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30 octobre 2007

Papaye et foufourche

Je sais, je sais, je devais vous parler de test de grossesse aujourd'huii. Mais vous commencez à avoir l'habitude, c'est toujours le bordel et au final vous n'avez jamais l'article que vous vouliez. C'est à se demander pourquoi vous continuez à revenir. Zetes des masochistes en puissance. Des clients parfaits pour un futur article sex-toy (oui, aussi en préparation, pour un jour vous le livrer... un jour).

Non mais j'avais envie de l'écrire, pourtant, cet article. Je savais même tout ce qu'il allait y avoir dedans (zetes pas sortis de l'auberge). Sauf qu'en rentrant chez moi, ce soir, dans mon quartier chic à deux balles, j'ai croisé un père chic et son petit garçonnet chic. Et je ne pouvais résister au plaisir pervers de vous retranscrire leur conversation.



- Papa, papa, pourquoi on fait les courses si tard ?
- Parce que ta maman voulait qu'on aille chercher des papayes pour ce soir
- ...
- ...
- Papa, c'est quoi une paillepaille ?
- C'est un fruit, mon chéri
- C'est comme les cerises alors ?
- Oui mais c'est plus gros
- Gros comme la terre ?
- Gros comme une papaye
- ...
- ...
- Papa, ça se mange les paillepailles ?
- Oui, Maman elle en mange
- Et moi ? Et moi papa j'en mange ?
- Non, toi t'es un mec. Les papayes c'est pour les filles. Toi, tu manges un steack et des frites.


Et après on s'étonne que vingt ans plus tard le gamin ne saura pas ce que veut dire tangerine.


29 octobre 2007

Article pourri pour journée pluvieuse

J'aime pas les lundis.

Je hais les lundis.

J'abhorre les lundis.

Dès le dimanche soir, j'ai en moi quelque chose de Tennesse. L'impression de tomber et de m'enfoncer pour la semaine dans un coton ouaté. Ouais, je fais un boulot sympa. Je l'aime bien, hein, ce n'est pas le problème. Mais ça ne me motive quand même pas assez pour repousser la couette de côté et me lever, alors que je n'ai qu'une envie, comater comme une vieille loque dans un coin.

Mais qui c'est qui a inventé tous ces métiers de merde, là, dans le marketing, le conseil, la communication, la publicité ? Ouais, j'ai regardé 99 francs hier et j'en ai encore des séquelles. Quel film pourri, d'ailleurs. On aurait sûrement pu faire une bien meilleure adaptation de ce bouquin. Là, les quelques scènes d'anthologie ne suffisent pas à cacher l'inanité du reste.

Ouais, j'emploie le mot inanité pour faire cultivé, m'enfin bon.


....


Entre le moment où j'ai commencé cet article et là maintenant, il s'est écoulé une réunion de deux heures et du coup j'ai complètement perdu le fil de ce que j'allais raconter. Ca devait pourtant être grave passionnant.

Le temps que je retrouve ce dont je voulais parler, j'en profite pour admettre ma défaite sur le p'tit prince. Parce que pour moi, le lundi matin, c'est le roi, la reine et le p'tit prince qui sont venus chez moi pour me serrer la pince. Alors que pour l'arlésienne non. Donc je reconnais humblement que vous avez l'air plus nombreux à avoir entendu cette chanson sous une forme impériale. Ca va lui faire une fois où elle aura raison.*

J'en profite pour râler au passage, alors quand je parle cul ya une dizaine de gens qui répondent alors que quand je parle chansonnette d'enfance, paf, 80 réponses. Parfois, je désespère du monde.

Ou alors faudrait que j'associe les deux et parler chanson d'enfance de cul. "Le dimanche matin, avec ma putain, sur ma mobyle-tteuh !"

...plus j'écris, moins ce billet ressemble à quelque chose.  Mais on me suggère par mail de parler de la réaction masculine face à un test de grossesse positif. Pas con, je ferai ça demain.


Ah, j'oubliais. Hier, c'était nos deux mois avec l'Arlésienne. Du coup je l'ai invitée à un grand restaurant sur les Champs-Elysées.

On a mangé au Pizza Pino.



* Je teste, elle m'a dit qu'elle râlerait si je mettais ça, je veux savoir à quel point

27 octobre 2007

Question existencielle du samedi

Ceci est un sondage qui me tient à coeur, parce que bon, la dernière fois que j'ai posé la question, j'ai été mis en minorité. Or, c'est un sujet de grande importance. Un peu comme avec le nez de cléopâtre, la face du monde pourrait en être changée. 

