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31 août 2006

"Comment rendre dingue un mec au lit"

Moi, je suis un mec gentil.

Quand on me demande un sujet, je m'exécute (sauf éventuellement si on me parle de la viviparité des tortues femmes de Tortuga mais ne nous emballons pas). Du coup, comme on me demande d'écrire sur "comment rendre dingue un mec au lit", j'écris sur ça.

Même si en fait, je n'en ai pas la moindre idée. Enfin si, mais je ne vais quand même pas vous révéler toutes les choses qui m'excitent, d'abord parce que j'ai beaucoup de pudeur et de timidité cachées derrière ce coeur immense qui bat lentement au rythme des pulsations de l'amour éternel - et ensuite parce que j'ai la flemme.

Il y avait déjà eu un sujet voici quelques mois sur "qu'est-ce qu'un bon coup féminin" et les réponses avaient été mitigées. Au final, on va prendre les mêmes et recommencer.

Pour me rendre fou (mais ça c'est dû à mon orgueil aussi surdimentionné que certaines parties de mon anatomie (mes oreilles) ne le sont pas), la première étape consiste déjà à être réceptive. C'est con à dire mais c'est pour moi le premier critère, avant toute considération technique. Rien n'est plus excitant qu'une fille passablement humide qui va mordre l'oreille pour s'empêcher de hurler. La respiration accélérée, les gémissements, tout ça contribue à l'atmosphère érotique.

Honnêtement, si je tombais un jour sur une fille qui ne réagissait pas, ça me couperait certainement tout. C'est quand même épouvantable de se rendre compte finalement que le premier moteur de l'excitation est orgueilleux... m'enfin je touche du bois (et pas seulement le bois) pour que ça ne m'arrive jamais.

Donc voilà, loin devant tous les critères, la manière dont la fille reçoit les avances me semble être le plus essentiel. Les nuits les plus formidables sont peuplées de hurlements et de gémissements, si possibles non exagérés. Finalement, c'est paradoxal: plus on est excités, mieux on se débrouille, donc plus on s'excite. C'est un cercle vertueux du vice.

Bon, en dehors de ça, qu'est-ce qu'il pourrait bien y avoir pour nous rendre fous au lit ? Je ne suis pas particulièrement fan des fameuses "contractions vaginales" dont les magazines féminins ont l'air de faire la pub, personnellement ça me fait bobo plutôt qu'autre chose. Heureusement que les bisous bobos sont là (mais je m'égare encore).

Non, ce qui est bien c'est de suivre le rythme, de jouer avec les accélérations et les mouvements lents, de changer les positions, tout ça, tout ça.

Et ce qui est bien aussi, c'est de jouir pour que le mâle se sente heureux et accompagne la jouissance en un double orgasme jouissif. J'aime utiliser ce mot. Comme on dit à HEC, plus j'en Jouy plus j'en Josas.

Bon, en fait tout ça pour dire qu'il n'y a pas de remède miracle pour nous rendre fou à part onduler sensuellement en nous disant à quel point on est formidables, haleter avec conviction, ululer avec talent et se laisser aller avec abandon.

J'espère que ça t'a aidé, chère lectrice curieuse, et que tu sais désormais qu'il va falloir travailler des vocalises pour que ton mâle repu s'endorme heureux dans tes bras.

30 août 2006

Questionnaire de boeuf

Le rose, ce n'est pas ma faute, ça vient du blog de Chipolata.

Je vous ai quand même pas mal épargné avec les questionnaires et les listes jusque là, hein ? Je ne cédais pas à la facilité, hein ? Je vous ai abreuvés de pain et de jeux, de pain circoncis, de sexe et de stupre, de luxure du genou et de cyprine micro-ondée.

Mais là, je cède comme tout le monde.

Pseudo: Grenouille Bleue

Pourquoi ce pseudo?: Parce qu'une Grenouille, ça saute partout. Et que ça a un jean. Bleu.

Vrai prénom: Les plus observateurs connaissent ma fête, c'est un bon début

Age terrestre: 27 ans, même si on me donnerait 20 (si si, j'insiste).

Age mental: Les mauvaises langues parlent de 7 ou 8 ans. J'aurais tendance à dire 18-20.

Ville: Paris, même si Grenoble reste mon premier amour, les montagnes, mamelles de la terre frémissante et tout et tout

Pays: La France voyons, mon chauvinisme n'a ni limites ni frontières.

