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15 février 2006
USA, l'attaque des clones
Bon, je vais essayer de faire plus long ce coup-ci et d'éviter de stopper l'histoire à un moment crucial. En même temps, pourquoi est-ce que j'"écris ça alors que je sais parfaitement que je vais le faire, rien que pour le plaisir de voir votre expression frustrée et énervée du style "bordel, déjà le Batracien écrit mal, mais en plus il nous laisse sur notre faim". Bah oui.
On en était donc à l'appel des policiers. A ce moment du récit, je ne savais rien de plus, mais bon, un mégaphone qui vous demande de ne pas bouger, généralement, je m'exécute. Sauf que vu le gazage de la pièce, tout le monde n'était pas en état de réfléchir correctement. Une fille de l'appart se dirige vers la porte en toussant et en pleurant, et l'ouvre en grand pour respirer un peu d'air pur.
Erreur fatale. Quand vous avez les flics américains en face, l'air pur, c'est pas une bonne idée. Elle a à peine ouvert la porte qu'elle part en arrière en hurlant et en se tenant la jambe: elle s'est faite shooter.
Et attention, eux, ils n'en sont pas à polémiquer sur le flashball. Ils utilisent des espèces de pistolets à bouchon, qui balancent des balles de liège qui font un mal de chien. Touchée à la jambe, la demoiselle part donc à la renverse en laissant la porte ouverte. Et là, c'est le drame.
Le mec de la fille, furieux qu'on s'en soit pris à sa copine, se dresse à la fenêtre comme un chevalier des temps modernes. Il est grand, il est beau, il est puissant dans sa rage, ses trois poils de barbe frémissent alors qu'il bombe le torse. "What the fuck ? Fuck Police, you bastards, fuckers, I'll buttfuck you for this !" (Mais que se passe-t-il ? Ô police corrompue, je souhaite vous sanctionner céans).
La réponse ne se fait pas attendre: fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiyouuuuuuuu, une nouvelle grenade lacrymo explose dans la pièce (je fais super bien le bruit de la grenade lacrymo). Cette fois, si vous avez bien suivi, je m'y trouve aussi. Et je me prends tout dans la gueule. Comme je porte des lentilles, elles se barrent instantanément et se font piétiner dans la confusion, j'ai la gorge irritée, je vois plus rien, je me mets de l'eau sur la gueule, je hurle (oui, quand je suis bourré, je mets du temps à comprendre les trucs).
Et là, la Dulcinée décide de prendre les choses en main.
"Dans ma chambre ! Vite !" qu'elle gueule.
Bon, j'essaie de lui expliquer vaillamment que je ne suis pas convaincu que c'est le meilleur moment pour lui apprendre toutes les techniques sexuelles alla française (que je maîtrise, vous en êtes tous convaincu(e)s, sur le bout des ongles), mais elle ne veut rien entendre et me chope par le bras. Tous les autres colocs nous emboîtent le pas.
Et on se retrouve donc dans une chambre aussi spacieuse que mon appart, avec des tableaux de maître au mur et des fleurs séchées sur la table, ainsi que des portraits de son papa. Parce que son papa, c'est pas n'importe qui.
"Mon papa, c'est pas n'importe qui !" dit-elle (My dad'll fix this right now !).
Putain, encore une fille-à-papa, j'en ai marre, j'attire que ça. Il s'avère donc que nous sommes dans la maison la plus chic de Northwitch, habitée comme il se doit par la jeunesse dorée américaine, et qu'elle est ainsi la fille d'un amiral censé être super connu. Du coup, le pognon qui suintait dans l'appart commence à se justifier.
Elle appelle donc son père. Pour ceux qui suivent un peu, il est 3h du mat environ. Du coup, personne ne répond. Des larmes de rage coulent sur son visage délicat, ses mains se crispent avec frustration sur les armatures de son soutien-gorge, ses fesses fermes tendent agressivement le tissu de son jean. Oui quand j'ai bu, je me sens 'achement plus concerné par la fille que par les flics. A jeun aussi, en même temps.
D'une voix pâteuse, je lui propose de passer le temps agréablement et de gicler les autres colocs de sa chambre. On me regarde un peu de travers. Elle, ça la fait marrer - mais ça ne tempère pas son indignation. Son père n'est pas dispo ? Pas grave, elle appelle CNN.
