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16 février 2007
Les salons, le louvre, et plus si affinités
Cette nuit, soirée aux salons du Louvre avec des collègues de boulot. Joie, bonheur et champagne. Vue la fièvre que je me tapais hier, j'aurais dû laisser tomber. Mais bon, je me sentais d'attaque aujourd'hui et c'était pour fêter l'anniversaire de quelqu'un que j'aime bien (sauf que pas moyen, mais je l'aime bien quand même, comme quoi finalement c'est pas toujours sexuel).
Bref, je m'y rends à temps pour l'open bar. Evidemment, je me fais rapidement chier et je décide d'engager la conversation avec des personnes moins professionnelles. Je me tourne vers la première fille venue (mais alors vraiment la première) qui est en plein milieu d'un groupe, je dis coucou, je discute cinq minutes. Pas de bol, j'ai l'impression que le courant ne passe pas vraiment. Tant pis, on ne peut pas plaire à tout le monde, je suis très moyennement fan aussi. Et au bout d'un moment, la barbare se barre au bar et me laisse enfin respirer.
Pensé-je.
Mais que nenni (dans ton postérieur).
J'ai à peine le temps de commencer à amorcer un début de tournage de talons que toutes les filles du groupe se précipitent sur moi.
"Alors ?
"Tu la trouves comment ?"
"T'es un mec sérieux ?"
"T'as quel âge ? Elle a 24 ans elle"
"Tu veux la sauter ou tu cherches une relation ?"
"Tu gagnes bien ta vie ?"
"Lâche pas l'affaire, va la retrouver au bar et emballe-la"
"Tu embrasses bien ?"
...
....
Gros silence.
Je suis tombé, avec mon flair légendaire, sur le troupeau de filles de psycho, en sortie de masse après les partiels.
J'essaie d'expliquer poliment que d'une part je ne suis pas super motivé, d'autre part que de toute façon je ne pense vraiment pas que je lui plaise, juste un feeling, comme ça, hein, sans avoir fait psycho.
Une minute plus tard, le résultat tombe: "ouais elle est pas intéressée"
Paf, râteau !
"Moi je l'suis !" brame une d'elles.
"Euh mais moi vraiment pas" je bredouille.
Paf, râteau !
C'est un peu comme la balle au prisonnier, c'est chacun son tour de toucher quelqu'un de l'équipe adverse. En dix minutes, j'ai réussi à me faire jeter par quelqu'un qui ne m'intéressait pas et à jeter quelqu'un à qui je n'avais même pas parlé. La classe, sur ce coup-là.
Heureusement, j'ai une autre soirée de prévue derrière donc j'abandonne les lieux avec les restes de ma dignité pour aller rejoindre des amies du côté de Saint-Germain.
Là, l'ambiance est très différente. On se rend tout de suite à l'inauguration d'un nouveau lieu hyyyyype de Paris, la Tour de Nesle. Avec aplomb, on affirme être sur les listes. Coup de bol, ya quelqu'un qui correspond au nom de l'une des filles et ça passe (bon yavait marqué L5 en face du nom, faut croire que le gars connaît pas le groupe).
A l'intérieur, un vrai délire. Deux-trois mecs de 60 ans entourés de gamines de 20 ans en short pailleté comme escort girls, et un quintet de jolies blacks qui se préparent à faire une super choré. Des couples dépareillés (pognon vs beauté) sur les banquettes, rapidement on se sent un peu oppressés. Il y a un étage mais c'est VIP pour ce soir. Au passage, je remarque la beauté sensuelle de la fille qui tient le vestiaire. Poussé par les filles, je tente ma chance.
Paf, râteau !
"Désolée, vraiment, mais je n'ai pas le droit de donner mon numéro pendant le service"
Ouais. Ou pas.
En même temps, c'était vraiment pour le sport, et elle avait un très joli sourire, on pouvait presque croire à la lueur de regret dans ses yeux bleus. C'est beau les yeux bleus. Surtout quand les gens insistent pour dire qu'ils sont verts.
On sort de la Tour de Nesle à une heure tout à fait décente et on décide donc d'aller se finir au Kong. Le Kong, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le temple de la branchitude parisienne où les beaux gosses de la com se tapent les belles mômes de la pub. Bref, un endroit où pour être honnête je n'ai pas vraiment ma place (et pourtant, j'ai un ego aussi surdimensionné que mes nombreux talents).
Là...
Là...
Je tombe en arrêt devant une fille sublime. Mais alors sublime. Comme si le mot sublime avait été inventé pour sublimer sa sublimitude.
Bref, elle avait un super cul.
