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30 mars 2007
Je ne donne mon pull qu'aux citrons
Oui, le titre n'a rien à voir avec le sujet mais bon, je viens d'y penser dans un éclair de génie qui me stupéfie personnellement moi-même et du coup je ne pouvais vous y faire échapper. Désolé.
Bon, puisque ça a été demandé à grands cris, de l'érotisme aujourd'hui (ou pas). On va donc reprendre l'histoire là où je l'avais laissée, avec number one qui monte à l'assaut du vit courageux du batracien palmipédé (non, ce n'est pas sale). Comme je suis au bureau, je ne garantis pas le résultat avec mes commerciaux qui passent derrière.
Les yeux s'observent, les lèvres se frôlent, les langues se cherchent, les mains se serrent puis se libèrent pour aller explorer de nouveaux territoires. Lentement puis de plus en plus vite, comme pris de frénésie, l'homme s'adonne à la passion qui régit sa vie et l'incite tous les jours à faire ses dix pompes dans son coin en ahanant pour faire croire qu'il est sportif. Sa main caresse une joue, écarte une mèche, effleure une épaule avant de venir sur la nuque et de descendre lentement. Les vêtements sont encore là mais ils ne sont pas un problème. De toute façon, elle ne porte qu'une nuisette, et il est en boxer. Il sent les mains sur son torse et il frissonne - elle sent les doigts sur sa poitrine et elle se cambre.
Même à travers le tissu, on peut sentir les pointes dressées qui viennent toucher les paumes passagères. Il sourit, elle répond, il appuie à peine, elle a les mains douces. Lentement, elle passe les mains sur son ventre, descendant de plus en plus bas en cercles concentriques, sans jamais s'approcher de ce qui l'intéresserait. Il fait de même, sa main descend, la nuisette n'est plus un obstacle, elle remonte doucement, elle a encore une culotte dessous, mais pas pour longtemps. Il effleure sa jambe, elle gémit, il répond alors qu'elle descend également. Leurs lèvres se cherchent de nouveau, les belles techniques sont oubliées alors que les mains s'affolent, les pointes de ses seins lui touchent le torse, elle emmêle ses cheveux dans ses doigts pour retenir le baiser, il la presse contre lui, elle appuie furieusement, une goutte de sang perle au coin des lèvres, il rend la morsure avec frénésie, leurs bouches s'écrasent, elle bascule, il avance, les mains n'hésitent plus.
Il sent pour la première fois sa main sur son sexe, à travers le tissu, à travers le boxer, elle réagit à la pression sur le sien, elle ferme les yeux, elle part en arrière. Les lèvres se libèrent et les baisers descendent, les mains redeviennent coordonnées, oublient volontairement les zones interdites qu'elles viennent pourtant de connaître, elles contournent, elles encerclent, elles observent, le rythme s'accélère, bientôt toucher l'objet du désir, des deux côtés, comme pour attendre, comme pour se coordonner. Sa bouche s'entrouvre sur un souffle, elle halète, il grogne, ils gémissent, leurs mouvements sont douloureux, les mains ont finalement trouvé ce qu'elles cherchaient mais pas tout de suite, pas maintenant, pas vraiment, pourquoi se presser, on a le temps, on ne se connaît pas vraiment, elle a la peau douce, il a un goût sucré, il descend le long de son ventre, elle a rejeté la tête en arrière, ses cheveux lui tombent sur les yeux, il ne voit plus son regard, elle remonte le bassin, il remonte la tête, ils se regardent, ils s'embrassent, ils s'embrasent, elle est humide, elle est brûlante, elle est moite, il devient fou.
"Bon, où sont les capotes ?"
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29 mars 2007
Let me be your number ouane
Autant trancher tout de suite dans le vif: non, je n'ai pas vu la musicienne, qui n'a pas donné signe de vie hier. Du coup on est allés à un excellent concert, mais c'est encore autre chose.
Je suis vaguement frustré que ça se termine ainsi - mais sa stratégie est payante. Si elle m'avait envoyé chier le premier jour, je me serais sans doute senti triste. Là, je suis juste exaspéré par ses enfantillages. C'est bien mieux, ça se vit plutôt bien.
