soir, ils (c'est à dire Elle et son meilleur pote Papi) ont décidé de me faire visiter les bars de la ville. A jeun. Une tournée, deux tournées, cinq tournées, heureusement que ce n'est pas moi qui conduit ce soir. On finit dans un endroit sympa avec une stripteaseuse plutôt bien foutue qui s'agite en string entre les verres.
Comme j'ai été bien éduqué ces derniers temps à ne pas croiser le regard (a fortiori le sexe épilé) de toute autre femme, je prends bien soin de ne pas lâcher Elle des yeux. Seulement, avec cet esprit de contrariété prendre aux femelles du coin, elle a l'air de trouver au contraire que là, c'est fait pour, je peux, au contraire il FAUT que je mate.
Comme je suis obéissant et malgré la difficulté et la souffrance inhérente à la mission, je m'exécute et regarde la stripteaseuse. Qui choisit ce moment pour me prendre en ciseau entre ses jambes et se déhancher avec énergie. Fou rire de Elle et de Papi devant mon regard décomposé.
En vérité mes biens chers frères, je vous le dis, je ne suis qu'un enfant pur et innocent.
...
Mais elle avait un cul formidable.
...
On sort du bar pour se finir en boîte, mais le destin, dont le côté farceur n'a rien à envier aux autochtones qui ont forcé la villa de Christian Clavier, en décida autrement en mettant sur notre chemin deux jolies anorexiques en détresse (IMC = âge moyen = pourcentage de chances de Papi de serrer une fille en soirée = 18).
Elles sont sur l'escalier du parking, et l'une d'entre elles éclate en sanglots au moment où je passe devant elle. Reflexe du gentleman parfait, je me prépare à demander ce qui ne va pas. Réflexe du mari bien éduqué, je me demande si Elle va accepter que les deux cagoles se réfugient dans mes bras sensuels.
"On m'a volé mon portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la première.
"On lui a volé son portefeeeeeeeeeeeeeeeuille !" pleure la seconde.
Bon, je sais ce que vous pensez, une combine pour nous tirer du fric pour un taxi, tout ça, haha, je ne suis pas né de la dernière pluie, hein, ho, hé, c'est pas parce que je suis à Marseille et que je n'ai pas d'accent qu'on va me plumer juste avec un décolleté pigeonnant et un tatouage plongeant. Déjà, je suis sûr qu'elles sont même pas bourrées.
La première me dégueule sur les pompes.
...
Bon, ok, yen a au moins une de bourrée. On demande à l'autre ce qu'il s'est passé, visiblement des mecs lui ont offert des shots, d'autres shots, encore des shots, et quand elle a commencé à confondre le pied de la table avec le sexe de son voisin, ils lui ont tiré son portefeuille et se sont barrés.
C'est quand même une ville de merde, Marseille. A Paris, ils auraient au moins eu la décence de violer la fille avant.
...
Elle prend les choses en main, se fait tout expliquer, on essaie de s'occuper de la fille en perdition, on la soulève doucement - et soudain elle s'effondre, endormie. Semi-coma éthylique, même les baffes ne la réveillent pas, un vrai bonheur. C'est incroyable ce qu'un IMC de 18 peut peser lourd quand c'est inconscient. On la trimbale avec Papi en essayant de la tenir debout mais peine perdue, elle glisse à chaque fois. Accessoirement, ça dévoile son ventre, ce qui attire trois gros boulets dragueurs.
Ils n'ont pas tort en même temps, vu leur gueule ya pas tellement d'autres cibles potentielles. Essayant vainement de discuter avec l'autre évanouie, ils se tournent vers sa copine pendant qu'on appelle les pompiers et que j'enroule la comateuse dans mon manteau pour lui tenir chaud.
"Hey, m'zelle, faut pas pleurer comme ça, ta copine elle dort mais nous on est là, tu veux pas finir la soirée ? Des yeux aussi beaux, faut pas les faire pleurer..."

Incroyable. J'aurai enfin vu de mes yeux la drague de gros relou bourrin. Manquait plus qu'une question du genre "tu t'es fait mal en tombant du ciel, spèce d'ange ?"
On éjecte les boulets de service, les pompiers arrivent, ils foutent quelques baffes à la comateuse, ça ne suffit pas. Du coup ils lui chopent la mâchoire, entre les lèvres et l'oreille, et ils appuient. Ils appuient. Ils appuient jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux en hurlant - ET QU'ELLE VOMISSE SUR MON BEAU MANTEAU TOUT NEUF.
