« 2007-01 | Page d'accueil
| 2007-03 »
28 février 2007
Je prends l'avis du public
Bon, aujourd'hui est un grand jour. Parce qu'au lieu de rester des acteurs passifs et, il faut bien le dire, un peu mous, de ces looses interplanétaires, je vais vous demander votre avis.
Ben oui, mine de rien ça fait un mois, et je suis toujours célibataire. Bleh. Bien sûr, il y a des à-côtés sympas, plus de sorties, plus de soirées, plus de sexe (quoique), plus de nouveauté, plus de découverte... mais en-dehors de ça, il y a quand même un vide. C'est chiant. J'aime pas.
Pourtant j'ai pris le problème à bras-le-corps. Je suis sorti une bonne dizaine de soirs en un mois. J'ai rencontré plein de filles. J'ai récupéré plein de numéros. J'ai embrassé plein de bouches pulpeuses (ou fines, c'est bien aussi). J'ai pris plein de verres dans mes bars fétiches. Je me suis rendu ridicule sur les pistes de danse. J'ai pris J'ai même pris le train pour me faire sauter dessus par la première folle de passage. J'ai élargi avec obstination le cercle de mes relations (non, ce n'est pas homosexuel). J'ai vu les amies d'amies, les amies d'amis, les amies d'ex, les ex d'amis... et bof.
Et au final, que reste-t-il ?
Sur un total de treize personnes (ça porte bonheur), j'ai dû en rappeler trois ou quatre. Au final, aucune ne me plaisait vraiment. Celle qui avait le plus de potentiel (et encore, c'est dire où je suis tombé) a fui en voyant mon appart. Douleur, souffrance, tout ça.
Bref, un mois a passé, ca a certainement été très agréable, ça a certainement alimenté ce blog avec obstination, mais au final je suis toujours seul.
Alors quoi ?
Est-ce que c'est moi qui suis trop difficile ? Est-ce que je ne sors pas dans les bons endroits ? Est-ce que toutes les filles belles, intelligentes et (insérez ici tous les commentaires d'un article précédent, y compris la pipe du matin) sont déjà prises et ne sortent plus au lieu de se jeter sur mon corps sensuel et le couvrir de baisers brûlants ?
Ben oui, quoi.
On m'a suggéré Meetic mais bon... Je suis peut-être très con, très biaisé, très superficiel, mais je me dis inconsciemment que, tant qu'à faire, autant draguer en boîte où l'on voit à l'avance qui on aborde. Surtout que c'est certainement plus facile sans la barrière de l'écrit. En soirée, il n'y a pas cinquante personnes qui essaient de parler en même temps et qui noient le message qu'on a tendrement écrit en alexandrins (ou pas).
Je propose donc un grenouillethon. Si vous connaissez une jeune fille célibataire avec toutes ces qualités, dites-lui que je suis là, battu par les embruns, grand dans ma douleur, le regard fixé vers l'horizon, le sexe dressé vers des contrées vallonées.
Ou bien, plus simplement, vous pourriez me dire pourquoi je ne trouve personne qui me plaise.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
27 février 2007
Max, don't have sex, with your ex
It would make your life complex...
J'adore cette vieille chanson pourrie de dance des années 90. L'euphémisme élevé au rang de l'art et du cochon. Avec un clip tout aussi lamentable en forme de dessin animé où on voit des seins animés qui dansent la sérénade et le french cancan pendant que la fille se lamente et que le mec hésite.
C'est beau. C'est grand. Si je savais comment faire, je vous mettrais bien le lien youtube tiens. Vous voyez à quoi vous échappez grâce à mon incompétence.
Bon. Je ne fais pas non plus cet article pour vous parler des chansons nazes que j'écoute, sinon on n'aurait pas fini. Mais pour vous donner quelques nouvelles des ex, parce que je sais que ça vous passionne.
Je pourrais parler de Krisprout au charme diffus, à la sensualité trouble, qui s'est teinte récemment en brune et ça lui va putain de bien. Oh putain que ça lui va bien. Ca lui va bien, putain. Ca putain lui va bien. Moi qui fantasme totalement sur les cheveux, ça a à peu près eu l'effet sur moi d'un MBA du Fisher College pour le brave A qui se masturbe sur ses diplômes.
Si j'avais une photo et son autorisation je la mettrai mais bon je n'ai ni l'un ni l'autre donc je vous laisse imaginer le résultat et fantasmer dans la moiteur tropicale de vos bureaux open-space. Toujours est-il qu'elle est en train de se transformer en putafrange*.
J'aime les putafranges.