Bon, donc dans quatre ans, je peux prévoir un nouveau coup de coeur. En attendant, j'ai évidemment gardé les meilleurs morceaux pour la bonne bouche (hum). Depuis le temps que je vous parle de numéro un en vous appâtant avec des teasers choisis, il va bien falloir que j'en parle. Mais bon, vous allez être déçus après tant d'attente.
J'avais rencontré numéro un en premier, il y a deux-trois semaines, d'où son superbe nom de numéro un. Ma logique m'impressionne. C'est une grande blonde, cheveux longs, mignonne-sans-être-renversante, sympa-sans-être-boulversifiante, avec un air très triste sur les photos (cf MonsieurF).
Histoire d'être le plus clair et le plus honnête possible, je lui avais dit le lendemain que, sincèrement, je ne pensais pas qu'il y aurait plus que de l'amitié entre nous, qu'elle était très gentille mais que critères, blablabla.
Bon.
Un jour plus tard, je reçois un mail long comme un sexe de porno gay, qui me dit en gros qu'elle ne comprend pas, qu'elle avait l'impression que le courant passait bien, mais que ce n'est pas grave, qu'on peut quand même rester amis, même si elle a du mal à voir ce qui peut clocher. Elle me propose du coup de venir le mardi soir (le lendemain de la musicienne). Je lui dis que je cuisine comme une quiche, elle me répond qu'elle passera chez le traiteur.
Allez dire non à ça, vous avez un menu tout emballé qui débarque chez vous. Bon, l'analyse de Kyrieleve et des autres filles confidentes (ouais, vous êtes nombreuses en fait), c'est qu'elle a eu son ego piqué au vif et que du coup elle va tout faire pour me faire changer d'avis. Mon analyse, c'est que j'espère qu'elle choisira un bon traiteur.
Elle arrive, pas de bol, j'ai oublié de la prévenir et elle a amené des trucs que je déteste: un espèce de caviar d'aubergine, un truc avec des fruits de mer, un autre avec des courgettes, bref je regarde ça d'un air consterné. Ouais, parce que je suis un mec, un vrai, qui mange des steaks et des patates.
On discute, on mange (enfin je fais vaguement semblant), on regarde un DVD, on discute-bis, elle vient dans mes bras (toujours en tout bien tout honneur), on re-discute, il est 2h du matin.
Elle me demande si elle peut rester dormir. Aïe. Je lui explique qu'il n'y a pas de soucis, mais je répète bien que je ne me mettrai jamais en couple avec elle. Elle tique, elle boude, elle reste.
On éteint la lumière, on continue à discuter. Je lui dis que de toute façon, j'ai vu hier une musicienne qui me plaisait bien. Donc on peut rester amis, tout ça tout ça.
Elle me dit que je suis un sale con. Je réponds oui. Elle me demande si je couche souvent avec des filles sans que rien ne se passe, comme ça. Je réponds oui. Elle me demande si parfois ça dégénère. Je réponds oui. Elle me demande si le fait que ça dégénère m'a déjà fait mettre en couple alors que je ne pensais pas. Je réponds non. Elle me demande si je peux changer d'avis. Je réponds non.
Il y a un silence. Puis j'entends "oh, et puis merde" et elle me monte dessus et elle me viole.
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27 mars 2007
Boarf...vui...
(Ceci est un code secret à usage unique. Veuillez le garder secrètement près de votre coeur et ne l'utiliser qu'en cas de problème grave).
Hier, donc. Ouais, parce qu'à chaque fois que je veux vous parler du cul avec n°1 il se passe des choses qui retardent les révélations. C'est à croire que je n'en parlerais jamais. D'ailleurs je suis en train de me faire engueuler sur MSN, comme quoi ya que ça qui vous intéresse.
