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28 février 2006

Comment draguer quand on est moche et timide

Eh oui, on a tous été un jour cet adolescent balbutiant, les nerfs dans les chaussettes, le coeur dans la gorge et le pouls dans l'anus, qui se trémousse naïvement devant sa cible-potentielle-pour-devenir-la-future-mère-de-ses-enfants-ou-sinon-juste-pour-baiser-si-elle-veut-bien.

 

 

Regardez-le ! Il est là, dans ses vêtements trop grands, dans son jean trop serré. Il transpire, ses yeux clignent, sa pomme d'adam monte et descend au rythme de ses déglutitions. Elle est belle, cette fille (enfin, elle est pas moche (enfin, elle est pas trop moche (enfin, elle est accessible))) et il s'est décidé à lui proposer une sortie.

 

 

 

 

Seulement voilà, il est timide. Il a pensé et repensé son scenario d'approche dans le silence de sa chambre, mais tout ce qui paraissait évident quand il faisait ses répétitions devant le miroir semblent soudain tomber complètement à plat. Il n'ose plus. Il se trouble. Il va faire demi-tour.

Ce qui le bouffe, finalement, c'est le refus qu'il va se prendre dans la gueule. Il a une estime de lui très vacillante, et un rateau le conforterait dans son image de loser. Il ne peut pas se permettre ça, pas maintenant, pas encore. Il imagine déjà la scène:

 

 

"B...b... bonjour" qu'il dirait, en balbutiant évidemment. "Tu veux... tu veux prendre un..." Il ferait une pause pour rassembler ses pensées. Puis tout sortirait d'un coup. "Un verre ? Tu veux prendre un verre avec moi après les cours au bar du coin ? C'est moi qui paie !"

 

 

Oui, parce que le "c'est moi qui paie" est un argument souverain chez le pauvre adolescent.

 

 

Et là, la sanction tomberait, impitoyable. La fille le fixerait de ses yeux sombres de rapace en rut et cracherait "non désolée j'ai piscine".

 

 

Paf. L'orgueil démoli, la souffrance à fleur de peau, l'ado court se jeter d'un pont et s'écrase la gueule sur le bitume trente mètres plus bas. Il y a du sang partout, c'est dégueulasse, les gens qui se suicident ne pensent jamais à quel point ils risquent d'éclabousser les passants. C'est égoïste, un suicidaire. Pensez aux notes de teinturier des pauvres badauds !

 

 

Mais, n'en déplaise aux différentes entreprises de pressing, nous pouvons empêcher ce massacre. Oui, nous le pouvons ! Car ici et maintenant, ô public en délire, je vais te livrer la recette du secret anti-timidité. Le FBI, la CIA et les RG ont cherché à l'extorquer, mais aucun n'est parvenu à ses fins. Il ne reste qu'à espérer qu'ils ne connaissent pas l'adresse de ce blog. Oh, et comme cette méthode a dix ans, j'ai l"antériorité sur tout boulet qui l'aurait reprise, par exemple dans Mars & Venus ou autre connerie du genre. Ah, ça mais !

 

 

Voilà donc la stratégie. Au lieu de proposer quelque chose directement à la fille - auquel cas tout dépendra de sa réponse - on propose quelque chose d'anonyme dans lequel elle s'intégrera.

 

 

Vous ne comprenez pas ? C'est normal, je m'exprime comme une merde. Pour illustrer, je vais prendre un exemple

 

 

"Tu veux voir un film demain avec moi ?" ---> Mauvais
"Je vais voir Tirliponpon sur le chihuahua demain, ça te dirait de m'accompagner ?" --> Bon

 

 

Quelle est la différence ? Ah, c'est très subtil, mais pourtant c'est un monde pour le timide. Dans le premier cas, s'il se fait jeter, il n'a plus qu'à partir la queue basse et la libido à zéro en sachant qu'il vient de se griller. Car c'est la fille l'élément essentiel.

 

 

 Dans le second cas, il peut simplement hausser les épaules en disant "ok, je te raconterai". Il retentera sa chance une autre fois. Car c'est le flim l'élément essentiel.

 

 

Sans compter qu'il informe la fille qu'il a une vie sociale aussi, non mais sans dec, et que c'est pas parce qu'il est boutonneux qu'il ne va pas au ciné.

 

 

Eh ouais, c'est une protection magnifique !

 

 

Prenons quelques autres exemples pour voir que ça s'adapte à toutes situations:

 

 

"Tu veux prendre un verre ?" --> Non
"Je passe découvrir un bar sympa demain près d'Odéon, ça te dit de m'accompagner ?" --> Oui

 

 

"Tu veux faire du roller avec moi ?" ---> Mauvais
"Je vais me faire une petite balade en roller ce week-end, tu serais tentée de venir ?" --> Bon

 

 

Attention cependant aux limites du système. Evitez de dire "j'aimerais tirer mon coup ce soir, tu veux participer ?"

 

 

Et voilà, je vous ai légué ma science de l'époque où j'étais timide et bredouillant. Faites-en bon usage, c'est un héritage ancestral qui vaut de l'or !

Demain, je ne veux voir que des couples ! En rang d'onion !

 

Hum. 

 

 

 

26 février 2006

Non, les mecs ne sont pas "trop gentils"

Allez, un petit article sur un sujet qui me tient à coeur: la notion de gentillesse dans les relations homme-femme. Je sais, je l'ai déjà exposé dans d'autres interventions, mais jamais sur le blog, donc il était temps de corriger cette erreur. Attention, hein, ça va devenir un article sérieux.

Ca fait pas mal de temps que je vois les gens déçus en amour incriminer leur trop grande gentillesse, ce qui est déjà marrant en soi. Au leiu de se remettre en cause, on blâme nos qualités que la fille n'a pas su déceler. C'est quand même stupide. Le principe de base, c'est qu'on est quand même responsable à 90% de la rencontre qu'on fait, donc si ça ne colle pas et qu'on se fait jeter, c'est nous qu'il faut blâmer et pas la fille.

"Oui mais elle était trop occupée par ses études". Bah non, à partir d'un niveau de contact suffisant, elle aurait trouvé un peu de temps pour nous voir.

"Oui mais elle a pas encore oublié son ex et ne veut plus s'engager". Bah non (bis), le deuil peut tout aussi bien se faire à deux, à condition de tomber sur la bonne personne.

Bref, si on n'attire pas quelqu'un, ce n'est pas la faute de l'autre mais de la nôtre. C'est déjà une bonne base.