Et puis pendant que j'y suis, je vais vous parler également d'ex-dulcinée, l'ancienne, l'infirmière, dont vous n'aviez pas entendu parler depuis plus de six mois et qui pourtant est choupi comme tout. Va d'ailleurs falloir que je trouve un moyen de l'appeler, parce qu'Ex-Dulcinée ça fait un peu long et que ED ça fait un peu cheap.
Toujours est-il qu'elle est partie en vacances au Portugal chez une de ses amies. Donc qu'elle est sortie tous les soirs. Et qu'avec son don habituel pour que les soirées dérapent, je me dis finalement que nous sommes bien sages, nous, avec nos soirées crêpes.
Et comme elle ne parle ni anglais ni portugais...
- "je lui ai demande s il voulait juste du cul, comme je ne parle pas anglais ca donne ca "you want only sexual history ?" Ca l'a fait rire, je comprends pas pourquoi"
- "nous les filles on ne paie pas dans les boîtes portugaises et on a 4 coupons boisson gratos à l'entrée, je me demande si c'est pas pour nous faire boire"
- "C'etait une seance de sexe sauvage sur le capot. C'était drôle"
Huhu, je fonds.
Bref.
Recoucher avec des ex, c'est probablement pas une bonne idée. Probablement.
Et en parler sur un blog non plus. Probablement.
* L'expression n'est pas de moi, vous pensez bien que jamais expression si brutale ne viendrait émailler mon langage châtié
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
La fin d'une, euh, bien belle histoire
Après avoir courageusement fui la conversation en raccrochant net au nez de la fille du train, je pensais que mes ennuis arrivaient à leur terme. Oh, j'allais sûrement me faire insulter, mais en tout cas elle allait comprendre qu'elle était persona non grata. Au pire, je me prendrais un crachat au visage car quand lama faché, lui toujours faire ainsi.
Sauf que pas du tout. Ca commence par un texto. Pour votre confort de lecture et parce que ça me gave de retranscrire, je vais corriger les fautes.
"Coucou, j'espère que ça va, je voulais te dire merci de m'avoir raccroché au nez (mdr) sympa lol"
Oui, je laisse le mdr sympa lol parce que ça donne quand même du goût à l'ensemble.
...
...
Occupé comme je suis, à fond dans les dossiers et tout, je ne réponds pas. Du coup, elle renchérit par mail.
"COUCOUUUUUUUUUU C LA FILLE SEXY TU T SOUVIENS LOL"
...avec une photo en bikini jointe.
J'ai beau tourner et retourner cette phrase dans tous les sens, j'ai du mal à voir le côté "ça ne va pas être possible entre nous" dans ce message.
Comme je suis un gentleman, je continue à ne pas répondre. Elle décide donc de continuer le pilonnage et me demande si cette photo me donne envie de faire quelque chose et à quoi ça peut bien me faire penser.
Bon. Il y a des limites à la gentlemanerie (ou à la lâcheté, oui oui). Je lui réponds que je suis malheureusement retourné avec une ex et que je suis désolé mais voilà, la vie est injuste, blablabla, la cueillette des olives, blablabla, la saison des moissons, blablabla, et avec ça un café et l'addition.
Pour ceux qui ont lu l'article précédent, non, je ne suis retourné avec aucune ex, hein, c'est juste un stratagème hautement subtil et philosophique qui ne manquera pas de vous impressionner.
Du coup, elle me répond (ben oui, ça me prend tout l'après-midi ces conneries, et après on s'étonne que je sois improductif): "c'est bien ça je suis contente pour toi on pourra coucher quand même ?"
Horrifié à l'idée de la voir redébarquer, je me dépêche de décocher l'estocade: "non, désolé, je suis fidèle"
Et elle a compris !
Et elle a compris !
Et elle a compris !
(Je le mets trois fois parce que je préparais déjà l'efferalgan pour la migraine que j'allais me taper à tout réexpliquer en long, en large et en travers).
Elle me répond très gentiment: "Ok pas de soucis, on se reverra peut-être un jour, dans le train qui sait lol ?"
Le lol gâche un peu tout mais en dehors de ça c'est tout mignon et tout gentil.
Au final je m'en sors bien. Pas de coups de fils anonymes, de bombes dans ma boîte aux lettres, d'ouvriers brésiliens avec des manches de pioche en bas de chez moi, de tentatives de suicide avortées.
Ouf.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
26 février 2007
Fausse manip, fosse sceptique
Il y a des timings vraiment pourris, parfois.
Prenons un exemple qui date d'il y a un an. Je suis en train de retirer de l'argent à un distributeur place Vendôme. Je tape mon code. J'appuie sur valider. J'attends. Rien ne se passe, la machine mouline. J'attends encore. Toujours rien. Je me dis que j'ai dû mal appuyer, je ré-enfonce le bouton valider. Et au moment où je fais ça, l'écran change pour me demander combien je veux retirer.
