« 2007-07 | Page d'accueil | 2007-09 »

31 août 2007

Mika et moi

Mika et moi, nous sommes un peu des stars. Les gens se retournent dans la rue pour nous regarder, se posent des questions sur notre sexualité, et rêveraientd'arracher le t-shirt qui moule sensuellement les presque abdos qu'on aura un jour (lui plus que moi).

Mika et moi, nous n'aimons pas trop les paparazzis. Ils sont souvent intrusifs, désagréables, et essaient désespérément de nous capturer dans le plus simple appareil pour prouver que malgré notre aura assez impressionnante, il est vrai, nous sommes des hommes comme les autres (lui plus que moi).

Mika et moi, nous pourrions être amis. Je lui ferais goûter les différents mélanges de vodka paillette de Monsieur F et il nous chanterait Love Today pour attirer les filles dans nos bras entrouverts. En plus, comme il est vaguement homo, il ne nous ferait pas trop de concurrence avec sa frimousse de minet tache-de-rousseurisé. Et puis ça ferait tellement plaisir à Gauthier de nous voir tous les deux chez lui (lui plus que moi).

Ouais. Mika et moi, on est quand même putain de célèbres. Lui plus que moi.

Mais on partage la même page de Direct Soir, j'ai condescendu à lui faire ce plaisir, et ça, ça n'a pas de prix*.






Merci à "une fidèle lectrice" de m'avoir prévenu.








* Je pourrais faire une super parodie de Mastercard mais j'ai la flemme

Petit manuel à l'usage des filles qui ne comprennent pas bien les garçons - chapitre 1

Il y a une grande injustice dans le monde bloguesque. La parité sexuelle n'est pas respectée. Il y a des plafonds de verre, des inégalités, et personne n'en parle. Personne ne lève le moindre poing vengeur vers les cieux impavides alors que voilà, quoi, pour des minables écarts de salaire tout le monde se mobilise.

Mais là non. Et pourtant.

Et pourtant cela fait près d'un an que sévit sur internet un petit manuel à l'usage des garçons, pour leur expliquer le comportement des filles. Je conseille évidemment sa lecture à toute personne de sexe pendouillant* qui voudrait parfaire sa culture fillématographique.

Or, l'inverse n'existe pas. Pas de petit manuel à l'usage des filles, ce qui explique pourquoi vous vous débrouillez tellement mal pour nous capturer, nous éduquer et, plus important, nous conserver. Parce que ça ne sert à rien de nous transformer en gentleman parfait si c'est votre meilleure copine qui en profite.

Donc lisez avec attention, car ce qui va suivre, en plusieurs chapitres évidemment, va changer votre vie et ouvrir vos yeux sur l'amour, le seul, le vrai, le fleuri, celui qui vient Tristaner sur votre Iseulterie naturelle.


Premier chapitre, le sommeil.

Un garçon, c'est un peu comme un chien. En dehors du fait que ça remue souvent la queue, ça a aussi besoin de penser et se dépenser. Ca court dans tous les sens, ça bondit, ça se bat contre la hiérarchie, les amis, la famille, ça cherche des solutions à tout, ça répare les chiottes qui fuient, ça monte parfois les meubles Ikea dans le bon sens, et ça vous fait divinement l'amour toute la nuit pendant au moins quinze minutes.

Tout ça, vous ne croiriez pas comme ça, mais ça demande de l'énergie. Et donc une bonne nuit de sommeil. Ceux qui dorment peu ont une tendance perturbante à devenir petits, hargneux et présidents.

Corollaire: ne troublez pas le sommeil de votre homme, mesdemoiselles. Et certainement pas avec les questions existencielles que vous avez pu vous poser pendant la journée. Evidemment, de votre point de vue, ce moment d'intimité où vous avez fini de faire l'amour, où vous êtes dans les bras l'un de l'autre et où votre tête repose contre son torse est un espace privilégié pour parler de votre relation.

Mais pour lui, non. C'est un espace privilégié pour dormir, heureux et paisible, simple et satisfait.

A 3 heures du matin, non, on ne vous aime pas. On n'aime personne, à trois heures du matin. On veut dormir.

