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25 novembre 2006

Avec un peu de retard...

... voici toute la douleur et la souffrance de la pauvre Krisprolls, exprimée en un dessin dévastateur auquel Picasse, Dali et Matisse auraient fait un triomphe si jamais ils y avaient eu accès de leur vivant.

C'est dur, les allergies. Même si les médocs l'ont shootée assez pour qu'elle ait un caractère tout à fait sympathique.

 

Je vous rassure, tout est terminé et Dulcinée va mieux maintenant.

Mais un peu de compassion, de cadeaux et d'encouragements lui feraient certainement du bien (ou pas).

Rapporteur de Paris, mets ta couche et va au lit

Vous vous souvenez du coup de gueule avorté d'il y a un certain temps ?

Bah monsieur a récidivé. Histoire de s'enfoncer un peu plus dans les abîmes du pathétique, il est allé chercher sur internet des messages que j'avais pu écrire sur différents forums de discussion, dont certains qui parlaient de Dulcinée. Pas forcément en mal, mais ça n'empêche.

Il est allé les lui présenter, la bouche en coeur, en remuant la queue, comme un épagneul breton qui espère se faire récompenser d'un jet de baballe en plastique.

Comme le dit si bien Thiefaine:

Je me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards, envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef-d'œuvre de l'anonymat.

 

Bref.

Très cher semi-anonyme puant, puisses-tu brûler en enfer pour les siècles des siècles, amen.

24 novembre 2006

Trop de pluie pour l'eau de Seine

Hier, j'ai failli avoir un arrêt cardiaque.

Vraiment.

Parce que pour une fois, mes conneries ont failli me revenir dans la gueule.

J'ai tendance à speeder sur l'autoroute, encore plus lorsque j'essaie d'arriver sur Paris avant les bouchons du soir et que j'appuie donc sur le psylo avec une ardeur touchante. J'avais également une circonstance atténuante puisque je cherchais à rejoindre au plus vite Dulcinée pour la ramener chez elle suite à son allergie aux médicaments anti-allergie (rien n'est jamais simple dans ce monde).

Maintenant que j'ai donné quelques excuses lamentables, plantons le contexte: je roulais à 150 - 160 sur l'autoroute sous des trombes d'eau. Et évidemment, évidemment, je me suis fait suivre sur quelques kilomètres par une voiture banalisée avant de me faire arrêter par les flics en vue du péage.

"Votre carte d'identité s'il vous plaît Monsieur, et vous nous rejoignez au commissariat juste après le péage"

Avec mon sourire le plus innocent de post-ado incrédule, je lui demande ce que j'ai fait de mal.

"Plus de 40km au-dessus de la vitesse autorisée, c'est un délit, monsieur. Payez le péage et retrouvez-nous derrière"

Glups.

Bon, je ne me suis jamais penché sur cette législation mais je crois que c'est retrait de permis immédiat. Ou alors 6 points d'un coup, ce qui m'ennuierait un peu vu que c'est justement mon capital actuel. Dans tous les cas, je perds mon permis. La catastrophe. Sans compter les répercussions professionnelles. Je ne suis pas sûr que mon cabinet apprécierait que je demande à un de mes commerciaux de me servir de chauffeur permanent.

J'ai donc l'air bien déprimé lorsque je me gare devant le commissariat (ou la gendarmerie,  pas fait gaffe en fait). Ma vie s'effondre sous mes yeux mouillés de larme. La douleur m'aveugle, la souffrance m'inonde, mon âme s'éparpille en fragments ensanglantés. Bref, ça n'allait pas fort.

Les deux gars commencent à remplir le procès-verbal.

"Adresse actuelle ?"

"Neuilly sur Seine"

Le stylo s'arrête d'écrire.

"Neuilly ? Dans les Hauts de Seine ?"

"Euh... oui..."

"Vous votez Sarko ?"

Je commence à perdre pied. Surtout que je ne sais même pas ce qu'ils attendent comme réponse. Surtout avec ce bordel entre UNSA et Alliance en ce moment.

"Ben... c'était mon maire" je réponds sans me mouiller.

Ils se regardent.

"Bon. On va vous dresser un PV pour vitesse excessive en raison des circonstances"

Je hausse un sourcil.

