« Scène I, première | Page d'accueil | L'enfant de la télé »
30 octobre 2006
Scene I, seconde
Normalement, les histoires d'amour (ou les relations amoureuses (ou les relations sexuelles, vous appelez ça comme vous le voulez)) sont irrémédiablement entamées par une séparation, surtout dans des circonstances aussi brutales.
Généralement, il y a toujours une période de flottement post-rupture de quelques jours où l'on se demande si on a fait le bon choix, si les décisions étaient pertinentes, si le bonheur était dans le pré. Et tout l'enjeu consiste à ne pas céder aux pulsions qui nous incitent à prendre notre téléphone et rappeler pour changer d'avis - parce qu'on ne supporte pas de blesser, parce qu'on se sent merdeux, ou tout simplement parce qu'on se sent un peu pseul.
Cette pulsion, évidemment, il ne faut pas y céder. Sinon on a l'air con à refaire des promesses qu'on sait qu'on ne tiendra pas. Et puis accessoirement, les gens sont certainement échaudés.
Mais pas tous.
En l'occurence, et en dehors du choc initial, Blanchette a extrêmement bien pris la rupture. Elle a fumé sa clope, elle a vacillé un peu, puis elle est rentrée en métro de son côté et moi du mien.
Le lendemain, je reçois un texto: "rupture, ça veut dire plus de contacts, ou bien on peut encore coucher ensemble de temps en temps ?" Formulé comme ça, la proposition paraissait tentante. Je frétille un peu et je finis par lui répondre que pourquoi pas, après tout.
Pendant une semaine, deux semaines, puis presque un mois, nous nous voyons de temps en temps. il semble y avoir un accord tacite, nous ne partageons que le côté sexuel. Ca n'exclut pas la tendresse, évidemment, mais ça reste quelque chose de non-passionnel. Des amis proches me préviennent que c'est un moyen de mettre un pied dans la place avec l'espoir de changer la donne. Convaincu d'être un dieu du sexe, je penche pour l'autre option (en profiter, tant qu'à faire). Bon, en vrai les deux questions ont leur réponse lorsqu'elle finit par rencontrer un mâle beaucoup plus prêt à s'engager que moi et que nos relations s'interrompent pour la laisser construire son couple.
Tout cela avait duré un mois. Eh oui, un mois de célibat, ça répond bien à tous ceux qui disaient que j'"enchaînais", comme on dit. Eh ben là, rien. Il faut dire que j'étais en train de correspondre avec une fille par internet et qu'elle me plaisait bien. Une photo sympa, une conversation intéressante. Malheureusement, elle faisait traîner le moment de la rencontre, ce qui avait le don de m'exaspérer. Le virtuel, c'est bien. Le réel, c'est mieux.
Mais ce sera le sujet d'une autre histoire car en attendant, de nouveau, la Blanchette disparaissait de ma vie sans laisser de trace, sauf un flacon d'huile de massage paumé au fond d'une baignoire. Les infirmières, ça ne me réussit pas.
Plus de nouvelles pendant cinq mois. Chacun fait sa vie, les oiseaux gazouillent et les chats miaulent.
Quand soudain, texto en mars.
"Je suis de nouveau célibataire, on reprend notre relation ?"
Je l'étais moi aussi de nouveau. C'était une excellente raison pour acquiescer.
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
lili | 30 octobre 2006
pas bête la blanchette!
C. | 30 octobre 2006
Ce n'est pas toi qui a inventé l'expression:"servir de bouche trou"...Mais s'aurait pu. :-))
Joséphine | 30 octobre 2006
Elle a l'esprit pratique cette petite!
Trungpa | 30 octobre 2006
c'est sympa parfois de se faire utiliser comme bouche trou
Bouc & Moustache | 30 octobre 2006
tu peux me rappeler son numéro de téléphone stp
PruNelle | 31 octobre 2006
vivement la suite dans... 4 - 5 jours...
rien à voir mais pourquoi tu mets des liens avec des blogs sur lesquels on ne peut pas rentrer en fait ???
Nico | 31 octobre 2006
Elle est bien cette blanchette . Si tu l'épousais ? Bon , ok , facon de parler hein ...Le Petit Nicolas (mais en plus Grand)
Mrfish au boulot...^^ | 02 novembre 2006
Bouki, jamais rassasié...lol
Écrire un commentaire