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30 avril 2008
Trop bon, trop con, bordel de couille de pompe à merde
Ah, ça fait du bien. Parfois, je me foutrais des baffes, donc se libérer dans un grand cri de jouissance bloguesque, ça compense.
Hier, par exemple. Pour ceux qui ne suivent pas ce blog depuis longtemps, j'encadre entre autres une équipe d'avocats chargés d'optimiser les coûts (sociaux, fiscaux...) des entreprises, tout
cela est glamour en diable. Et donc je me trouvais dans la campagne vosgienne à organiser une mission qui pourrait nous rapporter plein de sousous dans la popoche.
Je rencontre le directeur général, qui est motivé pour intervenir et traite sa DRH de sous-merde incompétente. Je hoche la tête avec componction. Puis je rencontre la DRH en question.
Qui est adorable, absolument adorable, une vieille dame d'une bonne cinquantaine d'années qui ne réalise absolument pas que son poste est en jeu, qui m'a donné tous les documents nécessaires, qui
était toute contente que quelqu'un puisse valider ses calculs, qui s'empressait dans tous les sens avec une candeur touchante et n'avait pas la moindre idée de l'antîpathie que son DG lui
vouait.
L'adorable grand-mère qu'on a tous eu ou voulu avoir quand on était gamins.
J'ai regardé les documents qu'elle m'a fourni et j'ai levé les yeux au ciel. Ce n'est pas qu'elle se plantait, hein. On n'est jamais là pour corriger les choses. Mais toutes les optimisations
qu'on pouvait faire s'étalaient là. Il y en avait probablement pour plus d'un million d'euros.
Je suis retourné voir le DG. Il a eu un rire égrillard.
"Bon, je compte sur vous pour l'audit. SI jamais vous me trouvez ne serait-ce que 50k d'économies, je peux mettre ça en faute grave sur le dos de la vieille peau et hop, licenciée sans que ça me
coûte trop cher".
Je l'ai regardé et je lui ai dit que malheureusement, mon étude préliminaire n'avait rien révélé.
Je viens de commettre une faute professionnelle, de m'asseoir sur probablement 300 à 400 000 euros d'honoraires pour mon entreprise, et une prime de près de 5 000€. Tout ça pour un problème de
conscience.
Parfois, je me trouve vraiment con.
28 avril 2008
Y a-t-il un dessinateur dans la salle ?
N'empêche.
Toutes ces histoires de dédicace, de publicité, de Fnac, ça m'est monté à la tête et ça m'a remotivé pour écrire. Un jour, j'abandonnerai ce boulot pour vivre de ma plume, je le sais, je le crois, j'en suis sûr. J'ai une confiance absolument totale en un destin bouleversifiant qui s'ouvrira dans les jours/semaines/mois années à venir pour terminer par un goncourt empoussiéré au fin fond d'une cave mal chauffée.
Mais en attendant, il faut procéder par étapes. Et j'ai notamment l'intention de renvoyer un bouquin que j'avais écrit il y a quelques années aux maisons d'édition susceptibles d'être intéressées. La dernière fois, un petit souci de diplomatie féminin avait fait capoter les négociations, mais la qualité intrinsèque du livre n'avait pas été remise en cause (c'est de la merde, je sais, j'assume, mais la merde se vend :o).
Seulement voilà. Dans le domaine qui m'intéresse (heroic fantasy, notamment), les lecteurs sont surbookés. C'est le domaine qui reçoit le plus de nouveaux manuscrits, ce qui veut dire qu'ils sont souvent lus en diagonale (quand ils sont lus) et que les délais sont parfois de plus d'un an pour une réponse.
Evidemment, impatient comme je suis, ça ne me convient pas. La dernière fois, j'avais contourné cet obstacle à force de relations publiques, histoire de me faire apprécier et que le bouquin soit en haut de la pile. Manque de bol, faut éviter de pousser les RPs trop loin.
Bref.