"Ca veut dire quoi ?"

"Ca veut dire que vous allez payer 90€ mais que vous ne perdez pas de points."

Huh.

Huh.

Huh ?

Bon, je ne sais pas ce qui m'a sauvé ici. Peut-être le fait que leur première inculpation était un délit et aurait donc augmenté les sacro-saints chiffres de la délinquance. Peut-être autre chose. Quoi qu'il en soit, je suis reparti avec une simple amende.

Et je n'ai pas dépassé le 110 sur le reste du parcours.

22 novembre 2006

Les monstres et les loques naissent

Récemment, nous avons eu la chance de voir la copine de mon grand ami à moi que j'ai et dont je parle de temps en temps.

Je dois dire qu'on s'attendait à quelque chose d'effroyable d'après la description qu'il nous en avait faite. Pourtant c'était pas dit de manière méchante, hein. Il se contentait simplement d'énoncer sa terrible vérité.

Quand on lui a demandé à quoi elle ressemblait, il a répondu, je le cite dans le texte: "euh bah, grande comme moi (1m95) et beaucoup plus grosse. Du coup elle a quelques soucis de santé, elle boîte et a un peu de cataracte. Oh, et elle est à moitié sourde aussi".

Hum.

La nature est parfois cruelle, pensais-je en me rendant à ce rendez-vous, prêt à faire preuve de cet esprit impitoyable qui fait que je peux parfois être un connard fini alors que je cherche pourtant à donner aux gens une chance dans la vie même s'ils ont des pustules sur l'oreille gauche.

Et en l'occurence, c'est plutôt une bonne surprise qui s'est offerte à moi (enfin offerte, façon de parler, hein) lorsque je les ai vus. Je m'étais tellement préparé à voir Nessie, j'avais même emporté un peu de pain rassis pour l'amadouer.... que lorsque j'ai vu la réalité, j'ai poussé un soupir de soulagement.

En réalité, mon ami est cruel et fourbe. Sa copine est en effet assez imposante, mais il n'y a pas de quoi fouetter un canard aux trois pattes cassées. D'accord, elle a un petit duvet mais ça ne se voit presque pas, et globalement la conversation s'est très bien passée.

Mais du coup, ça m'a rappelé une réflexion profonde que j'avais eue en prépa, lorsque j'avais croisé dans la rue le cauchemar de nos années d'enfance.

Oui, je sais que c'est mal de parler du physique des gens mais là c'était une femme d'un âge indéfinissable, qui reste à ce jour la personne la plus moche que j'aie jamais vu. A croire que le destin s'est acharné, a décidé de lui rouler dessus puis d'enclencher la marche arrière. Elle était obèse, avec des grandes oreilles, des cheveux filandreux, des pustules partout, un double menton tremblant avec quelques poils... oh my god, mes doigts frémissent encore en y repensant.

Et c'est là, dans ce fameux bus où j'ai croisé la bête du Gévaudan, que je me suis posé la question suivante: comment font les gens vraiment laids ?

Je ne parle pas des 90% de la population qui, bon an mal an, restent toujours regardables sans détourner les yeux, qui ne sont ni épouvantables ni top models... non, je parle des peut-être 5% de personnes qui n'ont vraiment pas été gâtées par la nature et qui cumulent les insultes aux critères de beauté de notre société.

En regardant cette pauvre femme (ouais, je vais quand même pas piétiner quelqu'un à terre en l'accablant d'insultes, hein), je me suis dit qu'elle ne trouverait jamais de boulot. Même si elle a des compétences incroyables en finance, en informatique, en cuisine, en comptabilité, je ne vois pas qui pourrait vouloir d'elle. Quand on cherche quelqu'un pour bosser dans son entreprise, même s'il s'agit d'un travail solitaire, il y a des limites difficiles à franchir.

Du coup, si j'étais au gouvernement, je proposerais d'étendre l'allocation handicapés aux personnes particulièrement défavorisées par la nature. Faut pas déconner, c'est un handicap comme un autre, et parfois plus perturbant que d'autres, dûment homologués.

C'est bon d'être un progressiste !