Vous voyez tout de suite le drame. Comme le bouton "valider" est en bas à droite et que Place Vendôme les montants sont importants, je réalise que je viens de retirer 1000€ ou quelque chose comme ça. Paf, les billets s'ammoncellent sous le regard des passants. Soudain, je me sens très con, très nerveux, et très désireux de trouver rapidement une agence.
Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Bonne question, vu que jusque là ça ne parlait ni de cul, ni de fille, ni de relation foireuse (avouez que je foire bien, en ce moment, quand même). Mais en fait si.
Parce qu'hier soir, je suis en train de répondre à un texto sur mon portable. J'ai fini de le rédiger, j'appuie sur envoyer... et au moment précis où mon doigt caresse le bouton, paf, le téléphone sonne.
Donc au lieu d'envoyer le texto, ça me fait décrocher.
Ce qui ne serait pas tellement grave, s'il ne s'agissait pas de la fille du train.
Hum.
J'ai donc agi comme tout gentleman digne de ce nom. Je lui ai raccroché instantanément au nez.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
25 février 2007
Mais TA GUEULE !!!
Han !!!
J'en peux plus...
Bon, vous me connaissez, je suis quelqu'un de délicat, raffiné et globalement de bonne composition. Toujours de bonne humeur, un peu comme Oui-oui quand les potirons sont de saison et le taxi en révision.
Mais là non, quoi, non ! Cet article sera 100% de mauvaise foi, cruel et violent. Mais j'en peux plus. Tuez la !
Ce soir (et jusqu'à il y a 20mn), j'avais la fille du train chez moi. Pourquoi, me demandez-vous ? Ben, bonne question. En fait, les choses ne se sont pas forcément goupillées comme je l'avais voulu.
Au téléphone, ça donnait:
- Oui, tu sais, je ne veux vraiment pas de relation sérieuse en ce moment donc ça serait mieux de pas se voir
- Ok mais je peux passer quand même ce soir ?
- Ben je viens de te dire que, en fait...
- Non mais j'ai compris mais en dehors de ça, ya pas d'obstacle si ?
- Ben non non...
Bon, je me suis défendu très mollement parce que je n'avais rien de prévu, que j'émergeais du coltar de la soirée d'hier donc que mes neurones n'étaient pas encore connectées, et que globalement elle a une conversation un cul magnifique. Et puis j'avais quand même clarifié la situation donc si c'était juste pour la nuit, franchement, il y a des manières plus désagréables de passer un samedi soir.
Je donne donc mon accord, elle prend sa voiture et vogue la galère, direction mon appart. C'est là que les emmerdes commencent.
"Allo, je suis paumée"
Ok, pas de souci, c'est normal, elle n'est venue qu'une fois et j'étais là pour indiquer. Je lui demande où elle est, elle me donne un nom de rue qui ne me dit rien, donc je branche Mappy.
"Ok, je vois où tu es, tourne à gauche à la prochaine et..."
"Non je suis allée à droite, je suis paumée là, help !"
"Ouais forcément, si je vais sur Mappy, faut pas bouger hein ! Bon t'es où là ?"
Elle me donne un nouveau nom de rue. Je regarde.
"Ok pas grave. Tu récupères le rond point et..."
"Non mais j'ai pris la Défense là, je sais pas comment m'en sortir"
"Mais PUTAIN ARRETE TA BAGNOLE si tu veux que je te guiiiiiiide"
Déjà, les nerfs cèdent.
Bref, je vous épargne les autres incidents de parcours, ça me fatigue d'avance. Elle arrive enfin chez moi. Franchement, elle est pas mal du tout. Ca compense un peu.
Musique sympa, appart rangé d'hier (ok les bouteilles trainent encore mais elle fait aucun commentaire, c'est bien, ça, bon point). On se rapproche, les caresses deviennent un peu plus intimes.
Et là...
"Ca va là quand je fais ça ?"
"Oui oui"
"Et si je fais ça ?"
"Oui..."
"Et là, t'es bien ?"
"Oui oui"
"Et comme ça je t'écrase pas trop ?"
"Non non"
"Et ma main est agréable ?"
"Oui"
"Et je bouge pas trop vite ?"
"Non"
"Et c'est bien, là ?"
"Oui oui"
"On est bien comme ça hein ?"
"Oui"
"Tu aimes bien comme ça ?"
"MAIS RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA"
Bon, heureusement, il y a un moyen simple et agréable de faire taire les filles (han, que de machisme sur ce blog, évitons la dérive, vite, vite, parlons d'escarpins et de bottines !).
Et là les choses basculent, comme la dernière fois. A noter qu'elle arrête ce qu'elle fait pour parler, d'où double frustration.