Je lance donc un appel à témoin: si tu es asiatique, que tu travailles comme serveuse au Kong et que tu as une plastique absolument parfaite, tu m'intéresses beaucoup. Par ailleurs, chaud cacao, si tu m'fais toucher tes noix d'coco, tu pourras toucher mon ananas.
Il y a des gens qui sont, comme ça, au delà des mots. Cette fois-ci, tous les efforts conjugés de mes charmantes hôtesses n'ont pas pu me faire bouger pour lui parler. Impossible de ne serait-ce que proposer un verre (surtout pendant le service) à quelqu'un comme ça. Première fois de ma vie que je me sens out of my league.
A noter une découverte assez stupéfiante: une capote, grâce à son lubrifiant, peut servir de sparadrap super efficace pour jeune-fille-avec-ampoule-au-pied-gauche-parce-qu'elle-a-trop-marché-dans-les-rues-de-Paris.
Après, planquer l'emballage de capote sous un cendrier, c'est une bonne idée jusqu'à ce que les serveuses viennent les récupérer pour les vider... à quelques secondes près, on frisait l'incident diplomatique.
Minuit, la musique commence à devenir sympa et on bouge sur la piste. Puis dernier métro. Et comme une soirée ne se termine jamais avant que la rame n'atteigne la station, deux dernières petites anecdotes.
Une triste: un gars juste à côté de moi qui murmurait dans son portable. Il était en train d'expliquer, visiblement à son mec, que ses tests HIV étaient positifs. Il se demandait s'il devait en parler à ses parents. Il avait un regard hanté.
Une poétique: un grand black qui cherchait la bagarre et qui gueule à un autre "j'vais te foutre un pain que même ta tête retrouvera pas ton corps sur le sol !" Qui a dit que ces gens-là n'avaient pas l'âme shakespearienne ?
Bref. Le célibat, ça pue.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
Larouquine | 16 février 2007
Waouh, dans le genre "je dégaine un compte rendu" t'es assez bon toi!Bon, puisque j'assume d'avoir passé la soirée avec toi, je me donne le droit de rectifier certains détails.GRAND UN : J'étais sur la liste, on ne sait ou, mais j'avais reçu un texto d'invitation, pas de ma faute si les L5 copient mon prénomGRAND DEUX: Tu oublies qu'on a failli se retrouver dans le bar de Phil, acteur porno (chez Marc Dorsel avais je oublié de préciser!) (et là vive tes requêtes google)GRAND TROIS : Moi je trouve que tu te fonds vachement bien dans le décor du Kong, si si j'suis sèrieuse.GRAND QUATRE : Epuisée de remettre la capote qui me servait de pansement à ampoule tout les dix mètres, je suis finalement rentrée chez moi.Bref, être maquée, ça pueBisous la grenouille
Laura | 16 février 2007
ça c'est une soirée ! on va dire que comme tu étais malade t'étais pas au mieux de ta forme !
kisss
jackolantern | 16 février 2007
Et bien, quelle soirée pleine de rebondissements. Petit cours d'histoire la tour de Nesle était une tour sur les berges de la Seine où furent commis des soirées chaudes et sanglantes également. Avis aux amateurs. En tout cas l'ambiance ressemble fortement à celle d'une des soirées privées que j'ai animé avant hier.
Machin malin | 16 février 2007
OH ?On peut changer une ampoule avec une capote ?Quelle idée lumineuse !
Le Petit Nico | 16 février 2007
Faites gaffe quand meme dans ce cas la au moment d'enfiler la capote , il faut savoir y aller avec un minimum de doigté . Du grand Batracien , sinon et a part ca . Le Petit Nicolas (mais en Plus Grand)
Gajal | 16 février 2007
l'avantage du pansement-capote c est surtout de pouvoir prendre son pied de plusieurs facon en cas de rencontre coquine ;-)
Anna | 16 février 2007
Profiter de son célibat pour revoir les amis qu'on avait laissé de coté (pour raison légitime d'activité sexuelle forcenée) oui ! Pour trainer de bar en bar, de soirée en soirée (par manque d'activité sexuelle même moyenne) non ! Profiter de son célibat pour jetter comme ça aux serveuses, hotesses et autres jeunes filles qui bossent, des regards de velours, oui ! Pour se jetter sur la première inconnue qui passe, même si son cul est mirifique, non ! Dans tous les cas, tomber sur un groupe de filles post partiels de psycho, c'est vache...Oh mon dieu Grenouille, qu'allons nous devenir ?
cruelliton | 16 février 2007
Arf, tu parles d'une soirée ! Je me suis éclatée à lire ton récit délirant... C'était soirée truffeau dis donc ! T'aimes le jardinage toi ou je m'y connais pas...MouhahahahahahahahaPas facile le trakage de poulettes...
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