Préparez-vous donc bien avant de répondre. Respirez calmement, étirez-vous, buvez un grand verre d'eau, gargarisez-vous avec du coca.

Ca y est ? Vous êtes prêts (et vous avez l'air ridicules avec des bulles dans la bouche) ?

Quand vous étiez gamins, comme tout le monde je suppose, on vous a chanté des comptines enfantines. Parmi celles-ci, on trouvait l'histoire de la famille royale qui venait chez moi, pour me serrer la pince, mais comme j'étais parti, le p"tit prince a dit: "puisque c'est comme ça je reviendrai mardi".

Ca vous dit quelque chose ? Ouais ?

Bon, le souci c'est que deux versions s'affrontent, et que j'aimerais y trouver une logique (par exemple régionale), vu qu'on les trouve toutes deux sur internet.



La première (validée ici par exemple)

Lundi matin, le roi, la reine et le p'tit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince.




La seconde (validée entre autres)

Lundi matin, l'empereur, sa femme et le p'tit prince
Sont venus chez moi pour me serrer la pince




Vous voyez la différence ? Vous comprenez le souci ? Dans un cas, on a l'héritage monarchique de nos rois de France qui viennent guérir l'écrouelle alors que de l'autre, on a la résurgence impériale à la Napoléon III qui vient nous rendre l'Alsace et la Lorraine.

Bref. Je compte sur vous, c'est pas comme si vous aviez quelque chose de plus passionnant à faire ce week-end. Je veux avoir tous vos avis, parce que merde, sinon je vais être obligé d'admettre que ma version n'est pas la plus populaire et je devrai me jeter dans la Seine pour expier (mais pas en ce moment, c'est froid).

C'est grave, les articles du samedi...

26 octobre 2007

Kids, don't do this at home

Bon, ben suite à la chaîne qu'a fourbement initiée 7h48, je me retrouve à mettre des photos d'enfance sur ce blog. 7H, je te hais. Tu le sais, ça ?*

C'est sympa, ça répond au besoin d'exhibitionnisme sans compromettre le Batracien actuel. J'aurais dû y penser plus tôt.

Donc hop, voici quelques photos de la période billes et chat perché. La première existe déjà quelque part dans les archives, la second est exclusive (waah, quelle chance !).

On ne se moque pas, ou alors pas trop fort.






 



* En même temps faut pas trop que je râle, elle a encore mon portable en otage. Ouais, je me suis pas trop bougé ces derniers temps.

25 octobre 2007

Le nouveau rêve de ma vie du mois de la journée

Je ne sais pas s'il y en a parmi vous qui suivent ce blog depuis le début. La petite poignée de fidèles, les irréductibles qui n'ont pas été repoussés par les articles pourris, le manque d'inspiration, les périodes de célibat ou de couple, tout ça, tout ça.

Si vous faites partie de ce groupe, vous savez déjà que je suis un mec inconstant qui change de rêve comme de chemise. Déjà, quand j'étais môme, c'était comme ça. Je voulais être politicien, ou prof de français, ou prof de maths, ou commissaire de police, ou hacker, ou écrivain, ou chanteur*, ou avocat d'affaires, ou avocat pénaliste, ou créer ma boîte, ou tenir une librairie.

La seule chose qui ne m'a pas fasciné, c'est le milieu médical. D'une part parce qu'on ne choisit pas ses patients, d'autre part parce que la responsabilité est juste trop énorme pour quelqu'un de vélléitaire comme moi. Dans mon métier actuel, si je me plante, je peux réduire en fumée un million d'euros. C'est chiant, mais on y survit. Pas comme dans le médical.

Oui, je caricature. Bref.

Il y a des gens qui ont sûrement une idée claire de ce à quoi ils sont destinés dans la vie. Ils font des études pour atteindre ce but, ils se battent, ils acceptent les compromissions et les sacrifices nécessaires, et au final ils se retrouvent là où ils veulent. Au pire, ils auront essayé.

Pas moi. Je change d'avis comme une girouette, pour tout, tout le temps. Inconstance, j'écris ton nom. 

Tout ça pour dire que les anciens parmi vous se rappelleront que dans ces pages j'ai eu plusieurs ambitions. J'ai commencé plusieurs fois des débuts de bouquin. J'ai fait un one-man-show. J'ai écrit une nouvelle érotique. Sans parler de l'add-on de jeu vidéo que j'avais développé.