21 novembre 2006

Caramba, encore raté

Encore un couple que j'aurai essayé de caser et qui ne fonctionne pas. Mais vous le faites exprès, les gens ?

Pff, on fait tous les efforts du monde, on présente des princes en habits chatoyants à des princesses en robes à frou-frous et non, que dalle. C'est à se désespérer sur la libidineuse nature de l'être humain. Rha, mais je ne sais pas moi, faut baiser dans un cas comme ça.

Bon, maintenant que j'ai contribué à jeter un malaise, reprenons. Dans le but fort charitable de réussir enfin, une fois dans ma vie, à jouer les marieurs, je crois que je vais lancer une bourse aux célibataires. Un peu comme meetic mais en mieux (normal, je suis formidable). Tous les célibataires du blog s'inscriront, je garderai pour moi les filles les mieux au titre du droit de cuissage, et pour le reste je compte sur une copulation frénétique. Ou pas. Un bisou, ça suffira. Mais merde, quelque chose, quoi, histoire que je puisse enfin une fois faire le cupidon et laisser ma flèche pénétrer la chair dénudée.

En dehors de ça, pas grand chose à raconter de glamour. Mais comme vous êtes sages et vous l'avez mérité, je vais vous raconter l'expédition de Grenouille à la laverie. J'espère que ça vous fera plaisir, c'est de bon coeur.

Dimanche, donc, dulcinée se dresse sur ses ergots. "Oh mais c'est pas possible (dit-elle) il faut que tu fasses une lessive"

Diantre. Normalement, j'esquiverais un tel sujet de conflit potentiel mais là, ayant déjà esquivé une dizaine de fois le sujet, je réalisai que le moment était critique (je n'avais plus qu'un seul caleçon propre, celui avec l'élastique cassé et qui glisse aux genoux dès qu'on oublie de le retenir d'une main pudique).

Energique et motivé, j'entasse donc toutes mes affaires sales ("et les draps ???" demande Dulcinée) et les draps ("et oublie pas les torchons !") et les torchons ("et puis les serviettes de toilette !") et les serviettes de toilette. Ca commence à faire un paquet sur mes larges épaules de vaillant laboureur.

Courageux comme un conquistador à l'esprit cortesien, je me dandine jusqu'à la laverie avec les affaires sur le dos. Je vous dirais bien que j'ai gravi mon golgotha mais ceux qui sont déjà venus savent que la laverie n'est qu'à une centaine de mètres de chez moi, donc ça relativise. Et puis j'avais évité la couronne d'épines.

Joyeux comme un cocker en rut, je commence à remplir les deux machines nécessaires. Premier bug, l'une d'elles refuse de se lancer - et de se rouvrir. Drame. Il y a mes boxers snoopy, là-dedans, comment faire pour survivre à la honte ? Désespéré, j'appelle le réparateur. Le temps qu'il arrive, la machine se débloque. Ouf. Première alerte passée. L'eau coule, la mousse mousse, 45 minutes de programmation. Avec le sentiment du travail bien fait, je rentre à l'appart attendre trois quarts d'heure que tout soit fini.

Lorsque je reviens, évidemment c'est le drame. La fameuse machine qui refusait de fonctionner *avant* ne fonctionne plus *maintenant*. C'est bloqué à mi-cycle et de l'eau en suinte par petits jets vengeurs. Et évidemment, mes boxers sont toujours en pleine vue.

Heureusement, le gars de la laverie est sur les lieux. "Ah ben scrogneugneu d'rontudju d'boudiou" qu'il me fait dans son patois gallinacéen, "j'savions bien qu'la bobine du bidule-truc elle est cassée mais alors là ça, crefieu zavez point d'chance boudu !"

C'est bien ma veine, je suis tombé sur le clone de Villeret dans les enfants du Marais - en plus vieux.

Il sort sa clef de huit, sa clef de douze, sa clef de soixante-sept et commence à marteler la tuyauterie dans tous les sens. Finalement, la machine se débloque. Il me regarde d'un air navré.

"Vos habits, là, sont pas ben bieaux hein, ça a pas lavé à cause du beug vous voyez. C'est pas bieng les beugs."

"Et je fais quoi moi alors ?"