Mais revenons au sujet de base: la gentillesse. Si vous êtes comme moi, vous en connaissez des centaines, de gars comme ça. Mais si, vous savez, les mecs qui disent "ouais, je suis trop gentil, les filles n'aiment pas les mecs gentils". Généralement, ils rajoutent même "d'ailleurs elle ne fait que sortir avec des connards qui la traite mal, franchement elle est trop conne cette fille." Et si vous avez deux specimens de mecs qui discutent sur ce sujet, le ton monte jusqu'à devenir "de toute façon, les filles, toutes des salopes, elles nous méritent pas". Haha.

Il y a même un livre de référence pour les gens qui pensent comme ça. Un tissu de conneries, écrit par un pseudo psychologue qui essaie de surfer sur l'air du temps. Sa théorie: la majorité des mecs est trop gentille et cherche à faire plaisir à sa copine en négligeant son propre bonheur. Du coup, ils se sentent piétinés quand on ne leur rend pas leur amour pur et désintéressé.

 

 

Bah je vous le dis clairement, conneries, conneries, conneries. Ca m'énerve, quand j'entends ça. Déjà, la rien que le fait de se dire qu'on est trop gentils est une aberration. Ca veut dire qu'on fonctionne selon un mode de troc: "je suis gentil, donc il faut que tu sois gentille sinon tu es une conne" ou encore "je fais l'effort d'écouter tes problèmes de gonzesse donc t'as intérêt à accepter de coucher avec moi après". Et je ne caricature presque pas.

Donc oui, les gens qui se disent trop gentils ne sont pas des "gentils" justement mais des égoïstes formidables. Ca, c'est mon premier point.

Le deuxième point, c'est qu'ils confondent "gentillesse" avec "mollesse" et "passivité". Et cela, malgré tous les conseils qu'on essaie désespérément de leur donner. Je vais donc repréciser les choses ici, parce que ça aussi ça me gave.

Je reprends mes exemples fétiches.

Si une fille dit: "qu'est-ce qu'on fait ce soir ?" et que vous répondez "comme tu veux", ce n'est pas de la gentillesse. C'est de la paresse intellectuelle, c'est de la mollesse, c'est exaspérant. Ca montre d'une part qu'on est indécis, d'autre part qu'on ne s'intéresse pas à la personne en face de nous.

La personne gentille, elle, a déjà une idée assez précise de ce qui pourrait plaire à la fille, car il l'a écoutée avec plaisir. Il répondra quelque chose du genre "bah écoute, tu m'avais dit que tu voulais voir ce film, on pourrait y aller. Sinon, si tu préfères marcher, on se fait une petite balade en bord de seine, et on finit dans un bar ?"

Bref, il y a du choix, une décision, un souffle de vie, quoi. Ca, c'est de la gentillesse. Ca, c'est une manière agréable d'orienter les choses. Ca, c'est bien perçu.

Vous allez me dire que je suis macho, j'ai l'habitude ^^. Mais il n'empêche qu'au final, on est toujours dans le même schema. L'homme propose, la femme dispose. Et si l'homme ne propose pas, bah ça casse tout.

Donc voilà, prenez-vous en main (hum) et vous verrez que les choses se passeront beaucoup mieux. Mais au final, si la fille vous envoie chier, eh bien c'est la vie. Parce que ce n'est pas parce que vous avez "fait l'effort" de l'écouter qu'elle vous doit quelque chose en retour.

Et puis, observez autour de vous. Parmi les filles avec lesquelles vous n'envisageriez jamais de sortir... il y en a beaucoup de gentilles :p

Bon, histoire d'adoucir le côté brutal de la note, et comme je l'avais promis, voici Dulcinée au ski. Et toujours, le joli carré blanc, bien cadré, très sensuel.

25 février 2006

Note paresseuse

Comme à chaque fois que je n'ai pas trop le temps de rester devant l'ordi le week-end, je vais me défausser en parlant de google. C'est sympa, ça fait toujours rigoler bêtement, ça prend trois secondes à copier/coller. Bref, ça ne mange pas de pain.

(C'est débile comme expression "ça ne mange pas de pain").

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, on a un outil de statistique qui nous permet de savoir quelles phrases ont été écrites dans les moteurs de recherche pour arriver chez nous. Et le résultat est...

Dans la catégorie "je veux être sûr de tomber sur le bon blog":

batracien blog drague dont on est le héros humour sexe grenouille

Dans la catégorie "Mais qu'est-ce que je fous là, c'est pas du tout ce que je voulais":

Musique de Il était une fois la vie
Dans quel cas l'eau est bleue
Réussir un entretien d'embauche

Dans la catégorie "faire court, c'est toujours mieux":

Putain
Cunni
Zob
Amour


Dans la catégorie flatteuse:

Blog tres drole

Dans la catégorie peu flatteuse:

Blog a chie

Dans la catégorie mignonne:

Etre doux et tendre avec sa copine pour pas qu'elle parte
Je l'aime et elle m'aime
Amour si fort que je pleure
Comment rendre sa copine heureuse


Dans la catégorie santé/beauté que je viens d'inventer pour l'occasion:

comment perdre du poid de la poitrine, du ventre, du menton, et avoir les seins quand meme


Dans la catégorie technique

Comment réussir un cunnilingus
La sodomie sans mal
Comment dégrafer un soutien-gorge
Comment je glisse culotte

Dans la catégorie "merde, j'aurais pas dû parler religion"

Islam et amour
Islam, comment dire à une fille qu'elle nous plaît
Vierge religion musulmane
Mahomet caricature sexe


Dans la catégorie "non vraiment j'aurais pas dû en parler"

Mahomet dans le cul
Islam sexe fille sodomie
Caricature grosse bite religion
religieuse grosse salope

Dans la catégorie "ya quand même des gens bizarres" (enfin encore plus que le reste)

Photo sexe couple corrèze
Poireau ki sexe dans le poireau vert toute nu

Si quelqu'un est capable de m'expliquer la dernière recherche..... :o

 

Sur un autre sujet, je viens de découvrir que quelqu'un avait fait une caricature de ce blog. Même s'il n'a pas l'air de m'aimer des masses, je trouve ça plutôt flatteur. Mon premier stalker, vous imaginez ! C'est le début de la gloire, bientôt les filles nues.

24 février 2006

Après avoir élargi le cercle de nos relations...