Profession: Un truc vachement bien qui implique de gueuler sur des commerciaux boulets et des financiers autistes

Celle que vous auriez aimé exercer: Ecrivain, voyons. Ou Johnny Hallyday, j'aurais fait un excellent chanteur je suis sûr.

[CINEMA]

Films favoris: Mensonges et Trahisons, American Beauty, Galaxy Quest

Navet préféré: L'attaque de la Moussaka Géante

Acteur ou actrice avec qui vous aimeriez bien avoir une petite aventure: Ca dépend, Shakira compte ? Sinon, l'Emmanuelle Béart d'il y a vingt ans.

Acteur ou actrice à qui vous aimeriez bien tarter la gueule: Beatrice Dalle. Il parait que sa vulgarité est excitante, moi ça me donne envie de lui couler le visage dans du béton

Si vous deviez réaliser un film comment serait-il ?: un chef d'oeuvre intemporel avec de l'héroisme et de l'amour type Princess Bride

[MUSIQUE]

Genres de musiques: Tout. Moins fan de classique et de rap

Groupes/chanteurs favoris: Thiefaine ('foirée de Chipolata qui l'a cité en premier), plein de trucs de merde (ma playlist est uniformément reconnue comme la plus mauvaise)

Radios favorites: Si je dis "Le Mouv'" je me fais lyncher, donc Oui FM ?

Instrument de musique pratiqué: Piano. C'est moche.

Album à utiliser pour séduire une personne du sexe opposé: Genre il y en a qui utilisent de la musique d'ambiance.... moi je mets Minus et Cortex pour le challenge

Album à utiliser pour séduire une personne du même sexe: Euh... Benny Hill ?

Album à refiler à votre pire ennemi: Un vieux single du Kaka kaki kollé au kuku.

Meilleur album figurant dans votre discothèque: U2, War.

Pire album figurant dans votre discothèque: la BO du Libertin ?

Album sur lequel vous auriez aimé jouer: Les choeurs dans le Libertin (ceux qui font wah, wah, wah, wah)

Chanteur/euse avec lequel vous aimeriez avoir une petite aventure: Shakira (ah merde, donc c'est là qu'il fallait parler d'elle)

Chanteur/euse à qui vous aimeriez tarter la gueule: Johnny ?

[LITTERATURE]

Roman fantastique favori: ASOIAF (A song of Ice and Fire) de George Martin, massacré en français par un traducteur totalement incompétent, et qui relègue Tolkien au rang des incompétents

Roman classique favori: Vingt ans Après, d'Alexandre Dumas

Ecrivains favoris: George Martin de nouveau, Philippe Delerm, Anna Gavalda

[CULTURE]

JDR favori: Tout dépend du MJ... Vampires, ADD, Ambre ?

BD favorite: Garulfo, voyons

Personnage fictif à qui vous aimeriez ressembler: Largo Winch

Personnage fictif avec qui vous aimeriez bien avoir une petite aventure: Une fille de Manara (aaah, l'éveil des sens)

Matière scolaire favorite: Tout sauf la biologie et la philosopie

Matière scolaire où vous étiez plus que nul: Si je réponds "aucune", ça va faire vaguement prétentieux. Philo, donc

Arts pratiqués: Sexe (j'ai honte, je sais)

Artiste favori: Magritte

Sculpteur favori: Je ne suis pas assez calé dans le domaine.

[LOOK]

Genre de fringues habituellement portées: Jean bleu, T-shirt vaguement moulant (ou costard/cravate)

Couleur favorite: Bleu

Motif favori: .....en cherchant bien, je dois avoir un t-shirt "I love Ohio" quelque part.

Votre genre de déco préférée: Vous plaisantez ? ^^

[VIE PRATIQUE]

Sport pratiqué: Je vais éviter de dire sexe cette fois donc bon, euh, ju-jitsu (à une époque)

Boisson préférée: Ice Tea (non alcoolisé)/Vodka-pomme (alcoolisé)

Votre objet préféré: Krisprolls ? :o

Plat favori: Krisprolls ? :o

Le pays où vous voudriez vivre: la France, ça me va. Pas été convaincu par les US ou l'Allemagne.