Histoire de me différencier des six cent trois mille bouquins qui atterrissent chaque jour sur le bureau des éditeurs, j'aimerais frapper un peu leur imagination pour qu'ils lisent au moins les premières lignes (et soient évidemment accrochés d'emblée, c'est évident).
Pour cela, je pensais à adjoindre une couverture au bouquin en question. Et comme je ne sais pas dessiner, j'ai besoin de vous (quand je dis vous, je parle de ceux qui savent tenir un crayon hein, sinon ça va pas).
Dessus, il faudrait trouver en vrac (et on ne se moque pas du côté cliché):
- Un homme vieux (genre 60 ans) en armure, menaçant, genre inquiétant, genre on veut pas le croiser dans un coin sombre
- Une fille d'une vingtaine d'années, plutôt mignonne, sous sa protection, pas particulièrement inquiète
- Un garçon du même âge, lui aussi protégé, mais terrorrisé
- Tout le reste est libre
Ouais je sais, c'est nul, c'est cliché, mais c'est déja ça et puis on sait jamais, si quelqu'un est motivé. Ce serait la gloire pour lui lorsque le livre se vendra à 100 003 exemplaires (les 3 étant pour ma famille :p).
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26 avril 2008
Et dans la série des combles...
Hier, j'ai (enfin) récupéré les clefs de mon appartement après trois mois de soucis en tous genres. Ca y est, je suis propriétaire. Et ça va chier pour la pendaison
de crémaillère.
Mais non, je ne veux pas vous parler immobilier. Simplement, j'ai la chance d'avoir un agent absolument formidable. Parfois je me dis que les gens n'existent que pour me permettre de remplir ce
blog.
Ainsi, je récupère les clefs, je fais un dernier tour du propriétaire, et je lui demande quelle boîte aux lettres est la mienne. Il hésite, se penche sur ses fiches, marmonne dans sa barbe.
"Ca, je ne sais pas. Va falloir que je regarde dans mes papiers le nom de la personne qui habitait ici avant. Avec un peu de chance, son nom sera encore sur une des boîtes".
Il farfouille, il farfouille, puis relève les yeux avec une expression de triomphe.
"Ah, ça y est ! C'est M. ou Mme Vacant !"
...
...
Je crois qu'il n'y a rien à ajouter.
25 avril 2008
Le comble de l'inattention
Exemple qui me revient à l'esprit:
- Quel est le comble du pâtissier ?
- De faire des éclairs pendant un orage
Vous voyez que ça allait chercher loin.
Plus tard, les combles sont devenus un peu plus délicats et sophistiqués, comme le prouve ce comble inhumé d'un cahier de classe de 4e:
- Quel est le comble de la confiance en soi ?
- Péter en pleine gastro
En 4e, on est glamour ou on n'est pas.
Enfin bref, tout ça pour vous dire qu'on devrait rajouter un comble à cette liste. En effet, jeudi dernier, j'étais au téléphone en voiture (sans oreillette) avec Gajal. Je sais, c'est mal - et je n'ai plus beaucoup de points sur mon permis.
On discute, on discute, je vois un policier, je baisse aussitôt le portable pour éviter son regard inquisiteur. Ouf, tout va bien. On reprend la discussion, je vois un nouveau policier, je baisse de nouveau le portable, j'évite le pire. Ouf bis. Je continue la conversation, je vois le parking de l'entreprise que je dois visiter, je m'y engouffre, je commence à me garer, je vois un policier.
Puis deux.
Puis trois.
Puis dix.
Qui me regardent fixement.
...
Le comble de l'inattention, c'est d'oublier qu'on a rendez-vous avec un préfet - et de pénétrer dans le parking d'un commissariat avec un téléphone au volant.
22 avril 2008
Classe, dismissed
Plusieurs jours après l'événement, il était temps de vous narrer l'Histoire Extraordinaire de la Ressortissante Paumée Extrême-orientale et Sensuelle (que
nous appellerons donc Herpes, par une coincidence vocabulairesque qui en surprendra plus d'un).
