27 janvier 2012
Grèce animale
Demain, on sera là.
Ca envoie quand même méchamment du pâté William Saurin.

Et sinon, la réponse pour le prix sera décalée au 3 février. Je n'en peux plus d'attendre. Le stresse me mine, me contamine, m'albumine.
17:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : il y a le ciel, le soleil et la crise de la dette
25 janvier 2012
Non mais j'ai l'excuse de l'alcool
Nous étions début juillet, et le soleil mirait ses rayons ardents sur l'intensité de ma déception.
Quoi, alors que j'avais trouvé une fille belle et sensuelle, qui me faisait dresser l'oreille et le sexe, il fallait qu'elle disparût dans un nuage de fumée, telle une cendrillon des temps modernes, abandonnant sa louboutin sur les pavés inégaux des Champs-Elysées ?
Que nenni, mes amis, que nenni !
Nous avions prévu de nous revoir la semaine suivante, mais l'attente aurait été longue. Heureusement, le salut me vint sous forme d'une boisson alcoolisée incolore qui a l'avantage de ne pas donner mauvaise haleine.
Le samedi soir, j'avais ainsi une soirée chez Gajal et 7h48, soirée dans laquelle flottait encore l'esprit de l'ancien vodka-club (à savoir beaucoup d'alcool et d'amour). Autant dire qu'à 23h, la grenouille était cuite. 3 grammes sous chaque paupière, le regard torve d'un danseur des Pussycat Dolls, l'intellect d'un consultant sous perfusion
J'ai donc allumé mon portable et laissé un brame copulatoire par texto interposé. De mémoire, ça devait vouloir dire "tu mme manques jesuire bourré ensoirées chezdesssamsiiiis ! vieneneensssssss !" Car oui, même déchiré, je n'écris pas en langage SMS, il en va de la survie de l'espèce humaine. Si un jour l'élite baisse les bras, alors le bas-peuple se prendra une main sur le nez.
Jusque là, tout va bien, et on pourrait même trouver que ça avait la classe. Malgré le nombre de lettres un peu abusé, mon message était tout à fait compréhensif et comportait un appel touchant d'amour et de tendresse. Qui ne se serait pas laissé émouvoir par une telle preuve d'attachement ?
D'ailleurs, ça a marché. Quelques instants après, je reçois sa réponse: "ok, j'arrive, tu es où".
Une telle victoire m'a laissé sans voix. Pour bien le montrer, j'ai beuglé "ouaaaais" dans tout l'appart et montré le texto à Gajal en espérant qu'il partage ma liesse.
- Super, qu'il a fait. Et tu réalises qu'en attendant sa réponse tu as envoyé le même message à six autres filles et qu'il y en a une qui est en chemin ?
Ah merde.
09:43 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : oui, je suis belzebuth (horreur), je suis un bouc, je suis en rut
23 janvier 2012
Grenouille Bleue, couilles azurées
- Wat ? que j'ai dit, croyant quelques instants que le brouhaha des voitures m'avait fait mal entendre.
- Ben faut que je rentre, il se fait tard.
Ah non, je n'avais pas mal compris. Alors voilà, alors voilà. On accepte les invitations des mâles dominants, on les embrasse sauvagement jusqu'à leur ravager la glotte, on les caresse, on les excite, et quand il s'agit de consommer tout ça dans une orgie de préservatifs-qui-brillent-dans-le-noir, il n'y a plus personne.
Non mais déception, quoi.
J'ai donc pris la chose de la meilleure manière possible: en insistant tous les trois mètres.
Il faut dire que j'avais de nombreux arguments. Il faisait FROID, il était DEUX HEURES DU MAT, on était BOURRES et il n'y avait PAS UN SEUL PUTAIN DE TAXI disponible dans cette plus belle avenue du monde. Alors qu'à deux pas, on aurait eu CHAUD, il aurait TOUJOURS ETE DEUX HEURES DU MAT, on aurait été BOURRES et on n'aurait PAS EU A SE SOUCIER DU TAXI.