Le pays que vous détestez le plus: les US, ces gens sont fous

Animal favori: Krisprolls ? :o

Animal domestique: Krisprolls ? :o

Moyen de locomotion le plus utilisé: Krisp... euh, bon, mes pieds, une 307 de loc', ou bien le métro

La première chose que je fais le matin: Je grogne

A quoi ressemble votre fond d'écran?: Joker

[PERSONNALITE]

5 mots pour décrire votre personnalité: Formidable, Incroyable, Stupéfiant, Eblouissant, Captivant

Phobie: Je ne crois pas que j'en aie. La maladie, la mort, j'aime pas trop

Névrose: Libido

Obsession: Restons sages

Mot favori: "hop" (que je dis dès que je dois meubler)

Insulte favorite: "pauv' merde" en méchant, "p'tite pouff" en gentil

La pire chose que l'on puisse vous dire: faut vraiment y aller pour me vexer (mais la croate a été pas mal efficace)

Ce que vous ne pourriez partager avec personne: Krisprolls :o

Le plus gros malentendu vous concernant: A chaque fois que je dis que je suis fidèle, on me regarde bizarrement. Or je l'ai toujours été, malgré de fourbes tentations. Ha ! Vous pouvez en dire autant, vous ?

Portrait physique/moral de la femme de vos rêves: Mince, sexy, vive d'esprit, drôle et sensuelle.

Portrait physique/moral de la femme de vos pires cauchemars: Deux des critères ci-dessus qui manqueraient (un seul c'est jouable pendant quelques temps :p)

La pire connerie que vous ayez faite: Rouler bourré

Votre pire complexe: Boarf, je n'en ai pas trop.

La partie de votre corps que vous trouvez sublime: les yeux. Heureusement qu'ils sont là pour rattraper le reste

La question que vous détestez que l'on vous pose: "Quand est-ce que tu ranges ton appart ?" 

Votre rêve ou cauchemar récurrent: Je ne me souviens jamais de mes rêves

Croyez vous en quelque chose: en moi (ça fait orgueilleux mais je suis orgueilleux :p)

En quoi aimeriez vous être réincarnée: Same player shoot again

Ouais, ça déchire sa race les questionnaires en fait...

29 août 2006

En vrac

Flemme d'écrire un article cohérent ce soir alors que je viens de passer deux heures dans les bouchons en rentrant d'un rendez-vous à Perpet-sur-Oise, donc si jamais vous ne comprenez pas tous les messages subliminaux de cette note, c'est pas grave, j'ai sommeil.

Alors déjà bravo aux deux concernés, je suis fier d'eux, j'avais confiance, enfin je peux prouver mes talents de marieur. Puissiez-vous faire plein de beaux enfants.

Ensuite merci à Krisprolls pour le compliment d'hier, c'est le plus beau compliment qu'on m'ait jamais fait et j'en suis ému jusqu'aux tréfonds de mon intestin grêle.

Et puis je ne sais pas si vous aviez des jeux de gamins (mais alors vraiment de gamins, hein, genre 4 ans) comme moi mais à l'époque le grand truc c'était de se foutre de la gueule de quelqu'un en disant "tu m'as cru, patate crue, tout nu, dans la rue, inconnue"

Ouais, on a les jeux qu'on peut quand on est enfants. Si quelqu'un peut me dire qu'il prononçait lui aussi cette phrase fétiche (de même que "haut les mains, peau d'lapin, la maîtresse en maillot d'bain"), je me sentirai un peu moins seul.

Bref, pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Parce que pour passer le temps durant les heures de route aujourd'hui, j'ai encore fait ma connerie et acheté des CDs dans le Auchan du coin. Ouais, Krisprolls c'est les habits pourris, moi c'est les CDs pourris. Du coup je me suis encore chopé une compil "hits wazzaah de la mort" avec que des trucs de merde. Et parmi ces trucs... une révélation.

Un truc de Kazero qui s'appelle Thai na na.

Et les paroles, je vous le donne émile, donnent ça:

Quand t'es venue
Dans la rue
Inconnue...

Du coup, je ne peux m'empêcher de me demander: mais est-ce qu'il y aurait un rapport fourbe entre les deux histoires ? Est-ce qu'un gamin quelconque qui écoutait Kazero et a été charmé par la poésie des paroles a rajouté ça à ses insultes d'enfant ?

C'est comme les mômes d'aujourd'hui qui se traitent de bébés cadum alors qu'ils n'ont jamais vu ne serait-ce qu'un début de commencement de pub pour cette marque qui a d'ailleurs du disparaître depuis le temps.

Mais où va le monde, je vous le demande, où va le monde ?