On se fout complètement de savoir si votre collègue, qui jusque là était votre meilleure amie, vous a complètement trahie en achetant le même sac chez Mango. On veut dormir

On ne veut pas se poser des questions sur l'avenir de notre relation. On veut dormir.

On ne veut pas non plus savoir ce qu'on va faire demain, encore moins si c'est une manière de remplir un week-end de tâches ménagères (cf les chapitres à venir). On veut dormir.

Et parfois, on ne veut même pas coucher. Avec un bémol, quand même, faut pas déconner. Mais bon, se faire réveiller en pleine nuit, ça peut paraître romantique, au bout d'un moment on a envie de dire "non mais vraiment, arrête de jouer avec ça, lâche je te dis, rho". On veut dormir.

Oui, la nuit (ou le sommeil en général, si on est plutôt du genre nyctalope noctambule) est un espace sacré, un temps privilégié dans la relation homme-femme où on ne parle pas, on ne dit rien, on dort.

Mais on n'en pense pas moins et on apprécie ce calme, ce luxe, cette volupté.

Donc voilà. Je vous mettrais bien des exercices pratiques mais ça commencerait à faire un peu trop pompé quand même.





* Hors femme de plus de 60 ans.

29 août 2007

La femme chocolat

C'est marrant de voir qu'on peut encore avoir de bonnes surprises quand on est désabusé et cynique comme un schtroumpf qui aurait perdu le chemin de son village et aurait sombré dans l'alcoolisme primaire pour oublier les schtroumpfettes.

Bon. Hier, c'en fut une.

Car hier, je voyais une fille - et comme elle connaît ce blog, je suis obligé de dire du bien. C'est chiant, je sais. Mais bon, on va faire ce qu'on peut pour nuancer et glisser des piques cruelles, sinon ça n'aurait aucun intérêt.

Flashback.

Il y a un mois à peu près, nous fêtions l'anniversaire de
Kyrieleve, Violette et le Froid. Il s'y est passé plein de trucs, c'était sympathique comme tout, le kir amande n'était pas mauvais, et j'ai discuté avec beaucoup de monde dont les gens déjà cités, Alexiane, Sonia, Eamimi, Clelie, Sarita, Ariane, Lily Plume & co. 

Et puis il y avait une autre fille. J'avais bien essayé de parler un moment avec elle, mais visiblement ça tombait au mauvais moment, ou alors j'ai une sale gueule, ou alors mon humour dévastateur tombait à plat, mais bon globalement j'ai réalisé qu'il ne fallait pas insister et que je pouvais aller voir ailleurs si j'y étais, ou bien me pendre avec le câble de la platine du DJ.

Sauf que insister, parfois, c'est bien.

J'ai donc envoyé un mail. Elle a répondu. J'ai répondu. Elle a répondu. Et hier, nous prîmes un verre ensemble, mon dieu que c'est romantique, ça me fait même placer un passé simple dans la phrase.

C'est toujours comme ça, quand on ne sait pas trop si ça va être sympa ou non, on choisit un terrain neutre (en l'occurence Châtelet) pour boire un verre neutre (en l'occurence du Muscat) en discutant de sujets neutres (en l'occurence je me rappelle plus mais c'était super intéressant je suis sûr). Je tente un compliment discret, mais visiblement, dire à quelqu'un qu'elle est "à peu près féminine", c'est pas toujours bien reçu. Je ne sais pas ce qu'il vous faut.

Et puis la soirée continuant, on réalise qu'on passe un moment agréable. Le verre devient un repas. Puis une promenade sur les quais de Seine. Je ne veux pas dénoncer, mais quand on passe sur le Pont des Arts et que j'indique le Louvre en demandant ce que c'est que ce grand bâtiment, elle n'a pas su répondre.

Puis on regarde l'heure. 23h30. Ca commence à compliquer les choses pour les métros si on reprend un verre. Pas grave, on est jeunes, on est fous, on est beaux, on est grands (elle triche, elle a des talons).