"Tu m'aimes ?" qu'elle fait.
"Ben, euh..."
"Tu trouves pas qu'on forme un super couple ?"
"Non mais..."
"C'est super comme on est complices, on est amoureux et tout"
"Attends, attends..."
On se pose, je la fais arrêter ce qu'elle était en train de faire, je lui explique de nouveau que, vraiment, non, ya pas moyen qu'on sorte ensemble.
"Mais pourquoi ?" demande-t-elle.
"Ben, comme je te l'ai dit au téléphone, en ce moment je préfère papillonner, un peu, rien de vraiment sérieux"
"Papillonner, comment ça ?"
"Ben..."
"Tu couches avec d'autres filles, c'est ça ? Mais comment tu peux me faire ça ?"
"Hein ?"
Grand moment de vaudeville. L'épouse humiliée se lève à moitié nue et marche d'un pas rageur vers la porte pour retrouver sa dignité foulée aux pieds par le mari volage. Ledit mari cherche d'un air affolé quel contrat de mariage il a bien pu passer sans son consentement. C'est ça les soirées où l'on boit trop.
Je proteste, elle râle, je justifie, elle grogne, je calme le jeu, elle me saute dessus.
"Euh, cette fois tu as compris que yaurait rien de plus entre nous, hein ?" je demande, prudent.
"Non mais tu vas voir, coucher avec moi c'est indescriptible, tu vas etre accro, ça a toujours marché jusqu'à maintenant"
Gros blanc.
Gros blanc.
Gros blanc.
"Je crois pas que ce soit une bonne idée" je fais doucement.
"Mais si, mais si, allez, à poil !"
"C'est demandé super gentiment mais vraiment, là, je t'assure, ça va pas me faire changer d'avis hein..."
"Tu insinues que je baise mal ?"
"Mais noooon c'est pas ce que je veux dire mais..."
"Ben alors te prive pas bordel !"
"Mais..."
Elle a des arguments très persuasifs, et accessoirement m'avait laissé avant la dispute à un niveau d'excitation préjudiciable au fonctionnement de mes cellules nerveuses. On couche donc ensemble.
2h plus tard, on se laisse tomber sur l'oreiller, suants et haletants (non en vrai ça n'a pas duré deux heures mais faut bien faire sa pub de temps en temps). On reprend notre souffle. On boit de l'eau.
"Bon, alors tu peux jeter tes autres pouffes et etre en couple avec moi ?" elle demande.
"Ben non, toujours pas..."
Gros blanc.
Gros blanc.
Gros blanc.
"J'ai mal baisé, c'est ça ?"
"Ben non mais rien à voir, je te l'ai dit depuis le début, je suis pas en ce moment dans une phase de..."
"On danse ?" qu'elle me coupe.
Oui, j'avais commis l'erreur de dire que j'adorais le déhanché des filles en soirée. Elle met cette connaissance en pratique en commençant à s'agiter sur... du ska. Je vous passerai le résultat atroce.
"Tu t'imagines, quand on ira en boîte, je serai sur le podium et tu seras juste derrière moi, juste comme ça derrière mon cul, et on ondulera et tout le monde sera jaloux !"
"Non mais..."
"Et cet été à la plage ça serait trop la fête, tu t'imagines dans ma villa au Portugal ? Ya du sable blanc, des cocotiers et nous, rien que nous, et faire l'amour tout le temps ! Tu es libre en juillet ?"
"Mais putain..."
"Bon, on recouche, j'ai re-envie ?"
Cette fois, je commence à en avoir tellement marre que même mes bonnes manières proverbiales et ma libido contestataire disparaissent. Je prétexte la fatigue et la soirée d'hier en disant que je suis complètement crevé et que j'aimerias bien dormir.
Evidemment, je me sens obligé de lui proposer l'hébergement, faut pas déconner non plus. En priant pour qu'elle refuse.
"Ah ouais ta soirée ! Tu en as sauté beaucoup de tes pouffes pendant la soirée ? Putain et elles disent rien ? Et elles savent que tu m'as vu ce soir ? Parce que maintenant ça va leur faire de la concurrence, hein !!!"
"Euh donc tu veux rester ou pas ?" je bredouille, incapable d'articuler une pensée cohérente.
"Non, déjà je m'en veux d'avoir couché avec toi alors que t'es qu'un connard, alors je vais pas rester en plus hein !"
"Ok, donc..." je commence.
"Mais tu m'appelles hein ? Promis ?"
"Ben..."
"Oui oui oui blablabla, bon ok, t'es bizarre mais j'assume, tu me rajoutes à la liste des autres connasses alors ? Mais tu promets de m'appeler en premier ? Elles vont pas comprendre ce qui leur arrive"
"Ben..."