C'est marrant, les commentaires que j'ai eu sur le dernier article. En dehors de l'aspect ironique du dialogue, il y a pas mal de gens  qui ont eu l'air de trouver ça un peu déplacé, genre "ouais mais bon ça fait vieux couple, ça donne pas envie".

Bon, sur le principe j'ai pas mal grossi le trait. Mais il n'empêche qu'au final, ça ressemble pourtant parfois à ça. Si si, ça peut même être pire. Et ça ne dépend pas de la fille, puisqu'à chaque fois on se retrouve dans le même genre de dialogue à rebonds. Ca s'appelle de la complicité, et c'est une qualité essentielle pour coucher avec quelqu'un. Pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas être compatible avec l'amour et le cul ?

Honnêtement, j'ai passé de meilleurs moments à coucher avec des gens décomplexés en ricanant bêtement, plutôt qu'à avoir des bougies allumées, du Marvin Gaye en musique de fond et de la lumière qui vacille sur les corps alanguis qui se prennent bien trop au sérieux. Ouais, c'est parfois sympa de passer une nuit entière de sensualité, de découvrir le corps de l'autre, de monter dans les sensations. Mais lorsqu'on a le sourire aux lèvres, ça peut atteindre d'autres sommets.

Je lance donc une super pétition: Désacralisons le sexe !  Cessons de penser qu'il s'agit de quelque chose d'incroyablement compliqué et d'infiniment sérieux, qui nécessite une concentration totale et des sourcils froncés. "Mon dieu, comment était mon orgasme ? Et le sien ? Comparé à tout à l'heure, c'était mieux ou moins bien ?"

Meuh non, meuh non. Stop aux prises de tête. C'est à cause de ça que plein de filles se bloquent l'orgasme à force de trop y penser, et que plein de mecs se posent des questions sur le niveau de leur performance, l'angle de leur sexe, le degré de pénétration, la température ambiante et le degré de chlorohydrates qui permettront le plaisir optimum.

C'est quand on se lâche qu'on a l'impression de ne faire qu'un avec l'autre, pas seulement corporellement, mais aussi intellectuellement, t' vois ? Et les chakras qui s'ouvrent, c'est la fleur de cucul qui s'épanouit (merci Banana). Et ça, c'est beau, c'est grand, c'est bonheur.

Dans ma note sur les caricatures de Mahomet, on se demandait si on pouvait rire de tout. Oui, on peut. Et plus le sujet est important, plus le rire est agréable et formidable. Comme il n'existe pas au monde de sujet plus important que le sexe, ça devrait être celui qui libère toutes les tensions.

Ca me fait glisser sur un sujet ô combien délicieux et humide: les réveils en douceur. Vous savez, quand vous tenez votre copine dans les bras, dans la seule position qui permet à l'homo erectus de s'endormir en couple: l'homme de face, la fille de dos.

Tenez, pour la peine je mets un dessin. C'est sympa, les dessins, ça permet aux lecteurs illettrés de se cultiver aussi. Et comme ils n'arrivent pas à lire l'article, ils se disent sans doute que c'est une position acrobatique de kamasutra srilankais. Mais en fait non.

Je sais, je dessine toujours aussi bien. Et j'ai oublié les cheveux, je viens de m'en rendre compte. Et j'ai évité de les faire dormir nus pour ne pas choquer les âmes sensibles. Et sauf erreur ya pas d'interprétation religieuse possible.

Bon, donc cette position absolument formidable, autant pour dormir que pour faire un câlin que pour faire l'amour avec douceur (ça fait même le café si tu lui fous un coup de pied au cul), c'est l'idéal pour se réveiller en douceur. Ya rien de plus agréable que de caresser doucement sa copine, de la sentir réagir, de la pénétrer dans un demi sommeil, de bouger à peine, de garder les yeux fermés, de sentir les respirations s'accélérer, de jouir à l'unisson, puis enfin de se réveiller. Meilleur que le p'tit dej au lit.

Hum, ce blog est en train de virer porno, c'est mal.

Pour compenser, si vous êtes sages, je vous mettrai une photo (masquée, hein) de Dulcinée au ski. Parce que Dulcinée au ski, c'est la classe internationale dans les concours de cockeritude.

22 février 2006

Extension du domaine de l'anus

Bon, comme on m'a reproché d'être trop didactique dans le sujet précédent, on va désormais explorer les tréfonds de la dépravation et retranscrire pour votre plaisir ce que pourrait être votre première expérience anale.

En tout cas, moi, c'est comme ça que ça s'est passé, dans la droite ligne des plans foireux que j'ai déjà pu vous raconter.