On remonte jusqu'aux Champs, on se pose dans un bar, là encore l'ambiance est très agréable (surtout qu'ils nous placent en vitrine, juste devant la terrasse, avec tous les gens qui passent qui nous font des signes enthousiastes). Un verre, puis deux, et soudain les serveurs nous disent qu'il est deux heures du matin et qu'il faudrait peut-être voir à bouger parce que voilà, quoi. Ca tombe bien, parce que je ne veux pas dénoncer mais elle a quand même un peu renversé de son cocktail sur les bras. C'est maladroit, une fille.

Incrédule, je regarde la montre-que-j'ai-oubliée-chez-moi. Deux heures du matin ? Je n'ai pas vu le temps passer. Plutôt bon signe. En temps normal, j'aurais bien proposé de l'héberger puisque c'est à deux pas, mais faut voir la gueule de mon appart en ce moment. Et puis je suis sûr qu'elle aurait douté de ma pureté et de mon innocence. Mais bon, c'est quand même con de finir la soirée comme ça . Le serveur nous suggère de terminer au Queenie, le bar du Queen, qui est à deux pas. Comme nous sommes des gens obéissants, on acquiesce et on y va.

Là-bas, ambiance tamisée avec plusieurs cheminées et des bougies sur les tables, je ne saurais trop le conseiller à tous ceux qui veulent faire genre ils sont hype alors qu'en fait ils ne ressemblent à rien dans leur costume de pinguin. On a presque l'impression d'être classe.

On commande donc de nouveau, on continue à se raconter nos vies qui sont évidemment passionnantes. Normalement, j'ai une mémoire de poisson rouge, mais on m'a menacé d'une interrogation écrite donc j'ai même fait un effort surhumain: j'ai écouté.

4h du matin, c'est au tour du Queenie de fermer. On hausse un sourcil. Demain, on bosse tous les deux - être décalqué en début de semaine, c'est quand même un peu dommage. Mais la soirée en valait la peine.

Pour se le prouver, on s'embrasse sous la lumière de la pleine lune (so romantic), sur la plus belle avenue du monde (so romantic) et dans l'odeur des pots d'échappement (so romantic).

Puis on prend un taxi et on repart chacun chez soi, parce que le romantisme, c'est bien, mais dormir, c'est mieux. Et la voilà en train de travailler, alors que j'ai fourbement annulé mes rendez-vous pour faire une grasse mat ce matin.

J'ai un peu envie de dire Mwhahahahahaha.

Mais ça faisait très longtemps que je n'avais pas passé un aussi bon moment.

28 août 2007

Un jour en Italie

Pour ceux qui ne le savent pas encore (et qui s'en battent probablement l'utérus avec une crèpe flambée miel-amandes), Flamèche a des origines italiennes. Et une cousine. Italienne, donc.

Hier soir, j'avais pour projet de me coucher tôt pour récupérer du week-end et resourcer une bonne fois pour toutes ce corps d'athlète qui fait l'envie de toutes les lattes de sommier de Bz de Paris. Mais évidemment, cela ne fut pas.

Parce que comme d'habitude quand on est décalqué, il y a toujours quelqu'un pour vous déranger. En l'occurence ce fut la fameuse Flamèche et sa cousine, qui voulaient décompresser après un après-midi shopping tellement stressant et épuisant.

"Non" fais-je, car je suis courageux.
"Si" répondent-elles.
"Ok" fais-je, car je suis un lâche.

On se retrouve donc sur les Champs pour prendre un verre, j'essaie tant bien que mal de ne pas piquer du nez dans mon Vieux Singe (vodka, cointreau, poire, jus d'orange), et je réalise qu'en plus ça va être compliqué de faire la conversation vu que la cousine, là, parle trois mots de français, ne connaît pas l'anglais, et que mon italien se limite aux rudiments de mon GPS.

Je lui ai bien suggéré de voltare a la rotonda, mais au bout d'un moment ce genre de blagues tombe à plat.

La soirée fut donc occupée à combler mes lacunes en italien, avec des mots aussi importants que Sies una bella ragazza (j'ai envie de coucher avec toi à l'arrière de ma bagnole mais je suis trop poli pour le dire directement) et Stronzo (comment ça, non ?).