C'est sympa, ces buts. Ils ne sont jamais atteints, mais au moins ils me donnent quelque chose à faire pour les jours ou semaines à venir.

Et là, en ce moment, c'est encore quelque chose de différent. Je me demande si je ne pourrais pas envoyer des articles aux différents magazines, masculins ou féminins, sur la place française. Les FHM, les Max ou Maximal, mais aussi les Cosmo et/ou 20 ans. Dans les premiers, je parlerai de sodomie. Dans les seconds, de dîners romantiques.

Moi, je dis, ya moyen.

Et ne me cassez pas tous mes espoirs en me disant que c'est un univers impitoyable** et ultra-concurrentiel. Si c'était facile, ça ne serait pas drôle.

Hum. Si vous avez des contacts...

Voilà, c'était l'article du jour. J'ai un peu honte (mais je fourbis mes articles).



* Bon, ça, j'ai arrêté très vite
** Comme Dallas mais avec plus de filles

24 octobre 2007

Vis ma vie de photographe

Sous-titre: Praha, comme si vous étiez mais sans le froid



Il y a un métier qui est quand même absolument énorme, c'est celui de photographe pour mannequins de mode. C'est évidemment un milieu dans lequel la concurrence impitoyable et où la taille de l'engin est essentielle, ainsi que la manière de s'en servir et les considérations artistiques qui vont avec.

Mais une fois qu'on a atteint une certaine renommée, excusez-moi, c'est quand même plutôt sympa. On passe sa journée à shooter des mannequins pour un salaire tout à fait correct, en se permettant en plus de jouer au petit chef et de donner des ordres dans tous les sens.

"Cambre-toi !"
"Plus à gauche !"
"La main en l'air genre tu joues au Tennis !"
"Fais la gueule maintenant !"
"Là tu es sur l'ordinateur et tu as l'air concentrée !"

Bon, c'est quand même un pouvoir non négligeable. Moi j'ai essayé, j'ai demandé à l'Arlésienne "vas-y, cambre toi !" et elle m'a répondu "tu fais chier avec tes fantasmes de filles accroupies et va t'acheter un manteau, tu vas avoir froid". Ya plus de jeunesse.

Toutes ces considérations mises à part, lundi, c'était donc jour de shooting. Comme j'ai l'accord des principaux intéressés pour les mentionner, je peux donc révéler (han, le scoop, je sens que ça vous fend l'ovaire par le milieu sans réveiller la trompe de fallope*) que tout ceci était organisé par Caroline Daily et sa partie mâle. C'était donc eux qui organisaient la séance photo, qui avaient booké les filles, commandé la maquilleuse/coiffeuse, le photographe et son assistant.

Bon.

Sur le principe, même si je n'aime pas me faire réveiller tôt le matin, je n'étais pas forcément contre cette histoire de shooting. Avec grandeur d'âme et générosité, j'ai donc dit "ok, ok, je regarderai, mais c'est bien pour vous faire plaisir". Ca devait commencer à 10h du matin, on attendait la femme de ménage à 9h, tout allait pour le mieux.

Sauf qu'évidemment, c'est pas comme ça que ça s'est passé.








9h
Personne ne vient sonner.


9h30
Non plus.


9h55
Monsieur Daily (ouais, bon, il a pas de pseudo) s'énerve au téléphone, parce que hein, bordel, quoi, d'abord.


10h00
On frappe à la porte. Putain, la femme de ménage a été rapide.


10h05

Elle est pas mal la femme de ménage. Ou alors elle est moche la mannequin. C'est entre les deux. Mais au final on a l'explication, c'est la maquilleuse. Elle rentre en minijupe avec bottes montantes et un petit chien hideux emmitouflé dans un manteau canin, genre Paris Hilton sur le retour. A vrai dire, c'était moins Paris Hilton que Mulhouse-Formule 1, si vous voyez le principe.


10h07
Le photographe arrive avec son assistant et demande où sont les mannequins. Je montre discrètos l'Arlésienne


10h10
Enfin, la femme de ménage arrive. Elle est bof bof, tout va bien. Ah non, c'est notre première mannequin... mon dieu, quelle horreur ! Elle est petite et boulotte, même selon les critères des autres, avec un visage plutôt quelconque. On ne se retournerait vraiment pas dans la rue. Je suis un peu déçu.


10h20
Enfin, la femme de ménage arrive. Bon, en fait elle a 40 ans donc on fait vite la différence. On aimerait bien l'engueuler pour son heure de retard mais en fait rien n'est prêt et ya du boulot au maquillage donc tout va bien. Comme on improvise, le maquillage se fera dans la cuisine du loft.