...

...

...

Je vous avais prévenus que ce serait n'importe quoi ce soir.

28 août 2006

C'est ton destin

Il y a des gens qui n'ont jamais de chance dans la vie, et des gens à qui tout semble sourire. Généralement, je me considère dans la seconde catégorie pour tout ce qui est important. Mais histoire de bien me le faire payer (cf note ultra-pertinente d'il y a quelques jours, rédigée d'une main de maître par votre serviteur ô combien talentueux), la nature fait sa chiennasse et n'arrête pas de me contrarier sur tous les petits détails.

Prenez les métros. Systématiquement, et je dis bien systématiquement, j'arrive sur le quai pour voir les portes se fermer et le panneau de contrôle annoncer le suivant dans 8 minutes - s'il n'y a pas un problème technique de signalisation qui évidemment ne va affecter que mon train. Du coup, comme l'axiome de base reste mon retard chronique, ça aggrave les choses et j'atteins des sommets.

Mais ce n'est pas tout. Les queues, dans les supermarchés, les fast food, les banques, la Poste. Toujours, toujours, toujours la file de merde. Et j'essaie pourtant de calculer, je regarde avec attention la caissière, je me demande si elle a l'air vive d'esprit, mais non, même ces techniques savantes ne suffisent pas. La brillante over-power-caissière qui jusque là faisait passer ses clients à la chaîne va soudain se rendre compte qu'elle n'a plus de papier (et quand on n'a plus de papier, c'est la merde) ou que l'anecdote sur sa vie sexuelle avec le grand black de la cuisine ne peut pas attendre ce soir mais qu'elle doit tout de suite le raconter devant le pare-terre passionné. Ca me fait plaisir d'apprendre que le mec en question a une petite bite, mais en attendant j'aimerais bien pouvoir acheter mon repas du soir, merde quoi, d'abord.

Là, ce midi, c'était l'apothéose à la Poste. Une queue fort commune (et par là je ne sous-entends pas un quelconque sexe non-circoncis) et deux guichets ouverts. Devant moi, seulement deux personnes. Deux personnes, deux guichets, les maths sont faits, la messe est dite, il suffit d'attendre qu'un des deux boulets me laisse sa place.

Seulement voilà. Comme je me fais chier à en faire une note, vous vous doutez que ça n'a pas été si facile.

A ma gauche, une vieille femme. Elle achète un timbre à 53 centimes. Elle fouille dans son porte-monnaie de sa main tremblante pour sortir une pièce de 50, puis cherche les trois centimes. Elle cherche looongtemps. La guichetière lui propose de lui rendre la monnaie sur une pièce de dix. Offusquée, la vieille se cabre (je dirais bien cambre mais je tiens à garder votre imagination pure) et éructe son morceau de pain de la matinée: "ah mais ça suffit hein avec vos centimes, j'en ai plein les poches déjà de vos centimes qui servent à rien, alors hein là non, hein, croyez pas que je vais me faire avoir encore, je vais les trouver les trois centimes, et vous allez voir !"

Et elle de se baisser  pour fouiller dans son gros sac à la recherche des centimes de l'apocalypse.

A ma droite, un homme jeune et énergique. Je reprends espoir. Il n'a pas l'air du genre de gars à fouiller partout pour sa monnaie. Le regard droit et franc, les cheveux au vent, il a l'air fringant comme le vainqueur de la dernière course à Auteuil. Je me positionne derrière lui.

Et là, il sort de sa malette whatmille lettres qu'il dépose en tas sur le comptoir. "Bon, désolé j'ai pas pu passer par le guichet entreprise, il doit y en avoir une petite centaine, ça vous dérange de me les prendre ?"

Rho ben noooon qu'il répond, le guichetier, alors que je prépare avec minutie mon suicide à la pêche melba.

A ma gauche, la petite vieille rhumatisée. A ma droite, le cadre sup overbooké. Qui va remporter la course ? Les guichetiers accélèrent dans la ligne droite, le stress augmente, le dopage prend tout son sens, les candidats sont au coude à coude...

Et c'est la petite vieille qui remporte dans la dernière accélération. Je la hais.

 

26 août 2006

Kamasutra 101

Ca fait un moment que je n'ai pas vraiment parlé cul sur ce blog. La pudeur naturelle, sans doute. Mais il est temps de vous donner quelques conseils, et un petit cours formidable sur les positions sensuelles que vous pouvez adopter pour faire vos mouvements excités de lapins montés sur ressort en attendant que de la bouche de votre élue s'échappent les aboiements d'un lamantin blessé.

