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13 juillet 2007
Solidays, round 2
Bon, ça remonte quand même à dimanche dernier mais ce n'est pas une raison pour ne pas raconter ce qu'il s'est passé durant cette terrible journée. Effroyable. Infâmante. Terrible -
ah non, je l'ai déjà dit.
Non, parce que normalement, on avait prévu de retourner pleins d'entrain aux Solidays pour aller voir des groupes sympathiques, comme les Skatalytes par exemple, qui ont le bon goût de faire de la musique que tout le monde apprécie, c'est déjà ça.
Sauf que les skatalytes, c'est tôt, genre 15h.
Que je vous décrive le tableau à cette heure-ci: quatre personnes affalées dans mes canapés à attendre que le café miraculeusement retrouvé chez moi accepte de bouillir, tout en mangeant du melon de la veille pour se donner du courage.
Les brunches, c'est sympa. Quand il fait gris dehors, c'est encore plus sympa. Quand les canapés sont confortables, c'est mieux. Quand on a peu dormi, c'est bien. Du coup le temps passe, et on ne bouge pas. Lorsqu'on se décide finalement à s'extirper de notre cocon, il est 15h30 passées. Râpé pour le ska.
Pas grave, il reste Kaolin, Ayo, Grand Corps Malade... pour tous les goûts, quoi.
Direction les solidays, le temps est franchement maussade. On arrive pour voir un petit bout de femme qui chante (faux) avec énergie, c'est Adrienne Pauly, elle a des chansons à texte sympa, je ne connaissais pas, elle arrive à rassembler une foule assez importante qui l'ovationne quand elle part et réclame un rappel.
De notre côté, Gajal va chercher des chouros (oui, le détail est important) pendant qu'on se gèle les couilles dehors. Il revient, la pluie commence à tomber, on décide d'émigrer vers le pavillon où Kaolin va se produire. C'était pas forcément le choix général, mais bon au moins c'est couvert. C'est pas mal quand l'orage gronde.
Et là, drame, il n'y a que quinze chouros, je décide donc d'aller en chercher de nouveaux (je vous avais dit que le détail avait son importance). Go, go, grenouille go, sous la pluie, en direction des baraques de bouffe, en marchant dans les flaques qui font flouc et la boue qui fait blouc.
Comme on est un peu cons dans le groupe (si si, suffit de voir les compte-rendus impartiaux de la soirée pour le réaliser), on n'a prévu ni parapluie ni imper ni même de pull. Du coup, je me prends la sauce en attendant de récupérer les chouros, rapidement ma chemise est trempée. En plus, la personne devant est la plus MOLLE du MONDE. C'est la loi de Murphy dans son cas le plus extrême, c'est toujours quand on est pressés et qu'on prend l'eau par toutes les pores que la petite vieille de devant qui achète des crêpes à sa petite-fille va lui demander trois fois ce qu'elle veut avant de compter sa monnaie, de laisser choir un billet dans la boue, de le chercher en se baissant, de se plaindre de son dos, de changer d'avis parce que les gaufres c'est mieux, et de grommeler contre la pluie.
Un jour, je génociderai les grands-mères.
Mon tour arrive, je récupère les précieux chouros, je paie, je file rejoindre les autres qui sont en plein coeur de la foule de Kaolin. Miracle, je tombe dessus tout de suite, parfois il y a des super coincidences, réussir à les retrouver parmi mille personnes, la classe. Oui, je dis 1000 personnes parce que la moitié des solidays s'est donné rendez-vous sous ce putain de chapiteau pour se protéger de la pluie. Je n'ai rien contre Kaolin mais sans l'orage ils auraient sans doute eu moins d'influence.
Les artistes montent sur scène, le concert commence, c'est atrocement nul. C'est tellement mauvais que la Miss Taquet s'endort debout dans mes bras, faut quand même le faire, à un concert (ça rime). La seule à avoir apprécié reste 7h48 qui arborait un sourire béat.