10h30
C'est bon pour le maquillage/coiffure ?
Non, toujours pas.


10h40
Et là ?


10h50
Et là ?


11h00
Oh, vous tournez une scène saphique là-dedans ou quoi ?


11h01
La mannequin sort de la cuisine, enfin prête. Elle est absolument magnifique.


11h02
C'est quand même incroyable ce qu'on arrive à faire avec seulement une heure de préparation. Tout mon respect pour la coiffeuse/maquilleuse, elle a réussi à transformer une fille très quelconque en bombe sessuelle. Je n'ose même pas imaginer ce qu'elle parviendrait à faire avec une fille magnifique de base. Je me tourne de nouveau vers l'Arlésienne**


11h03
Le photographe prend 450 photos de la même fille. Normal, celle qui devait suivre a annulé. Pas grave, on rattrape le coup en rajoutant des postures et des idées originales. On aura donc des photos d'elle à la fenêtre, dans le canapé, sur le lit, à côté, debout, assise, à cheval, en voiture, avec dix robes différentes et des chaussures variables.


11h10
Les pieds de Caroline Daily ne s'accordent pas à ceux de la mannequin. Drame pour les chaussures.


11h15
La mannequin enlève la robe qu'elle portait, la jette sur le lit et attend patiemment qu'on lui apporte la tenue suivante. Elle est complètement nue. Nous sortons de la pièce en hâte.


12h30
La deuxième fille arrive. Elle part au maquillage, on en profite pour aller manger dans un restaurant juste à côté, ça devrait être rapide et on devrait revenir pile lorsque le maquillage est fini.


14h00
On a fini de manger. Putain de serveurs avec 2 de tension et autant de QI. On fonce vers l'appart en se disant qu'on a perdu au moins 30mn sans photos.


14h03
Pas besoin de s'inquiéter, le photographe s'est mis à l'oeuvre sans nous, du coup il fait des photos suggestives sous la douche.


14h05
Ok, la douche c'est bien, mais avec un ipod dans les oreilles et des habits sur la peau, c'est plus ça le concept. C'est reparti pour le déluge de photos.


15h
Pause shopping, j'accompagne l'Arlésienne trouver le manteau de ses rêves dans un magasin local.


15h15
- T'aimes bien ça ? qu'elle demande
- Je préfère une mini-jupe, je réponds


15h16
L'arlésienne me fait la gueule.


15h17
J'insiste pour la mini-jupe.


15h20
J'insiste pour la mini-jupe.


15h30
J'insiste pour la mini-jupe.


15h40
Je dis "s'il te plaît"


16h00
L'arlésienne en mini-jupe, c'est incroyable


16h10
Bon ben finalement ce sera un manteau


17h00
De retour dans l'appart, on a raté la troisième fille, la quatrième vient d'arriver.


17h05 
Oh mon dieu, c'est une gothique avec des cheveux crades et multicolores.


18h00
La maquilleuse a fait des miracles, la gothique a l'air d'une gamine qui kiffe les peluches.


19h00
Le shooting est terminé. Tout le monde part. 


Rideau.





* Avant je disais que ça vous explosait les couilles mais maintenant que je réalise que le lectorat est féminisé, je m'adapte
** Un compliment s'est caché à cette ligne, saurez-vous le déceler ?

23 octobre 2007

Le diable s'habille en Pravda

La sonnerie, le réveil, sommeil interrompu, froid déjà, la douche, yeux mi-clos, l'eau brûlante, la peau glacée, fatigue, souffrance, l'habillage, dans le noir, sans bruit, boxer, jean, T-shirt, pull, froid quand même, écharpe, froid toujours, nuit dehors, obscurité, les étages, l'ascenseur, la rue devant nous, froid encore, le taxi qui patiente, la buée de nos souffles, la buée sur les vitres, la buée dans nos coeurs, roule, plus vite, l'aéroport, froid, personne, les guichets vides, température en baisse, nos dernières couronnes, petit déjeuner, l'embarquement, retour en France.

Putain, ça fatigue d'essayer de mettre des effets de style pourris. Surtout lorsqu'on s'est levés à 4h du matin pour ne pas rater son avion. Surtout lorsqu'on a eu un week-end prolongé de taré et des nuits un peu courtes.

Du coup j'ai grave envie de vous raconter, mais ça attendra ce soir. Parce que mine de rien, faudrait que je me mette à bosser.