Mais non, j'ai donc décidé de vous parler d'hier. Parce que ça a ouvert une vocation, découvert une amie et relancé la musicienne. Donc ya de quoi faire et vous tenir en haleine;
Hier, je me suis fait kidnapper par MonsieurF pour aller récupérer Kyrieleve à son boulot et l'escorter au théâtre. Je vous raconterais bien comment on s'est incrustés dans la salle et comment elle a fait le koala en essayant de montrer ses talents de chimpanzé, mais ça va finir par vous gaver. En tout cas, pas grand chose à se mettre sous la dent dans les théâtres. Où sont passées les belles filles au galbe affolant qui hantaient les antichambres des pièces de boulevard, hein ? Qu'est devenue la soubrette aguichante qui laisse entrevoir ses sous-vêtements dans un éclair de velours, hein bis ? Et la fille aux gros seins qui ouvre la porte au plombier, hein ter ?
Bref. Ce qui est important, en ce qui vous concerne - en ce qui nous concerne - en ce qui me concerne - c'est que c'est à cet instant précis que je reçois un texto de la musicienne.
UN TEXTO DE LA MUSICIENNE !
UN TEXTO DE LA MUSICIENNE !
Oui, bon, ok. En fait, je commence à me blinder et donc à m'en foutre prodigieusement, mais ça m'a quand même fait plaisir de ne pas être sur le carreau comme une loque. Le message disait, tenez-vous bien:
"Je suis vraiment désolée, je viens de récupérer mon portable que j'avais oublié hier matin, tu dois m'en vouloir j'imagine"
Non, je suis juste dégoûté d'avoir perdu une journée de ski alors que je ne prends pas de vacances cet hiver. M'enfin, excuse pourrie ou pas, ça occupe quand même. Entouré de F et Kyri, j'appelle l'oublieuse.
Je tombe sur le répondeur. Groumpf. De dépit, je rabat le clapet de mon portable pour éteindre. Pour une raison qui m'échappe (haut parleur sans doute), ça ne marche pas et j'entends toujours le message du répondeur. Du coup je referme dix fois de suite le clapet en gueulant "ta gueule ta gueule ta gueule".
Je parlais au répondeur, évidemment. Mais je me demande comment elle a pris le message en l'écoutant.
Bref, dix minutes plus tard c'est elle qui rappelle. On discute un instant, elle s'excuse pour sa maladresse, dit qu'elle a oublié son portable dimanche matin chez l'amie chez qui elle répétait et n'a pu le récupérer que maintenant. Elle me demande si je fais la gueule, je dis que oui. Elle me demande si je veux la voir, je dis que oui.
Non, mais je le boirai jusqu'à la lie ce putain de calice, faut pas déconner, je suis déjà à mi-chemin, autant y aller jusqu'au bout.
Du coup on convient d'un rendez-vous mercredi. Elle me propose de m'appeler dans l'après-midi pour fixer l'heure exacte. Je ricane intérieurement. Je vous tiendrai au courant de l'éventuel début d'hypothèse où j'aurai peut-être un signe de vie mercredi avant la date limite de consommation.
Bref. Je raccroche.
Laissés à nous-même, F et moi nous promenons sagement dans le marais. Ouais, dit comme ça, ça peut prêter à confusion mais j'ai promis à Gauthier de penser à lui si je devenais un jour homo donc non.
Comme ça manque de féminité, on fait mutuellement le tour de nos carnets d'adresse, en tout cas des gens qui pourraient être mobilisés instantanément. Du coup, je pense aux trois filles de la Flèche d'or. Mais si, rappelez-vous ! Qui m'étaient tombées dessus en demandant à se faire offrir un verre. Depuis, j'avais eu un appel mais j'étais déjà occupé et n'avais pas donné suite.
J'appelle, je tombe sur un répondeur, je laisse un message, je me fais happer par F. Parce que F, en plus d'avoir l'oeil vif et le poil soyeux, a des idées percutantes. Et là, il voit le théâtre des blancs manteaux, il voit une séance à vingt heures, il a une lueur messianique dans l'oeil gauche, il propose un théâtre.
Bon, ben go pour le théâtre. Pas la moindre idée de ce que c'est mais ya un gars avec une toque en fourrure dessus donc ça ne peut qu'être bien.

Bon, ben en fait je pense que je ne vais pas lui faire une bonne critique.