Aujourd'hui, voici donc une nouvelle position pour votre plus grand bonheur. Découverte complètement par hasard, mais ô combien agréable.

Soyons honnêtes, l'amour sur une chaise, c'est une des positions les plus sympas mais ça fait beaucoup travailler les bras. En plus, on est limités par le dossier de la chaise, on n'a pas assez d'ampleur, on souffre, on a les traits tirés, et finalement on se dit qu'on va se mettre à la musculation pour ne pas avoir l'air trop ridicule la prochaine fois.

Pour la recette que je vous propose aujourd'hui (avec les compliments de Cyril Rignac de France 2), vous aurez besoin de:

- Une belle fille mince (au-dessus de 50 kilos, la recette se complique)

- Un bassin vigoureux (et habile (et doux))

- Un canapé (si possible rouge pour le côté péché capital; éventuellement, un bleu peut faire l'affaire)

- Un préservatif (sauf relation longue et amoureuse avec dépistage intense)

Couchez le bassin vigoureux, avec le mec qui va avec, sur le canapé. Placez le préservatif sur son sexe noblement érigé vers les hauteurs damasquines de l'appartement de goût. Mettez la belle fille mince dessus dans une position d'amazone. Jusque-là, vous suivez ?

Maintenant décalez le bassin pour que les fesses se retrouvent dans le vide. Du coup, le mec n'a plus que le dos sur le canapé.

Quel intérêt ? Bah les mouvements ont beaucoup plus d'ampleur, et surtout grâce à l'assise des jambes il n'y a aucune fatigue et ça peut continuer des heures (ou des minutes, restons modeste).

Bien secouer les principaux ingrédients, mélanger un peu pour faire monter la sauce, faire chauffer à feu doux.

Ceci conclut notre petit cours de Kamsutra. J'espère que vous avez pris des notes, car ce serait con de vous reporter aux schemas explicatifs en pleine copulation pour vérifier que vous avez tout bien suivi.

Afin de simplifier la compréhension des âmes les plus douces et les plus innocentes de ce blog, un petit schema habilement dessiné sous paint va vous convaincre de l'utilité de la position. Vous verrez que les deux ont l'air de sourire, ce qui est plutôt positif. Vous verrez aussi le coeur au-dessus et vous vous rappellerez la super théorie foireuse d'il y a quelques mois sur la signification de ce symbole.

A déguster bien chaud, recette d'une demi-heure environ.

25 août 2006

Cul de basse fesse

Depuis le temps que Banana me tanne pour écrire cet article, il fallait bien que je me motive et que j'y aille. C'est vrai, quoi, il faut savoir rendre service aux gens et se forcer à parler de cul, même quand on est pudique et timide.

La théorie de la banane est donc que les mecs préfèrent les culs aux seins. Déjà, Tartuffe demandait de cacher ce sein qu'il ne saurait voir alors que, soyons honnêtes, il lui matait la culotte avec une ardeur toute Cornélienne. A moins qu'on ne voie ses racines.

Bon, dans mon cas c'est complètement évident. Je n'en ai rien, mais alors rien à faire de la poitrine en face, qu'elle soit opulente comme celle d'ex-Dulcinée ou semi-opulente comme celle de la Seule et Vraie Actuelle, ou même plate comme celle de Bouc & Moustache que je salue bien bas. Non, les seins ne m'ont jamais excité, à part pour leur côté sensible et pour les réactions qu'ils peuvent provoquer.

Alors que le cul... le cul... excusez-moi, messieurs-dames, mais on croquerait dedans à belles dents. C'est d'ailleurs l'une des seules choses qui permet d'excuser le flot de personnes qui se déverse dans les couloirs de la Défense aux heures de pointe. Des centaines de jeunes filles aux culs épanouis qui tendent la toile de leur jean avec une ardeur rafraichissante. Bon, parfois on voit également les seins pointer au détour d'un bustier. Mais non, non, rien n'y fait, le regard se baisse quand même et admire la sensualité libératrice de la courbe rebondie.