Art scénique en vieilles dentelles

Plus je fais des jeux de mots stupides dans les titres, plus je me dis que je perds du référencement. C'est vrai, quoi. Vous imaginez tous les gens qui pourraient se retrouver ici si je mettais "le diable s'habille en prada" ou "Arsenic et vieilles dentelles" ? Oops, je viens de le faire.

J'ai un peu honte. Mais tant qu'à faire: 

Bite
Couille
Chatte
Ornythorinque
Voisine nue sous la douche.

Voilà, je pense que je vais exploser les requêtes google - fin de la parenthèse.

A part ça, le titre avait quand même une signification. Parce que les week-ends à Prague, c'est pas forcément le genre de choses qu'on fait sur un coup de tête, comme ça, en plein milieu d'octobre, quand il fait froid et qu'on n'aime pas le jazz manouche. D'habitude, sur ma liste de destinations, il y a des trucs comme les Seychelles, Bali ou Rio de Jainero* parce qu'il y a du soleil et des nanas, darladirladada.

Là, il n'y avait pas de soleil mais des nanas quand même, donc on va considérer que ça mérite un darla. L'idée consistait pour un couple d'amis à aller shooter quelques modèles tchèques pour avoir des images pas trop chères pour leur idée de création d'entreprise**. Du coup, on s'est joints à eux pour former un groupe de sept, mutualiser les coûts, profiter d'un pur appart en plein centre de la capitale, et globalement être une bande de jeunes qui se fend la gueule.

Comme je sais que vous n'en avez rien à foutre de mes souvenirs de vacances, je ne vous parlerai pas des statues, des expositions, des musées, enfin de tous ces trucs culturels que nous avons visité par milliers (ou pas). Je vais plutôt me concentrer sur les moments de loose*** parce que, vous vous en doutez, ça ne pouvait que partir en couilles à certains moments, le terrain était trop propice.

Rien que le départ, par exemple. Mais qui m'a foutu une grève des transports juste le vendredi où on doit aller à Orly pour récupérer notre avion à 20h00 ? Non, j'ai rien contre les grévistes, je les soutiens à mort, tout ça, mais s'ils pouvaient me libérer un passage jusqu'à l'aéroport, ça serait grave sympa.

Je fuis mon bureau à 16h, osez dire que je ne m'y prends pas à l'avance. Il y a l'Arlésienne à récupérer chez elle, pendant que les autres louent un van à une société de taxis privée qui ne fait pas grève. En dehors de nos hôtes, on pouvait compter Kyrieleve et son mâle viril et musclé, ainsi que la Rouquine sans son mâle viril et musclé.

Je vous passe la tension, le stress dans la voiture et les embouteillages, les engueulades avec les autres véhicules, l'A6 qui se débouche brutalement avec la grâce d'une constipation traitée au bifidus actif****, et soudain nous voilà sur place avec même un peu d'avance. Sans compter le gars de chez Hertz qui, en nous voyant en galère, nous sert gratuitement de taxi entre les terminaux d'Orly. Ca, c'est parce que l'Arlésienne est mignonne, sinon j'aurais pu crever sur place je suis sûr.

On retrouve les autres boulets qui sont déjà sur place en train de grignoter en pariant effrontément sur nos chances de choper l'avion. La confiance règne, j'vous jure. C'est l'heure d'embarquer, on s'engouffre dans le terminal, et l'avion décolle.

Je vous casse le suspense: on ne s'est pas écrasés et Kyrieleve n'a presque pas eu peur.




(to be continued)







* En vrai non, mais ça claque dans l'article
** Non, pas dans le porno
*** Ouais, on écrit lose, mais je trouve ça moche
**** Je fais des efforts, là, genre c'est un blog de filles

19 octobre 2007

Tchèque sans provisions

Ce soir est un grand soir.

Oui, je sais, je n'ai pas écrit d'articles ces derniers jours, mais j'avais une excuse en béton: je me trouvais en Alsace, ou en Lorraine, toutes ces régions difficiles d'accès pour le Wifi que même en Auvergne c'était mieux. Ne me dites pas le contraire, j'ai dormi à Baccarat, c'était cristallin mais pas très branché internet.

Du coup j'ai passé le temps à essayer de regarder des épisodes de Heroes sur un ordinateur qui ne les lit pas. Mais qui m'a foutu un matériel pareil ? Si je n'étais pas de si bonne humeur, je râlerais bien un peu, tiens. Sans compter la grève des trains qui m'a obligé à rentrer en voiture à 19h pour arriver frais comme un gardon à minuit. Vous le voulez mon boulot ? Vous l'aimez ? Ben moi aussi - mais bon...