"J'm'en vions vous offrir une machine té ! Faut bien s'aider entre parisiengs !"

Et v'la le patron qui relance la machine (45 minutes de plus) et me souhaite bonne chance en s'esquivant.

Déprimé, j'attends le résultat de ce nouveau lavage.

Je ne saurai jamais ce qu'il aurait donné. Car dix minutes plus tard, sur les coups de 22 heures, les lumières s'éteignent, la machine s'arrête et les séchoirs aussi.

Et je me retrouve à devoir sortir mes vêtements trempés et les ramener tels quels à l'appart.

Boudiou.

*******************************

Sur un autre sujet, Dulcinée vous demande de la plaindre et de lui adresser de nombreux messages de réconfort car elle souffre atrocement d'une piqûre d'araignée qui lui gonfle la jambe, pire qu'une érection contre-nature.

Comme elle est bien courageuse, elle sait rester digne et ne se plaint pas, vaillante jusque dans la douleur.

Non, je déconne, elle hurle.

17 novembre 2006

Prédiction machiste

Hop, un peu de politique, le café du commerce tous les trois mois, c'est un peu d'air frais sur ce blog.

Bon.

Donc on va avoir Ségolène comme candidate de la gauche. Or moi, sans doute par pur esprit de contradiction, je suis convaincu que l'orchestration de sa popularité a été réalisée par l'UMP en général.

Ce qui la porte en avant en ce moment, c'est sa popularité. Or, cette popularité, d'où vient-elle ? Qui avait entendu parler avant fin 2004 de Ségolène Royal, en-dehors de son passage fort contesté au gouvernement ? Qui pouvait miser ne serait-ce qu'un kopeck sur sa candidature face aux autres ténors du PS ?

Or, qu'est-ce qui a bien changé depuis cette époque ? Qu'a-t-elle modifié dans son comportement, ses choix, sa communication ? Rien.

La seule chose qui a évolué, c'est le regard de la presse. Depuis la première couverture (Le Point, si je me rappelle bien) jusqu'à aujourd'hui, tout le gotha médiatique s'est emparé d'elle et l'a propulsée comme candidate légitime à grands coups de témoignages, de portraits et de sondages.

Ces derniers temps, Ségolène a effectivement pris la parole sur certains sujets, avec une prise de risque assumée. Mais sa popularité était déjà assez élevée pour se permettre ces incartades. Cette fameuse popularité montée de toutes pièces par les médias.

Or...

La presse est de plus en plus concentrée entre les mains de patrons de droite comme Lagardère ou Dassault et les éditorialistes ont depuis longtemps pris fait et cause pour Sarkozy (le Figaro, Le Point, l'Express évidemment, mais aussi plusieurs hebdomadaires dans une moindre mesure). Du coup, toute couverture sur le talent ségoléniste devient suspicieuse

Pourquoi mettre en avant Ségolène ? Parce qu'elle n'a aucune chance face à Sarkozy. Comme on a pu le voir lors des différents débats ou lors de ses interventions télévisées, elle est moyennement à l'aise sans contradiction, et manque de répartie lorsqu'elle est mise en cause. Son discours auprès des militants, hier soir, était un modèle du genre et manquait des accents lyriques (ou sincères) que d'autres peuvent atteindre. Elle manque malheureusement de charisme et de vivacité d'esprit, points essentiels dès qu'on rentrera dans les débats contradictoires. Et son bilan Poitou-Charentesque (certes, d'après des études de Management, donc de droite) semble assez catastrophique avec des accusations de clientélisme à la pelle et d'autoritarisme à la pioche.

Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Parce que je vous prédis, dans les six mois qui viennent, une attaque en règle des médias contre Segolene Royal. Ils l'ont sacrée pour pouvoir mieux la descendre, et maintenant qu'elle a été choisie, ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie.

In Pace Resquiescat.

16 novembre 2006

Baby did a bad bad thing

(Essayez de le prononcer aussi vite que Chris Isaak...)

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas posé d'interrogation existencielle. C'est vrai, on a parlé des dernières histoires d'amour et de cul, de joie, de bonheur et de douceur, mais pas tellement de théories foireuses ces derniers temps, ni de questions importantes pour rétablir un monde nouveau. Heal the world, make it a better place.