Bon, on s'est un peu foutus de la gueule du chanteur parce que toutes leurs chansons parlent de partir, de revenir, de fuir, de marcher, de courir, c'est un groupe qui bouge, quoi. En plus, il fait un mouvement de main impérieux à chaque fois qu'il parle, du genre kamehameha, je m'attendais à voir une boule de feu sortir mais en fait non.
Dommage, ça nous aurait bien servi, il faisait froid.
Le concert se termine, dehors il pleut des cordes, c'est bien la seule raison pour laquelle les gens sont restés les écouter. D'ailleurs ils ne se pressent pas de partir, tout le monde s'asseoit et attend la fin de la pluie. Miss Taquet a une illumination: vu qu'il pleut, Ayo ne pourra certainement pas se produire en plein air, donc il y aura évidemment une modification du festival pour qu'elle puisse profiter des chapiteaux, donc elle se produira certainement à 18h là où on se trouve.
Bon, en fait non. Il y a des illuminations qui foirent, parfois.
On sort donc du chapiteau dépités, et on se prend de nouveau des rafales de pluie en allant vers l'endroit où Ayo joue. Il y a de la boue partout, c'est Woodstock 2007. J'y nique mon beau jean du relookage et mes nouvelles pompes-que-j'ai-choisies-tout-seul, rho.
Pendant un instant, Gajal hésite à acheter un poncho. On le comprend, il fait froid. 30€ de commerce équitable pour une heure de réchauffement, pourquoi pas. Au loin, une marée de parapluies nous cache Ayo. On entend sa voix, c'est déjà ça. C'est un peu comme à la télé, mais la pluie en plus.
Taquet et moi décidons de partir. On se faufile à travers les gens en essayant de ne pas glisser dans l'eau comme certains maculés de boue. Et c'est bien cinq minutes plus tard qu'elle se frappe le front: "merde, mes clés !"
Merde, ses clés. Retour auprès de 7h et Gajal pour récupérer le trousseau et c'est reparti en sens inverse.
On arrive chez moi. Repos. Froid. Vêtements secs.
Putain de Solidays. Même pas récupéré une seule capote.
Non, parce que normalement, on avait prévu de retourner pleins d'entrain aux Solidays pour aller voir des groupes sympathiques, comme les Skatalytes par exemple, qui ont le bon goût de faire de la musique que tout le monde apprécie, c'est déjà ça.
Sauf que les skatalytes, c'est tôt, genre 15h.
Que je vous décrive le tableau à cette heure-ci: quatre personnes affalées dans mes canapés à attendre que le café miraculeusement retrouvé chez moi accepte de bouillir, tout en mangeant du melon de la veille pour se donner du courage.
Les brunches, c'est sympa. Quand il fait gris dehors, c'est encore plus sympa. Quand les canapés sont confortables, c'est mieux. Quand on a peu dormi, c'est bien. Du coup le temps passe, et on ne bouge pas. Lorsqu'on se décide finalement à s'extirper de notre cocon, il est 15h30 passées. Râpé pour le ska.
Pas grave, il reste Kaolin, Ayo, Grand Corps Malade... pour tous les goûts, quoi.
Direction les solidays, le temps est franchement maussade. On arrive pour voir un petit bout de femme qui chante (faux) avec énergie, c'est Adrienne Pauly, elle a des chansons à texte sympa, je ne connaissais pas, elle arrive à rassembler une foule assez importante qui l'ovationne quand elle part et réclame un rappel.
De notre côté, Gajal va chercher des chouros (oui, le détail est important) pendant qu'on se gèle les couilles dehors. Il revient, la pluie commence à tomber, on décide d'émigrer vers le pavillon où Kaolin va se produire. C'était pas forcément le choix général, mais bon au moins c'est couvert. C'est pas mal quand l'orage gronde.
Et là, drame, il n'y a que quinze chouros, je décide donc d'aller en chercher de nouveaux (je vous avais dit que le détail avait son importance). Go, go, grenouille go, sous la pluie, en direction des baraques de bouffe, en marchant dans les flaques qui font flouc et la boue qui fait blouc.