Vous êtes prêts pour la narration ? Alors je narre.
Jeudi dernier, je prenais comme d'habitude le train pour rentrer de Metz sur Paris, tout cela est passionnant. A coté de moi s'installe une jolie asiatique avec un gros sac, je l'aide avec son
sac, c'est tout aussi fascinant. Vu mon état de fatigue et de délabrement intellectuel, je n'engage pas la conversation mais je m'étale dans mon coin pour dormir tranquillement sur l'heure de
trajet.
Arrivée en gare, je récupère mes affaires en me disant que tout de même, c'est un peu con de ne pas avoir discuté, pour une fois que j'avais une fille physiquement vive d'esprit comme voisine.
D'habitude, c'est plutôt le businessman en perdition ou la vieille varicée de près qui argémentent mes voyages. M'enfin bon, fatigué, pas envie de parler, je laisse donc passer l'événement.
Sauf que du coup, alors que je descends sur le quai, c'est elle qui engage la conversation.
"Exquise mi, juno vaseline steven is ?" me demande-t-elle avec candeur.
Bon, je n'ai rien compris mais on me parle de vaseline, je ne peux que hausser un sourcil. Il y a du potentiel, reste à trouver un moyen de communiquer. Je prends donc mon expression la plus
internationale pour lui sortir un "what ? you talkin to me ?" du plus bel effet. J'ai hésité à rajouter "you fuck my wife" mais bon les relations avec la Chine étant ce qu'elles sont aujourd'hui,
je préférais garder une chance de dresser ma flamme olympique.
Elle répète, elle répète, et finalement je comprends à travers son accent à couper au couteau qu'elle me demande où est la ligne 7 (excuse me, you know where the line 7 is ?). Ca tombe bien,
c'est ma direction. Je l'accompagne donc et on discute un peu, maintenant que j'arrive à me faire à son accent. Elle m'explique qu'elle est en voyage en Europe pour un temps et que son mec
est à Hong Kong. Je hoche la tête avec sagacité. Damn, pourquoi est-ce que je croise tout le temps des gens en couple ? Une sorte de malédiction. Une fée bourrée à ma naissance. Faut croire.
Bref, nous continuons à discuter joyeusement, blabla et alors les français sont sympas blabla et hong kong c'est comment blabla bite blabla couille blabla vive Paris. Ma station va bientôt
arriver, je me prépare à m'esquiver, et elle me donne son numéro/mail pour rester en contact. Fort louable.
Sauf qu'à ce moment précis, un businessman français d'au mois soixante ans qui suivait la scène d'un oeil paternel n'y tient plus et se décide à intervenir dans un anglais largement meilleur que
celui qu'on pratique tous les deux.
- Ah, c'est magnifique de voir ça, c'est pour ça que je dis à mon fils d'apprendre l'anglais sérieusement, ça permet de faire de superbes rencontres dans le métro, bravo jeune homme.
Le jeune homme, c'est moi. Je le regarde stupidement.
- Oui, enfin en même temps elle est maquée
- Ouais, mais bon ça ne m'a jamais dérangée, intervient la fille avec a-propos.
Et mon arrêt arrive, les portes se referment, je me retrouve seul, tout con avec un papier déchiré dans les mains et un businessman hilare qui me fait de grands signes derrière le dos de la
fille.
Tain ya plus de jeunesse, ya plus de vieillesse, ya plus de valeurs, mais où va le monde ?
20 avril 2008
Diplomate ? Plomate
Pour ceux qui ont suivi, hier se déroulait donc la superbe séance de dédicace qui allait lancer ma carrière d'auteur au firmament et me permettre de rejoindre
Mallarmé ou Gemmell au panthéon des auteurs qui ont un peu la classe. Mais évidemment, tout cela ne pouvait se passer normalement. Non, puisque ça me concernait, il fallait forcément que la lose
intervienne à un moment ou à un autre. Et là, paf, ça a déjà frappé la veille.