- Bon, alors comment on fait ?
- Déjà faut du lubrifiant, t'en as ?
- Ah ouais, ouais, le truc qu'ils donnent avec les préservatifs de la mairie, là
- Ouais mais c'est du lubrifiant à l'eau ou pas ?
- Tu me poses de ces questions, toi, c'est marqué "lubrifiant" dessus, mais bon ils se doutent bien de l'utilisation qu'on va en faire, non ?
- Ben ouais mais si le préservatif craque ?
- Tu risques pas d'être enceinte, hein...
- Non c'est pas ça mais pour les maladies ?
- ... ouais ok, bon alors je lis la notice... putain ya pas de notice.
- En même temps c'est la mairie, ils vont pas mettre un truc incompatible
- Surtout vu qui il y a à la mairie, ils ont l'habitude
- Haha
- Hehe
- Bon, blague à part, on y va
- Attends, attends, ça s'utilise comment le lubrifiant ?
- Gné ?
- Je veux dire, je l'étale comment ?
- Avec les mains, abruti
- Non mais... sur le sexe, sur le cul, sur les deux ?
- Hola, tu te poses trop de question, fous-en partout, on verra bien
- Chais pas, je demande, j'ai jamais utilisé de lubrifiant moi
- Remarque moi non plus. Mais je te dis, mets-en partout
- Mouais, t'as vu la minidose qu'ils nous ont foutu ? J'en prends trois d'un coup, tiens
- Vas-y, vas-y, dépêche-toi, je commence à avoir froid
- Ho, c'est toi qui avais balancé les couvertures, hein
- Ouais mais ça c'était avant, quand on baisait. Là je me pèle les tétons
- Ok, ok, bouge pas, j'étale. Putain c'est froid leur connerie
- T'as un préservatif, tu le ressens pas, le froid
- Tu déconnes ? Ca traverse la capote, ce froid
- Chochotte !
- Ah ouais ? Ben c'est à ton tour, tiens !
- Comment ça à mon... aaack !
- Ah ben ouais, là c'est les muqueuses directes
- Putain c'est froid leur connerie !
- C'est ce que je disais, remarque
- En même temps t'as toujours raison
- Content que tu t'en rendes compte. Bon donc maintenant on baise ?
- Ouais, mais vas-y doucement d'abord, hein
- ...
- ...
- Bon désolé, ok je débande, mais en même temps c'est super froid leur connerie
- Tu veux que je te donne un coup de main ?
- T'es gentille mais je te sens moyen excitée sur le cornet miko là. Attends quelques secondes, ça va revenir
- Putain, le surhomme, sans les mains !
- Ca va, ça va... bon, c'est ok là. Mais ça reste froid
- Avoue, t'as pensé à quoi pour rebander aussi vite ?
- A rien
- Nan mais nan, tu t'es imaginé un fantasme quelconque pour revenir comme ça, je connais tes techniques pour périodes réfractaires
- Mais attends, je me prépare pour une sodomie, niveau fantasme c'est déjà pas mal quand même non ?
- Ouais, ouais, je me méfie
- Bon, on y va ?
- Ok, go ! Mais douuuuuucement.
- ...
- ...
- Ca rentre pas
- Forcément, tu pousses pas
- Forcément, tu serres les fesses
- Bah pousse
- Mais j'veux pas te faire mal, moi
- On s'en fout, putain, vas-y !
- Ok, ok, si c'est toi qui demande
- AIIIIIIIE !
- Je te l'avais dit
- Ouais mais je t'avais pas demandé de tout rentrer d'un coup comme ça !
- Tu déconnes, ya que le début
- Quoi ? Attends c'est trop bizarre comme impression
- Agréable ?
- Attends que je trouve une comparaison... t'as déjà été constipé ?
- Hola, si tu veux que je débande, continue comme ça
- Bah maintenant que tu en parles, ça serait peut-être moins douloureux
- Je fais quoi alors, je continue ou j'arrête ?
- Ya beaucoup qu'est rentré, là ?
- Euh... chais pas, la tête quoi.
- Bon, c'est le plus gros, donc
- Je continue alors ?
- Ouais, continue.
- ...
- Mais AIEUUUUH putain !
- Là j'y suis. Marrant, ça a cédé d'un coup
- "Marrant", c'est pas le mot que j'aurais choisi
- C'est excellent comme sensation, ça serre le milieu mais pas le bout
- Bon, moi ça me donne envie de chier
- Mais t'es romantique aujourd'hui, dis donc !
- Quitte à se faire enculer, tu me permets d'être grossière, hein... AIE !
- Ca va ?
- Bordel, qui t'a dit de bouger ?
- Ben je sais pas, tant qu'à être au fond, autant bouger non ?
- Ouais mais bon niveau sensation c'est pas top
- Tu veux que j'arrête ?
- Je préfère, ouais, on réessaiera une autre fois
- Ok
- AIEUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUH
- Ah, ça fait mal ?
- Mais évidemment que ça fait mal quand tu te retires d'un coup, abruti
- Je sais pas, je me suis dit qu'on allait faire quand on enlève un sparadrap
- Mais putain...
- Non parce que le sparadrap c'est mieux de l'arracher d'un coup
- C'est tes couilles que je vais arracher, bordel
- Bon, je balance la capote, je nettoie le désastre et on s'en tient au traditionnel ?
- Oui. S'il te plaît. S'il te plaît.

Presque véridique. Heureusement, le lendemain se passait mieux ;)

21 février 2006

Pourquoi ne parle-t-on jamais de Gommorhie ?

C'est vrai, ça, Sodome et Gomorrhe, deux villes bibliques, et paf, on ne retient que la sodomie.

Vous noterez la superbe transition entre le sujet religieux d'hier, et le cul qui va prédominer aujourd'hui. C'est vrai, quoi, c'est sympa la politique, mais finalement on est là pour raconter des anecdotes débiles, parler de nos expériences stupides, et défricher des sujets profonds et odorants.

Aujourd'hui, donc, la sodomie. C'était ça ou une analyse profonde de la réforme de l'éducation nationale donc, bon, je pense que vous vous en sortez pas mal, bande de chanceux.

Qu'est-ce que la sodomie donc ? Doctissimo, qui m'avait déjà aidé pour le cunnilingus, me dit ça: "Pratique sexuelle où la verge en érection est introduite dans l'anus du (ou de la) partenaire. "

Merci Doctissimo (sérieux, qu'est-ce qu'on ferait sans lui ?). Bon, comme je suis hétéro - j'entends déjà les soupirs de déception des hommes - on va parler de ce que je connais, enlever la parenthèse dans la définition, et parler d'une partenaire. C'est déjà pas mal, pour la diversification on verra plus tard. Et si vous êtes sages on parlera des chiens, des chèvres, et de l'art ancestral de l'enculage de mouches.

Voici donc pour la définition. On est un mâle viril et musclé (avec un petit bedon, c'est encore mieux), on érectionne, et on assouvit nos bas instincts dans la croupe charolaise de la femelle offerte devant nous.

Stop. Rewind. C'est pas comme ça que ça se passe, et on va justement essayer de corriger cette image des Pinales. La sodomie, bien faite, est une source de plaisir pour la femme tout autant que pour l'homme. Et malgré ce que je pensais au début, ça a l'air d'être vrai, et pas seulement une intox qu'on propage pour inciter les filles à faire ce qu'on veut (mais si, rappelez-vous, comme de dire que le sperme contient des vitamines pour encourager à avaler).

Donc, oui, la sodomie, comme toute pratique sexuelle, peut être très érotique pour les partenaires, mais il faut bien la faire. Et ça veut dire, ne pas forcer comme un bourrin. Vous ne vous en doutiez peut-être pas, mais j'ai reçu deux mails (c'est pas beaucoup, mais c'est le début de la gloire) de lecteurs de la nouvelle érotique que j'avais pondue, qui m'ont dit que je parlais beaucoup trop de douceur et que parfois, la brutalité, c'est sympa. "La meuf elle kif", rajoutait l'un des deux. Euh, oui, certainement. Mais bon, comme c'est pas trop ma technique, on va laisser ce cas particulier de côté.