"Merci t'es chou !" (et là elle voit ma glace) "Putain tu trouves pas que j'ai un cul magnifique ? Tu te rends compte de ce que tu perdrais si tu me jetais ? Han mais sérieux c'est trop beau ! Et tu n'as pas tout vu, je peux te rendre folle avec"
"Euh... ok"
"Bon allez je pars"
La porte se referme.
Je pousse un soupir de soulagement. Je m'affale contre un mur.
La sonnette retentit.
J'ouvre la porte.
"Et mon bisou ?" qu'elle fait.
Je l'embrasse rapidement.
"Tu es sûr qu'on a pas le temps de..."
"Je suis crevé" je fais.
La porte se referme.
Définitivement.
Oh putain.
Hors concours. Hors concours. Tirez-moi une balle.
(photo enlevée, je me suis calmé ^^)
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
Bon dimanche, sous vos applaudissements
Quelques nouvelles du front: "je vais bien, merci, malgré l'alcool"
Voilà, c'était la blague vasouilleuse du jour.
Pour le reste, un point sur l'actualité de ces derniers jours.
1) Le brave A, que j'avais invité à la soirée de vendredi avec les résultats que l'on sait (et qu'on voit en tache de fond sur la première photo), vient de m'appeler pour faire un debriefing.
Globalement, il est un peu déçu.
Il trouve que les gens n'étaient pas super ouverts et semblaient ne pas s'intéresser à son boulot. Il est un peu embêté que les filles n'aient pu beaucoup lui parler à cause de leurs langues occupées. Il est un peu gêné d'avoir été embrassé (sur la joue, correctif) par un homo "parce que tu sais, Grenouille, c'est pas vraiment mon truc mais bon j'avais bu, hein, alors bon". Il est un peu frustré de ne pas avoir eu qui que ce soit dans les bras.
Bref, il n'a pas aimé la soirée, un peu "bizarre" selon ses propres mots.
En attendant, son ex lui a proposé de passer quelques jours à Deauville à partir de mardi prochain et il a accepté. Comme quoi, avec toute sa boulet-attitude, il se démerde finalement bien mieux que moi. Mais comment fait-il ? Quel est son secret ? Nul ne le sait, mais quand on l'appelle, il surgit du ciel, puis il disparaît, toujours aux aguets (toujours, toujours, toujours).
Hum.
2) La fille du train m'a envoyé un message pour me demander si j'étais libre ce soir. Je n'ai pas répondu. J'hésite à publier un faire-part de décès dans le journal local histoire d'être crédible. Mais elle serait capable de mettre fin à ses jours dans le plus pur style Romeo et Juliette et ça m'ennuierait un peu. Un reste de morale judéo-chrétienne, sans doute.
3) Déçu par la vie et les femmes en général (ou pas), je me reconvertis en rajoutant deux blogs homos à mes liens. C'est dire.
4) Pour celle qui voulait me contacter, si tu es infoutue de trouver comment faire à partir de ce blog, je ne peux rien pour toi (oui, j'ai décidé d'arrêter d'être gentil et de guider les gens par Mappy interposé avec les résultats que l'on sait ^^)
5) Bilan de deux semaines de sorties: plein de numéros, plein de soirées sympas, pas une seule fille avec qui je pourrais envisager réellement quelque chose. Qui pourrait me dire où se cachent les filles belles, intelligentes, drôles, douces, compréhensives, sensuelles, bonnes danseuses, et appréciant la valeur intrinsèque d'une fellation le matin pour commencer la journée de bonne humeur ?
6) Le gras en début de phrase, c'est quand même la classe internationale
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
24 février 2007
Crêpes flambées
Et voilà.
C'est toujours la même chose.
Au début, ça commence gentiment. Les gens ne boivent pas beaucoup. Les discussions portent sur des choses à peu près intelligibles. Les crêpes sentent délicieusement bon.
Et puis après ça part en couilles. Peut-être que la vodka est en cause. Ou la manzana. Ou le rhum. Ou le pulco.
Ouais parce que le pulco c'est pas alcoolisé mais c'est vraiment dégueulasse. Ca arrache encore plus la gueule que la vodka pure, c'est dire. Qui a inventé cette horreur ? J'ai encore l'arrière-goût au fond de mon palais, et pourtant ledit fond en a vu d'autres durant la soirée.
On était bien une douzaine et vas-y que les gens se font des câlins et des bisous, c'est très mignon tout ça. Je suis assez fier de moi d'avoir réuni tout ce monde là.
Et je ne vous parle même pas de l'arrivée dans cette soirée de la copine polonaise d'un ami, qui parle très peu français et a dû halluciner devant nos coutumes barbares.