Ben oui parce que bon. Pris d'un subit doute, et après un contact téléphonique avec la maison d'édition, je me suis tout d'un coup dit que bon, inviter plein de monde comme ça sans en parler à
l'organisatrice, ce n'était pas forcément une bonne idée. D'où un mail plein d'amour et de tendresse, avec un lien vers ce blog,
Je vous donne un conseil pour votre carrière d'écrivain éventuelle: ne signez jamais "bisou sur le nez" pour quelqu'un que vous ne connaissez pas, il est possible qu'elle le prenne mal - et elle
l'a mal pris. Enfin, ça plus le fait qu'on la prévenait au dernier moment, plus le fait que bon, le ton de l'article passait semble-t-il mal. On pourrait presque croire que j'étais critique
envers l'événement. Alors que non, pas du tout, la preuve, j'y suis allé et j'y ai passé un très bon moment.
Bref. Je ne suis pas encore sur place que déjà une remise en place, la vie est rude pour les jeunes padawans. Le regard voilé, la queue basse, j'en ai été réduit à annuler pas mal de gens qui
m'avaient envoyé des mails (merci à vous, vous vous reconnaîtrez, je réserverai mes bisous sur le nez à vous dorénavant). Finalement, c'était plutôt une bonne chose parce que les livres se sont
arrachés.
Il faut dire qu'il n'y en avait que sept.
Donc forcément.
Ca n'a pas pris très longtemps.
Forcément.
Sept.
Ah ben oui.
Donc forcément.
Mais n'anticipons pas: à l'heure dite, le sexe en vrille et l'oeil pétillant, je me trouve devant le 39 rue de Bretagne pour le début de la séance de dédicace. Les choses ont l'air prometteuses:
c'est une grande librairie, classieuse et tout, avec des lecteurs à l'air sérieux et le dadouronron de la clim. Je hausse un sourcil appréciateur, tout prêt à rejoindre mon pupitre - mais en
fait non, ça n'est pas ici et ils n'ont jamais entendu parler de dédicace. Je fronce le sourcil, je me mords la lèvre, je grimace - j'ai un visage très expressif.
Puis je ressors et je constate mon erreur: en fait, ce n'est pas dans la librairie que les choses vont se passer, mais dans le Marché des Enfants Rouges, comme marqué sur le flyer. Ca
m'apprendra à lire en diagonale. Et accessoirement ça mentionnait un cadre afro-antillais et je ne vois rien d'afro ni d'antillais dans l'alignement soigné des bouquins de philo.
D'une démarche toujours altière, je slalome donc entre les étals du marché ("il est bon mon ananas, tout frais de saison, élevé en France quasi-métropolitaine !" et "Pas frais mon poisson ? Tu
veux tomber dedans comme quand t'étais petit ?") pour arriver finalement au Corasol, un traiteur afro-antillais au fond de la cour.
Les gens sont déjà là, je me présente un peu honteux. Coucou, c'est Grenouille, oui, on s'est parlés hier, ça va, tu ne m'en veux pas trop, haha, soyons bons amis. On notera au passage deux
choses. D'une part, la couleur de mes yeux m'a encoré sauvé d'une mort atroce par T-baguisation instantanée (Charlotte Bousquet me fait peur, parfois). D'autre part, mon éditrice ressemble comme
deux gouttes d'eau à mon amour de prépa à sens fortement unique, dont je vous parlais dans ces pages (celle qui a grossi et s'est mariée). C'est super perturbant.
L'énorme avantage de dédicacer chez un traiteur, c'est qu'il y a la bouffe à proximité. De la nourriture super bonne d'ailleurs pour ce que j'en ai testé. Sans compter leur cocktails antillais,
des tipunch de folie, des daiquiris et des Pina Colada qui coladaient vraiment. Alors ok, ce n'est pas vraiment ce que j'avais compris en lisant le flyer, mais au final l'atmosphère déchirait sa
mère dans un bocal d'Ariel mâtiné de lessive ordinaire et ça, c'est le plus important.