Douceur, donc, et pédagogie. C'est pas forcément facile, au début, d'inciter une fille à se livrer comme ça. Pour plusieurs raisons. Il y a d'abord la peur de la douleur, évidemment. Et puis une sensation d'humiliation, qui peut venir de la manière dont la sodomie est abordée dans les films de cul. Du coup, c'est pas forcément très engageant.

Donc premier conseil: ne forcez jamais votre copine à accepter ce genre de choses. Si ça se fait à contrecoeur, ça se fera mal, c'est comme tout. Donc les phrases genre "ouais, si tu m'aimes tu me laisserais faire", c'est à oublier tout de suite. Non mais, on reste gentleman jusqu'au bout. Pendant que j'y suis "montre-moi ton gros cul la pouffiasse", c'est pas une bonne idée non plus.

Ca peut être une suggestion, des explorations digitales autorisées, des sous-entendus, jusqu'au moment où la curiosité est attisée. Mais une fois que ça l'est, il faut répondre à l'objection principale: la douleur et/ou l'absence de plaisir.

Là, on n'y peut pas grand chose lors de la première fois. C'est un peu comme un dépucelage. Il y a évidemment des lubrifiants par centaines dans le commerce, et vous allez les utiliser à fond (ainsi que la cyprine, sisi), mais au final ça sera quand même p'têtre douloureux au début. A noter que je ne suis pas monté comme Rocco, pourtant (j'en vois des déçues, mais bon, l'honnêteté, c'est important :p).

Donc, petit conseil dont vous faites ce que vous voulez: pour une première fois, et au mépris de tout ce qui vous est conseillé ailleurs, privilégiez une position où la fille est sur vous et s'abaisse progressivement, plutôt qu'autre chose (et en particulier la fameuse levrette). Pourquoi ? D'abord parce que visiblement ça fait moins mal. Ensuite parce que la fille contrôle elle-même sa descente et peut donc gérer à sa guise. Enfin parce que ça donne le sentiment de maitriser la situation. Bref, que du bonheur, utilisez la Grenouille's touch.

 

(Oui, c'est moi qui ai pondu ça, quoi, vous avez quelque chose à redire ? Je peux pas être doué en TOUT non plus, hein. Donc voilà, c'est dit, je suis une tanche en dessin)

 

"Bon, bon, bon" me direz-vous. "Tu parles beaucoup, mais quel intérêt à la sodomie alors que tu n'arrêtes pas de dire que la fille va avoir mal ? On est pas vraiment SM, l'intérêt est limité".

Mais non, mais non, car, et là vient la révélation de base: après la douleur vient très souvent le plaisir chez la fille. C'est pas le cas à tous les coups, et dans ces cas rien ne sert de s'acharner. Mais généralement après une ou deux fois, de nouvelles sensations ont l'air de venir. J'ai beaucoup de mal à comprendre la raison puisque, à la différence de nous, les filles n'ont pas de prostate. Donc normalement, ça ne devrait pas être si agréable que ça, et pourtant ça semble être le cas. Aucune fille n'a été capable de me dire pourquoi, elles se contentent de mentionner que c'est "différent".

Cela prouve que les filles sont capables de faire la différence entre deux trous, ce qui est admirable et conclut mon exposé.

Je suis donc ouvert (hum) à toutes vos critiques, et surtout aux expériences que vous avez pu vivre dans ce domaine. Je n'ai pas la prétention d'avoir testé avec assez de monde pour faire des échantillonnages fiables (1024 personnes, ya du boulot) donc si vous êtes une fille et que vous avez aimé/détesté, exprimez-vous. Si vous êtes un mec, comment votre copine réagit-elle ? Bref, la parole est à vous, ça va changer des caricatures de Mahomet.

PS: Je ne suis pas responsable pour toutes les filles qui, ce soir, se verront priées d'enfourcher leur partenaire qui murmurera "mais si, je te dis, Grenouille m'a assuré que ça te donnerait du plaisir !"

20 février 2006

Comment perdre des lecteurs

Facile: on fait une parenthèse sur les sujets légers habituels pour écrire un truc plus politique.

C'est chiant, en même temps, parce que vous êtes là pour voir du cul et justement oublier l'actualité. Mais là, j'aimerais bien pousser un coup de gueule, quitte à vous faire fuir. Et ça concerne, attention, cette fameuse histoire des caricatures de Mahomet.

 

Ben voilà, je trouve ça lamentable. Pire que lamentable: incroyable. Je me suis frotté les yeux plusieurs fois en lisant les gros titres lorsque cette histoire a commencé. Mais qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Bon, ça ne vous surprendra pas, je suis évidemment du côté de la liberté d'expression, quelle qu'elle soit. Il y a des limites à cette liberté, évidemment, comme l'incitation à la haine raciale - mais les religions n'en font pas partie. Elles n'ont en aucun cas un statut spécial, et je ne vois pas de quel droit on ne devrait pas pouvoir s'en moquer, comme on se moque de tout et de n'importe quoi.

Desproges se retournerait dans sa tombe. Gotlib doit faire la gueule avec son fameux God's Club où il avait dessiné Bouddha, Allah, Jesus et Jehovah en train de jouer aux cons (et au poker). Serre et ses magnifiques dessins sur la religion. Ah, bordel, rien que d'y penser ça m'énerve. On fait des bonds en arrière et ça me fait grincer des dents comme jamais.

Mais ce qui m'énerve encore plus, c'est que ce sont les musulmans qui en souffrent le plus. Une poignée de connards endoctrinés suffisent à emmerder tout le monde et à faire croire que les musulmans n'ont pas le sens de l'humour et sont violents. C'est complètement faux. Bravo, abrutis d'extrémistes. Vous avez fait plus de mal à la religion musulmane avec une seule de vos conneries que la totalité de ces caricatures.

Alors, qu'est-ce qu'on peut leur reprocher, à ces dessins (je les ai vus, puisque Charlie Hebdo a vu là un moyen sympa de se faire un peu de fric et les a repris à son compte) ? Une seule chose: ils sont mauvais.

C'est un fait, on peut les regarder dans tous les sens, ces caricatures sont stupides et sans intérêt. Elles sont l'oeuvre d'un dessinateur sans imagination et sans talent, et aucune d'entre elles n'a pu ne serait-ce que m'arracher un sourire. Et pourtant. Ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas drôle qu'on devrait le condamner. Souvenez-vous de cette affaire avec Dieudonné. J'avais vu le sketch, là encore. Nullissime. Pour moi, Dieudonné est un comique très mauvais. Mais ça n'empêche que personne n'aurait dû trouver à redire sur ce sketch. Ca a complètement dérapé, des deux côtés.