Putain de bordel de merde.
Pendant que je râle, les pompiers expliquent que ça va aller mais qu'il faut la ramener chez elle, qu'ils ont autre chose à foutre donc que c'est à sa copine de s'y coller. Ladite copine panique, je croise le regard d'Elle, je sais déjà ce qu'elle va me dire: "on les aide".
Putain de bordel de merde (bis).
Installation dans les voitures, Papi part devant avec la fille consciente pendant que je récupère l'autre défoncée et qu'Elle joue les taxis. On n'a pas fait dix mètres que la fille se cale sur mes genoux, la tête entre mes jambes, et commence à ronfler.
Je regarde Elle avec angoisse.
"C'est pas moi, hein, j'y suis pour rien, j'ai rien fait, j'veux pas la sauter, enfin je veux dire dans l'absolu si mais là non, je veux dire si j'étais pas avec toi, enfin tu vois ce que je veux dire, quoi".
Ouais, des fois j'ai peur. Mais en l'occurence Elle a plutôt tendance à se foutre ouvertement de ma gueule et de la lose qui nous poursuit.
(Parenthèse: c'est à retenir, ça, pas de jalousie vis à vis des stripteases et des bourrées qui collent leur tête sur le sexe).
On commence à rouler jusqu'à l'appart de la fille, sauf qu'en chemin hop, deux galettes alors qu'elle se réveille en sursaut. Sur les genoux de qui ? De Bibi !!
Je passe le trajet à lui tenir le sac et à lui nettoyer la bouche avec des mouchoirs. Elle a des yeux plein de gratitude. On dirait un peu un labrador, sans les poils mais avec la bave.
Enfin on arrive à bon port, on la fout au lit, tout est réglé, nous sommes des héros.
...
Puis Elle me regarde des pieds à la tête avec inquiétude.
"Tu as des vêtements de rechange ?"
"Euh..."
Il était cinq heures du matin, et je devais voir ses parents le lendemain.
21:42 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : marseille, son vieux port, notre-dame-de-la-garde, ses filles bourrée
Commentaires
iskander | 27 janvier 2009
vomi soit qui mal y panse...
LeMéchantMax | 27 janvier 2009
Et ?
Oror404 | 27 janvier 2009
C'est une bien belle epopée
Pierre_15eme | 27 janvier 2009
Une seule chose à dire (et ca va sans doute La vexer) mais ton compte-rendu est haletant et drôlement bien balancé alors qu'Elle est probablement drôlement bien balancée mais que son compte-rendu est plat...
nonolerobot | 27 janvier 2009
cool pour ces filles qu'elles vous aient croisés d'abord. alors ça en jette le pantalon de vomi devant les beaux-parents?
chinoise blonde | 27 janvier 2009
tu te rends compte! Marseille apparaît presque glamour maintenant à mes yeux...
Ça il fallait le faire.
PruNelle | 28 janvier 2009
Un acte manqué donc MAIS avec une bonne action !
anyia | 28 janvier 2009
Enfin un récit vraiment passionnant et marrant!
Ca faisait longtemps, ta loose nous manquait ^^
Gajal | 28 janvier 2009
au moins vous avez la decense de faire ca le we, et pas la semaine ;)
Cyrius | 28 janvier 2009
La marseillaise est donc par nature élégante et raffinée. Nous en avons donc la confirmation par enquête scientifique de notre courageux reporter.
Vivement le we à Venise ....
ob1 | 28 janvier 2009
Plus belle la vie.
Bravo !
Mais... | 28 janvier 2009
Comment vas tu arriver à dire du mal de la belle mère sans qu'Elle ne soit vexée ?
SM | 28 janvier 2009
"Elle a des yeux plein de gratitude. On dirait un peu un labrador, sans les poils mais avec la bave."
Keske tu veux dire de plus?!!! Ca fait plaisir de lire un texte comme ça, encore bravo pour le style!
maazz | 28 janvier 2009
je retire ma question du précédent post.
Naho | 28 janvier 2009
Tu vois que ça pouvait être un acte héroïque, par compte t'aurais du penser au fute de rechange...
LaNe | 29 janvier 2009
Put*** Marseille me parait bien dégueulasse dans ta description... snif. Mais oué les kékés relous existent bel et bien...
Pure curiosité, vous êtes allés dans quelle boîte ?
Et PS : Tout le monde n'a pas l'accent à Marseille ! J'insiste !
PPS : pas de Croisette à Marseille non plus, c'est la Corniche ;)
PPPS : Oui je suis chiante.
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