« Les chaînes de la haute-fidélité | Page d'accueil | Quand on ne fait son kéké qu'à moitié... »

11 septembre 2006

Le cul rapproche le monde

Si moi j'avance et tu recules, comment veux-tu ?

S'il y a bien une chose d'universel, qui fait se réunir dans une saine communion les mâles de toutes les ethnies, de tous les peuples, de toutes les religions, de tous les milieux sociaux, c'est bien le sujet du cul.

Oh, évidemment, il y a des conventions. Monsieur le président ne baisera pas la même personne que Monsieur le standardiste (quoique) et l'éthiopien aura des critères de beauté différents de ceux du japonais.

Et pourtant... et pourtant... qu'on parle des femmes en général, des filles en particulier, et on va soudain se sentir une complicité étrange avec ceux qui nous côtoient.

Prenez mon épicier de quartier. On ne se parle jamais, d'autant plus qu'il a l'air de prendre pour un sport le plaisir de m'arnaquer de quelques centimes d'euros à chaque fois. C'est de bonne guerre, ça me permet de garder le niveau en calcul mental. Il doit avoir la seule caisse enregistreuse qui, quand on tape 2,25€ + 3,12€, affiche 6,4€. C'est la classe.

Mais là n'est pas le sujet. Le sujet c'est que je suis dans ce quartier depuis deux ans et demi (oh putain, deux an et demi !) et qu'on n'a pas dû échanger plus que des formules de politesse.

Or, ce soir, alors que je passe dans sa boutique pour choper du pain de mie et un sandwich (j'ai une vie trépidante), une fille rentre sur mes talons pour aller chercher je ne sais quel produit ménager. Ladite fille n'est pas particulièrement belle, mais elle a un morceau de jupe coincé dans son string, ce qui donne un point de vue assez particulier et permet de constater que la dentelle se vend bien en ce moment.

Nos regards se croisent avec l'épicier. Il a un sourire de connivence. J'ai un rictus complice. On s'est compris.

Pendant un instant, rien qu'un instant, il y a eu quelque chose comme de la complicité alors qu'on admirait (enfin pas vraiment, ça glougloutait un peu) le postérieur repu de la jeune fille qui faisait ses courses tranquillement le cul à l'air. Evidemment, ni l'un ni l'autre n'avons pris la peine de lui faire remarquer son souci.

On a échangé une ou deux plaisanteries stupides, puis il a mis les articles sur son comptoir.

"Ca fait 5€30" qu'il me dit
"Non, 5€10" que je réponds
"Ah oui t'as raison !"

L'état de grâce est terminé. Mais pendant un instant, putain, pendant un instant. On était de supers amis soudés devant la Femme (avec un grand F et un gros Q)

Commentaires

trungpa | 11 septembre 2006

tu as tout de même une vie extraordinaire, toujours un truc à dire je tire mon chapeau (en espérant que la péruque rest en place). je crois que tu as le don pour repérer les petits détails de la vie , ou alors beaucoup de chance !!!continue comme ça

La Souris Blonde | 11 septembre 2006

Et tu n'aurais pas pu lui proposer ta veste, à la jeune fille ? Si ça se trouve, vous seriez devenus super potes aussi bien.Mon épicier à moi, il est super fort et super rapide en calcul mental. Ou bien alors on fait exactement les mêmes erreurs au même moment.

moijuju | 12 septembre 2006

Cette connivence on la connait bien, sourires échangés en boite après 2 verres avec les mecs d'en face quand une fille remarquable passe. A moins que les mecs d'en face me drague....

bene | 12 septembre 2006

goujat(s)

allumette | 12 septembre 2006

j'aime bien cet article, j'aime bien cette photographie de ce tout petit instant précieux, tu le traites à la légère alors que ce sont ces moments si rares, si communs,qui réchauffent le coeur. j'adore.

anonymous | 12 septembre 2006

pétée de rire...j'aurais voulu y être.

Johanna | 12 septembre 2006

surtout, garde l'oeil ouvert si tu vas chez le boucher...

Le Klub des Loosers | 12 septembre 2006

Quel mimétisme entre le croassant et la craquante...une franche hilarité néanmoins, je m'esclaffe bruyamment et concomitamment vulgairement au lecturage de certaines notes.Vive Max Pécas !(putain le ctrl c ctrl v ne fonctionne pas dans ce sens, billgatude de merde)

Suzy | 12 septembre 2006


Rolalalaaaa ... ispice di ptit salopio ... vous auriez pu lui dire, j'pense que ça aurait été d'autant plus drôle !!! ;)
(moi sadique ... penses-tu !! lol)


AN. | 13 septembre 2006

Et les prêtres ? Ils communient "cul" aussi ?

Écrire un commentaire