Ni de Banana qui vient dans la soirée juste après une de ses fameuses réunions tupperware (ou pas) avec les bras remplis d'objets sexuels. Ca va faire l'objet d'une note un jour, ça, d'ailleurs. Alors comme ça on ne vous suffit plus ? Mais où va le monde, ma bonne dame
Ni du fameux A que j'avais invité pour essayer de lui changer les idées (ben ouais, c'est un boulet mais c'est un pote) et qui au final aura gavé tout le monde 1) en parlant boulot et 2) en essayant de chauffer toutes les filles présentes sans grand succès. Mention spéciale à Gauthier qui lui a roulé une pelle pour le faire taire.
Ni des voisins qui interviennent par deux fois à minuit. La première fois uniquement une grand-mère, la deuxième fois (alors que le son était nettement baissé) accompagnée de sa fille et de son petit-fils. Les gens sont précoces à Neuilly. Le gamin qui, dans les jupes de sa mère, me regarde dans les yeux en disant "mais tu fais du bruit, hein, moi je veux dormir parce que demain j'ai école !" Bon. Le son est baissé de nouveau. Les bruits de pas se font étouffés.
Ni du retour en voiture avec un Gauthier survolté à la place du mort, qui chante à tue-tête du Kinito avant de passer sa tete par la fenêtre et de gueuler "suce ma bite salope" à des taxis de passage. Ah ben oui, faut assumer maintenant.
Bref, une soirée crêpes comme toutes les autres. Rien que du banal. Rien de bien extraordinaire.
Et mon appart était ran-gé !
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
23 février 2007
Fallait bien que ça m'arrive un jour...
Bon !
Bon !
Dégoûté, le batracien. Quand on dit qu'on creuse sa propre tombe, qu'on récolte ce qu'on sème, tout ça tout ça, eh bien finalement ce n'est pas si faux.
Attendez que je vous plante le décor et que je vous raconte ma soirée d'hier.
Au début, tout commençait bien. J'arrive vers 20h30 à la fontaine Saint-Michel, un peu en retard mais pas tant que ça, un peu haletant mais pas tant que ça, un peu curieux mais pas tant que ça. Je balaie la place du regard. Ma mémoire étant ce qu'elle est, j'hésite à la vue d'une ou deux filles mais non, finalement, je la trouve. Elle est habillée en bottes hautes et manteau stylé, je suis en jean, chacun son truc.
Bisou/bisou, quel-plaisir-de-se-revoir-n'est-il-pas, oh-oui-très-chère-mais-vous-êtes-en-beauté-ce-soir, ah-bon-j'étais-moche-la-dernière-fois-en-soirée, non-non-mais-avec-la-lumière-on-peut-pas-trop-dire.
Ouais, j'ai un don. Enfin au final je suis très agréablement surpris. Elle est réellement mignonne, ce qui du coup me motive forcément à en apprendre un peu plus. Elle propose le paradis du fruit, on y va, la salle est totalement vide. Grand moment de glauquitude. Du coup, je suggère un autre endroit.
Non, je sais ce que vous pensez mais non. Au vu du physique avantageux de la jeune fille, je lui ai épargné le diable pour l'emmener directement à l'étape suivante. Ah ben oui c'est balisé, hein, sinon on se perd.
On se retrouve donc dans mon bar-lounge de prédilection, qui en plus semble décidé à tout faire pour m'aider: petit à petit la lumière descend jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que la lumière des bougies pour nous éclairer. On prend un verre puis on mange, on discute beaucoup, le courant passe très bien.
Bon, autant le dire tout de suite, elle est assez imbue de sa personne. Mais comme en ce moment je ne rencontre que des filles à l'ego surdimensionné, je commence à m'habituer et je ne lève plus les yeux au ciel à la moindre réplique. Là, en l'occurence, c'était à peu près correct et ça s'insérait dans la conversation plutôt que de tomber complètement à plat. J'ai quand même relevé une ou deux perles d'orgueil pour le plaisir - comme quoi même en charmante compagnie, je pense à alimenter le blog. Admirez l'abnégation.
"Oui, tous mes amis sont beaux, je trouve que c'est quand même plus valorisant de se promener avec des gens attirants qu'avec des moches, c'est viscéral"
"Non, je ne détache pas mes cheveux dans la rue, sinon c'est la cohue, ça devient vraiment chiant à certains endroits"
Super. Je les attire.
Bon, comme je disais, le contact passe très bien en-dehors de ça. A un moment, je lui demande si ça lui prend souvent de donner son numéro comme ça, elle me répond que tous les mecs qui l'ont abordé cette nuit, elle les a reroutés vers sa copine qui l'accompagnait. Lorsque je m'incline bien bas pour montrer que je suis flatté, elle me fait "attends, attends, tu as gagné le premier round mais pas la guerre".