Pourquoi croyez-vous que j'aime les jeans ? Une jupe, une minijupe, c'est certes très beau et ça laisse apparaître de belles jambes, mais ça ne moule pas aussi bien les fesses. Ah, ils savaient ce qu'ils faisaient, les créateurs de Levis & co, lorsqu'ils nous ont sorti les 501 et ont permis à tout le monde d'exhiber avec joie la partie la plus renversante de son individu. Bon, depuis on a fait encore plus moulant, encore plus près du corps, de plus en plus correcteur pour que toute fille raisonnablement proportionnée ait une belle gueule en jean.

Mais ce n'est qu'une fois effeuillée qu'on découvre la vérité. Belles fesses ou franche hypocrisie ? Comment savoir avant ? Parfois on avance, parfois on recule, comment veux-tu, comment veux-tu ? Là aussi, il y a un moment de pause, de communion avec la nature, voire avec une puissance supérieure qui logerait dans l'édredon moelleux des filles callypyges.

Quand on voit les seins, on est saisi de révérence. C'est le début de la fin, la fin du début, le commencement de quelque chose, c'est les premiers instants et les premiers émois. Mais on s'y habitue vite, et on est rarement déçus. Des seins, c'est rassurant, on ne peut pas se tromper, grands ou petits, ils seront biens.

Alors que le cul, c'est une véritable surprise. Et lorsqu'on tombe sur quelque chose de parfait, ça nous donne envie d'aller récupérer le postérieur et son heureuse détentrice à la gare, même quand c'est à 20h15 à l'autre bout de Paris.

24 août 2006

Une demi-pression

Je voudrais m'élever aujourd'hui contre l'intolérable pression dont nous, les mâles, faisons l'objet depuis notre plus tendre enfance.

Oui, parce que bon, quand on y réfléchit, c'est surtout les filles qui se plaignent, souvent en agitant leurs bouclettes et en faisant la moue. La pression qu'elles subissent sur leur poids, par exemple; l'obligation de suivre certains canons de beauté; les douloureuses épilations; il faut souffrir pour être belle, tout ça, tout ça (bon en même temps, Krisprolls n'est pas trop concernée vu qu'elle zermatise - c'est bien le zermatisme, je devrais m'y mettre).

Ah la la, pauvres femmes, brisées par la société, hachées menues, moulinées par les critères des magazines féminins, obligées de s'étaler dix mille crèmes pour cacher les éventuels boutons, les éventuelles rides, les débuts de cellulite. La vie est parfois cruelle.

Mais qu'est-ce qu'on fait de la pression que nous subissons, nous les zhommes ? Mmh ? On s'en moque ? Alors voilà, parce qu'on n'a pas à s'épiler les jambes et qu'on pisse debout, tout d'un coup nous avons tous les avantages du monde? Détrompez-vous ! C'est très dur, d'être un homme. Que de souffrances et de douleurs tues à la terre entière, de petits corps fragiles brisés dans un lit trop grand à force de sanglots.

Promis, un jour j'arrêterai le mélo.

Prenons déjà la taille du sexe. A peine pubère, le jeune garçon se pose des questions sur sa virilité. Le soir, dans son lit, il sort son double-décimètre de sa trousse snoopy vert fluo pour vérifier s'il correspond aux critères en vigueur. Il jette un regard dubitatif aux autres mecs dans les douches du sport en vérifiant si tout correspond. Ouf. Tout est en place. La taille est correcte. La vie peut continuer. Et encore, le garçon ne sera rassuré qu'après ses premiers rapports, une fois qu'il aura constaté que tout va bien, que tout marche bien, que tout est en ordre. Ce qui nous amène à sa seconde angoisse.

Etre un bon coup.

Parce qu'il faut bien l'admettre, ça reste quand même le stress majeur des hommes, surtout au début de leurs expériences sexuelles. Il y a cinquante ans, ce n'était pas comme ça. Moins de pression. On faisait son truc et c'était bien. Mais depuis, les choses ont évolué. Libération sexuelle, tout ça. Si on veut coucher souvent, il faut coucher bien. Et les réputations vont vite.

Prenez un ami que nous appellerons X (même si en l'occurence c'est lui faire trop d'honneur). Il sort de la chambre à coucher qu'il partage avec sa copine alors que nous sommes en vacances à la mer. Il s'étire, sourit de plaisir. Il aime bien se vanter, et on sent qu'il a quelque chose sur le coeur.

"Alors, ça vous a pas réveillé, cette nuit, quand j'ai fait gueuler ma copine ?" Il se tourne vers ladite fille. "Hein, que c'était bien ?"