Arrivé à cet endroit de l'article, vous vous demandez l'intérêt d'entendre toutes ces conneries, d'autant plus que je ne peux même pas vous raconter une histoire de séduction torride interpays puisque la cousine, outre le fait qu'elle a 19 ans, une tête de putafrange et une taille qui lui permet de m'arriver à la ceinture, va se fiancer.

Ouaip. Fiancée à 19 ans. Et c'est ça, la révélation de la soirée. Parce que du coup, on n'a un peu parlé que de ça. Et si je ne me suis pas fait pipoter du début à la fin, je dois dire que la vie en italie est quand même un peu étrange, voire perturbante.

Parce que, voyez-vous, cette fille que nous appellerons Truc parce que je n'ai pas retenu son nom compliqué et qu'elle a une tête de Truc, n'est pas amoureuse de son mec. Il est gentil, c'est tout, c'est un bon début. Elle se dit donc que, de toute façon, pourquoi pas lui plutôt qu'un autre, et qu'au final elle deviendra amoureuse.

Du coup, je lui demande pourquoi elle veut absolument se fiancer avec lui. La réponse ne tarde pas: parce que visiblement, tant qu'il n'y a pas de fiançailles, les italiens sont en couple libre. Donc il peut coucher avec qui il veut, elle peut aussi, et du coup ça l'emmerde parce que voilà, l'exclusivité ça lui plairait bien. Donc des fiançailles, pourquoi pas.

Mais alors, m'interrogé-je in petto, des fiançailles, c'est un pas vers le mariage ? Non, visiblement, c'est juste une marque d'appartenance. Ah. Ca veut dire qu'il n'a plus le droit de coucher avec ses copines, et c'est pour ça qu'il renâcle un peu. Ah.

Enfin bon, l'avantage de ces fiançailles pour les filles, c'est d'avoir plein de bagues, non ? Ben non. Pas besoin de bague pour se fiancer. C'est beau de ne pas être matérialiste.

Donc les italiens finissent par se fiancer entre eux en se disant que, peut-être, les sentiments viendront ? Oui, on dirait. Et en soirée, par exemple, il n'y a pas de drague et de sexe dans les buissons ? Peu, puisqu'un italien n'ira jamais discuter à une fille en groupe, alors que les filles célibataires sont en groupe. Oh.

Mais les italiens sont censés être des bons dragueurs, non ? Oui, mais par contre ils sont nuls au lit. Oh. Et puis ils ne peuvent pas trop draguer chez eux, parce qu'il y a la mamma derrière, donc ils se lâchent quand ils sont à l'étranger. Oh.

C'est quand même un autre monde. Je vais me mettre à chanter la Marseillaise. Retenez-moi.

27 août 2007

Brimful of Pacha

Non, le titre ne veut rien dire, c'est juste un petit plaisir personnel. Simplement, aujourd'hui, je vais vous parler des sex-shops, ça m'a fait penser à Cornershop, ça m'a fait penser à Brimful of Asha, ça m'a fait un titre.

Parce que depuis la libération sexuelle qui fait qu'elles vont jusque dans nos bras, nos filles et nos compagnes, et qu'enfin elles se sentent libres de faire ce qu'on a envie qu'elles fassent, eh bien il y a eu une putain d'évolution dans les mentalités concernant l'utilisation d'un sex-shop.

Moi, par exemple, un mec globalement normal, globalement formidable, je n'y avais jamais mis les pieds. Alors que les filles si. Toutes. Ou presque. On me parlait de Yoba, on me parlait de sexodrome, on me parlait de Barbara-je-sais-plus-quoi, et je regardais ces égéries dégénérées avec les yeux ronds de l'innocent parfait.

Bon, il paraît que ça vient du succès de Sex & The City, et que maintenant toute fille digne de ce nom sait ce qu'est un rabbit et où placer la carotte. Mais cette évolution nous a laissés sur le carreau, nous les mâles innocents.

Et c'est là que les amies rentrent en scène.

Ces derniers temps, deux fois de suite, je me suis retrouvé entraîné dans les sex-shops so glamorous de Pigalle pour accompagner ces demoiselles qui regardaient les déshabillés vaporeux et les vidéos de partouze à dix-huit avec un nain unijambiste zoophile et un curé de campagne transsexuel qui voit tomber l'aube jusqu'à l'autel de passe.

