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09 juillet 2006

Sex, drugs & rock'n roll

Bon, énormément de choses à raconter sur ces derniers jours, y compris plusieurs heures de conversation et d'arrangements avec ex-Dulcinée que je risque d'héberger quelques jours, ce qui va évidemment pimenter les choses. Bordel de merde, je croyais m'en être débarassée.

Mais comme j'aime bien parler de trucs inintéressants plutôt que d'histoires palpitantes, et que le côté chronologique est sympa aussi, j'aborderai tout ça plus tard. A la place, je vais plutôt vous raconter mon vendredi dont vous n'avez rien à battre.

Journée teambuilding. C'est quoi, le teambuilding ? C'est rassembler les équipes (managers, DG, peons de base) dans une gigantesque ratatouille, former des équipes et laisser l'esprit de compétition s'installer. Ca permet aux gens d'apprendre à se connaître, l'idée étant que le gars à qui tu as fait une passe en foot dans un match décisif contre ces connards des ressources humaines sera soudain plus humain quand tu rentreras le lundi au boulot.

Bon. Donc, au menu, tout ce que j'ai pu vous mettre sur le chat. Karting le matin et course d'orientation l'après-midi, avec de nombreux ateliers.

On va commencer par vous raconter le kart. Je n'en ai jamais fait de ma vie, je pensais donc que je serais une catastrophe. Mais heureusement (ou malheureusement), la moitié des gens présents n'avaient pas non plus le permis. Ben oui, la moyenne d'âge n'est pas très élevée (23-24 ans) et visiblement le permis de conduire n'est pas la priorité du jeune parisien abêti par le métro. Du coup, ça m'a quand même pas mal rassuré d'entendre les filles qui demandaient avec curiosité: "c'est quoi un embrayage ?"

Ce n'est pas particulièrement compliqué de conduire un kart (enfin ceux là au moins). Il n'y a qu'une vitesse, donc ça va encore tant qu'on n'oublie pas de l'enlever en passant aux stands (suivez mon regard).

40 minutes d'essais libres puis 40 minutes de compétition. On était 8 équipes de 4 sur l'épreuve, donc on courait 10 minutes chacun contre 7 autres voitures. Le stress s'exacerbe. On regarde avec haine le comptable du groupe qui a amené ses gants de cuir dont il se sert pour courir en club parce que lui, lui, il s'y connait.

On enfile des combinaisons super moulantes qui nous donnent la classe internationale. Lorsque les photos seront développées, promis, j'en posterai une ou deux. Je pense que vous admirerez tout particulièrement les mots "MOTUL, lubrifiants" apposés sur ma combi. C'est ce qu'on appelle le destin.

Dans la catégorie moins glamour, on se retrouve avec une charlotte sur la tête (mais si, le truc tout moche que les filles utilisent pour ne pas se mouiller les cheveux et qui nous fait fuir par la première porte en attendant qu'elles l'enlèvent), un casque épais sans visière et des lunettes ultra-power. Sur le moment, on a l'impression d'être super bien protégé. Une fois qu'on a bouffé de la boue et du gravier, on commence à se dire que les lunettes ne suffisaient pas.

La course commence. Les voitures s'alignent, puis partent dans un bruit de tonnerre. Je suis le second à passer donc j'observe le début. Notre voiture se classe bien, il se débrouille bien mon p'tit commercial. Il dépasse une fille des RH qui est habituellement impeccablement manucurée et qui exprime son dégoût de toucher un volant sale sans les gants. Ok, pas dur de la doubler. N'empêche, du coup on n'est pas derniers. Ca tourne, il y a des sorties de piste dans tous les sens. Les minutes s'égrènent, on est toujours avant dernier. Le gars s'enfonce dans les stands pour le changement de pilote, je cours, je lui arrache sa sangle, je prends sa place, putain je suis remonté à bloc.

Plein gaz ! Grenouille, le Schumacher de ces dames, sans les traces de pneu ! J'appuie comme un malade sur la pédale d'accélération, de toute façon j'ai de trop grands pieds pour atteindre le frein. Je suis là pour défendre l'honneur de l'équipe, hors de question de perdre. Je daigne à peine ralentir dans les virages et je grille une, deux, trois, quatre voitures ! Je suis un d.... ah non, tiens, je fais une sortie de piste. Blam les pneus, le kart part en tête à queue sur la pelouse avant de frapper les pneus du côté opposé et de s'immobiliser. Je fulmine. J'attends qu'on vienne me dégager (pas de marche arrière sur ces modèles, donc il faut que les gars de la piste vous remettent dans le bon sens). On m'inflige un stop and go (pénalité de temps). Je repars sur les chapeaux de roue pour rattraper le temps perdu. De nouveau je double les voitures que j'avais déjà doublé. Je grille une nouvelle place en coupant un virage. Stop and go de nouveau. Connards d'arbitres. Pour la peine j'accélère une nouvelle fois et je ressors de la piste. Je rentre au stand honteux - on est toujours en 7e position

Le gars d'après prend la voiture et remonte patiemment notre retard. On finit 5e, puis il change pour une fille qui conduit trèèèèès sagement. Pas de sortie de piste, pas de danger vu qu'elle roule à 3 à l'heure. En meme temps, au final ça s'équilibre et elle a dû faire autant de tours que moi. Dégueulasse, les stops'n go :p

On finit donc 7e sur 8, j'ai des bleus partout pour les deux sorties de piste. Putain, le kart c'est pas mon truc.

Heureusement, heureusement, il y a la course d'orientation le soir.

Commentaires

Zlob | 09 juillet 2006

Grand dieu!! Un mythe s'effrondre encore plus après le coup du changement de pneu. Grenouille ne sait pas conduire un kart!!!! Je ne m'en remettrai jamais :'-(.

larouquine | 09 juillet 2006

hihihi, marrant cette petite experience..Euh c'était la première fois n'est ce pas?

une marmotte | 09 juillet 2006

Contente de te retrouver toi ;) J'adore ta course... On sent toute l'energie que tu as mis pour essayer de grapiller des place ;)
La suite la suite!!!!!

Blanche | 09 juillet 2006

On dirait le lièvre et la tortue ! Tout fou tout fou, et tu vois finalement celle qui roule pépère fait autant que toi !! Pfff.

PruNelle | 11 juillet 2006

Ouh la, t'es pas copain avec tout ce qui est voiture... en même temps Zlob rigole mais elle ne devrait pas car on peut dire des choses sur elle aussi ! Parce que y'en a qui n'ont pas le permis à 23 ans ( un peu désolant mais bon ) et y'en a qui l'ont depuis quelques années mais qui n'ont jamais conduit... rien à ajouter !
Moi je reviens de Tunisie ( oui oui pas facile je sais ) et j'ai remarqué qu'ils conduisaient un peu à ma façon : une main pour tourner le volant et une sur le klaxon... sympa ! ON AVANCE ALLEZZZZZ !!!

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