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13 février 2006
Les US comme vous ne les aviez jamais vus
Aujourd'hui et pour changer un peu des notes pourries sur les fruits de saison, je vais vous raconter une anecdote assez hallucinante qui m'est arrivée aux Etats-Unis. Je vous vois déjà venir, tout ce que je vais raconter est rigoureusement vrai, du début à la fin. Vous allez ouvrir de grands yeux, pousser des petits glapissements choqués, vous serrer contre votre copain (pour les filles), votre copine (pour les mecs) ou votre ours en peluche (pour les célibataires qui ricanent doucement sans le stress de la Saint-Valentin).
Ca va parler de cul, ça va parler de violence, ça va parler d'alcool, ça va presque parler de plan à 4, niveau racolage je ne peux pas faire mieux. Et ça risque de faire voler en éclats mon image de garçon tout timide et tout innocent que je préserve telle une virginité exotique.

L'histoire est donc totalement authentique. Et elle commence dans l'Ohio, dans la charmante ville de Columbus (2 millions d'habitants), qui héberge le plus gros campus du monde. Ohio State University, 130 000 étudiants, vous imaginez le monstre. Une ville dans la ville, un campus aussi grand que Grenoble. On se perd dans les allées boisées, des flics en civil un peu partout pour éviter les soucis, des restaus à la pelle, des cantines, des bars, des dortoirs...
Et comme tout campus américain, il y a autour de l'université les maisons des étudiants assez riches pour payer un loyer. On y trouve de tout, de la petite mansarde pourrie jusqu'au manoir gigantesque. Les prolos dorment dans les internats, les gosses de riche dans ces maisons. Et ceux qui font parties des fraternities et sororities (ces fameux "clubs privés" des universités américaines) se taillent la part du lion.
Seule obligation quand on habite dans un de ces apparts: faire une fois par an une "keg party". Une soirée bière où l'on achète un, deux ou vingt fûts de bière selon ses moyens, et où la maison est ouverte à tout le monde (le moindre passant peut venir se servir au fût).
Vous avez bien compris le décor ? Ok , alors rajoutons un détail intéressant. Nous sommes en avril 2001, et on va bientôt élire le "campus le plus délire des Etats-Unis". Ohio State University, de par sa taille, est fermement décidé à gagner cette année. Et pour ça, ils ont une super idée:
Faire toutes les keg parties en même temps, rassembler tous les fûts, et donner donc un open bar géant dans les rues en mettant leurs moyens en commun.
Hum. Faites le calcul. Sur les 130 000 étudiants, il doit bien en avoir 10 000 dans ces maisons. Chacun prévoit entre 20 et 1000 litres de bière selon ses capacités et l'argent de papa/maman. Au final, qu'obtient-on ?

Dans les 200 000 litres de bière qui vont couler à flots dans une grande nuit d'orgie, tous répartis dans les maisons qui jouxtent une des rues les plus chics du campus, Northwitch.
A cette époque, je suis un étudiant fraîchement arrivé dans la ville et l'université, qui habite dans l'internat et ne connaît rien à toute cette histoire. Je connais quelques filles sur place suite aux premières soirées (c'était ma période très libérée) et soudain me voilà assailli de messages: "Ce soir, c'est l'orgie, ça va être une soirée dont tout le monde se souviendra, ya la plus grosse keg party au monde qui se monte à Northwitch, amène ton p'tit cul de frenchie, c'est la soirée ultime !"
Pour les besoins de l'histoire, je rappelle que j'avais à peine 22 ans. Donc une soirée bière, ça m'intéressait. Surtout pour observer les moeurs de l'américanus simplex, évidemment. Mais si je pouvais me déchirer la gueule à la mauvaise bière, pourquoi pas.
Je rejoins donc une dulcinée rapidement et on se rend sur place. Les rues sont noires de monde. Il y a déjà des gens bourrés un peu partout. Des centaines de flics sont immobiles au milieu de la chaussée, prêts à tataner la gueule des fauteurs de trouble. Pour l'instant, il est tôt, tout va bien. Curieux, je rentre dans la première maison, je tombe sur un keg, une fille en monokini commence à agiter un tuyau de pompe d'arrosage.
OK... donc il n'y a pas de verre, on boit à même la pompe, et ces charmantes filles dénudées, les "keg bitches", sont les propriétaires de la maison. Super. Je teste mon accent, ça passe plutôt bien, du coup je finis par participer à un "Keg stand": on vous prend par les pieds, la tête en bas, on vous met le tuyau dans la bouche, et on pompe jusqu'à ce que vous n'en pouviez plus. Les autochtones sont sur la base de 40 secondes, j'ai tenu péniblement 25.
Bref, dans tout ça je perds la dulcinée de vue, pas grave, de toute façon impossible de rester longtemps près de quelqu'un dans ce bordel. Je croise une fille complètement bourrée qui me propose une pipe contre une bière, je refuse poliment et je continue mon chemin.