Bon. Qu'est-ce qu'on trouve dans un sex shop, te demandes-tu, toi qui lit tout ça du boulot d'un oeil amorphe en te demandant pourquoi ça ne parle pas plus de cul alors que c'est l'été et que, enfin, les minjupes sont de sortie.


 



Eh bien, en vrac et pêle-mêle, à la Prévert (ce bon vieux Jacques off), on voit:

- Des canards vibrants de toutes les couleurs et de toutes les textures, avec ou sans collier de perles, avec ou sans blouson de biker, la bonne idée de ces derniers temps déclinée à toutes les sauces. Vous me direz, pourquoi un canard plutôt qu'une loutre, qu'un cachalot ou un mouflon. Je vous répondrai que je n'en ai pas la moindre idée, mais qu'on doit certainement y voir un cygne*.
- Des culottes fendues qu'on peut faire soi-même avec une paire de ciseaux et un truc La Perla, mais en plus cher parce que ce n'est pas le cm² de tissu qu'on paie mais le concept du nu artistique.
- Des tenues de soubrette, d'écolière ou d'infirmière, alors que putain, la vraie tenue d'infirmière, il n'y a rien de plus anti-sexy au monde, c'est moche et le tissu est rêche. J'ai rien contre la soubrette par contre.
- Des godes tellement énormes qu'on ne peut s'empêcher d'avoir un air un peu chagriné en comparant avec ce qui normalement fait la fierté érectile de nos tentes scoutes. L'un d'entre eux était tellement long qu'il serait arrivé à peu près au niveau des poumons de la fille**
- Un pouf avec un gode au milieu, artistique et de bon goût, certainement design Stark, qui permet en même temps à la fille de trouver un siège d'appoint si jamais sa famille arrive pour déjeuner à l'improviste.
- Des paires de menottes en cuir, en tissu, en alpaga-des-montagnes-de-sibérie-orientale ou en fourrure-tout-con, histoire d'apprendre à sa copine à ne pas toucher à la télécommande
- Des paires de menottes plus complexes qui permettent d'attacher le pied gauche à l'oreille droite en passant par une chaîne au clitoris pour venir titiller la molaire de votre choix.
- Des paires de menottes encore plus mucho compliqué que j'ai même pas compris à quoi ça servait.
- Des boules de geisha, sans la geisha qui va avec
- Des vagins artificiels, avec la geisha qui va avec (et la mention "testez-moi !" écrit en gros dessus)
- Des cravaches avec ou sans lanières multiples
- Un harnais à accrocher soi-même au mur pour pouvoir baiser en apesanteur, réservé à ceux capables de monter des meubles ikea en moins d'une heure et sans perdre de vis.
- Des préservatifs à la banane avec une vraie banane dessinée dessus, pour les gens de goût.
- Du lubrifiant par litre entier.
- De la crème comestible à répandre sur le corps de l'être aimé pour lui donner l'aspect d'une tartine de Nutella sans les noisettes qui s'accrochent
- Des vidéos avec des titres aussi sympathiques que "Blanche-Neige et les sept mains" ou "Quand Mari rencontre Salie". On notera au passage que les français ont quand même beaucoup plus d'imagination que les américains, dont les titres désespérément pragmatiques s'étalent à perte de vue: "Gang Bang 5", "Cumfest 4", ou encore "Fistfucking big-titted asian lesbian teens". Au moins, on sait pour quoi on paie.
- Des livres d'images des années 20, à l'époque où les grosses étaient à la mode.
- Du rouge à lèvres qui vibre, pour les gens qui n'assument pas.

Bon.
Sur le moment, ça surprend un peu. Après, on s'y fait. C'est un peu comme à la Fnac, tout le monde est là pour regarder mais pas pour acheter. 

Mais les vendeuses ont de plus gros seins.


* Je suis hilarant aujourd'hui
** Le test a eu lieu avec les vêtements, je le précise tout de suite. Forts jolis vêtements d'ailleurs, le premier jean à bretelles que je vois de ma vie.

26 août 2007

Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers

La tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard
Les gars, désolé pour hier...