Mais alors vraiment pas. Pourtant il a l'air gentil comme ça Roland Menou. On aurait envie de l'aider, de le booster, de participer à sa carrière.
Seulement l'ennui c'est qu'après le spectacle commence. Et je crois que ni moi, ni Monsieur F n'avions vu quelque chose d'aussi nullissime de toute notre vie. Et encore, je pèse mes mots.
F m'avait dit: "si jamais tu n'aimes pas, je te paie le restau". Et au fur et à mesure du spectacle, il disait "bon, un Quick. Bon, une brasserie. Bon, un grand restau. Bon, la Tour d'argent".
Oui, c'était lamentable à ce point. Au final, pour un souci d'exactitude, Monsieur F a cherché à compter le nombre de moments où je riais. Il y en a eu 11 en une heure et demi. Onze ! Et encore, je ne sais toujours pas s'il a fait exprès de postillonner son sandwich ou pas.
C'était creux, nul, pourri, lamentable, pas drôle, faible, vide, ennuyeux, chiant, téléphoné, déjà vu cent fois avec plus de talent, et globalement mauvais. Les idées avaient le mérite d'exister. Et, euh, voilà.
Alors vous me direz que je suis méchant avec quelqu'un qui essaie de percer dans le métier mais justement, justement, je suis prêt à relever le défi ! En sortant de là, F m'a dit avec son tact habituel que même moi je pourrais être plus drôle.
Et ça, c'est une idée qu'elle a du mérite. Ce soir, je bosse sur un one-man show et jeudi j'essaie de voir si des cafés/bars/salles de la capitale acceptent les gens sans expérience, gratuitement. Je crois qu'il y a ce genre de concept dans quelques établissements, j'en profiterai pour tenter. Et, rassurez-vous, si je ne vous raconte pas, certains s'en chargeront....
L'article est long, va falloir que je coupe ici. C'est dommage, parce qu'après le théâtre, une des filles de la Flèche d'Or m'a rappelé. Et comme elle avait la flemme de sortir, elle nous a invités chez elle et a sorti les bouteilles.
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Histoire que ce blog serve à quelque chose
Ca y est, le spectacle one-man-showesque est prêt, en tout cas ya de quoi tenir si nécessaire de 5 minutes à une heure, largement assez pour juger de la qualité du truc.
Bon.
Si les chiffres ne sont pas faux, vous êtes 1200 à venir ici tous les jours. Alors dans cette masse, merde, si jamais vous connaissez un bar, un cabaret, un restau, une scène qui autorise les débutants pour faire un essai (jeudi soir tant qu'à faire ^^), prévenez-moi.
Si vous êtes vous-même propriétaire d'un tel endroit, je prostituerai l'un ou l'une de mes ami(e)s pour votre bon plaisir. Ya qu'à choisir.
Bref: qui sait où je peux m'adresser pour présenter ce fameux truc et voir si je suis définitivement le nouveau Pierre Palmade. Ou pas.
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26 mars 2007
Ca dépend, ça me dépasse
Il y a des choses dans la vie que je ne comprends pas (oui, du coup ça repousse d'autant l'article sur v'endredi soir et ses différentes copulations mais bon c'est pas comme si ça vous changeait de d'habitude).
Prenez la musicienne par exemple. Au hasard.
On devait se voir hier pour se papouiller tout plein. Moi, ça ne m'arrangeait pas des masses, je devais passer le week-end sur Grenoble et faire du ski avec la famille le dimanche. Bon, ça fait un an que je ne suis pas monté sur des planches, ça me manque atrocement, c'était donc dur d'y renoncer.
M'enfin, pour quelqu'un qui donne des papillons dans le ventre (et plus si affinités), je suis prêt à y renoncer. Du coup quand elle me propose de nous voir ce week-end, je signe des deux mains. Je me démerde pour avancer mon train à 7h du matin le samedi (gaaaaaah) et donc de revenir vers 17h dimanche.
Pour rien.
Le téléphone sonne dans le vide, et il n'y a pas de réponse au message que j'ai laissé.