Tout ça pour revenir à ma bonne humeur et au Grand Soir. Pas celui du PC, faut pas déconner, il est hors de question que je partage mes ressources avec des gens qui n'en ont pas, faut pas déconner, ils n'avaient qu'à naître beaux et riches comme nous. Mais non, ils veulent frimer alors hop, ils naissent pauvres.

Ce soir, donc, je m'envole en direction de Prague pour un week-end prolongé avec quelques amis et l'arlésienne. Comme quoi, ça sert de connaître du monde, ça me fait super plaisir de m'être fait inviter comme ça. Je ne sais pas si j'ai le droit de citer (attention jeu de mots) les hôtes et hôtesses mais c'est cool.






 




Un week-end dans un grand appartement en plein coeur de Prague, une soirée clubbing dans la discothèque de la ville en tant que VIP, et plein d'autres trucs qui ont l'air 'achement bien que ça déchire sa race. Sans compter visiblement un shooting de mannequins le lundi.

Vous remarquez le concept ? Premier voyage hors de Paris et premier week-end complet avec l'Arlésienne, résultat qu'est-ce qu'on va faire ? Regarder des top models défiler.

Quelque part, je trouve que son mec devrait avoir honte.

15 octobre 2007

Quadricapillisection

Je vous parlais, dans un article précédent, de ce fantasme que je peux avoir pour les filles accroupies. Sans doute un souvenir d'enfance vivace, ou encore une explication du pseudo. Je ne sais pas.

Mais il y a un autre domaine dans lequel je suis complètement irrationnel: les cheveux. Ca va tellement loin que j'ai du mal à concevoir une fille aux cheveux courts - comme si sa féminité était niée. Là encore, il pourrait certainement y avoir une analyse psychologique très poussée qui finirait par prouver que je suis amoureux de la moustache de ma grand-mère, mais n'allons pas jusque là, s'il vous plaît, je viens de manger.

C'est beau, des cheveux longs. Ou même mi-longs.

En fait, en y réfléchissant, ce n'est pas tellement que j'aime les cheveux longs, c'est plutôt que je déteste les cheveux courts. C'est un crime contre nature de les couper quand on est une fille, c'est triste, c'est sinistre, c'est dommage, c'est honteux (hmm, comment se faire plein d'amies en une phrase).

Vous allez sûrement me dire qu'il y a des jolies filles avec des cheveux courts, et que je suis un sale con macho et psychorigide. Et là, on me cite des Cécile de France et autres actrices ou mannequins que je ne connais pas car ma mémoire des noms est aussi nulle pour ça que pour le reste.

Bon, pour la connerie et la psychopathie, je suis assez d'accord. Mais pour les jolies filles, je refuse. Oui, il y en a qui sont belles avec des cheveux courts - mais c'est parce qu'elles partent d'un potentiel déjà énorme. Avec des cheveux longs, elles seraient infiniment mieux.

Je ne résiste pas à ce sujet à vous mettre un extrait d'une planche de Monsieur Le Chien, qui est à la BD online ce que l'anus est aux rapports sexuels: une expérience hors des sentiers battus. C'est dire en quelle estime je le tiens*



 



Voilà. Je n'ai pas grand chose à rajouter vu que je suis évidemment en tous points d'accord: la fille ne se fait généralement couper les cheveux qu'une fois sa position amoureuse clairement établie, et les laisse repousser lorsqu'elle cherche à reconquérir un mâle défaillant. Donc c'est atroce: elles s'en rendent compte, en fait ! Elles le font à dessein ! C'est vil !

J'ai envie de dire, faites un peu un effort, merde quoi. Oui c'est sûrement dur à entretenir, oui c'est certainement du boulot, oui parfois ça vous emmerde, mais comment voulez-vous qu'on vous attache aux montants du lit autrement ? En plus, je veux pas dire, mais vous faites déjà tellement de trucs masos du genre vous épiler, porter des talons hauts et souffrir sur les tapis de sport, donc c'est pas ça qui va vous tuer. 

Alors que nous, qui n'avons pas l'habitude de faire des efforts, faut nous traiter avec ménagement, nous sommes de petites choses fragiles.

Ceci était un communiqué du CCC, le Comité Contre la Calvitie.

Parce que vous le valez bien.



* Bon, avec tous ces compliments, c'est quand même pas de bol s'il me colle un procès....

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