Ok, la guerre est donc déclarée.
Au dessert, la guerre est gagnée, l'ennemi est en déroute (quoi, j'ai pas le droit de faire un complexe de supériorité, moi non plus ?).
J'apprends au passage qu'elle a une conception de l'amour très particulière puisqu'elle n'aime pas être enfermée en couple, qu'elle aime bien pouvoir sortir avec qui bon lui semble à tout moment, et que du coup c'est plus des relations d'amitié poussées que des vraies relations avec fidélité imbriquée.
Je ne peux que craquer. Je lui propose de venir chez moi.
Le trajet est très agréable, on arrive à mon appart. J'ouvre la porte, elle fait un pas dedans.
Elle ressort.
"Non, en fait ya vraiment pas moyen ce soir, je vais prendre un taxi, viens chez moi si tu veux mais je dors pas là, pour la prochaine fois qu'on se voit ça serait pas mal de ranger".
Boum.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
Bordel
Et me voilà à ranger comme un con.
Pas pour la fille d'hier (même si en l'occurence je me dis que j'ai dû atteindre un obscur point de non-retour et que ça serait bien que ce genre de réaction ne se reproduise pas) mais parce que j'ai du monde chez moi ce soir et que j'espère éviter une réaction d'hystérie collective.
En rangeant, c'est fou ce qu'on retrouve. Comme j'ai une mémoire de merde, c'est comme un petit moment de bonheur à chaque nouvelle découverte. Et non, je ne parle pas de la boîte de capotes non entamée que j'ai retrouvée, ma marque favorite en plus, quand je pense qu'à un moment je râlais d'être à court et yen avait 24 à portée de main (enfin à portée de main si on se penchait sous la malle en osier pour atteindre le derrière de l'armoire).
Pour l'instant, j'ai retrouvé:
- Un billet de 20€ froissé comme c'est pas possible
- Le DVD collateral, offert par ma famille à Noel
- Un micro et une webcam que je ne savais meme pas avoir
- Un clavier et une souris sans fil (ah bon, j'avais ça aussi ? mais je suis un geek !)
- Une boucle d'oreilles vachement petite, genre truc qui se pique sur l'oreille
- Les BDs Blacksad qui calaient mon ordi
- Un paquet de mouchoirs intact (bonheur !)
- 9 amendes pour stationnement gênant qui glissaient négligemment contre un coin du mur
- Un chèque très confortable de la SACEM qui date de... 2005 (c'est foutu, là ?)
- Quelques photos émouvantes
- La pale manquante de mon ventilateur (tiens, ça sera utile en été ça)
- Un lecteur DVD que j'avais acheté pour remplacer le mien qui buggait et que je n'avais jamais remplacé
- Un power-T-shirt qui déchirerait sa mère en bikini chasse-pêche-nature-et-tradition si jamais il n'était pas tellement froissé qu'il en devient ridicule
- Deux chemises encore sous cellophane qu'il faudrait que je déballe un jour
- Un numéro de téléphone sur un papier volant avec un prénom féminin, mais qui a 90% de chances d'avoir un rapport avec le boulot, ce qui me rendrait ridicule si j'appelais
C'est la chasse au trésor en direct.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22 février 2007
Le samedi
Ouais, c'est vrai que je ne vous ai pas parlé du samedi ni de la jumelle qui allait avec. Mais bon, faut avouer que les remous de la rupture de Monsieur A (ben oui, forcément, autant de chair qui disparaît de vue, ça fait un grand plouf) ont eu raison de ma bonne volonté.
J'ai honte.
Mais je vais me racheter, promis. Je vais vous raconter le samedi, et tout. En omettant presque rien. C'est dire à quel point mon désir de vérité va loin.
Samedi, donc. J'ai trop, trop, trop de choses prévues et à organiser. Sans même parler des numéros à rappeler, j'ai l'anniversaire d'un ami qui se rappelle à mon bon souvenir. J'ai une soirée jeu proposée par Gajal chez la fameuse fille glamour pour laquelle j'avais eu un coup de foudre. J'ai une soirée chez un pote homo, ce qui a toujours tendance à dégénérer. J'ai la jumelle à voir quelque part.
Et je me réveille à 17h. Avec la voix cassée de la soirée de la veille, je ne parle plus qu'avec le vague cancanement d'un colvert enrhumé par les fumées toxiques de l'usine Arcelor du coin. C'est moyen sexy.
Organisé comme pas deux, je taille dans le vif. Les numéros, je les garde pour plus tard. L'anniversaire, je l'annule en disant que j'ai la grippe (et avec ma voix de mourant ça passe comme une lettre à la poste). La jumelle, je la case de 19h à 21h. La soirée jeu de 21h à minuit. Le reste après minuit.