Aterrée par tant de beauferie réunie dans la même personne, la copine réagit avec dignité.

"Les meilleures dix secondes de ma vie" répond-elle.

Bon, depuis le mec est grillé. Tout ça pour une simple phrase sur ses compétences sexuelles.

Essayez de vexer un mâle, quel qu'il soit, quel que soit son âge, quelle que soit son origine sociale, quelle que soit sa religion, il vous suffit de critiquer ses compétences sexuelles. Il sera anéanti.

Ou alors tout le monde n'est pas aussi épouvantablement vaniteux que moi, ce qui est une autre possibilité.

23 août 2006

Une vie équilibrée

Je ne sais pas si ça vous fait ça aussi, mais j'ai toujours l'impression que ma vie s'équilibre sur un certains nombre de facteurs. L'amour, le travail, la santé, la famille, les amis... quand l'un s'améliore, l'autre se détériore, et vice versa, comme si on avait une sorte de "quota de bonheur" à ne pas modifier.

Ca me rappelle un peu les jeux de rôles dont je parlais plus tôt, en fait. Dans ces jeux, quand on est beau, on ne peut pas être intelligent. Et si on est beau et intelligent, on est faible et maladroit. Et si on est beau et intelligent et habile, on a la poisse. Ben ma vie, c'est pareil.

Sur le principe, je ne me plains pas du tout, je considère même que je suis né sous une excellente étoile. Mais le fait est que ce niveau de "bonheur élevé" semble immuable, quoi que je fasse. L'avant-dernière fois que j'ai rencontré quelqu'un, j'ai changé de boulot. Quand j'ai retrouvé un travail j'ai eu des soucis amicaux. Quand ces soucis se sont réglés j'ai eu des problèmes de santé. Quand les problèmes de santé ont disparu, je me suis séparé de mon ex. Quand j'ai retrouvé quelqu'un je suis retombé vaguement malade. Quand je me suis rétabli j'ai perdu mon portable au cinéma.

Ouais, tout ça pour vous parler de cette histoire de portable au cinéma qui me gave, en fait. C'est con de perdre ses affaires aussi bêtement, d'autant plus que je suis convaincu que quelqu'un a dû le choper. Ce serait une chance incroyable de le retrouver après le passage de deux équipes de ménage.

En même temps, est-ce que je veux vraiment le retrouver ? Par ma propre définition, ça voudrait dire que quelque chose d'autre va foirer. Et mine de rien, j'y tiens à la Stimorol.

22 août 2006

Sexe et religions

Je me posais une petite question en lisant avec les sourcils froncés un article sur les caricatures de mahomet, puis celles de la shoah, et toutes les conneries qui peuvent être déblatérées de blog en blog pour défendre l'un ou l'autre des points de vue (ouais, je l'ai fait aussi, j'ai honte).

Je réfléchissais également aux réflexions de mon grand ami à moi que j'ai, le gros boulet, là, qui a osé refuser la copine de Krisprolls parce que, entre autres, elle n'était pas catholique. Tiens, rien que de le réécrire, ça m'énerve. Heureusement que ce mec a plein de qualités à côté parce que sinon je lui proposerais un voyage aller en direction de Bagdad avec un porte-jarretelles sous la burqa.

Et enfin, je repensais aux dernières relations que j'ai pu avoir, et à l'orientation religieuse desdites filles. En dehors de la Pinkette, profondément pratiquante au point de chanter dans la chorale de son église, toutes les autres étaient athées ou agnostiques. Du coup, je me suis posé des questions (parce que je me pose des questions, moi, faut pas croire). Je me suis demandé si c'était un fait exprès, ou si ça s'était trouvé comme ça par hasard.

Je me demande si les gens qui pratiquent - avec ferveur, s'entend - une religion recherchent des partenaires qui ont les mêmes croyances, ou si ils s'en foutent complètement. On voit souvent dans les films les difficultés qu'il peut y avoir, par exemple, pour un non-juif d'épouser une juive, pour un non-musulman d'épouser une musulmane. Je suppose qu'il y a les mêmes barrières avec les chrétiens, même si je ne m'en étais jamais rendu compte puisque je baignais vaguement dans cet univers.

C'est quand même dommage que des questions aussi basiques que les croyances personnelles puissent empêcher ou handicaper l'amour que deux tourtereaux se portent après leur copulation frénétique sur les sièges pourris de leur 1007 diesel dont personne ne voulait.