La liberté d'expression, c'est sacré. Et si j'ai envie de dire, comme Houellebecq, que l'Islam est la religion la plus con, je ne vais pas me gêner. Sauf qu'en l'occurence je ne le dirai pas, car je les place toutes au même point. D'ailleurs, les organisations catholiques et juives, à commencer par le Pape et le Rabbin Sitruk, étaient tout autant à côté de la plaque lors de cet incident.

Honnêtement, voir le discours de Chirac sur ce sujet m'a donné envie de cracher ma bile sur le blog, désolé si je vous emmerde avec ça. Mais négocier ne serait-ce qu'une infime partie de la liberté d'expression sous la pression de groupuscules à la con, c'est du chantage, et c'est inacceptable. Ouais, ce que je dis est du niveau café du commerce, mais ça n'empêche que c'est ce que je pense. Le Danemark en poussant au limogeage du journaliste, la France en condamnant sévèrement, l'Italie en giclant un directeur de publication, sont toutes incroyablement décevantes.

Je me rappelle une de mes blagues favorites. Ca donne quelque chose comme ça:

"Pourquoi les chrétiens sont-ils certains que Jésus n'était pas homosexuel ?"
"Parce que les voies du seigneur sont impénétrables".

Ha, ha.

Au nom de la liberté d'expression, je rajouterai donc aujourd'hui quelques blagues supplémentaires, que je viens d'inventer sur le moment (et ne me dites pas que ça sort d'un bouquin, j'ai eu ma dose avec John Gray :p). C'est très mauvais, mais c'est pour le principe.

"Où est-ce que les musulmans se bourrent la gueule ?"
"Au Allahak Bar"

"Pourquoi les musulmans s'inclinent-ils vers La Mecque pour prier ?"
"Pour donner un meilleur accès aux Imams"

Je finirai en disant que c'est quand même con d'en arriver à supprimer les rires et les plaisanteries au nom de quelqu'un qu'on dit pro-fête.

17 février 2006

Le retour des théories foireuses

Macho, Macho man... I wanna be a macho man !

Hop, une nouvelle théorie sur les relations homme-femme. Attention, celle-la est sérieuse, et vous risquez de ne pas vous en relever. Avec un peu de chance, dans quelques années, mon nom sera accolé à cette théorie et on dira « putain, quel visionnaire ce grenouille ! »

 

Alors que pour l’instant, niveau fans en folie, c’est pas vraiment ça. Mais bon, faut faire avec, il y a toujours un passage à vide avant le strass, les paillettes et le lançage de petite culotte sur scène (en coton petit bateau, s’il vous plaît).

 

 

Voici donc, encore une fois, une inestimable théorie. Elle tient en peu de mots, et pourtant elle révolutionnera votre vision du couple :

 

La femme parle pour être écoutée, l’homme pour être aidé.

 

 

Ah, ça a l’air de rien, ça, hein ? Mais c’est pourtant vrai, et puis je fais des généralités si je veux, c’est mon blog.

 

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Que quand votre copine vous raconte sa journée et les soucis qu’elle a eus, elle le fait pour décompresser, pour le côté cathartique – mais certainement pas pour que vous lui offriez des suggestions concrètes. Inversement, le mâle se confie peu car, lorsqu’il le fait, c’est qu’il ne voit pas de solution seul et pense que sa copine peut avoir une meilleure idée. Ce qui, avouons-le, arrive rarement. Merde quoi, faut bien que ce blog reste macho.

 

 

Prenons un exemple concret : Hildegarde revient de sa journée de boulot. Je l’appelle comme ça pour qu’aucune lectrice ne se sente visée, je doute d’en avoir beaucoup qui s’appellent Hildegarde. Et si c’était le cas, ce n’est pas à moi qu’il faut faire un procès, mais à vos parents. Hildegarde revient donc du travail, claquée comme à son habitude. Philibert regarde la télé et attend sa vodka avec glaçon, comme tout mâle digne de ce nom. Il écoute d’une oreille aimante et attentive les soucis de sa dulcinée.

 

« Ouais, cette journée était épouvantable, depuis le temps que je bosse avec cette fille en binôme je peux plus la saquer, sérieux, elle fout jamais rien et elle s’attend à ce que je remplisse sa part de boulot, je commence à en avoir marre, en plus le client refusait de nous donner les pièces justificatives, on a galéré comme des malades, je sais pas, c’est usant, on a l’impression de tourner en rond sans rien faire. »

 

 

Là, le mâle lambda, tout embêté pour sa copine, va lui proposer des solutions.

 

« Bah parles-en à ton boss, de ta collègue » qu’il dira. « Et pour ton client, tu peux pas essayer de voir avec quelqu’un d’autre ? »

 

 

Bon, ben c’est pas bon, ça, en fait. Parce que proposer des solutions, c’est pas vraiment ce qui est vu de mieux. La fille attend de la compréhension, de la tendresse, de l’écoute active ! Des « c’est pas vrai ! », des « mon dieu ! », des « quel courage ! ». Mais pas des propositions d’aide.

 

 

Inversement, quand l’homme se défausse de ses problèmes, il attend des idées qui lui permettraient d’améliorer les choses. A la place, il entend « rhoo mon pauvre chou », « ah ben j’comprends bien » ou encore « arrête de parler, je regarde Drucker ». Là encore, incompréhension.

 

 

Ah la la, où va le monde quand l’homme et la femme n’ont pas les mêmes attentes ! Heureusement que je suis là pour décoder pour vous, avec la patience d’un ethnologue, ce mammifère bipède qu’on appelle la femme.

 

 

16 février 2006

USA toi-même !

Et voilà, j'ai retrouvé mes pénates et mon ordi, ce qui va me permettre de vous pondre une note plus longue cette fois-ci et de terminer toute cette histoire américaine. Si, si, à l'instant où je vous écris, je ne prévois pas de "to be continued". C'est quand même une bonne nouvelle, non ? Vous vous rendez compte que je me prive du confort de ne pas avoir à trouver de sujet de note pour demain...

Bon. C'est marrant, je suis en train de relire ce que j'ai écrit hier, et je ne me souviens absolument plus pourquoi cette fille se tournait vers moi. Hormis le suspense induit. C'est quand même con... ah si.