"Ouaaaais, on est des ados oppressés par le Grand Capital, c'est la lutte finale, venez nous filmer en train de nous faire tabasser !" suggère-t-elle à CNN ("we're being oppressed, come and film us !") Qui lui suggère en retour d'aller se faire tester son anatomie par un français de passage ("no").
Frustrée, elle raccroche le combiné. Elle n'a pas obtenu son équipe de journalistes, mais par contre elle a appris pourquoi c'est tellement le bordel: visiblement, il y a eu des émeutes dehors (normal avec 10 000 personnes bourrées et des flics en plein milieu), et il y a eu un mort parmi les policiers. Du coup ils ont vu rouge et ont tabassé tout ce qui bougeait. Un des colocs de la maison, sans doute convaincu dêtre protégé par son illustre naissance, a riposté en balançant des canettes. Et ils l'ont coursé jusqu'ici. Super.
"Ca te dirait pas de baiser ?" suggéré-je, toujours prompt à trouver des solutions pour arranger les choses.
Elle m'intime le silence d'un geste de la main et reprend le téléphone. Cette fois, elle appelle ABC en grommelant entre ses dents. Elle chope une personne de la chaîne, gueule dessus, parle de son père, menace, cajole, promet... et une équipe accepte de se déplacer. La Dulcinée est aux anges. On va parler d'elles aux infos, tu parles !
"Par contre, on va quand même pas forcer le barrage de police, faut pas déconner non plus ! A vous de passer, on vous interviewera une fois dehors" (All in all we're just a-nother dick with no balls).
Et là, la fille se tourne vers moi.
(tou bi continuhoud).
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
Julien Lem | 15 février 2006
> Et là, la fille se tourne vers moi.Aaaaaaaah.... ??? :-)
Johanna | 15 février 2006
et alors...? et alors...? et alors...?
Zorro est arrivé é é, sans se presser er er...le grand zorro, le beau zorro, avec sa b...et son grand chapeau (pure latex!)...la grenouille, ne sortez pas sans elle!
Papierchiffon-la-vieille-bique | 15 février 2006
grrrr... j'ai rien à redire sur cet épisode...
madame rouge | 16 février 2006
je voulais juste savoir si dans ton imitation admirable de la bombe lacrymo, te jettes tu aussi physiquement par la fenetre avec les bras en avant criant fuuuuuiiiiiiyyyyouuuuuuuuu?? apres le lance de nains, voici le lancer de grenouille lacrymo ;) par contre t es toujours aussi chiant en coupant ton histoire( ouais je sais que je te fais plaisir en écrivant cela;)
Atemu | 16 février 2006
Et c'est grace à ABC et à cette soirée un peu trop arrosée que la grenouille est devenue acteur porno ^^''
Odin | 16 février 2006
AAaaargh quel suspense... C'est insoutiendable...
Kohai | 16 février 2006
Et là, t'as arracher ton tee shirt, en dessous tu avait un bo juste-au-corps bleu avec slip et cape rouge par dessus, avec les initiales GSB (grenouille super bourré) et t'as sauter par la fenetre pour virer les flics. Mais pas de chance, tu savait pas voler (tu sait tjrs pas), tu t'es ramasser et la fille à vraiment saisit à quel point une grenouille bourrer c'est pas bo.... Je suis dans le vrai ?
;-)
bises
maylis | 16 février 2006
dis ptite grenouille? en toute situation, a jeun ou pas a jeun, des flics ou pas, à la télé ou dans une soirée, aux us ou sur l'hexagone, tu as toujours ton pénis qui te dicte ta conduite??? mdr!!! bon j'ose pas imaginer la suite... si moi j'ai le chic pr tomber sur des meetic blaireaux, toi tu as le chic pour te taper de povre petites filles riches limite hystéro ;-) heureusement qu'entre temps dans ta life Dulcinée est venue apporter un peu de douceur et de tendresse
tiens tes conneries m'avaient manqué pdt mes vacances au bled, maintenant que j'y pense ;-)
gros bisous de miss Lost
dje33 | 16 février 2006
Bon finalement pipe ou pas pipe :o
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