Hard knock life

Il y a des gens qui s'accrochent à la vie avec une énergie surprenante. Il y a des gens qu'on croit absolument indestructibles.

Prenez mes grands-parents, par exemple. Il m'en reste deux, mon grand-père paternel, ma grand-mère maternelle. Comme on fait des enfants tard dans ma famille (ouais, ça va, pour l'instant je suis dans les clous), ils sont tous les deux très âgés: 95 et 96 ans. Et ils sont complètement indéboulonnables.

Ma grand-mère a encore une mémoire phénoménale, elle prend le bus, elle arpente son quartier et les grands magasins avec énergie, elle fait avec mon aide le changement entre Gare du Nord et Gare de Lyon à Paris par le RER.

Il y a quelques temps, elle est tombée dans son escalier et s'est fracturé le crâne. N'importe qui, surtout à cet âge, y serait passé. Elle ? Elle a nettoyé avec acharnement le sang pour avoir quelque chose à faire pour ne pas tomber dans les pommes, puis elle a mis un chapeau et a pris le bus (le bus !!) pour se rendre aux urgences. Où ils lui ont dit que l'os ne se ressoudrait jamais. Sauf qu'il s'est ressoudé et qu'elle se porte comme un charme.

Mon grand-père, lui, perd la mémoire. Mais il conduisait encore sa voiture jusqu'à peu, et il se rendait seul chez mes parents, ou à la messe, ou même au cinéma. 

Il y a cinq ans, il a chopé une infection grave dans un voyage en Irlande. Les médecins l'ont déclaré condamné sous trois semaines. Et puis il s'est remis sans la moindre séquelle. Voici quelques mois, rebelote. Il tombe d'un trottoir et se fracture la hanche. Opération avec anesthésie générale (à 95 ans) qui entraîne des complications. De nouveau, on le donne pour mort. Mais il s'en remet, le bougre. Puis les médecins disent que l'os ne se ressoudera pas et qu'il ne marchera plus. Mais il marche, d'abord avec un déambulateur, puis avec une canne, puis sans canne. Oh, évidemment ce n'est pas la grande forme, mais il est presque comme neuf.

Increvables, je vous dis. Increvables. J'espère vraiment avoir récupéré leurs gènes, parce que c'est vraiment du bois dont on fait les centenaires. Je les aime pour leur ténacité, pour leur énergie, pour leur volonté de se battre, pour leur entêtement et leur côté borné. Non, elle ne renoncera pas à son jardinage et ses voyages. Non, il n'a pas besoin d'aide pour aller à la pharmacie, c'est juste à côté.

Mais ce matin, mon grand-père a fait une attaque cérébrale. Il est dans le coma et, de nouveau, les médecins disent qu'il n'y a plus d'espoir.

Après tout, ce n'est que la troisième fois qu'il défie la mort. Il s'en sortira, là encore. Je le sais.

Je l'espère.

Putain, je l'espère...

25 août 2007

Place des - trop - grands hommes

On s'était dit rendez-vous dans dix ans. Ou presque.

Hier soir, j'ai eu l'occasion de manger avec des amis d'école de commerce. En clair, des gens dont je n'ai à peu près rien à foutre, et que je n'ai pas vu depuis mon départ aux US et mon premier boulot. Ca ne nous rajeunit pas, ça doit bien faire cinq ans maintenant, mon dieu mon dieu, mais où va le monde, où sont nos jeunes années, mignonne allons voir si la rose.

Je dois dire que ça m'a foutu un sacré coup de vieux.
Déjà, sur quinze personnes, nous étions deux célibataires. Tous les autres étaient casés, certains encore avec les filles qu'ils voyaient en école. Il y en a qui se sont mariés, il y en a même trois qui sont papas et un quatrième pour qui ça ne saurait tarder "parce que tu vois, à l'échographie..."

Non, je ne vois pas à l'échographie.

Qu'est-ce que c'est que ces gens qui mènent tranquillement une vie de couple et partagent leur temps entre la famille et le travail en sifflotant gaiement les derniers succès de Justice ? Qu'est-ce que c'est que ces cadres dynamiques bronzés qui montrent avec bonheur des photos de leur rejeton à tous ceux qui demandent, et même ceux qui ne demandent pas ?