La fille se tourne vers moi et me fait "ouais, c'est génial, t'es français, on va pouvoir dire que c'est un incident diplomatique, super, on va montrer à ces flics qui c'est le chef, je compte sur toi pour témoigner à la télé" (c'mon french guy, don't puss it out, we'll nail 'em real good)

L'alcool a beau me rendre joyeux et un peu stupide, il n'annihile pas complètement les réflexes de survie les plus élémentaires. Je suis là en échange scolaire pour obtenir mon diplôme, j'ai quelques doutes sur les réactions du staff si jamais j'apparais aux infos en train de soutenir la cause estudiantine. Du coup, je réponds ce que n'importe qui aurait répondu à ma place: honestly, I'd rather nail you ("euh, bof ton idée").

Ok, je pense avec ma bite, mais jusque là elle ne m'a jamais laissée tomber, alors que mon cerveau oui.

Bon, l'idée ne lui plaît pas des masses -surprenant-, elle commence à m'engueuler, quand soudain le mégaphone se remet à beugler.

"Now get out, one at a time, I wanna see your hands !!" (La clé, passe-partout, la clé !)

"Super" qu'elle fait la fille, "on peut sortir sans faire de plan foireux, bon tu te mets devant, t'es grand, comme ça je suis juste derrière toi et je prends des photos de leurs conneries en flashant juste sous ton bras'". Flemme de traduire.

"Euh..." je fais (errrr...)

Quelques secondes plus tard, rendu assez obéissant par des promesses libidineuses, j'ouvre tout grand la porte. Je serre les abdos (à l'époque, j'en avais... riez pas dans le fond) en attendant qu'on me tire dessus, mais rien. J'ai les mains bien en vue, derrière moi la fille se planque et arrose tout le monde de photos. Je vois une scène de film américain: des bagnoles arrêtées en travers de la route, des flics protégés par les portières ouvertes, un gars avec un mégaphone. Gloups.

"Toi, là ! Tu habites dans la maison ?" me demande le cerbère.

Gloups bis. Perdu pour perdu, je force mon accent et ma grammaire, et je me lance.

"I'm french, I study business, I don't know why you shoot, I live in Fisher College"

L'accent a un effet miracle, tout d'un coup les armes s'abaissent. A mon avis et vu la maison, ils ont certainement cru qu'ils avaient fait une boulette et que j'étais un fils d'ambassadeur ou une connerie comme ça. En tout cas, leur ton se radoucit vachement, et ils s'excusent, ils vérifient quand même que je ne suis pas armé  - je ne le suis pas - et je passe avec la fille en bandoulière. On est dehors, youpi, youkaida.

Derrière nous, les gens continuent à sortir et se font interroger. Je suis comme un con, déchiré, à 4h du mat, dans un coin que je ne connais pas. Je ne sais pas où est mon dortoir.

"Pas grave" fait la fille, "on va chez moi" (je vous avais dit qu'il y aurait du cul à un moment).

"Mais, euh, c'était pas ici, chez toi ? j'ai du mal à comprendre, là" balbutié-je alors qu'elle me traîne dans les rues enfumées.

"Sisi mais j'ai une autre piaule, je fais partie d'une sorority, on a un manoir un peu plus loin, j'ai les clés, on se couchera là-bas"

Elle me fait un sourire suggestif, n'empêche qu'un doute me traverse l'esprit.

"Euh... une sorority, c'est pas le machin où il n'y a que des filles ?"
"Si si"
"Et où les mecs n'ont pas le droit de rentrer ?"
"Oui oui"
"Et il y a beaucoup de mecs qui rentrent quand même ?"
"Non, aucun, même les mecs des filles ne peuvent pas venir"
"Ah."
"Il y a des panicbuttons dans l'appart pour appeler les flics, et ils sont impitoyables."
"Ah."
"Mais toi c'est différent, t'es français"
"Oh."

Bon, guidé par mon troisième membre, je me laisse donc entraîner sagement dans la direction de la sorority. C'est de nouveau une baraque qui pue le fric, en plein coeur d'un quartier super chic. Elle tourne la clé, ouvre la porte, puis pousse un juron.

"Merde, l'alarme, je connais pas le code"

Je m'attends à tout moment à entendre les sirènes, mais elle m'explique que seules certaines zones sont protégées. En particulier, le canapé de l'entrée est en terrain atteignable (mais la télé non).

Que vouliez-vous que je fisse et que nous fassiassions ? Enfin arrivé au but, je roule sur la fille et le canapé, et nous nous étreignons avec amour et tendresse (et un taux d'alcoolémie assez élevé). Histoire de hisser bien haut les couleurs de la France, je tente de démontrer tout mon savoir-faire kamasutresque (ça va pas très loin, je suis pas souple). Du coup, dans les affres du bonheur extatique que ma seule présence est capable de produire (autant faire ma pub, hein), on se casse la gueule du canapé.

Et là, c'est le drame.

OINK, OINK, OINK, OINK ! hurlent toutes les alarmes de la maison.

Alors ils ont un système super perfectionné et super débile, les américains, c'est que l'alarme condamne aussi la maison: les fenêtres se bloquent et la porte aussi. C'est super pour empêcher les criminels de s'enfuir, ça l'est certainement moins quand on est victime à l'intérieur. Mais bon, c'est pas le sujet, je pensais pas des masses à ce genre de problème sociologique alors que j'étais à poil par terre dans un no man's land (littéralement) avec des alarmes dans tous les sens et des bruits de pas dans l'escalier.

Dois-je répéter que c'était un truc hyper luxueux ? Toutes les filles qui font irruption dans la pièce doivent au moins porter des sous-vêtements dior, pour celles qui portent quelque chose. Pour la première fois de ma vie, la nudité féminine ne m'excite pas. J'entends des hurlements de terreur partout et, au milieu, Dulcinée qui essaie de faire entendre sa voix.

"He's french, he's french !" elle meugle.

D'un seul coup, l'orage s'apaise. Il n'y a plus que le bruit de l'alarme, qui s'arrête bientôt. J'entends vaguement une fille au téléphone rassurer les flics. Soudain, je ne suis plus un pervers, mais un objet d'étude. Les filles s'approchent (les filles nues s'habillent), et je commence à subir un feu roulant de question (ainsi que la dulcinée). Ca dure presque une heure, puis tous les regards se tournent vers moi, et là...