Bon, j'avais annulé la plupart des gens mais il y en a quand même qui sont venus, ce qui m'a d'ailleurs permis de revoir des amis d'enfance que j'avais perdu de vue depuis, houlà, au moins ça.
Par contre, grosse déception causée par Flamèche, qui est venue finalement mais sans son déguisement de Pom Pom Girl. Pourtant, tout le monde attendait Claire Bennett, je crois qu'elle a fait des
déçus.
Merci aussi à Alexiane et Eamimi d'être venues salir leurs tenues dans les ruelles du marché, c'était très sympa de passer, et encore plus de vous refourguer
l'anthologie (mwhahha). Maintenant j'espère que vous allez aimer, si vous détestez j'aurai l'air un peu con. Tant que je suis dans les remerciements, bisou sur le nez à mon Monsieur F préféré, à
Futurehealer qui est passé en fin de journée, à Daviso et sa femme qui ont absolument voulu que je leur fasse une dédicace en alexandrins, à Gajal qui a voulu que ce soit en vers et
sans la lettre e, aux autres qui heureusement étaient moins déjantés, à Mrik et Val (Mrik et Val !!!) pour leur ressuscitation, et à Cham qui fut la première et qui a rogné sur son sport pour
venir, c'est dire.
Au final les auteurs étaient adorables, l'organisatrice m'a pardonné j'espère, l'éditrice avait une fan très sympathique, la patronne de l'établissement a gardé le sourire du début à la fin
malgré le boulot que ça a dû lui demander, et on s'est beaucoup plus amusés que dans un lieu plus conventionnel et forcément plus froid.
Le salon du livre ? Moi ? Jamais, ça manque de Pina Coladas.
16 avril 2008
Gloire, sexe et dollars
Ca y est, la nouvelle que j'ai écrite sort en bouquin.
Ca y est, vous pouvez la trouver en magasin (et même à la FNAC, imaginez le bonheur).
Ca y est, c'est le début de la fortune (vu le prorata d'un recueil de nouvelles, je suis sûr que je peux compter sur 10 centimes par exemplaire).
Ca y est, c'est le début de la gloire (bientôt, je pourrai porter des lunettes noires en intérieur, comme un Philippe Manoeuvre débutant).
Ca y est, c'est le début du sexe (cette phrase n'est pas très flatteuse, faudrait que je retravaille l'accroche).
Ca y est, une séance de dédicace est organisée en plein Marais, dans un endroit sympa et intimiste au charme discret du parisianisme pimenté (enfin un truc comme ça).
Ca y est, je me lâche sur les parenthèses (mais c'est beau, une parenthèse, ça a des formes).
Toujours est-il que voilà, on me demande de participer à cette dédidace, et j'y serai donc pour voir ce que ça donne comme impression, la célébrité. Même si je n'ai
publié que 20 pages sur les 200 du bouquin.
Et comme je suis un mec grave optimiste, je compte sur vous pour passer dire bonjour. Vous n'êtes même pas obligés de prendre un bouquin, suffit de montrer un peu de soutien psychologique parce
que je pense que je vais m'emmerder ferme pendant ces trois heures. Et que ça fait toujours plaisir de voir qu'il y a du monde prêt à venir se moquer.
Il y a déjà Flamèche qui a promis de faire la groupie, je compte sur elle pour le déguisement de pom pom girl et le décolleté plongeant. Toute personne qui adopterait la même tenue
vestimentaire aurait ma sympathie.
Ya des parisiens motivés ? On pourrait même se prendre un p'tit verre sympa après, mais seulement si vous êtes des filles mignonnes et sympathiques, parce qu'il ne faut pas déconner non plus et
changer la ligne éditoriale.
D'abord.
Et pour ceux qui ont du mal à déchiffrer:
Samedi 19 avril de 15h à 18h
Corossol
Marché des enfants rouges
39, rue de Bretagne
75003 PARIS
15 avril 2008
Gourou coucou roploplo
Bon. Je regardais récemment les blogs de fille que j'ai en lien, qui parlaient de publicité, d'articles sponsorisés, de publicité, de revenus sonnants et trébuchants, et de l'influence influenceuse que certaines peuvent avoir sur les cerveaux de leurs lecteurs (enfin, -trices en l'occurence).