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du commerce. Les gens vieillissent plus vite qu'ailleurs, ou alors c'est moi. Mais je m'attendais à parler de sujets potaches, de cul, de souvenirs d'école, de vacances, de drague, de filles, de faux plans, d'anecdotes intéressantes. Et me voilà à raconter mon boulot pour des gens fascinés qui me demandent combien je gagne, si mon plan d'intéressement n'a pas trop souffert du dévissement de la bourse, et comment se démerder pour mieux gérer son taux d'imposition.

Ca parle Robien, portefeuille d'actions, investissement en flotte de pêche pour défiscaliser, location meublée avec bail d'un an, vacances à Tenerife en hôtel-club all inclusive, mariage, décoration d'appartement. Ca hoche la tête avec mépris en évoquant le cas de certains autres étudiants qui n'ont pas trouvé de boulot à la hauteur de leurs ambitions.

Mais j'ai quoi de commun avec ces gens, moi ? Putain, sortez-moi de là. Je les regarde déblatérer et s'émerveiller sur leurs salaires respectifs sans même qu'ils envisagent en claquer le moindre euro pour autre chose qu'un crédit supplémentaire sur une maison en Ardèche ou un second écran plat pour la chambre du gamin.
 
Ils m'ont demandé ce que je faisais de mes soirées - ce que j'avais fait hier, par exemple.

J'ai pris une grande inspiration.

Puis je leur ai répondu que j'avais vu Comme t'y es belle en VOD d'un oeil distrait en buvant de la vodka chez un pote homo avec un couple d'amies lesbiennes, une bulgare et une gothique végétarienne en pianotant sur mon téléphone pour me trouver un plan pour la nuit. 

Et soudain je me suis senti heureux....

23 août 2007

Back in Business

C'est vrai que je n'ai pas écrit ces derniers temps; en même temps, il n'y avait pas des masses de choses à raconter. Difficile d'avoir des anecdotes quand on sort peu, et ces lundis/mardis ont été très calmes à ce niveau-là. Bon, je suis allé voir Ratatouille mardi quand même - c'était mignonnet, gentillet, globalement mauvais. Mais je sais que la plupart des critiques sont enthousiastes donc ne me laissez pas vous gâcher la fête, vous allez sûrement adorer, après tout on y voit des DS et des deux-chevaux dans Paris, c'est un peu la classe internationale.

Ce soir, par contre, il y a quand même quelques petits trucs à dire. Parce que le Froid nous avait proposé un petit plan de dernière minute, le genre de trucs dont on sait pertinemment que ça va foirer avant même de le commencer, mais qu'on s'entête à faire quand même parce que bon, ça fait longtemps, et mine de rien se changer les idées c'est sympa.

Donc voilà, soirée nouvelle programmation à la Bodega, un truc ladies night, open bar pour tout le monde jusqu'à 21h mais entrée payante pour les mecs, gratuit pour les filles. Encore un exemple de discrimination, tiens, c'est absolument honteux. Mais ça a un bon côté: 75% de filles dans la salle.

Le mauvais côté, c'est qu'elles sont toutes moches.

Je sais, je sais, vous allez me dire que je retombe dans mes vieux travers, que le physique ne fait pas tout ("d'ailleurs t'as vu ta gueule Grenouille ?"), que j'aurais certainement trouvé la perle rare en discutant au hasard des tables, mais bon on ne se refait pas.

Accompagné de Monsieur F, et lâché par Le Froid qui ne pouvait finalement pas venir pour des raisons de boulot trop envahissant, nous pénétrons donc dans l'antre du diable. Les cocktails sont servis rapidement, choix entre champagne, manzana glacée et tequila sunrise. Bon, on sent à peine l'alcool mais c'est gratuit et les serveuses sont souriantes, c'est assez rare pour être remarqué dans un open bar.