Comme on est un peu cons dans le groupe (si si, suffit de voir les compte-rendus impartiaux de la soirée pour le réaliser), on n'a prévu ni parapluie ni imper ni même de pull. Du coup, je me prends la sauce en attendant de récupérer les chouros, rapidement ma chemise est trempée. En plus, la personne devant est la plus MOLLE du MONDE. C'est la loi de Murphy dans son cas le plus extrême, c'est toujours quand on est pressés et qu'on prend l'eau par toutes les pores que la petite vieille de devant qui achète des crêpes à sa petite-fille va lui demander trois fois ce qu'elle veut avant de compter sa monnaie, de laisser choir un billet dans la boue, de le chercher en se baissant, de se plaindre de son dos, de changer d'avis parce que les gaufres c'est mieux, et de grommeler contre la pluie.
Un jour, je génociderai les grands-mères.
Mon tour arrive, je récupère les précieux chouros, je paie, je file rejoindre les autres qui sont en plein coeur de la foule de Kaolin. Miracle, je tombe dessus tout de suite, parfois il y a des super coincidences, réussir à les retrouver parmi mille personnes, la classe. Oui, je dis 1000 personnes parce que la moitié des solidays s'est donné rendez-vous sous ce putain de chapiteau pour se protéger de la pluie. Je n'ai rien contre Kaolin mais sans l'orage ils auraient sans doute eu moins d'influence.
Les artistes montent sur scène, le concert commence, c'est atrocement nul. C'est tellement mauvais que la Miss Taquet s'endort debout dans mes bras, faut quand même le faire, à un concert (ça rime). La seule à avoir apprécié reste 7h48 qui arborait un sourire béat.
Bon, on s'est un peu foutus de la gueule du chanteur parce que toutes leurs chansons parlent de partir, de revenir, de fuir, de marcher, de courir, c'est un groupe qui bouge, quoi. En plus, il fait un mouvement de main impérieux à chaque fois qu'il parle, du genre kamehameha, je m'attendais à voir une boule de feu sortir mais en fait non.
Dommage, ça nous aurait bien servi, il faisait froid.
Le concert se termine, dehors il pleut des cordes, c'est bien la seule raison pour laquelle les gens sont restés les écouter. D'ailleurs ils ne se pressent pas de partir, tout le monde s'asseoit et attend la fin de la pluie. Miss Taquet a une illumination: vu qu'il pleut, Ayo ne pourra certainement pas se produire en plein air, donc il y aura évidemment une modification du festival pour qu'elle puisse profiter des chapiteaux, donc elle se produira certainement à 18h là où on se trouve.
Bon, en fait non. Il y a des illuminations qui foirent, parfois.
On sort donc du chapiteau dépités, et on se prend de nouveau des rafales de pluie en allant vers l'endroit où Ayo joue. Il y a de la boue partout, c'est Woodstock 2007. J'y nique mon beau jean du relookage et mes nouvelles pompes-que-j'ai-choisies-tout-seul, rho.
Pendant un instant, Gajal hésite à acheter un poncho. On le comprend, il fait froid. 30€ de commerce équitable pour une heure de réchauffement, pourquoi pas. Au loin, une marée de parapluies nous cache Ayo. On entend sa voix, c'est déjà ça. C'est un peu comme à la télé, mais la pluie en plus.
Taquet et moi décidons de partir. On se faufile à travers les gens en essayant de ne pas glisser dans l'eau comme certains maculés de boue. Et c'est bien cinq minutes plus tard qu'elle se frappe le front: "merde, mes clés !"
Merde, ses clés. Retour auprès de 7h et Gajal pour récupérer le trousseau et c'est reparti en sens inverse.
On arrive chez moi. Repos. Froid. Vêtements secs.
Putain de Solidays. Même pas récupéré une seule capote.
15:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
PruNelle | 13 juillet 2007
Pas de capotes ??? Pas de rendez-vous avec une damoiselle en detresse ??? MAIS TU AS RAISON, C'EST TOUT SIMPLEMENT HONTEUX !!!!
Blanche | 14 juillet 2007
"La la la la la la la, La, La la la la la la la...., Allez danse danse, viens dans mes bras, allez tourne tourne, reste avec moi..."Je comprends que des paroles aussi puissantes que celles-là, fallait pas les rater !! ;-)
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