Plusieurs fois déjà, je vous ai parlé de l'action de tromper. Là, par exemple. Je me demandais comment vous réagiriez devant la tentation alors que vous étiez en couple.

A l'époque, la plupart des lecteurs semblaient à peu près fidèles, ce qui est une bonne chose. Oh, évidemment il y avait des doutes et des hésitations, mais le consensus semblait rester qu'une fois en couple, vous ne regarderiez plus les pectoraux saillants et les seins rebondis du même oeil. C'est bien. Public, je t'aime.

Mais attention, dé plou en plou dour, dé plou en plou difficile, aujourd'hui je pousse la question encore plus loin.

Lorsque vous êtes célibataire, allez-vous vous intéresser à quelqu'un en couple ?

Ah ben oui, parce que ce n'est pas la même chose, quand même. Déjà, lorsqu'on rencontre quelqu'un, on n'est pas forcément conscient qu'il/elle est en couple, donc une certaine attirance peut naître malgré cette barrière. Par contre, un jour ou l'autre et sauf numéro de claquettes de la part du trompeur fou, on finit par savoir au détour d'une conversation que l'objet de nos rêves émotionnants est déjà prise.

Comment réagissez-vous alors, avez-vous déjà été confronté à cette situation ?

Il y a des gens qui auront tendance à se détourner aussitôt de la personne pour ne pas tenter le diable.

Il y en a d'autres qui, au contraire, se rapprocheront et tenteront de s'immiscer sans avoir l'air d'y toucher ni demander quoi que ce soit, laissant le poids de la décision sur la personne en couple

Et puis il y en a qui considèrent que l'amour est déjà assez compliqué à trouver comme ça et donc que les critères de société (en couple, marié, blabla) n'ont pas à s'appliquer, tant pis pour l'autre et vogue la galère.

Dans tous les cas, il est évident que la décision finale (de tromper ou de se séparer) revient à la personne en couple. Mais est-ce que vous seriez plus du genre à vous détourner, à influencer subtilement, ou à rentrer dans le combat la bave aux lèvres ?

14 novembre 2006

Ex (très) libris

Ce dimanche, j'ai revu ex-dulcinée et nous avons pris un verre ensemble.

Tout le monde s'en fout, je suppose. Mais pourtant, vous devriez vous réjouir parce que cette note va parler de cul, de cul, de cul. Pas du mien, hein, vu qu'en l'occurence je suis d'une fidélité à toute épreuve et que le seul attouchement fut la bise du bonjour/au revoir. Mais du sien, beaucoup.

Je vous entends déjà dire que vous n'en avez pas grand chose à battre des histoires de cul des ex. Déjà que j'ai tendance à étaler ma vie, qu'est-ce que ça deviendrait si je commençais à étaler celle des autres ? Ce serait le début de la fin, il y aurait des Mlle E et des Gajal qui se parleraient à tout bout de champ, tout ça, non, c'est pas possible.

Mais là, je vais faire une exception. Parce que les récits auxquels j'ai eu droit durant ce verre, oh my god, c'est quand même quelque chose. Moi qui me croyais vaguement éveillé dans ce genre de domaine, j'en ai renversé mon jus de pomme par terre (ou ma vodka, oui). Mais la jeunesse de ce pays est complètement dépravée, rontudju ! Moi, d'mon âge, à 20 ans, j'étais beaucoup plus sage que ça !

Hum.

Voici donc, en gros un résumé d'une soirée que la Cocker (on va l'appeler comme ça rapport à son regard plein de confiance et d'innocence) a passée chez des amis. Grosse soirée, une bonne centaine de personnes impliquées. Je n'ose pas dire imbriquées, mais au final ça se rapproche pas mal de ça comme vous allez le voir.

Cocker rencontre un de ses ex sur place. Il essaie de lui rouler une pelle, elle se laisse vaguement faire avant de le repousser et de boire pour oublier. Du fond du bar, elle voit le mec en question qui essaie d'embrasser une autre fille. Son sang ne fait qu'un tour, elle s'interpose, elle chope la fille par le bras et l'entraîne dans une chambre pour lui expliquer à quel point ledit ex est cruel et démoniaque. L'alcool aidant, elle commence à caresser et embrasser la fille, elles ferment le verrou, elles couchent ensemble.