Et là j'aurais bien aimé couper la note ici pour vous faire baver mais non, c'est beaucoup moins glamour. Comme il devait être 6-7h du mat, on me prie poliment de sortir et de rejoindre mon dortoir, parce que bon c'est vrai que c'est marrant un français mais faut pas déconner, on en a guillottiné pour moins que ça, non mais sans dec !

Je me retrouve donc à la rue au matin avec mes vêtements n'importe comment, une gueule de bois monumentale, et des filles gloussant derrière les remparts utérins d'une forteresse féminine.

Wala wala, c'était donc la nuit du Batracien aux US.

Ca vous a plu ?

15 février 2006

USA, l'attaque des clones

Bon, je vais essayer de faire plus long ce coup-ci et d'éviter de stopper l'histoire à un moment crucial. En même temps, pourquoi est-ce que j'"écris ça alors que je sais parfaitement que je vais le faire, rien que pour le plaisir de voir votre expression frustrée et énervée du style "bordel, déjà le Batracien écrit mal, mais en plus il nous laisse sur notre faim". Bah oui.

On en était donc à l'appel des policiers. A ce moment du récit, je ne savais rien de plus, mais bon, un mégaphone qui vous demande de ne pas bouger, généralement, je m'exécute. Sauf que vu le gazage de la pièce, tout le monde n'était pas en état de réfléchir correctement. Une fille de l'appart se dirige vers la porte en toussant et en pleurant, et l'ouvre en grand pour respirer un peu d'air pur.

Erreur fatale. Quand vous avez les flics américains en face, l'air pur, c'est pas une bonne idée. Elle a à peine ouvert la porte qu'elle part en arrière en hurlant et en se tenant la jambe: elle s'est faite shooter.

Et attention, eux, ils n'en sont pas à polémiquer sur le flashball. Ils utilisent des espèces de pistolets à bouchon, qui balancent des balles de liège qui font un mal de chien. Touchée à la jambe, la demoiselle part donc à la renverse en laissant la porte ouverte. Et là, c'est le drame.

Le mec de la fille, furieux qu'on s'en soit pris à sa copine, se dresse à la fenêtre comme un chevalier des temps modernes. Il est grand, il est beau, il est puissant dans sa rage, ses trois poils de barbe frémissent alors qu'il bombe le torse. "What the fuck ? Fuck Police, you bastards, fuckers, I'll buttfuck you for this !" (Mais que se passe-t-il ? Ô police corrompue, je souhaite vous sanctionner céans).

La réponse ne se fait pas attendre: fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiyouuuuuuuu, une nouvelle grenade lacrymo explose dans la pièce (je fais super bien le bruit de la grenade lacrymo). Cette fois, si vous avez bien suivi, je m'y trouve aussi. Et je me prends tout dans la gueule. Comme je porte des lentilles, elles se barrent instantanément et se font piétiner dans la confusion, j'ai la gorge irritée, je vois plus rien, je me mets de l'eau sur la gueule, je hurle (oui, quand je suis bourré, je mets du temps à comprendre les trucs).

Et là, la Dulcinée décide de prendre les choses en main.

"Dans ma chambre ! Vite !" qu'elle gueule.

Bon, j'essaie de lui expliquer vaillamment que je ne suis pas convaincu que c'est le meilleur moment pour lui apprendre toutes les techniques sexuelles alla française (que je maîtrise, vous en êtes tous convaincu(e)s, sur le bout des ongles), mais elle ne veut rien entendre et me chope par le bras. Tous les autres colocs nous emboîtent le pas.

Et on se retrouve donc dans une chambre aussi spacieuse que mon appart, avec des tableaux de maître au mur et des fleurs séchées sur la table, ainsi que des portraits de son papa. Parce que son papa, c'est pas n'importe qui.

"Mon papa, c'est pas n'importe qui !" dit-elle (My dad'll fix this right now !).

Putain, encore une fille-à-papa, j'en ai marre, j'attire que ça. Il s'avère donc que nous sommes dans la maison la plus chic de Northwitch, habitée comme il se doit par la jeunesse dorée américaine, et qu'elle est ainsi la fille d'un amiral censé être super connu. Du coup, le pognon qui suintait dans l'appart commence à se justifier.

Elle appelle donc son père. Pour ceux qui suivent un peu, il est 3h du mat environ. Du coup, personne ne répond. Des larmes de rage coulent sur son visage délicat, ses mains se crispent avec frustration sur les armatures de son soutien-gorge, ses fesses fermes tendent agressivement le tissu de son jean. Oui quand j'ai bu, je me sens 'achement plus concerné par la fille que par les flics. A jeun aussi, en même temps.

D'une voix pâteuse, je lui propose de passer le temps agréablement et de gicler les autres colocs de sa chambre. On me regarde un peu de travers. Elle, ça la fait marrer - mais ça ne tempère pas son indignation. Son père n'est pas dispo ? Pas grave, elle appelle CNN.

"Ouaaaais, on est des ados oppressés par le Grand Capital, c'est la lutte finale, venez nous filmer en train de nous faire tabasser !" suggère-t-elle à CNN ("we're being oppressed, come and film us !") Qui lui suggère en retour d'aller se faire tester son anatomie par un français de passage ("no").

Frustrée, elle raccroche le combiné. Elle n'a pas obtenu son équipe de journalistes, mais par contre elle a appris pourquoi c'est tellement le bordel: visiblement, il y a eu des émeutes dehors (normal avec 10 000 personnes bourrées et des flics en plein milieu), et il y a eu un mort parmi les policiers. Du coup ils ont vu rouge et ont tabassé tout ce qui bougeait. Un des colocs de la maison, sans doute convaincu dêtre protégé par son illustre naissance, a riposté en balançant des canettes. Et ils l'ont coursé jusqu'ici. Super.

"Ca te dirait pas de baiser ?" suggéré-je, toujours prompt à trouver des solutions pour arranger les choses.

Elle m'intime le silence d'un geste de la main et reprend le téléphone. Cette fois, elle appelle ABC en grommelant entre ses dents. Elle chope une personne de la chaîne, gueule dessus, parle de son père, menace, cajole, promet... et une équipe accepte de se déplacer. La Dulcinée est aux anges. On va parler d'elles aux infos, tu parles !

"Par contre, on va quand même pas forcer le barrage de police, faut pas déconner non plus ! A vous de passer, on vous interviewera une fois dehors" (All in all we're just a-nother dick with no balls).

Et là, la fille se tourne vers moi.

(tou bi continuhoud).

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