Première décision de la soirée, où s'asseoir. Je fais deux fois le tour de la pièce mais non, ya vraiment qu'une seule table où se trouve une jolie fille. Ca tombe plutôt bien, elles sont trois au total et il reste deux places. Le hasard fait quand même bien les choses. Bon, seul souci, il n'y a pas de siège de libre. Pas grave. On s'introduit, on parlemente, on fait des sourires dans tous les sens, on se sent très cons sans sièges, finalement MonsieurF réussit à en récupérer un à une table d'à côté. Nous voilà deux sur un seul siège, une fesse chacun, on est mignons tout plein, le ridicule ne tue pas. Sans compter le fameux "ah ben vous êtes venus à deux mecs à une Ladies Night ?" "Non mais on devait venir avec une amie en fait").

Hum.

La programmation de la Bodega, ce soir, c'est un peu du grand n'importe quoi. Il y a deux espagnoles qui interprètent du Shakira à la guitare, suivies de 4 acrobates qui bondissent des lustres, suivis par un couple de danseurs qui réalisent une chorégraphie très étrange, genre danse de l'été mais en pire. On notera d'ailleurs que les filles de notre table ont eu exactement le même commentaire que moi, exactement au même moment: "mais pourquoi ils font danser des grosses ?" Comme quoi je ne suis pas le seul, hein, jetez-moi la première pierre mais seulement dans le sens contraire du vent et seulement si vous soignez la bosse après. Non, l'autre.

Le plat de résistance, c'est deux danseuses de Flamenco, un chanteur/guitariste, un percussionniste, qui sont censés mettre le feu mais qui endorment un peu la salle. Ceci dit, l'une des danseuses avait des cheveux magnifiques, genre pub l'Oreal. Deux-trois fois, elle m'a fait des vieilles moues et des clins d'oeil, ce qui faisait rire toute la table et me rendait rougissant comme un prépubescent du jeudi matin. Je suis un grand timide en fait.

Bon, tout ça pour en arriver au clou de la soirée. La fille que je trouvais mignonne, avec qui je discutais avec plaisir et qui commençait quand même à rendre les choses intéressantes, eh bien cette fille est maquée.

La malédiction de Kyrieleve commence à rejaillir sur moi, c'est mal.

19 août 2007

Vague à l'âme

La note du jour (de la nuit, hein, il est 4h30) n'étant pas forcément super joyeuse, je la déconseille à tous ceux qui viennent régulièrement chercher ici la dose de bonne humeur et de loose qui leur permet d'affronter les journées de boulot.

Mais on a parfois un petit coup de blues, et il se trouve que ça tombe sur ces jours-ci. Les vacances pouvant expliquer cela.

Quand j'étais adolescent, je rêvais d'avoir du succès avec les filles, de savoir draguer, de savoir aborder, tenir une conversation sans rougir, discuter de tout et de rien, coucher avec plein de monde, pouvoir rentrer de soirée avec quelqu'un sans plus de complication, ressembler aux séducteurs dans les films, aux James Bond de tous les temps, en smoking impeccable et le sourire aux lèvres.

Parfois, je fantasmais également sur des choses que je considérais hors d'atteinte mais qui m'excitaient évidemment beaucoup, les plans à trois, les filles qui se caressent, certaines positions sexuelles et globalement tout un monde de plaisirs et de fantasmes.

Et aujourd'hui...

L'adolescent que j'étais serait certainement content du résultat. Globalement, tout s'est plus ou moins réalisé - sauf le smoking de James Bond, mais ça peut encore s'arranger. Un vrai fantasme de vie parfaite, selon certains critères. C'est formidable, c'est superbe, regardez comme tout est glamour et paillettes et sexe. Il y a même le luxe de la tendresse omniprésente, qui vient adoucir les angles et permet en plus d'avoir d'excellentes relations avec tout le monde. Joie et bonheur.

Sauf que là, je sature. Je me retrouve en soirée à sourire et discuter machinalement avec des filles parce que c'est ce qu'on attend que je fasse, et que ça occupe, et qu'après tout c'est agréable.

Mais putain, une fois dans ma vie, merde, une fois, j'aimerais tomber amoureux. Vraiment réellement, totalement, désespérément amoureux. A me damner. A m'humilier. A en oublier la belle mécanique des conversations toutes faites.

Et me poser.
Un jour.
Enfin.

Putain, je suis fatigué.



Au moins, je poste ça en plein mois d'août, ça fait moins de gens qui liront.

Toutes les notes