Bon.

Un peu plus tard, les deux filles sortent échevelées de la pièce. Il y a quelqu'un pour les accueillir: le mec légitime de la fille, qui l'a cherchée toute la soirée et est un peu surpris de la voir arriver comme ça. Encore essouflée, sa copine l'ignore et part au bar. Déprimé, il va dans la chambre pour se plaindre et sortir un discours hon-teux à Cocker comme quoi les filles qui couchent avec des filles, c'est bien dans l'absolu, mais que quand c'est sa copine, il apprécie moyen. Il a peur qu'elle tourne lesbienne.

Heureusement, il n'a pas à s'en faire: lorsqu'il sort de la salle pour la retrouver, elle est engluée aux lèvres d'un mec et commence à partir de la soirée avec lui. Fatalitas ! Drame et scandale ! Surtout que le mec, vous vous en doutez bien, est évidemment l'ex de Cocker qu'on avait vu au début de ce post (ah ben faut suivre, hein).

Déprimé, dégoûté, écoeuré, le gars s'en va pleurer dans un coin sur l'infidélité de la gent féminine dans son ensemble. Touchée par tant de souffrance, Cocker lui propose donc de partager un peu de tendresse et couche avec lui.

Tout cela entre 22h et 4h du matin. C'est ce qu'on appelle un programme chargé.

Et ça appelle, évidemment, une question cruciale.

Pourquoi est-ce que ça ne se passe (presque) jamais comme ça dans les soirées où je vais ? :o

13 novembre 2006

Le bloc, ça ne sert qu'au tetris

Reprenons les aventures de la jeune E, postpubère assumée qui rentre chez elle, légère et diaphane, avec dans son esprit la mémoire de l'étreinte un peu trop courte (et de la turgescence qu'elle a légèrement senti, je parie - mais bon c'est une gentlegirl, elle ne le révélera jamais).

A peine arrivée chez elle, l'homme lui envoie un texto puis l'appelle pour passer un peu de temps au téléphone et prolonger la soirée, y a-t-il plus mignon ? Je pensais être le seul à utiliser la superbe technique du texto follow-up instantané mais visiblement j'ai de la concurrence. Orage et désespoir.

Fondant comme une glace en plein soleil, E passe une nuit torride à imaginer ce sosie de Brad Pitt et ses lèvres purpurines. Quand, mais quand, pourront-ils se rencontrer ?

Pour préserver l'égo de E, je passerai sous silence les émois d'adolescente qui la saisissent alors. "Pourquoi est-ce qu'il n'appelle pas ?" "Et si jamais je ne lui plais pas ?" "Au secouuuurs !"

Ceci dit, au milieu de tout ce pathos, il y avait quand même une question criante: "quel défaut peut-il bien avoir ?" Parce qu'elle est échaudée, la jolie E maintenant. Elle a déjà subi un peu tout ce qu'on peut trouver comme problème rédhibitoire. Les maqués, les mariés, les infidèles, les phobiques de l'engagement, les avec-trop-de-morale, les avec-pas-assez-de-morale, les petites bites, les gémeaux.... quel coup dur le destin allait-il lui réserver cette fois-ci ?

Moi, je pariais pour le harem. D'après sa belle gueule et la confiance que le gars avait montré pour l'aborder en pleine rue et la récupérer, je lui voyais cinq ou six sex-friends en même temps et donc la possibilité pour E de s'intégrer sans trop de remous à l'aéropage.

Mais malheureusement, ce n'était pas si innocent.

Quelques jours plus tard, E et Brad se rencontrent de nouveau. Il est toujours aussi beau, toujours aussi séduisant, toujours aussi sympathique. Il se montre tendre, câlin et attentionné (si vous vous demandez comment je peux mettre autant de détails dans une histoire qui ne me concerne pas, c'est que vous n'étiez pas présents à la fameuse soirée où on a tout entrendu en 4 exemplaires ^^).

De nouveau, ils s'embrassent.

De nouveau, ils se cherchent.