J'ai vraiment du mal à comprendre ce genre de comportement. Si elle n'a pas envie de me voir, elle peut tout simplement le dire. Et si elle est lâche au point de ne pas pouvoir le dire, elle peut tout simplement faire la morte et ne pas répondre.
Seulement là elle s'est manifestée vendredi, c'est même elle qui a appelé pour proposer le dimanche. Alors, quoi ? Il y a eu un soudain revirement ce week-end qui l'a faite changer d'avis ? Elle est tombée sur mon blog (c'est la mode en ce moment...) ?
Dans tous les cas, je n'arrive pas à imaginer une seule situation crédible qui justifierait ce silence. Ca m'énerve. Ca ne coûte rien d'envoyer ne serait-ce qu'un SMS qui dirait "je peux pas, j'ai un concert" ou "j'ai rencontré quelqu'un d'autre, va chier".
Bref, ça me gave. Très, très profondément.
La politesse, ya pourtant que ça de vrai, bordel de connasse de putafrange de sa race.
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25 mars 2007
Nous interrompons notre programme habituel
Pour vous faire part d'une nouvelle assez perturbante: Ex-Dulcinée l'infirmière lit mon blog.
Elle le lit même depuis près d'un an, depuis la rupture en fait, sans jamais me l'avoir jamais dit. Et là, elle vient de me l'avouer par personne interposée.
Hum.
Du coup, je me sens un peu con, moi. Ce n'est pas comme si la possibilité de me faire découvrir un jour par quelqu'un ne m'était jamais venue à l'esprit mais bon, merde quoi, ce n'est pas une raison. Heureusement encore que j'ai surtout écrit des choses gentilles, pleines de cette poésie naturelle qui nous vient quand on parle de nos ex.
N'empêche que j'ai bien passé deux heures à lire en toute hâte tout ce que j'avais pu écrire depuis, histoire d'évaluer le niveau des dégâts. Mais en-dehors d'un article récent qui était un peu méchant (j'ai honte, j'ai honte), le reste allait. Ouf.
Du coup elle ne m'en veut pas, c'est plutôt elle qui était inquiète de ma réaction vis-à-vis de sa dissimulation. C'est un peu le monde à l'envers - comme si je pouvais lui en vouloir ! Je me sens juste un peu merdeux mais bon, pas grave, ça va passer.
Ceci dit ça explique pas mal de réactions que j'ai pu avoir sans trop les comprendre ces derniers temps ou même il y a six mois.
Bon, au début j'accusais pas mal de monde qui ne sait pas tenir sa langue, genre Kyrieleve ou Lullaby qui me disent "alors, ton blog ?" devant elle (ouais, zetes pas subtiles les filles). Mais en fait non, il semblerait que je sois le grand coupable puisque parfois j'oubliais carrément d'arrêter la page et j'avais donc le blog en fond d'écran pendant une soirée avec elle.
Des fois, je me foutrais des baffes.
Enfin, ce qui est fait est fait et je vous demande donc de réserver un tonnerre d'applaudissement et un accueil chaleureux à Ex-Dulcinée, qui du coup vous lit.
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24 mars 2007
Vendredi, c'est rempli (1)
Pff, j'ai pas mal de choses à raconter, ce qui est assez difficile la tête dans le cul. Pas dormi cette nuit, train pour Grenoble à 8h du mat, je suis un martyr de la vie moderne. Ma souffrance est muette, mais si jamais vous repérez des fautes de frappe, ce sera dû à mes yeux qui se ferment tous seuls.
Bon, faut que je vous parle de ma nuit, du coup. Elle commençait tôt, vers 21h, avec le fameux théâtre que je devais regarder avec Kyrieleve. C'est peu dire que je suis confiant puisque j'ai accepté de l'accompagner sans savoir de quels acteurs il s'agissait, où se trouvait le théâtre, ni même quel était le nom de la pièce.
On arrive donc dans la rue des Boulets, bien nommée pour l'occasion, et on se retrouve devant un théâtre minuscule et vide. On entendrait une mouche voler. C'est pas qu'on soit en avance, mais visiblement il n'y a personne. Enfin, je dis ça mais on se fait rapidement rejoindre par trois gars. Super, on ne sera pas seuls. Joie et bonheur.