Bref. Ca m'a fait réfléchir. Et j'ai réalisé qu'en fait je suis une vieille merde comme gourou, personnellement. Au final, personne n'a jamais suivi les conseils (incroyablement sensés, pourtant) que je dispensais avec tendresse et amour. C'est pas faute d'avoir essayé, hein. Mais je crois qu'il reste deux possibilités:
1) Je raconte mes loses et personne n'a envie de suivre les conseils d'un mec capable de renverser du champagne sur les filles en soirée
2) J'ai des goûts de merde et les gens ne veulent pas essayer
En y réfléchissant, je me demande lequel des deux est le plus vexant, c'est vrai quoi, merde, je suis pourtant le parangon de culture de la société moderne. A 2Kpi près.
Tout ça pour dire: est-ce que vous avez jamais, ne serait-ce qu'une fois, été influencés par ce qui a pu être écrit sur ce blog ?
Qui a lu/acheté la pièce de Vincent Delerm que je recommandais chaudement ?
Qui a acheté le CD absolument formidable des BB Brunes (non, je n'ai pas honte)
Qui est allé voir Mathieu Madenian au théâtre ou même simplement sur Youtube ?
Qui est allé tester l'ambiance du Bizen ?
Qui fréquente beaucoup plus le Quick depuis qu'on en parle en boucle ?
Qui a déjà emmené une fille au Diable des Lombards ou à l'Impala ?
Et, plus important, qui a déjà regardé si ses couilles bougeaient toutes seules ?
Putain, comme influenceur je me pose là. Je pense que je vais bouder dans un coin.
14 avril 2008
Tektothique - Gonique - Techgothique ?
Ouais. Il y a pas mal de noms stupides qui s'appliquaient à la soirée d'anniversaire de Raphy Superstar (tm) qui, je viens de le réaliser, n'est même pas linkée ici
alors qu'elle fait partie du vodka club*. Va falloir que je répare cette injustice.
Raphy, donc, fêtait ses 26 ans samedi soir dans son merveilleux appart, qui réunit toutes les qualités nécessaires pour ce genre de débauche. C'est grand, c'est bien situé, c'est presque
insonorisé, les voisins ne sont pas chiants - le rêve. Et comme nous sommes des adultes responsables, bien éduqués et matures, nous avions un thème de soirée: "ce soir, vous êtes des djeunz
tektonikeurs".
Ouais. Comme certains ont protesté avec une vigueur surprenante, on a un peu adapté le principe qui est devenu: "ce soir vous êtes des djeunz tektonikeurs ou des djeunz gothiques". Ca plaisait à
tout le monde, on pouvait recycler nos fringues immondes et/ou noires, on pouvait appliquer trois tonnes de make-up et/ou de gel, on pouvait ne ressembler à rien du tout.
Comme toutes les soirées de ce type, on a gueulé en boucle sur du Britney Spears, du Mika ou du Vinyl Shakerz. Ouais, on connait vaguement l'orientation sessuelle de celui qui nous amène son Ipod
à chaque fois - alors que moi, étrangement, on ne me demande jamais.
Au final, et comme ça faisait longtemps, le poids des mots, le choc des photos:

13 avril 2008
Amour et asbestose
Je sais pourquoi le plombier polonais faisait tellement peur au français moyen: dans les films pornos, c'est toujours lui qui finit par coucher avec la
femme au foyer. A se demander comment il fait pour avoir le temps de colmater les autres fuites. Enfin je dis ça, ce n'est pas comme si je regardais ce genre de choses, hein. On m'a raconté.
Tout ça.