Sur le papier, ça paraissait tenir la route. Dans le doute, je demande à Gajal de me rappeler vers 20h pour essayer de me sortir de là si jamais je me fais chier (mais oui mesdemoiselles, qu'est-ce que vous croyez, nous aussi on prévoit des échappatoires - et on joue mieux la comédie).
Première étape: La jumelle
Elle arrive à l'heure. Evidemment, elle a une frange et ce n'est pas celle que j'attendais. Mais bon, en même temps j'étais déjà convaincu à 100% de m'être trompé donc un peu plus ou un peu moins...
D'ailleurs, elle a l'air un peu surprise d'avoir été choisie et me fait confirmer dix fois que c'est bien elle que j'attendais. Comme quoi, non seulement je me plante, mais en plus j'ai des scrupules. A un moment elle me dit "non mais c'est juste que d'habitude c'est ma soeur qu'on drague, pas trop moi"
La vie est parfois injuste.
Ceci dit, je passe un excellent moment. Je l'emmène devinez-où (un baiser pour la première à trouver ou une accolade virile si c'est un mâle). On discute pendant une bonne heure, le courant passe bien, mais bon elle ne me plaît pas physiquement et elle a vingt ans. Ca fait quand même deux défauts rédhibitoires.
Et là, à l'heure prévue, appel du Gajal. Je décroche, je réponds que j'arrive dans 20mn, je raccroche.
Sauf que le Gajal ne se démonte pas et envoie un texto incendiaire: "putain mais t'es trop à la bourre sérieux, on a déjà commencé à bouffer, alors ramène tes fesses, merde !"
Stress. Je prends congé de la frangée du jour et je le rappelle. Il est hilare.
"Alors, il a marché mon texto ? Elle t'a lâché ? Ouais je l'ai joué réaliste pour si tu voulais lui montrer"
Groumpf. Même les amis sont cruels.
Deuxième étape: la soirée jeu
Bon. Pour être honnête, je n'étais pas enthousiaste à l'idée de jouer à un jeu de société que je ne connaissais absolument pas au lieu de me bourrer la gueule à un anniversaire, mais la chance de recroiser l'élue de mon coeur (ou pas) ne se reproduit pas tous les quatre matins, donc j'y vais en traînant la patte.
Au final c'est tout le contraire: le jeu se révèle intéressant mais la belle, enrhumée jusqu'au string, dégage à peu près autant de sensualité qu'un poteau de signalisation lors d'une session de code. De mon côté, j'ai toujours ma voix de ragondin, donc la conversation passe moyen.
On passe les heures le nez enfoncé dans le livre de règles à comprendre comment multiplier nos amibes et leur donner des gènes puissantes tout en évitant de se faire bouffer. Le jeu s'appelle Soupe Primordiale, et fallait bien un couple de thésards pour acheter ça. M'enfin quand on comprend le principe c'est fun. Ca m'a pas empêché de perdre lamentablement.
Pas grave, troisième étape pour noyer mon chagrin dans la vodka.
Troisième étape (vous voyez comme je suis organisé): la murge intégrale
Comme je suis un putain d'ami qu'on aimerait bien en avoir plus, des amis comme ça, je propose à Gajal de l'incruster dans la fameuse post-soirée.
On arrive donc fièrement sur place, où nous attendent déjà quelques convives fin torchés. Pas de soucis, on est là pour rattraper le retard (ou pas).
Il y a dans cette belle assemblée deux filles hétéros, deux mecs homos, et nous qui venons d'arriver. Ce qui donne un compte à peu près bon.
Sans grande surprise, les deux homos se retrouvent ensemble. Gajal jette son dévolu sur une des hétéros, et moi je reste sage. J'espère que vous admirerez ma retenue admirable et mon sens du sacrifice.
Ca se léchouille, ça se bisouille, ça se roule sur le sol comme des pumas en rut pendant la période de prérécolte des endives, ça n'a plus aucune dignité, bah, c'est sale !
(ah ben ouais mon Gaj mais si tu veux pas que je raconte des trucs comme ça faut répondre au téléphone, trois fois que je t'appelle pour te demander si tu voulais déposer ton veto ^^).
A noter que son homosexualité rampante n'empêche pas notre bel hébergeur de tenter de copuler avec une des hétéros sur son canapé, ou de montrer son cul dans un espèce de porte-jarretelles pour mec étrange.
Au final, vers 6h du matin, on laisse nos deux homos copuler tranquillement et on accompagne le couple nouvellement formé (au moins pour la soirée, vive l'alcool) vers le métro avec la satisfaction du devoir accompli.
Partout où l'on passe, les hymens trépââââssent.
Ou pas.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note