La pièce n'en est pas vraiment une, mais nous avons affaire à une troupe qui s'appelle "les dieux de l'impro". L'idée de base ? Ecrire sur un morceau de papier un mot ou une idée, qui leur servira de base pour monter des saynètes de quelques minutes. Oui, ça a l'air savoureux quand on le raconte comme ça.
On prend donc place dans la microscopique salle, avec une boule disco au mur pour rajouter de l'ambiance. Il doit y avoir une quarantaine de places, on est finalement sept. Il paraît qu'un groupe de touristes a annulé - ou alors c'est juste que ça n'a pas trop de succès. Tout d'un coup, je me demande si c'est une bonne idée d'avoir fait confiance à Kyrieleve.
Ouais, parfois je me pose de bonnes questions.
Le rideau se lève, le spectacle commence. Vu qu'on est assis au premier rang, devinez qui ils saluent en premier ? Paf, on demande à Kyri de donner son mot. Avec fierté et aplomb, elle lance: "pétasse !"
Le public en délire l'acclame de ses douze mains.
Bon. C'est là que mon mauvais feeling s'est un peu concrétisé. Le premier sketch commence sur ce thème, et c'est nul à chier. Trois minutes plus tard, la lumière s'éteint de nouveau sur ce drame. Les applaudissement sont hésitants. Oh my god, dire qu'on va se taper une heure de ça... Kyrieleve lève des yeux implorants pour se faire pardonner.
Et là, le spectacle décolle vraiment. En vrac, on a droit aux mots suivants:
- Kangourou
- Boum du camping
- Druide à barbe rousse
Ca commence à devenir bon, très bon même. Les acteurs prennent confiance et donnent des performances excellentes. Sur le mot "répartie", ils partent en live sur "ma mère est r'partie" et sont pris de fou rire pendant deux minutes. Sur le fameux druide, ils font intervenir un pirate, un moussaillon, des pilons de poulet, et réussissent à faire rire du début à la fin.
Sans compter les fameux handicaps. Une fois sur deux, le sketch est compliqué par une contrainte tirée au hasard, comme "acteurs croisés" (à chaque claquement de doigt, les acteurs échangent leur rôle dans la pièce), "immobiles" (pas un geste, logique) ou même "doublage" (deux sur scène, deux qui disent les répliques à leur place en coulisse).
Kyrieleve me poignarde fourbement en proposant le mot "grenouille bleue". Ils s'en sortent plutôt bien avec leur Manon des sources revisitée qui n'a pas de play-euhstationeuh mais qui a trouvé un ingénieur en bronzant nue.
Oui, ok, il fallait être là.
Mais au final, ça donnait quelque chose de très, très sympa. A conseiller à tout le monde, tiens, je leur fais de la pub, j'espère au moins qu'ils me reverseront une partie de la recette.
Voilà, ça c'était la partie soft de la soirée. Après, les choses se corsaient. D'un côté, Gauthier proposait de venir siffler un peu de vodka chez lui. De l'autre, Number 1 suggérait de passer la nuit ensemble et d'aller dans une soirée privée où elle avait ses entrées avec ses copines.
Dilemme, dilemme. Au final, je suggère qu'elles viennent s'incruster chez Gauthier (sans lui demander son avis, quel intérêt, de toute façon il est toujours ravi quand des filles viennent, je le soupçonne d'être plus hétéro que mon porte-manteau finalement, même s'il le cache en baisant les mecs qui passent).
Elle accepte. La naïve.
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23 mars 2007
Quand on s'enfonce, c'est bon signe
Parfois, il faudrait que j'arrête de dire des conneries, parce que ça finit par me revenir dans la gueule. Prenez number one par exemple.
Bon.
Je l'ai eue sur MSN hier entre midi et deux. Je lui dis que j'ai un rendez-vous sur Clermont-Ferrand dans l'après-midi, que je suis à la bourre et que je dois filer - et du coup que je dormirai à l'hôtel donc que non, on ne peut pas se voir.
Bon. Jusque là, tout allait bien.