Jusque là, je considérais la religion comme un doux rêve un peu inoffensif, un passe-temps comme la philatélie ou le tuning. On ricane un peu, on est un peu paternaliste, mais on laisse passer. Seulement à partir du moment où ça conditionne aussi les choix romantiques, je trouve ça un peu décevant. Merde, quoi ! Le cul n'a pas de religion, lui. Il a la même gueule à Manhattan comme à Kaboul, comme devraient le chanter Axelle Red et Renaud s'ils avaient plus d'originalité.

Bon, toute cette note lamentable pour vous demander si les films ont raison et s'il est difficile de pénétrer (hum) les abords de personnes profondément religieuses, quelle que soit la religion. Ou si on nous bourre le mou et qu'on peut vivre des relations sans le moindre souci en étant agnostique alors qu'elle (ou il) sacrifie au denier du culte et va suivre les JMJ d'un oeil torve en acclamant le moderato papabile et ses bulles.

Vos expériences ?

21 août 2006

Allez Xandrin !

J'ai dix minutes à perdre, aucune idée brillante
Je dois rendre un article avant minuit sonnante
Et quand je lui demande "hola, Krisprolls, que faire"
La voilà qui répond "écris-le donc en vers"

Pas le temps de filer chercher la rime ailleurs
Il va falloir tout pondre à dix-sept noeuds à l'heure
Lors qu'un seul noeud suffit à la plupart des gens
Pour le garçon dehors, pour la fille dedans.

Restons donc poétiques, écartons l'hémistiche
Et plongeons notre dard dans ces fesses postiches
Le temps passe et les vers ne sont pas plus faciles
Je finis par penser que tout ça est futile

Et quoi, de quoi parler, raconter le week-end ?
Mais je n'ai pas de mot qui rime avec week-end
(là je suis fier de moi, j'ai pu m'en dépêtrer
Je pensais ce quatrain achevé dès l'entrée)

Le vendredi fut bien, je l'ai récupérée
Dans une vieille gare, avant potron-minet
Il faisait froid là bas, je n'avais pas de veste
Nous avons fui la pluie sans demander le reste

Le soir fut oh, si chaste, à regarder 24
Sur l'écran Jack Bauer ne cessait de se battre
Nous étions fascinés entre les murs ouatés
Au point d'en oublier parfois notre doigté

Le samedi se lève, immondice grisâtre
Sur l'écran Jack Bauer a fini de se battre
Et nos deux corps repus, sur le lit enlacés
Se réveillent enfin, l'éboueur est passé

Ces connards de voisin font un bruit de poubelle
Elle a les cheveux fous, les yeux clos, elle est belle
Il est midi passé et l'on a rendez-vous
Avec un de ses potes, au restau, boire un coup

L'ami est très sympa (ben oui, il lit le blog
Je ne vais donc pas parler de son souffle de dogue)
L'après-midi s'écoule, on s'en rentre chez nous
Parce que, dans 24, Jack Bauer prend des coups

Le dimanche est pareil, on se réveille aussi
Un peu après onze heures, un peu avant midi
Les éboueurs sont là, mes voisins je les hais
Je veux les empaler sur un manche à balai

L'après-midi enfin on rejoint Banana
Marmotte et Dje aussi, Kyrieleve... et là,
Caché dans la cuisine à nous pétrir la pâte
Nous découvrons enfin l'innommable -euh - Blatte
 
Comme on est des warriors et des fêtards finis
On se bourre la gueule avec du champomy
On finit les bonbons, et puis pour se détendre
On parlera de cul (de cul - mais un peu tendre)

Puis l'on rentre chez moi, d'un pas tout titubant
D'avoir trop avalé de haribos gluants
Et l'on s'arrête enfin au Paradis du Fruit
Je ne vous dirai pas ce que la folle a pris...

Si j'osais je mettrais ces atroces photos
Qui montrent une blondasse avec un grand couteau
Attaquant une glace bien plus énorme qu'elle
(quand elle lira ça, ce sera le bordel)

Quand on rentre chez moi, la nuit est avancée
Jack Bauer n'est plus là, il faut se consoler
Car le matin est proche et le boulot aussi
La putain de sa race, j'aime pas les lundis

Et puis elle est partie, légère et aérienne
Pour aller visiter la rue de Rivoli
Et pendant qu'au boulot, je trimais comme une chienne
Elle a pris plein de trucs... qui sont, euh, très jolis.

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