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24 mai 2006

Connard, c'est avec deux haines

(Un jour, je tomberai à cours de jeux de mots débiles pour le titre. Ce jour-là, vous pourrez enfin pousser un soupir de soulagement).

Où on en était ? Faut que je reprenne mes notes, moi. Grmbl.... ah oui. A la partie cul.

On a donc la stagiaire, que nous appellerons d2 (dulcinée number two) pour des soucis de briéveté, qui me fait de subtiles avances que, pour une fois, je comprends. Or, voyez comme le destin est facétieux et primesautier, j'avais justement un couple d'amis absent de la capitale, qui m'avait filé ses clefs pour gérer la situation. Oui, si vous lisez ce blog, j'ai profondément honte mais j'ai profité de la situation pour héberger la stagiaire aussi. j'espère que vous ne m'en voulez pas trop.

Nous arrivons donc enfin à destination. Je n'ai pas vraiment le temps de me sentir mauvaise conscience, en fait. Les habits volent, tous les clichés du genre, nos respirations s'accélèrent, sa poitrine se dresse (elle n'est pas la seule), ça va être une explosion de sensualité et...

Bon, ok, j'ai une panne. Je veux dire, ça arrive à tout le monde, merde. Surtout dans une telle situation.

M'enfin d2 est patiente et donne de sa personne. C'est beau de voir quelqu'un avec tant d'abnégation. Du coup, problème réglé, et la nuit se passe - très - agréablement. On a beau se sentir coupable et salaud, le cul a ses raisons que la raison ne connait pas.

Le matin, je dois aller bosser. Evidemment, je n'ai aucun costard - ils sont tous à mon appart. Du coup j'abandonne la stagiaire (pardon, d2) et je retourne chez moi récupérer mes affaires. Je n'ai qu'une angoisse: que Dulcinée soit là au lieu d'être au boulot.

Mais non.

L'appartement est vide. L'ordinateur fredonne une playlist surannée. "The One" de Shakira. "Voilà, c'est fini" de Jean-Louis Aubert. Sur le siège de l'ordi, le collier que je lui ai offert récemment. Rien, pas un mot.

Brutal, le retour à la réalité après la nuit sympa. De nouveau, ma décision bascule. Oui, parce que pour ceux qui n'ont pas vraiment suivi, je suis (j'étais ?) pas mal indécis.

J'arrive au boulot, je vois la stagiaire déjà arrivée, qui se jette dans mes bras.

"C'est fini" je lui dis, "je tiens trop à ma copine".
"Ok" elle fait avant de rentrer dans son petit bureau.

Je reste 1h enfermé dans mon propre bureau à traiter des dossiers pour me vider l'esprit. En fait, jusqu'au moment où l'ambulance et les infirmiers arrivent.

Stagiaire a fait un malaise.

Commentaires

HélÚne | 24 mai 2006

Spa possible, je te laisse sur un post politique et je te retrouve avec deux dulcinées, une qui te jète à la rue et l'autre qui s'évanouit... Mais que leur fais-tu?! Ca fait peur tout de même...

Laura | 24 mai 2006

Salut
Bon c'est vrai t'es indécis, mais quand même !!! t'as accumulé les indécisions, les dulcinées, et les ruptures !
kisssss

PruNelle | 24 mai 2006

Alors moi chuis contente de cet épisode où tu veux retourner avec ta Dulcinée, car - même si on me demande pas mon avis, je le donne quand même - c'est elle que je préfere quand tu en parles dans tes billets ! Surtout si la stagiaire, en plus d'être une chouineuse à tendance pas très finaude ( oué bonjour la classe de te sauter dessus quand tu viens juste de rompre... ), elle fait des p'tits malaises, bonjour le cas ! La prochaine fois, tu vas nous dire qu'elle a fait une tentative de suicide avec une demi plaquette de SPASFON je pense ! C'est vraiment pas logique cet écart entre son attitude sur la place des Halles ( limite manthe religieuse ) et le "OK" quand tu lui dis que c'est fini ! Au moins, ta vraie Dulcinée ( D1 donc ), elle était excessive mais c'était cohèrent !!!!
Attendons de voir la suite...

PS : comme ça t'as eu une petite panne ?! ;)

kristophe | 24 mai 2006

Super plume, ptite grenouille. tes textes me font éclater de rire, tant ils sont à la fois sensibles et réalistes...
Félicitations particulières pour le para, particulièrement bien, bien léché (!!!), où tu trouves son cul beau et intelligent à la fois...

Gia | 24 mai 2006

Damned! Une petite période d'absence et je retrouve le crapaud semant peur et panique, désespoir et déroute chez d1 et d2, deux rescapées de Star Wars... Bah, j'ai pas peur de l'absurde mais quand j'apprend que le batracien en question invite ses lecteurs-trices fidèles- mea culpa- à venir le visiter dans son bocal, je m'inquiète un poquito: la matérialisation soudaine du Casanova ne risque t-elle pas de faire sombrer le mythe? Noooooooon... on devrait pas être déçu!Dommage que je ne puisse venir mais je vous enverrai une carte postale du Sénégal!

Alliolie | 25 mai 2006

ROOOHHH !
Mais t'as pas honte ? Quel suspens !!! C'est pas humain de nous laisser comme ça !

La Souris Blonde | 25 mai 2006

Eh, Grenouille... T'as une grande bouche... Je dois dire que j'admire particulièrement ton talent pour l'ouvrir juste au moment non propice !
Oh par pitié, attention à ne pas gober de mouches.

Kass | 25 mai 2006

Quel suspens insoutenable!!!!
La chanson de Da Silva : L'indécision est faite pour toi (dis, t'aurais pas été auteur compositeur des fois?????)

Aure | 25 mai 2006

Putain meme si je connais l'histoire, c'est toujours aussi bon...!
(PS, rentre chez toi! T'es ou bordel???!! )

blop | 25 mai 2006

tu fais pas dans la dentelle dis donc...

PruNelle | 25 mai 2006

Alors voilà, c'est un jour férié donc on n'aura pas la suite !!!! Belle mentalité le batracien vraiment !!!!
Non mais y'en a qu'ont travaillé aujourd'hui et qui ont droit à lire un nouveau billet de la grenouille en rentrant non mais alors !

Dragoon | 26 mai 2006

Pauvre stagiaire. Tu l'a jeté comme un mouchoir. Même si elle se comporte de façon anormale, je trouve que ce n'est gentlemen de se débarasser de quelqu'un comme cela. Tu aurais dû réfléchir à deux fois avant de passer à l'acte. Maintenant, elle va se retrouver à l'hosto par ta faute !

clemence | 28 mai 2006

C'est une contrepèterie, ton titre?Elles sont deux mais aiment piner...mais ça veut rien dire! Allez, aide-moi, ça me stresse.

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