Le désir les embrase, l'irréparable va se produire, les corps vont réclamer leur dû, tout ça tout ça. Mais avant, le gars a quelque chose à dire.

"Tu sais, je suis très proche des thèses du groupe Bloc Identitaire, si j'étais plus jeune je militerais pour eux de manière active"

La jeune E, pas très versée en matière de politique, hausse un sourcil devant ce nom inconnu. Bloc Identitaire, quesaco ? Vaguement mal à l'aise, elle refuse malgré ses hormones en folie l'appel de la chair, et plante le gars en bas de chez elle.

"Tu as du café ?" demande le gars. Non
"Tu as du thé ?" tente-t-il encore. Non
"Du jus de fruits ?" Non
"De l'eau ?" pathétise-t-il finalement. Non

Comprenant enfin, il se détourne pesamment pour rentrer chez lui. Enfin seule, E se rue sur l'ordinateur et cherche de quoi il peut bien s'agir. Bloc Identitaire, Bloc Identitaire, ce serait pas le truc de Besancenot ?

Raté, c'est de l'autre côté. C'est les beaux, les vrais, les purs fachos. Bien à la droite du FN, partisans de l'action directe et ciblée.

Seule dans son appart, E se dit que le destin est parfois bien cruel avec elle.

08 novembre 2006

Macadam au Cabana

Je sais, le titre ne veut rien dire et n'a aucun rapport avec le sujet, c'était juste pour le plaisir: j'aime bien.

Bon, chose promise, chose due, avec juste un jour de retard, je continue l'histoire de Mademoiselle E, chanceuse parmi les chanceuses, qui côtoie tant de beaux mâles en rut sans jamais leur offrir sa virginité avec un petit noeud rouge dans une apothéose d'amour assouvi.

Déjà, m'étant fait traiter de tous les noms par rapport au dernier post, je préciserai que Mlle E est belle, drôle, intelligente, sensible, douce et compréhensive. Voilà, c'est dit. Et puis ça fera monter les prix quand on la vendra aux enchères au lecteur le plus compatissant.

Mais ce n'est pas encore le bon moment pour ça: racontons d'abord cette fameuse dernière galère.

Revenant d'un rendez-vous galant vers les 3h du mat, le coeur chantant, les yeux pétillants, la jeune E laissait claquer ses talons sur le sol dallé des ruelles parisiennes. Clic, clac, clic, clac, d'abord le pied gauche, puis le droit. Des petits pas furtifs car l'heure est tardive et l'obscurité omniprésente.

Soudain, d'une taverne enfumée, un homme s'extirpe des ombres et vient se dresser devant elle. Il est grand, il est beau, il sent bon le sable chaud. Il ressemble vaguement à Brad Pitt, mais en plus jeune. Et, d'un air désinvolte, il la regarde dans les yeux avant de lâcher: "désolé de vous importuner, je n'ai pas l'habitude d'aborder les gens mais je vous trouvais tellement belle que je ne pouvais pas rester passif, ça vous dirait de prendre un verre avec quelques amis et moi ?"

Un dragueur à la noix, donc.

Mais comme dans tout domaine, le physique fait tout: la drague peut être la plus convenue possible, si l'homme est beau comme un dieu, il arrivera à ses fins. Et, torturée par ses hormones sans pitié, la charmante E se pâme et accepte de l'accompagner dans le pub.

La nuit se passe bien, dans les vapeurs de l'alcool et de la clope. Les amis sont très sympathiques, les blagues fusent, l'ambiance reste détendue, pas de drague mais de la complicité avec le Brad miniature, une conclusion en point d'orgue d'une soirée agréable.

Vers 5h du matin, tout le monde rentre chez soi. Les amis se dispersent dans les volutes des Noctambus, laissant Brad et Miss E échanger leurs numéros puis se regarder dans le blanc des yeux.

"Bonsoir" fait E.

"Bonsoir" répond B.

Et avant qu'elle ait pu réagir, il lui fait le plus doux, le plus tendre des baisers, un frémissement des lèvres imprévisible qui la laisse pantelante. Le temps qu'elle reprenne ses esprits, il est déjà parti et elle a tourné les talons.

Dans sa main serrée, il y a le numéro du beau jeune homme.

(Tou bi continuhoud)

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