Le souci, c'est qu'hier soir je me sentais vraiment déprimé. La musicienne n'a pas donné de nouvelles, bla bla, pourquoi est-ce que ca marche avec tout le monde sauf celle qui nous plaît ? J'ai un oeil attristé sur le téléphone qui ne sonne pas, ou pas avec les bonnes personnes ("ouais Grenouille tu veux venir au..." "NOOOOOOON je ne veux pas putain").
Hum.
Bref, vers 22h30 ça allait moyen fort. Du coup j'appelle la number one pour lui dire que mon rendez-vous de demain s'est annulé, donc que je suis en train de revenir sur Paris et que si elle veut venir dans 30mn je serai chez moi.
Trois minutes plus tard elle me rappelle et l'engueulade commence.
Parce qu'en fait elle a réalisé avec plus d'habileté que moi qu'on ne fait pas Clermont aller-retour dans la journée. Comme je l'ai abandonnée à 14h et qui'l y a au minimum 4h de route en speedant bien, c'est moyen crédible. Merde, j'avais pas fait gaffe.
J'aime pas être pris sur le fait. Du coup, je lui dis que je suis descendu en train et remonté en voiture de loc. Malheureusement, ça ne passe pas non plus. Pas crédible, ya pas de train pour le bon timing. Retour à la case départ.
Je finis par avouer que j'étais bien chez moi et que le rendez-vous s'est annulé. Du coup elle me demande pourquoi je voulais pas la voir ce soir. Je réponds que je me suis fait alpaguer sur MSN par des amis qui m'ont proposé un ciné. Elle me fait remarquer qu'elle ne m'a pas vu online et réalise que je l'ai bloquée. Elle râle.
Et derrière, en contre-alto, j'entends la voix de sa soeur qui dit "non mais les mecs sont tous des mythomanes" "non mais je t'avais dit que c'était un connard" "putain qu'est-ce qui t'a pris de coucher avec lui ?" "mais jette-le là, pourquoi tu lui parles encore ?"
Au final les choses se sont arrangées et tout rentre dans l'ordre. Mais putain, c'était pas ma soirée.
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It's like ten thousand spoons when all you need is a knife
Cet après-midi, je suis rentré en réunion pendant deux heures. J'ai senti mon portable vibrer sensuellement le long de ma cuisse. Quatre fois. Quatre textos.
Vu que j'animais ladite réunion, ce n'était pas super crédible de consulter ça devant tout le monde, j'ai donc attendu la fin en frétillant tel un gardon qui cherche à remonter la rivière d'un grand coup de queue. Sur quatre messages, quand même, il devait bien y avoir un signe de vue de Mlle la Musicienne (que je n'ose plus appeler FD vu comme c'est parti).
Les textos dans l'ordre:
N°1: Désolée pour la prise de tête d'hier soir, tu viens chez moi après ton théâtre ?
Ex-Dulcinée: On se voit ce soir ?
N°3: Ca te dit un DVD chez moi ce soir ?
N°2: Tu fais quoi ce soir, tenté par un verre ?
Super, c'est ce qu'on appelle un carton plein.
Alors pourquoi cette tristesse ?
(Ouais, je vous préviens, ça va sombrer dans la mélancolie pour les prochains jours :p)
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All you need is love
YESSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !
Enfin ! Coup de fil reçu, conversation animée, déclarations d'amour tendre, la musicienne redevient FD !
Elle gagne la palme de l'excuse la plus crédible: "oui, quand je joue dans l'orchestre je coupe la sonnerie de mon portable". Rien à dire, j'admets, j'avoue, je pardonne, je pense que je ferais pareil moi aussi.
Bon, vus les horaires de sortie du théâtre on a redécalé à dimanche. Pas grave, rien qu'un signe de vie, ça fait plaisir. Et puis, et puis (chut, faut pas le dire trop fort, j'suis trop timide): elle a dit que je lui manquais.
Rhoooooooooooooooooooooooooooooo (ce blog devient définitivement neuneu).
Enfin bon, confiance de nouveau gonflée à bloc, explosion de virilité (hum), who's yer daddy ?
Chuis un bogoss !
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