On a attendu vingt minutes. Puis trente. Dans un moment de désespoir pathétique, j'ai montré la lumière à ma fenêtre, à dix mètres d'ici.
- Mais viens au moins à l'intérieur, quoi, le temps de jeter un coup d'oeil sur internet pour trouver une compagnie genre G7 ou Taxis Bleus, et je ne te violerai qu'un petit peu !
- Attends, c'est pas un Iphone que tu as dans les mains ? Tu peux pas aller sur internet avec ?
Maudit sois-tu, Steve Jobs, je ne verserai pas de larmes à ton enterrement (on me glisse dans mon oreillette que celui-ci a déjà eu lieu, mais ce n'était pas le cas à l'époque, c'est ce qu'on appelle une licence poétique, ça rajoute de l'intensité dramatique et c'est puissant) ! Maudit sois-tu pour avoir inventé cet objet qui m'a privé d'une occasion de remplir Denver de bonheur (c'est comme ça que j'appelle ma Sainte Semence) !
On a donc appelé d'en bas de chez moi. De temps en temps, on s'embrassait pour se remonter le moral, mais je commençais à ressentir une certaine gêne au niveau du bas-ventre, syndrôme de la couille aussi bleue que la grenouille. Il était trois heures du matin, et on n'avait toujours pas trouvé de taxi. Je commençais à être explosé, j'avoue, et je me préparais à négocier un "bon, ben tu montes mais tu dors dans la chambre d'amis, tant pis, au moins on ne cherchera pas comme des cons".
Et là, paf un taxi.
Alors, paf, elle est partie.
Et moi, paf, je me suis couché.
Avec les yeux plein de rêve, l'esprit plein de souvenirs, et les couilles pleines de bonheur.
21:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : couilles, c'est un mot moche et fripé
22 janvier 2012
Encore une victoire de Smirnoff
Hop, je reprends le récit là où je vous avais laissé la dernière fois.
On racontait des conneries, on buvait, on se lançait des signaux très positifs (elle se caressait les cheveux, je me tripotais le nez), on sentait que tonight's gonna be a good night.
Et puis il y a toujours un moment délicat, dans les premières rencontres, c'est le premier baiser. Le premier mouvement de l'un vers l'autre. Il faut avoir le courage de se lancer, et ce n'est pas forcément le plus facile. On oscille dans des limbes éternelles où le "allez, j'y vais" fraternise avec le "non mais c'est pas le bon moment" pour perturber nos quelques neurones encore en vie.
Heureusement, l'alcool est là pour éviter ce genre de doutes et de flottements. A trois grammes, on ne se pose plus ces questions. La relation nous paraît complètement évidente, et la conclusion tout aussi logique.
Je me suis levé et je me suis assis à côté de Denver. On a discuté encore quelques minutes, histoire de faire croire que l'issue de cette histoire n'était pas encore décidé. Puis elle s'est retournée pour fouiller dans son sac, j'ai vu sa nuque devant moi, et je l'ai embrassée. Sur la nuque.
Elle s'est retournée, m'a dit ouat zeu focque, puis les regards ne se quittent plus, et les visages se penchent, et les lèvres s'effleurent, une fois, deux fois, sans trop oser continuer, et on sent le souffle chaud de l'autre qui se mêle au nôtre, et on n'ose pas ruiner le moment en respirant, et on voit le désir se mêler à la peur dans les yeux de l'autre, et cette fois-ci les lèvres se touchent, et s'entrouvrent, et ça sent la vodka et la fraise et la framboise et le curaçao et la grenadine et le sucre-glace et le plaisir et l'amour, et la musique a disparu en arrière-plan, et on reprendrait bien un Blue Lagoon.
Au final, ce fut donc magique. Et nous avons titubé hors du bar en nous tenant l'un à l'autre. Comme j'avais tout prévu, j'habitais à deux rues d'ici.
- J'habite à deux rues d'ici, je lui ai dit.
- C'est sympa mais je vais prendre un taxi pour réntrer, elle a répondu.
17 janvier 2012
Sarah Connor ?
...Non, c'est à côté.