Au fur et à mesure, les maisons deviennent de plus en plus bourges. On est dans un coin chic, c'est évident. Du coup les fûts sont encore plus nombreux. Je regarde ceux dans le jardin, ils sont déjà tous vides. Titubant, je monte les escaliers et je pénètre dans la maison. Dedans, il y a une dizaine de personnes en train de picoler comme des porcs. Je me joins à eux sans savoir où je me trouve. L'important, c'est qu'en face de moi il y a une fille trop, trop mignonne. Je décide donc d'utiliser ma technique de séduction number ouane: je continue à boire comme un trou et je trouve dans l'alcool le courage d'entremêler ma langue à la sienne.
Quand soudain, un mec fait irruption dans la pièce, affolé, les cheveux en bataille...
(to be continued).
15:00 Publié dans batracien | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
Commentaires
Johanna | 13 février 2006
faudrait voir à faire un effort au niveau des photos quand même...c comme Maïténa: ça te rend pas justice!
llh | 13 février 2006
ho putain ! j'aimerais bien voir un campus américain. C'est vrai qu'ils savent sacrément faire la fete, c'est cainris.
madame rouge | 13 février 2006
mais mais heuuuu.... elle est où la suite?????tu deconnes là grenouille, le stratageme de faire enrager tes lecteurs marche à merveille!!!
pour les photos c'est vrai que j'ose meme pas chercher de peur de ruiner encore plus ton statut de sex symbole, heureusement qu'il y a les costumes... merci patron:)
Johanna | 13 février 2006
pourtant t'as écrit qu'ils tenaient 40 s là où toi, grenouillette en formation, tu tenais seulement 25s??? j'y comprends pus rien...et puis dague, glaive ou massue, je te l'accorde, mais lampadaire...quand même!
Julien Lem | 14 février 2006
> un mec fait irruption dans la pièceAïe, t'aurais peut-être pas dû refuser la pipe !
bakemono | 14 février 2006
Quoi? Y'avait un serial killer en goguette sur le campus?Parce qu'on dirait le scénario idéal pour un psychopathe.
samissa | 14 février 2006
coucou ;)
moi je trouve votre blog super class
bonne continuation a vous et bisous
http://romantique.easyrencontre.com/
M. | 14 février 2006
Petit coucou à ma grenouille preférée, me tarde demain pour avoir la suite.
aline le: 14/02/2006 09:36:27 </div> <div class="commentMessage responseMessage reponseMessage"> <font color="#3366ff">Pff, tout de suite, on ne parle que d'orgie ! ;)</font> </div> <div class="commentOp | 14 février 2006
et l orgie ou est elle lool
Vetty | 14 février 2006
c'est injuste de faire durer le suspense de cette façon
Madison | 14 février 2006
T'as pas le droit de nous faire ça !!! Surtout avec une ambiance campus amerloc... on a tous screaming ou consors en tête !!!BisousPS : J'avais envie de faire une petite remarque sur la gentille jeune fille qui t'a abordé mais ton suspens m'a coupé la chique :-p
dje33 | 14 février 2006
Une pipe contre une bierre cela ne se refuse pas :omoi qui pensait que tu etais un gentleman
pierrot | 14 février 2006
voilà qui mérite son étude sur la perception de la pipe dans la psyché des filles américaines. confère le cultissime "clerks" de Kevin Smith, où la petite amie du héros lui avoue n'avoir jamais eu de relations sexuelle récente. nonobstant les 37 types qu'elle a sucé, bien sûr.37!
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