Toujours est-il que samedi, nous avons eu droit à la version soft dudit plombier, sous la forme du mec venu faire les études de plomb/amiante blablabla pour mon changement d'appart. C'était en
milieu de journée, et j'avais chez moi une amie que nous appellerons X pour les besoins de l'histoire (et puis ça a du sens compte tenu de ces histoires de porno, mine de rien, comme quoi
finalement tout se goupille bien). X racontait ses malheurs, la larme à l'oeil, le nez à l'air, et je faisais semblant d'écouter en bidouillant un téléchargement sur mon ordinateur. La
routine.
Le mec est raisonnablement jeune, ce qui est le cas de X. Il est raisonnablement beau gosse, ce qui est le créneau de X. Il arrive en plein milieu d'une tirade passionnée
anti-mecs-qui-sont-pas-foutus-d'être-sympas-avec-les-filles, ce qui est le mantra de X.
Que pensez-vous qu'il puisse arrivasser ? Le suspense est insoutenable.
Au début, tout se passait normalement, le mec faisait son boulot, tout ça. Jusqu'au moment où certains mots viennent titiller sa conscience et le font tout d'un coup s'intéresser de plus près à
la conversation.
"Ah bon, vous allez de temps en temps au Cab ?" qu'il fait. "Parce que personnellement, j'y ai mes entrées et tout"
"Ah vous connaissez Bobino ? C'est énorme ce qu'ils en ont fait hein après la rénovation ? Maintenant c'est là que je sors".
Bref, rapidement le jeune homme se met à suggérer qu'on le tutoie et je commence à me dire qu'avec un peu de bol, je peux lui refiler X dans les bras, faisant d'une pierre trois coups: une
fille qui ne râle plus, un mec qui fera son boulot avec bonheur, et moi qui pourrai tranquillement faire une sieste en prévision de la soirée de ce soir.
Mais ça ne se passe pas aussi facilement. Les gens sont timides, ou hésitants, et ils ne foncent pas comme ça bille en tête. Ca, ça m'est réservé. Tels des chiens de bonne famille, ils se
reniflent d'abord deux-trois fois les fesses pour valider que ça peut en valoir la peine et que l'intérêt est partagé. C'est évidemment dans ces moments comme ça que mon sadisme peut s'exprimer -
mwhahaa -ahem.
Le garçon ne parvient pas à réunir assez de courage, il tourne les talons une fois son travail fait, il part, il est tout triste. Et vous pourriez penser que les choses s'arrêteraient là ? Mais
non, car on peut être timide ET avoir de l'espoir, de la persévérance et de l'énergie.
On sonne donc à ma porte deux minutes après. C'est notre employé préféré, qui revient demander s'il aurait pas oublié son portable, des fois, et si on pourrait pas éventuellement le faire sonner
pour qu'il voie où il est. Je n'y avais jamais pensé, mais vous avouerez que c'est une manière incroyablement fourbe et vile (donc brillante) de donner son numéro. Je dis respect.
Malheureusement, son stratagème est voué à l'échec quand c'est moi qui appelle et non X (appelez-moi cubidon). Il explique alors qu'il a dû le laisser finalement dans sa voiture, et il fuit.
Deuxième départ.
Fini ? Là ? Que nenni, ça ne serait pas drôle. Mon appartement est au premier, j'avais la fenêtre ouverte, et j'entends soudain quelqu'un qui nous hèle de la rue. Ca par exemple, what a surprise,
revoilà notre homme qui, la tête passée par la portière, demande si on peut éventuellement lui indiquer la direction du périph parce que voilà, quoi, il est paumé.
Devant un tel effort, je propose de lui donner le numéro de X, il l'a bien mérité. X s'offusque à moitié, le mec sourit, il prend les chiffres durement gagnés et s'enfuit dans un vrombissement de
moteur. Maintenant qu'il a ce qu'il veut, il ne reviendra plus.
X, par contre, recevra un coup de fil quelques heures plus tard. C'est beau, quand l'amour éclot sous vos yeux éblouis pendant un contrôle d'amiante de routine. C'est romantique et raffiné.
J'aime.